La première centrale nucléaire polonaise devrait entrer en service après 2030, le pays visant désormais à réduire la part du charbon dans sa production d'électricité, a déclaré aujourd’hui le vice-ministre de l’Environnement, Michal Kurtyka. La Pologne, qui accueillera du 2 au 14 décembre la COP24 (conférence des Nations unies sur le climat) à Katowice, tire à l’heure actuelle 80% de son électricité du charbon, produit dans des centrales thermiques obsolètes. Elle envisage depuis des années de se doter d’une centrale nucléaire, mais n’est pas encore passée au stade des décisions fermes et définitives.
L’énergéticien italien a annoncé aujourd’hui que son nouveau plan d’entreprise prévoit des investissements de quelque 27,5 milliards d’euros sur les trois ans à 2021, soit 12% de plus que dans le précédent plan. Sur ce total, une part de plus de 40% sera consacrée à des énergies renouvelables, Enel assurant que quelque 62% de ses capacités de production d'électricité n'émettront aucune émission d’ici à 2021, contre une part de 48% cette année.
L'électricien espagnol Endesa, filiale de l’italien Enel, a annoncé aujourd’hui qu’il allait soumettre dans les semaines à venir une requête portant sur la fermeture à l’horizon 2020 de deux de ses centrales à charbon en Espagne, représentant environ les deux cinquièmes de ce type de génération d'énergie du pays. «Nous allons bientôt déposer notre demande parce que nous n’entendons pas réaliser les investissements nécessaires pour nous mettre en conformité avec la réglementation européenne», a précisé un porte-parole d’Endesa.
La Russie ne souhaite pas s’associer à une baisse de la production de pétrole préconisée par certains de ses alliés de l’Opep et notamment l’Arabie saoudite, selon Reuters. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses partenaires discutent d’une proposition de baisse de la production pouvant aller jusqu'à 1,4 million de barils par jour (bpj) pour 2019 afin d'éviter un engorgement du marché. Cette proposition serait une volte-face pour l’Opep, qui a accepté il y a quelques mois d’augmenter ses pompages. Le cartel doit se réunir début décembre à Vienne pour déterminer sa politique pour 2019.
General Electric a annoncé hier qu’il allait vendre une partie de ses actions Baker Hughes, dont il possède 62,2%. Il compte lever près de 4 milliards de dollars (3,54 milliards d’euros). Baker Hughes rachètera une partie des titres mis en vente par GE, qui prévoit de maintenir sa participation à plus de 50%. Avant-hier, le nouveau directeur général Larry Culp du groupe, en pleine tourmente, a déclaré que le conglomérat industriel américain, trop endetté, allait de toute urgence vendre des actifs. GE, qui a racheté le groupe de services pétroliers en juillet 2017, veut se concentrer sur ses activités de base de moteurs d’avions, d'électricité et d'énergie renouvelable.
Innogy a annoncé aujourd’hui qu’il abaissait les perspectives de ses divisions renouvelables et détail, le groupe allemand d'électricité, filiale de RWE, évoquant à la fois de faibles niveaux de vent et une concurrence féroce pour capter des clients. L’entreprise confirme néanmoins ses prévisions 2018 à l’échelle du groupe, à savoir un résultat opérationnel ajusté autour de 2,7 milliards d’euros et un bénéfice net ajusté de plus de 1,1 milliard. Sur les neuf premiers mois de l’année, son résultat opérationnel ajusté a accusé une baisse de 11% à 1,9 milliard d’euros, tandis que le bénéfice net ajusté a reculé de 26% à 721 millions.
L'indisponibilité de ses centrales belges aura coûté 600 millions d'Ebitda au groupe cette année et leste le cours de Bourse. Engie se dit ouvert à un partenariat.
Engie a confirmé ce matin ses objectifs pour 2018, alors que ses résultats des neuf premiers mois de 2018 ont été pénalisés par des effets de change négatifs et les retards de redémarrage d’unités nucléaires en Belgique. Au cours des neuf mois clos le 30 septembre, le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 0,4% à données publiées et de 1% à périmètre et taux de change constants sur un an, pour attendre 43 milliards d’euros. L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) s’est inscrit à 6,5 milliards d’euros, en baisse de 0,3% à données publiées et en hausse de 5% à périmètre et taux de change constants. Le résultat opérationnel courant a atteint 3,5 milliards d’euros, stable à données publiées et en croissance organique de 7,7% par rapport aux neuf premiers mois de 2017.
EDF a annoncé hier que son conseil d’administration avait décidé de verser un acompte sur dividende en numéraire de 0,15 euro par action au titre de l’exercice 2018. Cet acompte sera détaché le 6 décembre 2018 et mis en paiement le 10 décembre 2018.
Lawrence Culp, le nouveau PDG de General Electric, a pris une décision forte pour tenter de redresser le conglomérat américain. GE Power, la division énergétique, à l’origine des récentes difficultés financières du groupe, va être scindée en deux, a annoncé GE à l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels. Une filiale regroupera les turbines à gaz et les services associés. Les activités de réseaux, de vapeur, de nucléaire et de conversion seront placées dans une seconde filiale. Une dépréciation d’actifs d’un montant de 22 milliards de dollars relative à GE Power a été passée dans les comptes du troisième trimestre. Le principe de cette dépréciation avait été annoncé le 1er octobre, lors du limogeage de l’ancien PDG de GE.
Le président de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), Jean-François Carenco, estime qu’il y a trop de fournisseurs sur le marché de l'électricité en France. «(...) Il y a désormais trop d’acteurs, et des consolidations auront nécessairement lieu», déclare Jean-François Carenco dans un entretien au Monde. La concurrence s’est intensifiée ces derniers mois avec l’arrivée de nouveaux acteurs comme Total, qui a par ailleurs acheté Direct Energie, Leclerc ou Cdiscount. Elle fait perdre environ 100.000 clients particuliers par mois à EDF, qui, toutefois, détenait toujours une part de marché proche de 80% sur le segment des clients résidentiels à fin juin.
Le président de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), Jean-François Carenco, estime qu’il y a aujourd’hui trop d’acteurs sur le marché de l'électricité en France. «Le nombre de fournisseurs autorisés augmente sans arrêt. C’est d’ailleurs un de mes soucis : il faut mieux contrôler l’arrivée sur le marché de nouveaux fournisseurs. Il y a désormais trop d’acteurs, et des consolidations auront nécessairement lieu», déclare Jean-François Carenco dans un entretien au Monde.
Le Conseil d’Etat a annulé hier le décret de fermeture de Fessenheim (Haut-Rhin) pour faute de procédure - sans contester la décision politique de mettre à l’arrêt la centrale nucléaire d’ici à 2022. Le décret d’avril 2017 n’est pas valable dans la mesure où le gouvernement d’alors n’a pas attendu, comme il le devait, une demande formelle d’EDF avant de le signer. Les collectivités locales, dont la commune de Fessenheim, et certains syndicats avaient formé des recours qui ont in fine débouché sur cette décision. L’exécutif promet de mettre Fessenheim à l’arrêt d’ici à la fin du quinquennat sans forcément attendre, comme auparavant, le démarrage de l’EPR de Flamanville, dans la Manche.
Le Conseil d’Etat a annulé ce jeudi le décret de fermeture de Fessenheim (Haut-Rhin) en raison d’une faute de procédure qui ne remet pas en cause la décision politique de mettre à l’arrêt la centrale nucléaire d’ici à 2022. Selon la plus haute juridiction administrative, le décret d’avril 2017 n’est pas valable dans la mesure où le gouvernement d’alors n’a pas attendu, comme il le devait, une demande formelle d’EDF avant de le signer. Les collectivités locales, dont la commune de Fessenheim, et certains syndicats avaient formé des recours qui ont in fine débouché sur la décision d’aujourd’hui.
L’allemand BASF et le russe Norilsk Nickel (Nornickel) ont conclu un accord de coopération pour répondre à la demande croissante de batteries pour véhicules électriques, ont annoncé les deux groupes. Nornickel s’engage par cet accord à fournir sur le long terme un approvisionnement en nickel et en cobalt, tandis que BASF va construire en Finlande une usine de fabrication de composants pour batteries près d’une raffinerie du groupe russe. Cette usine, qui devrait commencer à fonctionner fin 2020, produira des composants de batteries pour environ 300.000 véhicules par an.