Rente. Le système des droits gratuits à polluer suscite des critiques croissantes. Carbon Market Watch, un lobby environnemental basé à Bruxelles, dénonce dans un rapport publié le 7 juin l’effet d’aubaine lié à la distribution de quotas de CO2 aux entreprises européennes les plus polluantes. Entre 2008 et 2019, les secteurs du raffinage, de la chimie, de la sidérurgie ou encore du ciment auraient bénéficié d’un soutien indu de... 50 milliards d’euros. Le gros de cette évaluation provient du fait que la gratuité du permis à polluer n’a pas été répercuté dans les prix de vente des produits et services. Les entreprises ont aussi réalisé des gains directs puisqu’elles peuvent vendre les droits dont elles n’ont pas besoin : pour les cimentiers, la plus-value atteint 3 milliards d’euros sur la période considérée. Enfin, jusqu’en 2020, l’accès au marché international des quotas, dont les prix étaient plus bas qu’en Europe, a permis de faire des arbitrages.
Elon Musk est bien trop malin pour découvrir en 2021 l’effarante empreinte carbone du bitcoin. Mais puisque les tweets du patron de Tesla sont devenus cette année le principal signal à l’achat ou à la vente sur les marchés financiers, les promoteurs des cryptomonnaies se voient enfin contraints de justifier leur impact environnemental. Si le bitcoin était une nation, il pointerait aux alentours du 30e rang des pays les plus gourmands en électricité, selon l’indice quotidien de l’université de Cambridge. Pour les intermédiaires financiers, grandes banques ou gérants d’actifs, qui clament leurs convictions ESG tout en éveillant leurs clients aux délices de l’investissement en crypto, il y a là comme une légère contradiction.
Lombard Odier Investment Managers («LOIM») a annoncé le renforcement de ses équipes commerciales en Suisse, avec le recrutement de deux directeurs et trois développeurs. L'équipe dédiée aux investisseurs institutionnels sera désormais dirigée par Raphaël Kron. Celui-ci arrive de GAM, où il occupait un poste équivalent. Elle accueille également Valéry Babey et Benoît Piette, qui seront responsables du développement et du service de la clientèle institutionnelle en Suisse romande. Le premier arrive de Julius Baer AM, où il occupait une position similaire. Le second était dernièrement consultant senior chez MBS Capital Advice, où il était consultant senior, et fut auparavant responsable du conseil institutionnel chez J. Safra Sarasin et gérant de portefeuille au sein du fonds de pension du CERN. La direction du développement commercial sur le segment de la distribution est, quant à elle, confiée à Martin Kazimir. Cela couvrira les intermédiaires, notamment les banques privées et les gestionnaires de patrimoine en Suisse, ainsi que les institutions financières globales. Le nouveau directeur, qui était dernièrement directeur adjoint pour la Suisse de BlackRock, se concentrera également sur la promotion de la durabilité et des propositions thématiques de LOIM. Le recrutement de Martin Kazimir est accompagné de celui de Martin Fasel. Ce dernier travaillait jusqu’ici dans l’entreprise familiale au sein du secteur automobile, où il était responsable du développement commercial, de la stratégie et du marketing. Auparavant, il a travaillé chez BlackRock et Ringier Advertising.
La Coalition française des fondations pour le Climat a monté des groupes de travail pour faire avancer ses membres, également appelés à signer un manifeste d’engagement climatique.
Natixis Investment Managers a annoncé ce 4 juin le lancement à l’international du fonds WCM Select Global Growth Equity, géré par son affilié américain WCM Investment Management. Le nouveau fonds, libellé en dollars, suit une stratégie de gestion active bottom-up concentrée sur une quarantaine de valeurs. Les deux gérants Sanjay Ayer et Mike Hayward chercheront à identifier des sociétés leaders sur leur secteur, présentant des fondamentaux attractifs, tels qu’une croissance historique à long terme du chiffre d’affaires et des bénéfices, des bilans solides, un endettement faible ou nul, et un retour sur investissement élevé ou en hausse. La performance sera évaluée au regard du MSCI All Country World comme principal indice de référence. Domicilié au Luxembourg, le fonds est actuellement enregistré pour la vente au Luxembourg, en France, en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Irlande, en Italie et en Espagne. Il sera commercialisé auprès des investisseurs institutionnels et des particuliers.
Pour sa première révision, qui doit entrer en vigueur en janvier 2022, le label Towards Sustainability évoluera pour s'aligner sur la réglementation européenne.
L’Union européenne fera pression en faveur de normes plus strictes pour réduire l’intensité des émissions de CO2 des navires lors d’une réunion de l’agence maritime des Nations unies la semaine prochaine, a déclaré jeudi Magda Kopczynska, directrice de la Commission chargée du transport par voie navigable, lors d’une réunion avec des législateurs du Parlement européen. Un groupe de travail de l’Organisation maritime internationale (OMI) a proposé une réduction de 11% de l’intensité de carbone d’ici à 2026, par rapport aux niveaux de 2019. Cela ne va pas assez loin pour la Commission européenne, qui souhaite des normes couvrant toute la décennie jusqu’en 2030. Des pays craignent que des objectifs plus stricts n’entravent le commerce mondial ou n’augmentent les coûts logistiques.
L’Union européenne fera pression en faveur de normes plus strictes pour réduire l’intensité des émissions de CO2 des navires lors d’une réunion de l’agence maritime des Nations unies la semaine prochaine, a déclaré Magda Kopczynska, directrice de la Commission chargée du transport par voie navigable, lors d’une réunion avec des législateurs du Parlement européen.
La Commission européenne (CE) envisage d’imposer une taxe carbone sur les importations de produits comme l’acier, le ciment, les engrais, l’aluminium et l’électricité, a rapporté mercredi soir Bloomberg.
Responsables. Les entreprises désireuses de faire connaître leurs données de performance environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) disposent désormais de la plateforme impact.gouv.fr pour les mettre en valeur. Elles peuvent y renseigner 47 indicateurs reconnus par le marché et témoignant de leur modèle responsable. L’initiative doit permettre aux entreprises de se préparer à la directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) sur l’information non financière demandée aux entreprises. Il s’agit aussi d’avancer dans la mise au point de normes d’information extra-financière, un objectif grâce auquel l’Europe veut éviter de voir s’imposer les normes américaines, moins vertueuses que celles du Vieux Continent qui prend en compte la « double matérialité » (l’effet de l’environnement sur l’entreprise et vice versa). Enfin, il s’agit de conserver en Europe des données qui vont devenir essentielles.
L’hydrogène a éclairé un soir dernier le monument national populaire pendant trois minutes. « C’est la preuve que la France a le savoir-faire et les talents pour se positionner à la pointe de la technologie de production d’hydrogène renouvelable et bas carbone », s’est réjoui dans un tweet le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance. Il a une excuse pour ce message approximatif, l’Etat veut faire décoller son plan hydrogène auquel il réserve 7 milliards d’euros d’ici à 2030. Pas de quoi tout de même faire oublier que l’hydrogène n’est pas une source d’énergie mais plutôt un vecteur d’énergie et que sa performance écologique dépend de sa production. En l’occurrence, l’hydrogène ayant été produit avec de l’électricité, la Tour Eiffel était éclairée à l’électricité. « Le détour par l’hydrogène a juste fait perdre 75 % d’énergie », a calculé Jean-Marc Jancovici, associé de Carbone 4 et président The Shift Project.
Le gouverneur de la Banque de France a déclaré au Financial Times qu’un accord mondial, obligeant toutes les sociétés cotées en Bourse à divulguer les risques liés au changement climatique auxquelles elles sont soumises de manière standardisée, était à portée de main.
La gestion de 1.666 milliards d’euros était déléguée à des gérants tierspar plus de 1.600 sponsors de fonds dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique à fin mars 2021, selon les données d’instiHub Analytics. Les encours dans les fonds à la gestion déléguée ont ainsi atteint un point haut, explique le consultant. Dans le détail, les encours desfonds pour lesquels la responsabilité de gestion est déléguée à des gérants tiers (sub-advised funds en anglais) s'élevaient à 1.000 milliards d’euros et ceux des fonds de fonds à 604,5 milliards d’euros. Le gérant de fortune britannique St. James’s Place se plaçaiten tête des sponsors de fonds avec des encours sous délégation de 153 milliards d’euros, devant le consultant irlandais Mercer (100Md€) et Aviva Life (68Md€). Les encours de gestion déléguée deMediolanum (40M€)et Caixabank (35M€)complétaient le top 5. Sur le premier trimestre 2021, l’industrie des fonds délégués dans la région EMEA a vu ses encours progresser de 5,7%. Les plus fortes hausses ont été enregistrées au Royaume-Uni (+7,9%), en France (+6,7%) et en Irlande (+4,7%) Les réseaux de distribution bancaires, les gestionnaires d’actifs et gérants de fortune représentaient les deux tiers des encours totaux des fonds délégués dans la région EMEA fin mars.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) vient de nommer Jérôme Reboul au poste de secrétaire général adjoint en charge de la Direction de la régulation et des affaires internationales (DRAI). Il succèdera à Natasha Cazenave, désormais directrice exécutive de l’autorité européenne de régulation, l’ESMA. Jérôme Reboul, qui rejoindra le régulateur en juillet prochain, est actuellement sous-directeur en charge des banques au sein de la Direction du Trésor. Il a démarré sa carrière en juin 2007 au Ministère de l’Équipement en qualité de chargé de mission au sein de la Direction de l’Urbanisme et de l’Habitat, puis en juillet 2008, en tant que chargé d’affaires au sein de l’Agence des participations de l’État. Il a rejoint en août 2010 la Direction du Trésor, tout d’abord en qualité d’adjoint au chef du Bureau des affaires bancaires, chargé des dossiers de régulation bancaire nationale et internationale, avant de prendre en mai 2013 la direction du Bureau Épargne et marchés financiers, puis celle du Bureau Financement du logement et des activités d’intérêt général. En juin 2016, il fut nommé directeur adjoint de la direction Participation, services et finances au sein de l’Agence des participations de l’État. Et depuis août 2017, il occupe le poste de sous-directeur en charge des banques au sein de la Direction du Trésor.
Les sociétés de private equity songent de plus en plus à relier leur rémunération aux sujets environnementaux, sociaux et de gouvernance, rapporte le Wall Street Journal. Ces efforts, qui sont plus avancés en Europe qu’aux Etats-Unis, représenteraient un changement radical dans la manière dont les gérants de private equity sont payés. Habituellement, ils perçoivent 20 % des bénéfices lorsqu’un investissement est vendu. Par exemple, Future Business Partnership lie le paiement de sa rémunération à l'évaluation d’impact B, une mesure ESG liée aux objectifs de développement durable des Nations unies. L'établissement d’un lien entre les performances ESG et la rémunération se heurte toutefois à l’absence de normes convenues pour mesurer les effets des investissements.