C’est la hausse globale des défaillances d’entreprises estimée par Coface cette année, contre 2 % prévus avant la crise du coronavirus. En tête des statistiques, les Etats-Unis devraient voir le pourcentage passer à 39 %, le Royaume-Uni à 33 %. L’Allemagne limiterait ce chiffre à 11 %. En France, la hausse serait de 15 %, soit 58.000 entreprises, contre 63.000 faillites en 2009 (hausse de 25 %). L’estimation est rendue complexe par le manque de visibilité sur les aides et sur le retour de l’activité, l’assureur-crédit retenant l’hypothèse d’un prudent redémarrage au deuxième trimestre et d’un rebond à partir du troisième.
Des initiatives contribuant à répondre aux difficultés spécifiques à l’agriculture émergent de la part d’acteurs engagés aussi dans le soutien à la transition agricole et écologique.
Une semaine après avoir reçu une enveloppe d’equity et de dette d’un milliard de dollars, Airbnb décroche un nouveau milliard sous la forme de dettes. A en croire la presse américaine, l’emprunt, apporté par Fidelity, T. Rowe Price et Blackrock, ainsi que par Oaktree Capital, Apollo Global Management, Benefit Street Partners et Owl Rock Capital, serait assujetti à un taux d’intérêt d’environ 9%. Un coût moins important que la dette apportée il y a quelques jours, évaluée à 11,5% en raison d’une séniorité inférieure. Selon le cabinet AirDNA, les réservations enregistrées par Airbnb ont chuté aux quatre coins du monde, et de près de 90% dans certaines régions de Chine.
Le loueur automobile Europcar Mobility Group a annoncé avoir bouclé le 13 avril des lignes de financement d’un montant de 36 millions d’euros garanties à 70% par l’Etat espagnol. Ces lignes de financement, d’une maturité de trois ans «visent à consolider la liquidité du groupe pour lui permettre de satisfaire ses besoins de financements de véhicules et ses besoins ‘corporate’ liés aux impacts de la pandémie de Covid-19», a expliqué la société dans un communiqué. Le groupe poursuit également les démarches auprès de ses banques pour obtenir des financements additionnels garantis par l’Etat français via la Banque publique d’investissement (BPI).
Une semaine après avoir reçu une enveloppe d’equity et de dette d’un milliard de dollars, Airbnb décroche un nouveau milliard sous la forme de dettes. A en croire la presse américaine, l’emprunt, apporté par Fidelity, T. Rowe Price et Blackrock, ainsi que par Oaktree Capital, Apollo Global Management, Benefit Street Partners et Owl Rock Capital, serait assujetti à un taux d’intérêt d’environ 9 %. Un coût moins important que la dette apportée il y a quelques jours, évaluée à 11,5 % en raison d’une séniorité inférieure.
Le loueur automobile Europcar Mobility Group a annoncé ce matin avoir finalisé le 13 avril des lignes de financement d’un montant de 36 millions d’euros garanties à 70% par l’Etat espagnol. Ces lignes de financement, d’une maturité de trois ans « visent à consolider la liquidité du groupe pour lui permettre de satisfaire ses besoins de financements de véhicules et ses besoins ‘corporate’ liés aux impacts de la pandémie de Covid-19 », a expliqué la société dans un communiqué.
Adidas a obtenu l’accord du gouvernement allemand pour un prêt d’urgence de 2,4 milliards d’euros à travers la banque publique KfW, en réaction aux «graves répercussions» de la pandémie de coronavirus sur ses activités, a annoncé l’entreprise mardi. En plus de la KfW, plusieurs banques privées se sont engagées à prêter jusqu'à 600 millions d’euros dans le cadre de ce crédit consortial de 3 milliards d’euros au total, dont l’une des conditions est de ne pas payer de dividendes aux actionnaires, précise le groupe dans un communiqué. Adidas a aussi précisé qu’il n'était pas en mesure de fournir de prévisions pour l’ensemble de l’année 2020. La publicaiton de ses résultats pour le premier trimestre interviendra le 27 avril prochain.
Souvent non éligibles aux aides gouvernementales, les start-up risquent de mourir à peine nées. Un collectif d’investisseurs s’est organisé pour les aider à se financer.
Andreessen Horowitz compte lever 450 millions de dollars pour un second fonds d’investissement de cryptomonnaie, selon le Financial Times, qui cite des sources proches. Andreessen Horowitz était une des premières sociétés de capital-risque à créer un gros fonds dédié aux cryptomonnaies, levant 350 millions de dollars en 2018 pour des start-up travaillant dans la technologie de la blockchain. Le fonds a aussi été un des tout premiers soutiens au projet controversé de cryptomonnaie Libra initié par Facebook l’an dernier.
L'équipementier automobile Faurecia a annoncé mardi dans un communiqué avoir signé vendredi un «club deal» de 800 millions d’euros avec quatre de ses banques principales (BNP Paribas, CA-CIB, Société Générale et Natixis). Cet emprunt s'étalera sur 18 mois, pour un prêt senior «unsecured, unguaranteed, pari passu» avec le reste de la dette à long-terme du groupe. Le versement des fonds sera effectué ce vendredi. Cette liquidité de 800 millions d’euros vient s’ajouter aux 600 millions d’euros non tirés de la ligne de crédit syndiqué de 1,2 milliard d’euros (maturité : juin 2024) qui a été récemment tirée pour moitié, en anticipation de la baisse prévisible de l’affacturage clients.
Les investisseurs britanniques sont prêts à soutenir davantage de ventes d’actions d’urgence, après que des sociétés ont levé 1,5 milliard de livres sterling (1,72 milliard d’euros) le mois dernier pour résister à la crise économique liée à la pandémie, rapporte le Financial Times. Le vendeur de livres à l’arrêt WH Smith, le groupe textile Asos, et le recruteur Hays, font partie des plus de 25 entreprises britanniques qui ont levé des capitaux, alors que leur activité est immobilisée par le confinement des britanniques. La volonté de soutenir les fonds d’urgence a été accentuée par la vente d’actions à prix réduits par des entreprises. En outre, un assouplissement des règles sur les montants que les entreprises peuvent lever sans approbation des actionnaires a permis aux conseils d’administration d’agir rapidement.
De sources proches, le PGE fera l’objet d’un nouvel arrêté issu des échanges entre la direction du Trésor et la Fédération bancaire française d’ici mercredi.
Le constructeur automobile Nissan Motor a demandé une ligne de crédit de 500 milliards de yens (4,2 milliards d’euros) à de grandes banques japonaises, rapporte le Nikkei, sans mentionner de sources. Le groupe nippon cherche ainsi à se protéger d'éventuels problèmes de financement dans un contexte de forte chute des ventes de voitures liée à la pandémie de coronavirus.
Au-delà de ses drames, la pandémie du coronavirus a ses côtés positifs, comme de relativiser les points de vue. Voici donc que vient d’être utilisé pour la première fois le mécanisme européen Instex (Instrument for Supporting Trade Exchanges) pour livrer du matériel médical à l’Iran. Le pays est en effet durement touché par la pandémie et frappé dans le même temps par les sanctions économiques américaines. L’Europe avait mis au point, début 2019, dans un scepticisme teinté d’indifférence, le véhicule Instex pour permettre à ses entreprises de réaliser des échanges avec l’Iran sans encourir de sanctions via le système financier américain. Pour éviter tout lien avec ce dernier, le véhicule est construit en forme de fonds commun de créances, le principe étant de procéder par compensation entre créances des importateurs et exportateurs. Voilà donc cette solution ressortie des cartons et qui fait écho aux critiques toujours plus fortes de la communauté internationale à l’égard des sanctions américaines. Ne reste plus qu’à satisfaire pleinement le président iranien Hassan Rohani, qui a déclaré la démarche européenne positive mais insuffisante…