Le Fonds monétaire international a accordé lundi une aide d’urgence à l'Égypte de presque 2,8 milliards de dollars pour permettre au pays de faire face à l’impact économique de la pandémie. À l’instar de nombreux autres pays ayant besoin d’un financement en urgence pour affronter l’excès de dépenses provoquées par le Covid-19, l'Égypte touche ces fonds par le biais de l’instrument de financement rapide du FMI, qui permet de contourner un processus beaucoup plus long à base de nombreuses conditions.
ArcelorMittal repasse par la case fonds propres. Le sidérurgiste a annoncé lundi après-midi son intention d'émettre des actions et des obligations convertibles en actions (mandatory) pour un montant total prévu d’environ 2 milliards de dollars, équitablement réparti entre actions et convertibles. Il s’agit d’une « mesure proactive visant à accélérer l’atteinte de l’objectif d’endettement net de 7 milliards de dollars », a indiqué le groupe dans un communiqué. Pour soulager son bilan, ArcelorMittal avait déjà eu recours à ce type d’opérations en 2009 et en 2013.
Tikehau Capital a recruté Raphael Thuin en tant que directeur de l’activité Capital Markets Strategies, dont les encours s’élevaient à 3,8 milliards d’euros fin 2019. Depuis 2014, l’intéressé était responsable de la gestion fixed income de Tobam à Paris. Raphael Thuin supervisera la gestion des stratégies d’investissement obligataires, actions et flexibles de Tikehau Capital. Cette gamme de fonds permet d’accéder à une gestion long terme de conviction sur les classes d’actifs obligations d’entreprises investment grade et high yield, obligations financières et actions de toutes capitalisations avec une capacité d’investissement en Asie, Europe et Amérique du Nord.
Le membre du directoire du Fonds de réserve pour les retraites analyse les effets de la crise. Le FRR pourrait investir en fonds propres et quasi-fonds propres.
Nexans négocie un prêt garanti par l’Etat de 280 millions d’euros, après avoir publié un chiffre d’affaires trimestriel quasiment stable. Le fabricant de câbles disposait à fin mars 2020 de 1 milliard d’euros de liquidités, dont une facilité de crédit renouvelable non tirée de 600 millions d’euros. L’entreprise a tiré début avril 200 millions d’euros sur cette ligne de crédit pour rembourser des billets de trésorerie arrivant à échéance. Sur les trois premiers mois de l’année, le groupe français a réalisé un chiffre d’affaires de 1,61 milliard d’euros à cours des métaux courants, contre 1,66 milliard un an plus tôt.
Nexans a fait savoir ce matin qu’il négociait un prêt garanti par l’Etat de 280 millions d’euros pour faire face à la crise sanitaire, après avoir publié un chiffre d’affaires trimestriel quasiment stable. Le fabricant de câbles disposait à fin mars 2020 de 1 milliard d’euros de liquidités, dont une facilité de crédit renouvelable non tirée de 600 millions d’euros. L’entreprise a tiré début avril 200 millions d’euros sur cette ligne de crédit pour rembourser des billets de trésorerie arrivant à échéance.
TPE. Parmi les financements bancaires refusés aux entreprises et donnant lieu à un nombre croissant de saisines du médiateur, ceux déposés par les TPE (moins de 10 salariés) représentent l’essentiel. Leur montant moyen est de 181.690 euros et, dans la grande majorité, il s’agit de demandes de Prêts garantis par l’Etat, dispositif lancé le 25 mars et déployé essentiellement depuis début avril. Il affiche moins de 5 % de refus. Le total des montants de crédit refusés représente 437 millions sur les trois premières semaines d’avril recensées, a comparer aux 46 milliards d’euros de crédit pré-accordés dans le cadre du PGE au 29 avril, selon les chiffres de la Fédération bancaire française.
On avait cru comprendre que la crise était la conséquence d’un secteur hospitalier dégradé faute de moyens, d’une logique d’économies menée à tout rompre dans les missions essentielles de l’Etat… on avait naïvement pensé que les choses allaient changer. Force est de constater que l’amélioration des conditions d’exercice du service public n’est pas la priorité dans tous les domaines. Ainsi, le travail de contrôle et de suivi des PGE (prêts garantis par l’Etat), outil phare de soutien financier aux entreprises qui a été confié à Bpifrance, est demandé à l’établissement public contre… une rémunération nulle ! Drôle de procédé, s’agissant de quelque 400.000 à 600.000 dossiers. Pas sûr que les appels à l’Union sacrée et autres déclarations solennelles suffisent indéfiniment à compenser le manque de moyens pratiques.
Trois nouveaux fonds ont été qualifiés mercredi par le ministère de l’Economie et des Finances pour leur engagement «pour le financement des entreprises technologiques», les fonds «Cathay Innovation II», «Korelya K-Fund II» et «Sofinnova Crossover Fund I». En juillet 2019, un rapport constatait l’insuffisante capacité de financement des entreprises technologiques en France lors de leur accélération industrielle et commerciale. Les investisseurs institutionnels français s'étaient ensuite engagés sous l’égide de l’Elysée à consacrer plus de 5 milliards d’euros au financement des entreprises technologiques d’ici le 31 décembre 2022, montant rehaussé à plus de 6 milliards d’euros début janvier. Six premiers fonds avaient déjà été qualifiés en janvier.
Parallèlement à l’assouplissement des opérations ciblées de refinancement à long terme (TLTRO 3), la Banque centrale européenne (BCE) a lancé le 30 avril une série de 7 opérations non ciblées et d’urgence pandémique (PELTRO) proposées à partir du 19 mai à un taux d’emprunt fixe de -0,25%, contre plutôt -1% pour les TLTRO. Les PELTRO seront plutôt destinées aux banques et contreparties qui se concentrent sur les prêts aux secteurs non éligibles aux TLTRO, a précisé Philip Lane, l’économiste membre du Conseil exécutif, dans une note. Jeudi, la président de la BCE, Christine Lagarde, n’a pas exclu que ce programme puisse ensuite être ouvert à des acteurs non bancaires.
Parallèlement à l’assouplissement des opérations ciblées de refinancement à long terme (TLTRO 3), la Banque centrale européenne (BCE) a lancé le 30 avril une série de 7 opérations non ciblées et d’urgence pandémique (PELTRO) proposées à partir du 19 mai à un taux d’emprunt fixe de -0,25%, contre plutôt -1% pour les TLTRO, ce qui pouvait laisser dubitatif sur leur attractivité.
Les actionnaires de Norwegian Air ont approuvé hier le plan de secours représentant près d’un milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) destiné à éviter à la compagnie aérienne de faire faillite. Norwegian Air, qui a cloué au sol 95% de sa flotte, est sous la menace d’une pénurie totale de liquidités d’ici à la mi-mai. Le plan de sauvetage prévoit de transformer des obligations et des dettes de crédit-bail en actions et la mise sur le marché de jusqu'à 400 millions d’euros d’actions nouvelles. Le directeur financier de Norwegian s’est dit certain à «près de 100%» que les créanciers approuveront à leur tour ce plan de sauvetage le 18 mai prochain.
Scor a annoncé hier soir avoir placé avec succès une nouvelle obligation catastrophe («cat bond»), Atlas Capital Reinsurance 2020 DAC, qui fournit au réassureur une couverture pluriannuelle de 200 millions de dollars (183 millions d’euros) contre les risques d’ouragans aux États-Unis et de tremblements de terre aux États-Unis et au Canada. La période de risque couverte s’étend du 30 avril 2020 au 31 mai 2024. L’émission a reçu l’agrément de la Banque Centrale d’Irlande (CBI) et des autorités réglementaires irlandaises. GC Securities est intervenu en qualité d’agent de structuration et de teneur de livre unique. Atlas Capital Reinsurance 2020 DAC est la toute première obligation catastrophe à déclenchement indiciel approuvée en Irlande sous le régime Solvabilité 2.
Les actionnaires de Norwegian Air ont approuvé ce lundi le plan de secours représentant près d’un milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) destiné à éviter à la compagnie aérienne de faire faillite. Norwegian Air, qui a cloué au sol 95% de sa flotte, est sous la menace d’une pénurie totale de liquidités d’ici à la mi-mai. Le plan de sauvetage prévoit de transformer des obligations et des dettes de crédit-bail en actions et la mise sur le marché de jusqu'à 400 millions d’euros d’actions nouvelles.
Selon le Handelsblatt qui cite une source proche du dossier, le conglomérat industriel ThyssenKrupp a obtenu un soutien financier d’environ 1 milliard d’euros par le biais d’un prêt accordé par la banque publique allemande KfW. Ce prêt lui permettra d’attendre plus sereinement le bouclage, prévu avant le 30 septembre, de la cession de sa division ascenseurs à un consortium d’investisseurs pour 17,2 milliards d’euros.
AccorInvest, la filiale immobilière du groupe hôtelier Accor, a déclaré avoir étudié la possibilité de recourir au dispositif de prêt garanti par l’Etat mais avoir décidé de ne pas poursuivre cette démarche pour l’instant. La société réagissait ainsi à une information rapportée par BFM Business, selon laquelle elle discutait avec plusieurs banques françaises d’un prêt garanti par l’Etat de l’ordre de 400 à 500 millions d’euros.