La Federal Housing Finance Agency (FHFA) a mis en place un nouveau cadre prudentiel pour les agences parapubliques Fannie Mae et Freddie Mac, spécialisées dans les garanties sur les titrisations de prêts immobiliers aux Etas-Unis. Directement inspiré des standards bâlois, ce cadre prévoit des exigences de capital fondées sur le risque et des règles de levier semblables à celles applicables aux banques. La FHFA estime que les exigences de fonds propres combinées de Fannie Mae et Freddie Mac seraient de l’ordre de 283 milliards de dollars (sur la base des bilans au 30 juin), soit, notamment à cause l’accroissement de leurs bilans, 20 milliards de plus que en mai, quand a évoqué la sortie du Trésor américain : ces règles prudentielles, qui nécessiteraient une recapitalisation significative, n’entreraient en application qu’après cette fin de la tutelle publique, dont le calendrier reste encore incertain.
Joe Biden entend bien restaurer le leadership des Etats-Unis sur la scène internationale. Dès son arrivée à la Maison-Blanche, le futur président devrait signer le retour de son pays dans l’Accord de Paris sur le climat. Mais il ne suffira pas de ramasser le bâton là où Donald Trump l’a laissé tomber il y a quatre ans. Pendant que l’Amérique s’évertuait à dresser des barrières douanières et à saper l’autorité de l’Organisation mondiale du commerce, le train du multilatéralisme et du libre-échange a continué d’avancer cahin-caha. Le Partenariat régional économique global (RCEP, en anglais) annoncé ce week-end par quinze nations d’Asie-Pacifique n’aurait pu se conclure à un meilleur moment pour Pékin.
La Chine a sommé les Etats-Unis de cesser d’interdire arbitrairement les investissements dans ses entreprises, a fait savoir vendredi le ministère des Affaires étrangères. Le gouvernement chinois défendra les intérêts des entreprises nationales, a promis un porte-parole. Un décret présidentiel interdisant les investissements américains dans les entreprises considérées comme possédées ou contrôlées par l’armée chinoise a été publié jeudi. Le président Donald Trump y dit être parvenu à la conclusion que la Chine «exploite de plus en plus des capitaux des Etats-Unis» pour financer le développement de son armée et de ses services de renseignement.
La Chine a adressé vendredi ses félicitations au président élu américain, Joe Biden, et à sa colistière Kamala Harris, près d’une semaine après l’annonce de la victoire du démocrate face à Donald Trump, qui refuse toujours de reconnaître le résultat de l'élection présidentielle du 3 novembre.
La Chine a sommé les Etats-Unis de cesser d’interdire arbitrairement les investissements dans ses entreprises, a fait savoir vendredi le ministère des Affaires étrangères, au lendemain de l’annonce d’une décision de Donald Trump en ce sens. Le gouvernement chinois, qui a parallèlement adressé ses félicitations au président élu américain Joe Biden et à sa colistière Kamala Harris, défendra les intérêts des entreprises nationales, a promis un porte-parole, parlant de «calomnies sournoises».
Joe Biden sera le 46e président des Etats-Unis. La victoire du candidat démocrate a été annoncée par plusieurs médias américains, dont l’agence Associated Press, le New York Times et CNN, avant que Joe Biden l’annonce officiellement. Dans une première déclaration, l’ancien vice-président de Barack Obama s’est dit honoré d’avoir été choisi par le peuple et a promis d'être le président de tous les américains. « Amérique, je suis honoré que vous m’ayez choisi pour diriger ce grand pays », a-t-il déclaré sur Twitter. « Le travail qui nous attend sera difficile, mais je vous fais une promesse : je serai le président de tous les Américains, que vous ayez voté ou non pour moi ».
Joe Biden est à un pas de la Maison-Blanche. Le candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine est donné gagnant en Pennsylvanie, Etat qui lui permettrait d’ajouter 20 grands électeurs à son compteur et de franchir la barre fatidique des 270. Joe Biden dispose à ce stade de 253 ou 264 voix, selon que les médias lui attribuent ou non l’Arizona. Donald Trump a 214 grands électeurs.
Paradoxalement, l’incertitude persistante quant au résultat de l'élection présidentielles semble stimuler Wall Street, encouragé également par la remontée de Joe Biden, le candidat démocrate, dans les estimations de résultats. Son équipe de campagne a indiqué qu’il devrait s’imposer dans le Michigan, le Wisconsin et la Pennsylvanie, ce qui lui permettait d’obtenir plus de 270 délégués, seuil nécessaire pour être élu, avant la fin de la journée, a précisé Jennifer O’Malley Dillon. Si le dépouillement cessait maintenant, il l’emporterait, a-t-elle ajouté. « Si on compte tous les votes légaux, c’est nous qui gagnons», a rétorqué Bill Stepien, directeur de campagne de Donald Trump, lors d’une conférence de presse, signe d’une grande tension entre les deux camps.
Le scénario d’un scrutin serré entre Joe Biden et Donald Trump dans la course à la Maison-Blanche était considéré par beaucoup comme le pire. A ce stade, même si le président américain sortant a rapidement proclamé sa victoire mercredi matin, les deux candidats restent au coude-à-coude. Malgré cette situation, qui pourrait durer plusieurs jours, certains Etats clés n’auront terminé le comptage des votes qu’en fin de semaine, voire des semaines en cas de contestation, les marchés actions sont repartis à la hausse, après un début de séance hésitant.
S’il est élu, le candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine consulterait immédiatement ses alliés avant de prendre une décision sur le futur des droits de douane sur la Chine, ont déclaré ses conseillers à Reuters mercredi. Il ne souhaite pas répéter les erreurs de Donald Trump, lorsqu’il a imposé des droits de douane sur les produits européens et canadiens dans le cadre de son programme America First, contrariant les principaux partenaires américains. Les conseillers ont refusé de préciser si le candidat démocrate serait enclin à lever les droits de douane massifs sur la Chine instaurés par l’administration Trump depuis 2018.