Donald Trump a signé vendredi un décret interdisant les transactions impliquant certains types d’emprunts d’Etat vénézuéliens pour faire pression sur le président Nicolas Maduro et le contraindre à mettre fin à sa « tyrannie », a annoncé la Maison Blanche. Le décret présidentiel, qui marque un nouveau pas franchi dans la dégradation des relations entre Washington et Caracas, interdit toute transaction concernant les futurs emprunts et les titres émis par le gouvernement ou la compagnie pétrolière publique PDVSA. Il proscrit aussi le versement de dividendes au gouvernement vénézuélien. Il permet toutefois au Trésor d’autoriser d’autres transactions commerciales et humanitaires, notamment le financement d'échanges commerciaux ou d’exportations et d’importations de pétrole impliquant seulement Citgo, filiale de PDVSA aux Etats-Unis.
Jean-Yves Le Drian et Florence Parly, respectivement ministres français des Affaires étrangères et des Armées, ont rappelé samedi à Bagdad le souhait de la France de soutenir l’Irak dans la « phase de paix » qui s’annonce après les combats contre l’Etat islamique. Selon le Quai d’Orsay, Jean-Yves Le Drian a confirmé l’octroi d’un prêt de 430 millions d’euros pour l’année 2017 à l’Irak. Cet argent permettra au pays de « faciliter l’obtention de programmes financiers internationaux, essentiels pour l’aider dans la phase de reconstruction », précise le ministère.
Les emplois aidés ne seront pas supprimés mais « ciblés » sur « les personnes les plus éloignées de l’emploi » et les secteurs « où il y en a le plus besoin », a déclaré la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, dans un entretien publié samedi dans Le monde. La ministre porteuse de la réforme du Code du travail défend les mesures présentées aux partenaires sociaux, qui ne sont pas selon elle synonymes de « casse sociale » mais de « dynamique » au service de l’emploi. Pour « favoriser l’emploi durable », Muriel Pénicaud compte sur la formation, objet d’une enveloppe de « près de 15 milliards d’euros sur cinq ans » représentant « potentiellement un million de personnes en formation chaque année ».
A considérer les indicateurs de l’OCDE, la France souffre de sur-réglementation. Bercy ne nie pas la nécessité de réformes, mais critique ces chiffrages biaisés
La région d’Ile-de-France a enregistré une fréquentation touristique en hausse de 10,2% au cours des six premiers mois de l’année, a annoncé hier le comité régional du tourisme Paris Ile-de-France. La fréquentation touristique internationale a crû de 14,9% au cours du premier semestre tandis que la fréquentation touristique française a progressé de 6,4%. Du côté de l’activité hôtelière, les clientèles américaine et chinoise arrivent en tête avec respectivement 194.000 arrivées hôtelières (+20,5%) et 121.000 (+29,8%). «Les signaux sont clairement au vert pour l’industrie du tourisme à Paris Ile-de-France», a souligné Frédéric Valletoux, le président du comité régional du tourisme Paris Ile-de-France. Il s’agit du meilleur premier semestre depuis 2008.
Les ventes au détail ont ralenti comme attendu en juillet après un solide deuxième trimestre en raison d’une réduction des dépenses des consommateurs dans la plupart des catégories à l’exclusion de l’alimentation, ce qui renforce les craintes d’une baisse de la consommation. En volume, elles ont progressé de 0,3% le mois dernier, au même rythme qu’en juin, montrent les données publiées hier par l’Office national de la statistique (ONS). En rythme annuel, la croissance de 1,8% des ventes en volume a été la plus faible depuis novembre 2013.
Soutenue entre autres par les exportations, la croissance de l'économie néerlandaise pourrait atteindre cette année son plus haut niveau depuis dix ans, a estimé hier le CPB, l’un des principaux instituts d'études économiques du pays. Celui-ci a relevé sa prévision de croissance pour l’année de près d’un point à 3,3%, contre 2,4% prévu en juin. Le CBS, l’institut national de la statistique, a estimé la croissance du deuxième trimestre à 1,5% par rapport aux trois premiers mois de l’année, un chiffre nettement supérieur aux attentes.
L'économie portugaise a enregistré une croissance annuelle de 2,8% au deuxième trimestre, maintenant son taux le plus élevé depuis une décennie grâce à une solide demande intérieure, selon la première estimation de l’Institut national de la statistique INE publiée lundi. «La contribution positive de la demande intérieure reste robuste, plus forte que celle du trimestre précédent, portée par une hausse des investissements», précise l’INE, alors que la demande extérieure a, elle, légèrement ralenti.
L’immobilier et la consommation des ménages, deux moteurs de l’économie outre-Manche, subissent le contrecoup du rebond de l’inflation et des incertitudes liées au Brexit.
Les prix à la production en zone euro ont, comme prévu, reculé de 0,1% sur un mois en juin, le poste énergétique (-0,3%) étant encore une fois le principal responsable de ce repli, montrent des données publiées hier par Eurostat. Sur un an, ils ont augmenté de 2,5%, alors que les économistes interrogés par Reuters avaient anticipé une progression de 2,4%. Il s’agit toutefois de la plus faible hausse des prix à la production depuis le début de 2017, ce qui constitue un autre signe d’un amoindrissement des pressions inflationnistes.
Le secteur privé aux Etats-Unis a créé 178.000 emplois en juillet, un chiffre inférieur aux attentes, montre l’enquête mensuelle publiée hier par ADP. Les économistes anticipaient en moyenne 185.000 créations d’emploi, leurs estimations allant de 151.000 à 225.000. Le chiffre de juin a été révisé en hausse à 191.000 emplois créés au lieu des 158.000 estimés initialement, a ajouté ADP, qui réalise son enquête conjointement avec Moody’s Analytics. Les chiffres officiels des créations d’emplois de juillet seront publiés vendredi par le département du Travail. Ils porteront à la fois sur le secteur privé et le secteur public.
Le nombre de chômeurs en Allemagne a baissé le mois dernier plus qu’on ne s’y attendait, a annoncé hier l’Office fédéral de la statistique. Une bonne nouvelle pour la chancelière Angela Merkel, qui briguera un quatrième mandat à l’occasion des élections fédérales de septembre. En juillet, le nombre de chômeurs a diminué de 9.000 à 2,537 millions en données corrigées des variations saisonnières (CVS), alors que le consensus Reuters tablait sur une baisse de 5.000. Le taux de chômage demeure inchangé à 5,7%, au plus bas depuis la réunification de 1990.
Les dépenses de consommation, qui représentent plus des deux tiers de l’activité économique aux Etats-Unis, ont augmenté de 0,1% le mois dernier après une hausse de 0,2% en mai (+0,1% en première estimation), montrent les chiffres publiés hier par le département du Commerce. Les revenus des ménages ont pour leur part stagné en juin après une hausse de 0,3% en mai. Il s’agit du plus mauvais chiffre depuis leur baisse de 0,1% en novembre 2016. Le montant de l'épargne a diminué à 546,4 milliards de dollars (462,6 milliards d’euros) contre 564,7 milliards en mai, donnant un taux d'épargne de 3,8% contre 3,9%.
La croissance en zone euro est restée dynamique au deuxième trimestre, montre la première estimation publiée hier par Eurostat. D’un trimestre sur l’autre, le produit intérieur brut (PIB) des pays ayant opté pour la monnaie unique a progressé de 0,6% sur la période avril-juin, conformément au consensus Reuters. En rythme annualisé, la croissance ressort à 2,3% après 2% au premier trimestre. Les chiffres de la deuxième estimation seront publiés le 16 août et les chiffres définitifs le 7 septembre.
Le PIB a augmenté de 2,1% en glissement annuel en zone euro au deuxième trimestre contre un taux de 1,9% au premier, alimentant l'attente d'un retrait progressif de la politique monétaire de la BCE dès la rentrée.