La nouvelle tombe à pic. Quelques jours après sa condamnation à indemniser un restaurateur pour ses pertes d’exploitation liées au confinement, Axa France entend redorer son blason auprès des entreprises. Suite à une indiscrétion de Thomas Buberl, patron d’Axa, la filiale française de l’assureur a officialisé mardi soir qu’elle va allouer 500 millions d’euros au financement des PME et ETI tricolores. Un fonds dédié sera confié à Capza (ex-Capzanine), une boutique de dette et capital privé dont l’assureur est le premier actionnaire. «Avec cette initiative, Axa France souhaite participer au redémarrage du tissu économique français, (...) soutenir et développer l’emploi dans les territoires», indique le communiqué de la compagnie. «Ce programme vise les entreprises régionales familiales mises en difficulté par la crise et qui auront besoin de rééquilibrer leur bilan, par exemple pour financer des investissements, leur croissance externe ou même rembourser un PGE (prêt garanti par l’Etat), explique à L’Agefi Christophe Karvelis-Senn, président de Capza. Nous viserons des entreprises régionales, de tous secteurs, qui sont de gros employeurs locaux.» Levéhicule investira en minoritaire des tickets de 15 à 50 millions d’euros en fonds propres ou en obligations. Il pourra accompagner 20 à 25 sociétés, dont l’Ebitda 2019 ou anticipé pour 2021 sera compris entre 12 et 50 millions d’euros. «Les discussions ne vont pas se cristalliser sur la valorisation des entreprises, qui auront perdu une grande partie de leur activité cette année», assure le dirigeant de Capza. Compte tenu de l’environnement incertain et des cibles,Axa viserait un taux de rendement interne de 10% à 12%, inférieur aux 15%-20% du marché, selon nos informations. Intervenantdans le midmarket en dette unitranche, Capza va renforcer son expertise côté fonds propres, où elle se concentre sur des entreprises plus petites. La société de gestion va recruter 5 à 6 professionnels et une ou deux personnes en back office, se dédiant au nouveau fonds. L'équipe devrait commencer à investir à l’automne. Actionnaire depuis 2015, Axa France a racheté les parts d’Eurazeo en janvier 2019, au côté d’Axa IM, la filiale de gestion d’actifs d’Axa. En montant à 46% du capital, le groupe d’assurance est devenu le premier partenaire de l’équipe, qui détient le solde des parts. Capza revendique 3,7 milliards d’euros d’encours.
State Street et l’International forum of sovereign wealth funds ont analysé la réponse en cours des grands détenteurs d’actifs, y compris les fonds souverains, et la comparent avec celle qui a suivi la crise financière.
Nordea Asset Management a changé de gestionnaire externe pour son fonds actions émergentes de petite capitalisation, Nordea 1 - Emerging Markets Small Cap,rapporte Citywire. La boutique de gestion TimeSquare Capital Management, basée à New York, a remplacé la firme de Boston,Copper Rock Capital Partners pour la gestion du fonds le 5 mai dernier.
En raison de la pandémie de coronavirus Covid-19 qui sévit durement au Brésil, la société de gestion d’actifs localeXP Investimentos a indiqué à sesemployés (plus de 2.500 salariés) qu’ils allaient continuer de télé-travailler jusqu’en décembre au moins, rapporte le Brazil Journal. Selon le média brésilien, le directeur général de XP Investimentos Guilherme Benchimol a dit à ses employés lors d’une conférence téléphonique qu’il n’envisageait cependantpas de réduire les espaces loués par la compagnie dans le pays. La firme a sondé ses salariés au début de la pandémie et seulement 5% d’entre eux ont déclaré qu’ils étaient prêts à travailler cinq jours par semaine au bureau, la majorité optant pour trois jours.
La société de gestion danoise Bankinvest vient de recruter Antonia Draghici au poste d’analyste ESG pour le fixed-income. L’intéressée arrive de la société rivale Sparinvest, où elle était depuis 2016 analyste sur les obligations value.
Seulement 10% des 223 gérants interrogés en mai pour le Fund Management Survey réalisé par BofA Global Research s’attendent à une reprise en V de la croissance économique. Par contraste, ils sont 75% à s’attendre à une reprise en forme de U ou de W. Le plus grand risque à venir est pour eux est celui d’une deuxième vague du Covid-19 (à 52%). L’arrivée d’un vaccin serait très probablement le catalyseur d’une reprise en V. Bank of America s’amuse à noter que la crainte d’un risque de crédit systémique s’est effondrée de 30% à 8% dans la tête des investisseurs. Après le rallye des marchés depuis avril, un quart seulement des personnes interrogées considèrent que le paysage actuel de l’investissement correspond à un nouveau marché haussier. Ils sont 68 % à considérer que la récente remontée du marché s’intègre en fait dans un rallye baissier. Le cash est passé de 5,9 % à 5,7 % dans les portefeuilles, mais reste bien supérieur à la moyenne des dix dernières années qui s'élève à 4,7 %, car de nombreux gérants attendent que les actifs risqués se stabilisent davantage. Interrogés sur le monde de l’après Covid-19, ils sont 68% des personnes interrogées à estimer que le plus grand changement structurel concernera les chaînes d’approvisionnement qui vont se resserrer. 44% estiment que le plus grand changement sera plutôt à davantage de protectionnisme et 42% disent que la fiscalité va être plus élevée.
La Banque centrale européenne souhaite que les banques de la zone euro sous sa supervision évaluent et rendent publics leurs risques climatiques. Christine Lagarde estime que la BCE, qu’elle préside, doit elle aussi participer à la lutte contre le changement climatique, y compris via son pouvoir de supervision. Dans un guide relatif à sa consultation, en cours jusqu’au 25 septembre, la BCE indique aussi qu’elles doivent assigner une responsabilité à leur management sur ces sujets. La BCE souhaite que les banques se conforment à ces nouvelles orientations dès qu’elles seront finalisées, fin 2020. Elle leur demandera des comptes à partir de 2021.
La Banque centrale européenne (BCE) souhaite que les banques de la zone euro sous sa supervision évaluent et rendent publics leurs risques climatiques, a annoncé ce mercredi l’institution de Francfort. Christine Lagarde estime que la BCE, qu’elle préside, doit elle aussi participer à la lutte contre le changement climatique, y compris via son pouvoir de supervision.
A chaque semaine sa polémique pour BlackRock. En janvier, son patron Larry Fink signait le virage ESG du gérant américain dans une lettre résolument « verte ». Avec de telles intentions lancées à la face du monde, la politique de vote du premier asset manager du monde allait forcément faire l’objet d’un examen scrupuleux. Et ce qui devait arriver arriva : BlackRock a refusé de soutenir deux résolutions visant à doter deux groupes pétroliers australiens, Woodside Energy et Santos, d’objectifs en ligne avec l’Accord de Paris sur la réduction des émissions de CO2. Le groupe avait sûrement d’excellentes raisons de voter contre, mais le voilà accusé, une fois encore, de pratiquer un double discours.
Santander Asset Management, filiale de gestion du groupe espagnol Santander, a finalisé l’intégration d’Aladdin,laplateforme technologique de gestion du risquede BlackRock, dans les systèmes de ses succursales en Europe (Espagne, Portugal, Royaume-Uni, Luxembourg, Pologne). Elle devient ainsi la première société de gestion à utiliser la plateforme en Espagne et au Portugal. La plateforme doit être intégrée dans les filiales sud-américaines de Santander AM (Brésil, Argentine, Chili)ainsi qu’au Mexique et à Porto Rico au cours du second semestre. Santander AM et BlackRock avaient signé un accord en mars 2019 pour l’utilisation d’Aladdin par le premier.
J. Safra Asset Management (AM) veut atteindre un bilan carbone neutre pour ses actifs gérés d’ici à 2035, annonce ce vendredi sa maison-mère, la Banque J. Safra Sarasin, spécialiste suisse de la gestion privée. Spécialiste historique de l’investissement socialement responsable (ISR) via la marque Sarasin, la société de gestion ne détaille pas concrètement sa future politique d’investissement. Basé à Bâle, le groupe J. Safra Sarasin revendique 186 milliards de francs suisses (177 milliards d’euros) d’encours à fin 2019. Il fait partie du Goupe J. Safra, contrôlé par la famille brésilienne Safra, qui dispose de deux autres banques dont les sièges sont à New York et à Sao Paulo (Brésil).
J. Safra Asset Management (AM) veut atteindre un bilan carbone neutre pour ses actifs gérés d’ici à 2035, annonce ce vendredi sa maison-mère, la Banque J. Safra Sarasin, spécialiste suisse de la gestion privée.
Norges Bank IM, qui avait durci ses règles en 2019, a annoncé hier avoir vendu ses parts notamment chez Glencore. D'autres groupes sont sous surveillance.
Xavier Hoche, connu pour avoir été le co-fondateur d’AltaRocca AM une société de gestion spécialisée dans les obligations convertibles et rachetée en 2018 par La Financière de l’Echiquier, a rejoint la société de gestion Silex, a appris NewsManagers. Il y est responsable de la gestion des obligations convertibles. Silex est un groupe d’origine suisse, se présentant comme un spécialiste de la gestion «quantamentale», qui mêle gestion quantitative et fondamentale. Avant de fonder AltaRocca en 2013, Xavier Hoche avait été responsable de la gestion sur les convertibles d’Oddo AM.