La production industrielle de la France est repartie en baisse (-0,5%) en novembre après deux mois de forte hausse, le recul touchant la majorité des secteurs à l’exception de l'énergie, du raffinage et des matériels de transport, selon les données publiées mercredi par l’Insee. La seule production manufacturière (hors énergie) s’est de son côté contractée de 1,0%. L’Insee a parallèlement revu en baisse de 0,2 point l'évolution de ces deux indicateurs en octobre, à +1,7% pour la production industrielle et +2,5% pour la production manufacturière.
Le déficit commercial français s’est creusé de 0,4 milliard d’euros en novembre, à 5,7 milliards, notamment sous l’effet d’une dégradation marquée de la balance pour les produits énergétiques, selon les statistiques CVS/CJO publiées hier par les douanes. Le déficit d’octobre a été revu à 5,3 milliards d’euros contre 5,0 milliards en première estimation. Au total, sur les onze premiers mois de 2017, le déficit cumulé atteint 59,7 milliards contre 45,7 milliards un an plus tôt. Ce montant dépasse celui enregistré sur l’ensemble de l’année 2016, qui s'était élevé à 48,1 milliards d’euros.
Le gouvernement allemand a porté à 2,2% sa prévision de croissance économique en 2017, a déclaré mardi le vice-ministre de l’Economie, Matthias Machnig. Sa précédente estimation en octobre était de 2%.
Les consommateurs britanniques se sont serré la ceinture à Noël, ce qui a entraîné la première baisse de leurs dépenses de consommation annuelles depuis l’année 2012, selon une enquête de Visa publiée hier. Visa, dont les cartes de crédit et de débit sont utilisées pour un tiers des paiements au Royaume-Uni, estime que les dépenses de consommation ont baissé de 0,3% l’an dernier, après prise en compte de l’impact de la hausse de l’inflation, première baisse annuelle en cinq ans. «Ce résultat a renversé la tendance des quatre dernières années pendant lesquelles les dépenses de consommation ont augmenté de 1,7% en moyenne», a précisé son directeur commercial Mark Antipof.
L’activité dans le secteur des services aux Etats-Unis a décéléré pour le deuxième mois consécutif en décembre, tout en restant nettement en expansion. L’Institute for Supply Management (ISM) a annoncé vendredi que son indice du secteur des services avait fléchi à 55,9 le mois dernier, contre 57,4 en novembre. Les économistes s’attendaient à un indice de 57,6.
L'économie américaine aurait enregistré une croissance de 2,7% en rythme annualisé au quatrième trimestre au vu des derniers indicateurs macroéconomiques, indique vendredi le modèle de prévision GDP Now de la Réserve fédérale d’Atlanta. Cette estimation est plus basse que la précédente, de 3,2% calculée le 3 janvier. De son côté, le modèle Nowcast de la Fed de New York anticipe lui au contraire une croissance de 3,97% au quatrième trimestre et non plus de 3,87% comme cela avait été estimé le 29 décembre.
La confiance des ménages a accentué le mois dernier en France son rebond amorcé en novembre, sous l’effet pour l’essentiel d’une nette amélioration de l'évaluation de leur niveau de vie passée, selon les données publiées vendredi par l’Insee. L’indicateur synthétisant cette confiance a gagné deux points, à 105, alors que les économistes interrogés l’attendaient en moyenne à 103. Celui de novembre a été revu en hausse d’un point, à 103, par rapport à sa première estimation. Il affiche ainsi son meilleur niveau depuis juin quand, en pleine euphorie post-électorale, l’indicateur avait atteint un plus haut de dix ans à 108.
Les dernières décennies ont été caractérisées par la montée des inégalités salariales, largement attribuables à une hausse de la dispersion des salaires entre les entreprises, plus qu’au sein des entreprises, estiment les auteurs d’un rapport de l’OCDE intitulé «The great divergence(s)». «Dans le même temps, des signes récents indiquent une hausse significative de la dispersion de la productivité, ce qui suggère qu’il pourrait exister un lien positif entre les deux phénomènes de divergence, au niveau des salaires et de la productivité», ajoutent-il.
La croissance manufacturière a plus décéléré que prévu en décembre, après son sommet de quatre ans inscrit le mois précédent, mais le secteur industriel reste un bon point de l'économie britannique. L’indice PMI IHS Markit/CIPS des directeurs d’achats du secteur manufacturier a reflué à 56,3 contre 58,2 en novembre, alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient à 58 en moyenne. L’indice est resté au-dessus de sa moyenne de l’ensemble de l’année 2017, même si les composantes des commandes nouvelles, de la production, des commandes à l’exportation et de l’emploi se sont tassées le mois dernier.
L’indice des directeurs d’achat concernant le secteur manufacturier américain a atteint en décembre le niveau de 55,1, contre 53,9 en novembre, a annoncé Markit. Il retrouve ainsi son plus haut niveau depuis mars 2015. L’indice est également en hausse concernant l’emploi, remontant à 55,8, contre 54,7 en novembre. Au troisième trimestre, la croissance des Etats-Unis s’est établie à 3,2% en rythme annualisé.
La croissance de l’activité manufacturière dans la région de Chicago a rebondi de manière inattendue en décembre après un repli le mois dernier, montre l’enquête mensuelle auprès des directeurs d’achats de l’institut ISM publiée hier. L’indice PMI de Chicago est ressorti à 67,6, au plus haut depuis mars 2011, contre 63,9 en novembre. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un recul à 62,0. La barre des 50 marque la frontière entre croissance et contraction de l’activité.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage sont restées inchangées aux Etats-Unis lors de la semaine finissant au 23 décembre à 245.000 personnes, un niveau synonyme de bonne santé du marché du travail, a annoncé hier le département du Travail. Les économistes avaient anticipé en moyenne une légère baisse, à 240.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine au 9 décembre ont été confirmés à 245.000. La moyenne mobile sur quatre semaines, qui offre un meilleur reflet de la réalité du marché du travail, s'établit à 237.750 contre 236.000 (confirmé) la semaine précédente.
Après avoir atteint en novembre un pic de 17 ans, l’indice de confiance des consommateurs du Conference Board aux Etats-Unis a baissé en décembre. Il s’est établi à 122,1 ce mois-ci, contre 128,6 en novembre, a annoncé hier l’institut de conjoncture. Le sous-indice des conditions actuelles a augmenté, à 156,6 contre 154,9 en novembre, alors que celui des perspectives à plus long terme a diminué, ressortant à 99,1 en décembre, contre 111 le mois précédent.
En raison d’une modération attendue des investissements et d’une diminution accélérée de la population active, le gouvernement sud-coréen a déclaré hier qu’il anticipait une progression de 3% du produit intérieur brut (PIB) en 2018, après une hausse prévue de 3,2% pour cette année. Le ministère des Finances est ainsi légèrement plus optimiste que la Banque de Corée, qui voit pour l’an prochain un PIB en hausse de 2,9%.
La croissance économique du Vietnam s’est accélérée en 2017, à 6,81% contre 6,21% en 2016, selon des données officielles préliminaires publiées hier. Sur le seul quatrième trimestre de l’année, la hausse du produit intérieur brut (PIB) a été de 7,65% d’une année sur l’autre contre +6,68% il y a un an. La production industrielle a augmenté de 9,4% en 2017 contre +7,5% en 2016 tandis que la hausse des crédits bancaires est revenue à 16,96% après +18,71% l’an dernier.
Le nombre de demandeurs d’emploi a de nouveau reculé en novembre en France métropolitaine, après une stabilisation en octobre, selon les chiffres publiés hier par le ministère du Travail et Pôle emploi, qui diffuseront ces données trimestriellement à compter de 2018. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) a baissé de 0,8% le mois dernier pour s'établir à 3.454.100 personnes. En ajoutant les catégories B et C (activité réduite), il a diminué de 0,1% à 5.611.400. Sur un an, le nombre de demandeurs de catégorie A diminue de 0,1% tandis que le total des inscrits dans les catégories A, B et C progresse de 2,6%.
Shanghai va s’efforcer de limiter sa population à 25 millions d’habitants d’ici à 2035 dans le cadre de sa campagne de lutte contre «la maladie des grandes villes», ont annoncé hier les autorités. «D’ici à 2035, la population de Shanghai sera contrôlée aux alentours de 25 millions et la surface foncière disponible pour la construction ne dépassera pas 3.200 kilomètres carrés», a fait savoir soir le conseil d’Etat sur son site internet. Selon les médias publics chinois, cette «maladie» se déclare lorsque qu’une mégapole subit les effets de la pollution environnementale, de la congestion routière et d’une pénurie de services publics. Des chiffres de l’agence Chine nouvelle indiquent la population de Shanghai s'élevait à 24,15 millions à fin 2015.
L’indice d’activité manufacturière de la région de Richmond a diminué en décembre en raison d’un ralentissement des livraisons et des nouvelles commandes. Selon les données publiées hier par la Réserve fédérale (Fed) de Richmond, l’indice est tombé à 20 ce mois-ci, contre 30 en novembre. Le sous-indice des livraisons a été ramené de 33 à 24 en l’espace d’un mois et celui des volumes de nouvelles commandes a chuté à 16 en décembre, contre 35 le mois précédent. Le sous-indice relatif aux carnets de commandes est le seul à afficher un niveau inférieur à zéro, à -4 ce mois-ci contre +21 en novembre.