La production industrielle de la Chine a progressé de 4,2% en août en rythme annuel, contre 3,8% le mois précédent, montrent les données officielles publiées vendredi, alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient un chiffre stable. Les ventes au détail ont également augmenté plus que prévu, de 5,4%, après avoir enregistré une hausse de 2,7% en juillet. Les investissements en capitaux fixes ont progressé de 5,8% sur les huit premiers mois de l’année comparé à la même période l’année précédente, une donnée aussi supérieure aux attentes.
Les ventes au détail ont reculé plus que prévu en août au Royaume-Uni, en repli de 1,6% sur un mois, selon les données publiées vendredi par l’Office national de la statistique (ONS). Il s’agit du recul le plus fort depuis décembre 2021, alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une baisse de 0,5%. Cela renforce les craintes de récession alors que la crise du coût de la vie réduit le pouvoir d’achat des ménages.
Les inscriptions au chômage ont diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 10 septembre à 213.000 contre 218.000 (révisé) la semaine précédente, leur plus bas niveau depuis fin mai, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 226.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine au 3 septembre ont été révisées en baisse par rapport à une estimation initiale de 222.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 224.000 contre 232.000 (révisé) la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités a toutefois légèrement augmenté à 1,403 million lors de la semaine au 3 septembre (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 1,401 million la semaine précédente.
Le mouvement de remontée simultanée des taux d’intérêt des banques centrales pourrait favoriser une récession mondiale l’année prochaine, a estimé jeudi la Banque mondiale dans une nouvelle étude. Pour faire refluer l’inflation, les banques centrales pourraient devoir relever les taux directeurs de deux points de pourcentage supplémentaires, soit autant que les hausses déjà décidées par rapport à leur niveau moyen de 2021, précise l'étude. Mais une hausse de cette ampleur, conjuguée aux tensions sur les marchés financiers, ferait tomber la croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial à 0,5% en 2023, ce qui équivaudrait à une contraction de 0,4% du PIB par habitant, un recul correspondant à la définition technique d’une récession mondiale, souligne-t-elle. Pour David Malpass, président de l’institution, les responsables politiques et monétaires devraient donner la priorité à l’augmentation de la production plutôt qu'à la réduction de la consommation, entre autres en prenant des mesures favorisant l’investissement et les gains de productivité.
L'économie française connaîtra à partir de cet hiver un net ralentissement et court même le risque d’une récession «limitée et temporaire» en 2023, a déclaré jeudi la Banque de France. La banque centrale s’attend néanmoins pour cette année à une croissance de 2,6% du produit intérieur brut (PIB) avant un ralentissement à 0,5% l’an prochain dans un scénario de référence basé sur les prix des hydrocarbures récemment observés sur les marchés à terme. Elle anticipe pour 2024 une reprise conduisant à une hausse du PIB de 1,8%. En ce qui concerne l’inflation, elle prévoit 5,8% en moyenne cette année puis une fourchette de 4,2% à 6,9% en 2023 en fonction de l'évolution des prix de l'énergie, avant un ralentissement à 2,7% en 2024.
L’agence de notation Fitch Ratings a annoncé jeudi réviser à la baisse ses prévisions de croissance de l’économie mondiale, à 2,4% en 2022 et 1,7% en 2023, soit une baisse respectivement d’un demi-point et d’un point par rapport aux précédentes estimations, en raison de la crise du gaz en Europe et de l’accélération de la hausse des taux d’intérêt des banques centrales.
Les inscriptions au chômage ont diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 10 septembre à 213.000 contre 218.000 (révisé) la semaine précédente, leur plus bas niveau depuis fin mai, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 226.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine au 3 septembre ont été révisées en baisse par rapport à une estimation initiale de 222.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 224.000 contre 232.000 (révisé) la semaine précédente.
Les prix à la production aux Etats-Unis ont reculé en juillet, montrent les statistiques publiées mercredi par le Département du Travail. L’indice PPI a fléchi de 0,1% en rythme mensuel en juillet, après une contraction de 0,4% (révisée de -0,5%) en juin. Sur un an, les prix sont toutefois en hausse de 8,7%, après un bond à 9,8% le mois précédent. Les prix des biens ont baissé de 1,2%, entraînés par une baisse de 12,7% du coût de l’essence. De nombreux autres prix-clés ont également diminué : diesel, kérozène, œufs de poule, produits chimiques organiques primaires, mazout domestique… En revanche, les prix des services ont augmenté de 0,4%, une quatrième hausse consécutive, principalement en raison des marges dans la distribution de carburants et lubrifiants (14,2%).
La production industrielle de la zone euro a baissé beaucoup plus que prévu en juillet, selon des données publiées mercredi par Eurostat. Elle se replie de 2,3% sur un mois (après +1,1% en juin) et de 2,4% en glissement annuel (après +2,2% en juin), principalement en raison d’une forte baisse de la production de biens d’équipement comprenant notamment bâtiments, machines, équipements et outils. Il s’agit de la plus forte baisse de l’activité industrielle depuis août 2021, et d’une déception par rapport aux attentes des économistes d’une baisse de 1% sur un mois et d’une hausse de 0,4% sur un an. Eurostat a également publié mercredi des prix à la production industrielle en hausse de 4,0% en zone euro en rythme mensuel (après +1,3% en juin), et de 37,9% en rythme annuel (après +36% en juin).
Sans surprise par rapport aux attentes, les prix à la production aux Etats-Unis ont reculé en juillet, montrent les statistiques publiées mercredi par le Département du Travail. L’indice PPI a fléchi de 0,1% en rythme mensuel en juillet, après une contraction de 0,4% (révisée de -0,5%) en juin. Sur un an, les prix sont toutefois en hausse de 8,7%, après un bond à 9,8% le mois précédent.
La production industrielle de la zone euro a baissé beaucoup plus que prévu en juillet, selon des données publiées mercredi par Eurostat. Elle se replie de 2,3% sur un mois (après +1,1% en juin) et de 2,4% en glissement annuel (après +2,2% en juin), principalement en raison d’une forte baisse de la production de biens d’équipement comprenant notamment bâtiments, machines, équipements et outils.
La première économie européenne pâtit de son mix énergétique et du poids de son industrie. La récession semble inévitable, selon les instituts et le gouvernement.
Le gouvernement allemand veut mettre en place une nouvelle politique commerciale avec la Chine afin de réduire sa dépendance en termes de matières premières, de batteries et de semi-conducteurs, a déclaré mardi le ministre de l’Economie, tout en promettant de «ne plus faire preuve de naïveté» dans les relations avec Pékin. Robert Habeck a déclaré dans un entretien à Reuters que Berlin ne pouvait pas permettre au protectionnisme chinois de fausser la concurrence et que l’Allemagne ne retiendrait pas ses critiques sur les violations des droits humains en Chine, son premier partenaire commercial depuis six ans, même sous peine de perdre des marchés. Selon le ministre, Berlin compte mener des examens plus approfondis des investissements chinois en Europe, notamment dans le secteur des infrastructures. A titre d’exemple, le ministre a dit son opposition au projet du chinois Cosco d’acquérir une participation dans un opérateur de conteneurs dans le port de Hambourg.
Les perspectives économiques de l’Allemagne se sont «considérablement détériorées» et le produit intérieur brut (PIB) pourrait stagner ou se contracter au second semestre, montre un document du ministère de l’Economie publié mardi.
La production industrielle a augmenté de 0,4% en juillet en Italie, après une baisse de 2% en juin (chiffre révisé) d’après les chiffres publiés lundi par l’Istat, un peu plus qu’attendu par les marchés qui tablaient sur +0,3%. La production a rebondi pour les biens d’équipement (+2% après -3,2% en juin) et reculé à un rythme plus modéré pour les biens intermédiaires (-0,6% après -1,3%) et les biens de consommation (-0,7% après -2,1%). En revanche, la production a baissé pour les biens énergétiques (-0,5% après 2%). Sur une base annuelle corrigée des jours ouvrés, l’activité industrielle a chuté de 1,4% en juillet, après une baisse de 1,1% en juin.
L’économie allemande va se contracter sensiblement en 2023 du fait de l’envolée des prix de l’énergie liée à la guerre en Ukraine, a estimé lundi l’institut d’études économiques Ifo. Alors qu’il tablait en juin sur une croissance de 3,7% pour 2023, il prévoit désormais une contraction de 0,3% de la première économie d’Europe. Il a en parallèle relevé de six points de pourcentage sa prévision d’inflation, à 9,3% en 2023. Pour 2022, l’Ifo a abaissé sa prévision de croissance à 1,6%, contre 2,5% précédemment, et relevé sa prévision d’inflation à 8,1%, contre 6,8%.
L’économie britannique a progressé de 0,2% en juillet par rapport à juin, après une baisse de -0,6% en juin, mais en-deçà des prévisions du marché d’une hausse de 0,4%, selon les données publiées lundi par l’Office for National Statistics (ONS). Les services (+0,4%) ont été le principal moteur de l’expansion, notamment ceux d’information et de communication (+1,5%). En revanche, l’offre d’électricité et de gaz a reculé de 3,4%. La construction a également baissé (-0,8%), surtout la réparation et l’entretien (-2,6%). Malgré une stagnation sur trois mois, l’activité britannique ressort maintenant supérieure de 1,1% à son niveau de février 2020.
La production industrielle a augmenté de 0,4% en juillet en Italie, après une baisse de 2% en juin (chiffre révisé) d’après les chiffres publiés lundi par l’Istat, un peu plus qu’attendu par les marchés qui tablaient sur 0,3%.
L’économie allemande va se contracter sensiblement en 2023 du fait de l’envolée des prix de l’énergie liée à la guerre en Ukraine, a estimé lundi l’institut d’études économiques Ifo.
L’économie britannique a progressé de 0,2% en juillet par rapport à juin, après une baisse de -0,6% en juin, mais en-deçà des prévisions du marché d’une hausse de 0,4%, selon les données publiées lundi par l’Office for National Statistics (ONS).