L’industrie des fonds d’investissementespagnols a enregistré sa meilleure collecte depuis mars 2018 au cours du mois de février 2021. Les fonds espagnols ont collecté un total net de 2,18 milliards d’euros selon les données préliminaires d’Inverco, l’association professionnelle de la gestion d’actifs en Espagne. Les produits investis enactions internationales et enobligations mixtes ont tiré la collecte avec des souscriptions nettes respectives de 828 et 461 millions d’euros. Les autres classes d’actifs ont aussi terminé février en territoire positif, exception faite desfonds d’actions espagnoles qui continuent d'être boudés par les investisseurs locaux avec une décollecte de 54 millions d’euros. Les encours des fonds espagnols grimpent de2,1% (soit 5,93 milliards d’euros)par rapport à janvier 2021 pour se situer fin février à 283,9 milliards d’euros. En termes de fournisseurs, CaixaBank AM reste devant avec 49,9 milliards d’euros d’actifs sous gestion dans ses fonds et des souscriptions nettes d’environ 476 millions d’euros pour février. Santander AM suit avec 46,2 milliards d’euros d’encours dans ses fonds et une collecte nette de 312 millions d’euros au cours du mois dernier. BBVA AM complète le podium avec des encours de 38,9 milliards d’euros et 90 millions d’euros de collecte fin février.
La principale société de gestion au monde domine l’Europe. En 2020, BlackRock s’est placée en tête de la vente de fonds en Europe, avec une collecte nette de 132,1 milliards d’euros, comme en 2019, selon les données de Refinitiv Lipper. Elle affiche les meilleurs scores à la fois dans la distribution de fonds obligataires (+29 milliards d’euros) et de fonds actions (+69,3 milliards). Elle surpasse aussi ses concurrentes en termes d’encours avec pas moins de 1.114 milliards d’euros. Amundi, la deuxième société en termes d’encours en Europe, arrive loin derrière avec 445,2 milliards d’euros d’encours de fonds. La société n’a été que septième en termes de collecte l’an dernier avec près de 20 milliards d’euros. JPMorgan arrive troisième, devant UBS et DWS Group. Le deuxième vendeur de fonds en Europe en 2020 a été JPMorgan, devant Goldman Sachs, BNP Paribas Asset Management, DWS Group et Vanguard Group. Lipper Refinitiv observe que la collecte des sociétés qui dominent les classements a été influencée par les flux dans les fonds monétaires, qui se sont arrogés une large partie de la collecte globale en 2020. Par exemple, BlackRock a collecté 30,7 milliards d’euros dans les fonds monétaires, JPMorgan quelque 33,5 milliards d’euros et Goldman Sachs, 31,9 milliards d’euros. De plus, six des dix meilleurs vendeurs de fonds ont enregistré «des flux significatifs» dans leurs ETF. A noter que parmi ces géants, quelques petites sociétés s’illustrent dans les classements par catégories de fonds. Ainsi, l’allemande Flossbach von Storch est deuxième meilleur vendeur de fonds diversifiés en 2020 avec 7,8 milliards d’euros, derrière ING. La britannique Royal London est cinquième, avec 2,9 milliards. Parmi les fonds alternatifs Ucits, Eleva Capital fait une apparition remarquée avec 700 millions d’euros de collecte, derrière Man Investments, Nordea et Partners Group. Si l’on prend le secteur dans son ensemble, les fonds vendus en Europe ont drainé 574,3 milliards d’euros, soit un niveau plus élevé que la moyenne annuelle entre 2004 et 2019. Les fonds monétaires se sont taillé la part du lion au cours de cette année compliquée, avec 268,4 milliards d’euros de collecte nette. Les fonds actions ont drainé 212,4 milliards d’euros, les fonds obligataires ont attiré quelque 129,6 milliards d’euros et les fonds diversifiés 26,7 milliards d’euros. Les fonds alternatifs Ucits sont les seuls à être dans le rouge, ayant vu sortir 80,2 milliards d’euros. Lipper Refinitv observe que plus de 50 % de la collecte s’est portée sur des fonds ESG, confirmant ainsi l’engouement pour ces stratégies. Au total, les encours ont atteint 13.000 milliards d’euros, contre 12.300 milliards fin 2019, bénéficiant d’un effet marché très positif en plus de la collecte.
L’ancien ministre des Finances britannique (ou Chancelier de l’Echiquier) George Osborne, qui avait démissionné de son poste après le vote en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne pour rejoindre BlackRock en tant que conseiller en 2017, a décidé de quitter le gestionnaire d’actifs américain. Il doit rejoindre d’ici fin mars la société de conseil en M&A britannique Robey Warshaw. George Osborne devrait également démissionner de son poste de rédacteur en chef du journal britannique Evening Standard. Chez BlackRock, George Osborne avait un poste de conseiller et d’influenceur équivalent à un jour par semaine de travail. Il était rémunéré 650.000 livres sterling par an pour cela selon des informations du Financial Times.
Capza a recruté en janvier Guillaume Basquin et Frédéric Chiche en qualité de partners et co-heads du fonds Capza Expansion dédié aux investissements dans des PME/ETI françaises et créé suite à l’enveloppe de 500 millions d’euros confiée en mai 2020 par Axa France pour contribuer au redémarrage du tissu économique français et développer l’emploi. Capza revendique 4,82 milliards d’euros d’actifs sous gestion au total. Le fonds Expansion a commencé de premiers investissements dans Béton Solutions Mobiles et Sogetrel. Il pourra investir des montants de 15 millions d’euros minimum dans des opérations visant à renforcer la structure capitalistique des entreprises. L'équipe de gestion est composée au total de cinq membres opérationnels avec également Marion de Bonneville, Thibault Chatagnon et Roxane Pauquet. L’équipe sera pleinement constituée en mars avec l’arrivée d’une nouvelle chargée d’affaires déjà recrutée, précise un communiqué. Par ailleurs, l’équipe est accompagnée d’un Senior Advisor, Christophe Fercocq, ancien fondateur de Cobalt Capital et ex-Legal & General Ventures. Une partie des frais de gestion sera reversée à l’association Axa Atout Coeur et Capza For Good, qui engagent les collaborateurs d’Axa et de CAPZA au service de la société autour d’actions solidaires. Avant de rejoindre Capza, Guillaume Basquin était directeur associé chez 3i à Paris depuis 2006. Auparavant, il a travaillé chez PwC Transaction Services et en Leverage Finance à la Société Générale à New York. De son côté, FrédéricChiche était directeur associé chez 3i à Paris depuis 2017. Auparavant, il a passé huit ans dans la banque d’investissement (Morgan Stanley, Rothschild et ING), et plus de 10 ans dans le capital-investissement chez 3i, Providence Equity et Silverfleet Capital, à Paris et à Londres. Il a également été co-actionnaire et associé d’une banque d’investissement indépendante en France et en Chine
Ark Investment Management a dépassé les géants bien établis de Wall Street BlackRock et State Street en janvier, rapporte le Financial Times. Les ETF gérés activement de la société de gestion fondée par Cathie Wood ont attiré 8,2 milliards de dollars cette année, selon Morningstar. Seul Vanguard a fait mieux. Les encours de Cathie Wood ont atteint 46,7 milliards de dollars en janvier. L’an dernier, ils ont bondi de 3,4 milliards à plus de 30 milliards. Lancé en 2014 avec une stratégie d’investissement visant à identifier des «innovations disruptives», Ark a des ETF focalisés sur l’innovation, la génomique, les fintech, la tech autonome et l’internet de nouvelle génération.
Aberdeen Standard Investments (ASI) vient de promouvoir Katie Trowsdale au poste de directrice de la multigestion. Elle remplace Bambos Hambi, qui a quitté la société à l'été dernier pour prendre la direction de la gestion multi-classes d’actifs chez Quilter. Katie Trowsdale travaille comme multigérante chez ASI depuis près de dix ans. Elle dirige désormais une unité qui compte 30 milliards de livres d’encours sous gestion.
DWS s’est engagé à respecter les normes de reporting du capital humain ISO30414 - Gestion des ressources humaines : Lignes directrices pour l'établissement de rapports internes et externes sur le capital humain - établies par l’Organisation internationale de normalisation (ISO) à la fin de 2018. Ces normes fournissent des lignes directrices sur les mesures du capital humain que les entreprises doivent communiquer en interne et celles qu’elles doivent rendre publiques - y compris les domaines essentiels des ressources humaines tels que la culture organisationnelle, le recrutement et la rotation du personnel, la productivité, la santé et la sécurité, et le leadership. Leur principal objectif est de rendre les contributions des salariés à l’entreprise plus transparentes pour les investisseurs et de recueillir des détails sur la mesure et l'évaluation des paramètres du capital humain. «Nous sommes absolument ravis d'être l’une des premières organisations à être certifiées selon ces normes et nous aspirons à être à la pointe dans ce domaine dans cette période de transparence de plus en plus importante », affirme Kristina Fluegel, responsable des ressources humaines de DWS.
La société d’investissement américaine KKR & Co a déclaré jeudi qu’elle avait fermé son premier fonds ciblant les investissements immobiliers en Asie-Pacifique à 1,7 milliard de dollars. Cette annonce intervient quelques jours après la clôture du premier fonds d’infrastructure en Asie, alors que la société de capital-investissement étend ses plateformes dans la région.
La société de gestion suédoise East Capital a acquis une participation de 10 % dans le spécialiste britannique de l’impact Alquity. Elle investit aux côtés de Martin Gilbert, le co-fondateur d’Aberdeen Asset Management, et des fondateurs d’Investible, un groupe australien spécialisé dans l’amorçage de sociétés, dont l’ampleur des investissements est resté confidentiel. Paul Robinson, le fondateur, et l'équipe de gestion conservent la majorité de la société de gestion. Cette opération intervient dans le cadre d’une augmentation de capital de 3 millions de livres et d’un plan prévoyant qu’Alquity atteigne 3 milliards de dollars d’encours et une croissance de dix fois les revenus sur les cinq prochaines années. Alquity a été fondée en 2010 autour de l’ESG et de l’impact et gère aujourd’hui 120 millions de dollars, pour des revenus de 2,1 millions de dollars. La prise de participation d’East Capital s’accompagne d’un partenariat stratégique. La société suédoise de 5,5 milliards d’euros d’encours et Alquity vont coopérer en matière de développement et de distribution sur certains marchés européens, ainsi que dans le domaine des opérations de fonds. East Capital AM SA au Luxembourg est ainsi nommé management company pour superviser l’administration et les services de conservation d’Alquity. De plus, les deux partenaires vont créer un comité ESG et impact. East Capital va aussi aider Alquity à faire grandir sa Transforming Lives Foundation qui a donné plus de 2 millions de dollars et aidé plus de 60.000 personnes. La société britannique injecte 10 % de son chiffre d’affaires dans des projets de développement dans les régions dans lesquelles il investit.
Le gestionnaire d’actifs américain Vanguard a passé l’an dernier la barre symbolique des 7.000 milliards de dollars d’encours. La firme fondée par Jack Bogle en 1975 a attiré 186 miliards de dollars de collecte nette, un nombre toutefois en retrait par rapport aux 264 milliards de flux nets engrangés en 2019. «La richesse des clients de Vanguard s’est accrue de 930 milliards de dollars en 2020», a précisé son directeur général Tim Buckley dans le Financial Times de mercredi. La performance tient pour beaucoup à l’exubérance des marchés, notamment actions. Vanguard a en particulier raflé la mise sur le segment des fonds indiciels cotés, qu’il domine avec BlackRock, en récoltant 210 milliards dans ses ETF. Le groupe a en revanche connu une décollecte dans ses activités internationales après l’interruption de mandats de gestion institutionnelle à faible marge, notamment pour le fonds souverain chinois CIC.
L'autorité de contrôle des assurances et des banques (ACPR) a mené le premier stress test climatique en fin d'année 2020. En pleine crise du Covid, les acteurs financiers ont joué le jeu, nous explique Laurent Clerc, directeur d’étude et d’analyse des risques à l’ACPR.
La banque italienne Intesa Sanpaolo a acquis les 35 % de Pramerica qu’elle ne détenait pas encore, ce qui lui permet de détenir la totalité du capital de la société de gestion, selon Bloomberg. Les actions ont été rachetées à l’américain Prudential Financial. Intesa Sanpaolo avait hérité de 65 % de Pramerica, qui gère environ 65 milliards d’euros, lors du rachat d’UBI Banca. L’opération avait déclenché une clause permettant à Intesa Sanpaolo d’acquérir la participation de Prudential dans la société de gestion en joint-venture, selon Bloomberg. Après cette prise de contrôle, on peut imaginer que la banque italienne va chercher à réunir Pramerica et sa société de gestion Eurizon Capital, qui gère environ 335 milliards d’euros. «Nous sommes actuellement en discussion avec nos collègues de Pramerica afin de rapprocher davantage nos deux structures de gestion d’actifs », avait annoncé Saverio Perissinotto, l’administrateur délégué d’Eurizon, en novembre dernier, lors de la présentation des résultats du troisième trimestre. Contactée par NewsManagers, une porte-parole d’Intesa Sanpaolo n’a pas souhaité réagir.