La hausse des prix des maisons au Royaume-Uni a ralenti en juin pour tomber à un rythme de croissance annuel le moins marqué en cinq ans, selon des données publiées ce matin par le spécialiste des crédits immobiliers Nationwide. Sur un an, ces prix affichent une progression de 2,0% ce mois-ci contre une augmentation de 2,4% en mai. Les économistes interrogés par Reuters avaient table en moyenne sur une progression de 1,7%. La hausse a été de 0,5% sur un mois après une augmentation de 0,2% en mai.
La confiance du consommateur aux Etats-Unis s’est dégradée plus fortement que prévu au mois de juin, montre l’enquête mensuelle du Conference Board publiée hier. L’indice de confiance calculé par l’organisation patronale est ressorti à 126,4 contre 128,8 en mai (128,0 en première estimation) et inférieur au consensus le donnant à 128,0. La composante du jugement des consommateurs sur la situation actuelle s’est établie à 161,1 en juin, contre 161,2 en mai, et celle des anticipations s’est inscrite à 103,2 contre 107,2.
L’indice du climat des affaires calculé par l’Ifo a reculé à 101,8 au mois de juin, après la légère amélioration à 102,3 enregistrée en mai, un chiffre en ligne avec les prévisions des économistes interrogés par Reuters qui l’attendaient à 101,7. Sur les sept derniers mois, l’indice Ifo a reculé à six reprises, seul mai s'étant soldé par une hausse .Le sous-indice mesurant le jugement des chefs d’entreprise sur la situation actuelle a en revanche baissé plus que prévu à 105,1 en juin, contre 106,1 (chiffre révisé) en mai, alors que les économistes l’attendaient à 105,5, celui des anticipations s’est établi à 98,6, stable par rapport au chiffre révisé de mai mais nettement supérieur au consensus de 98.
La Banque des règlements internationaux (BRI) a annoncé hier la nomination de Philip Lowe, le gouverneur de la Reserve Bank of Australia, à la présidence du Comité sur le système financier global (CGFS). Il remplace William Dudley, qui était à ce poste depuis 2012 et qui a quitté le 17 juin ses fonctions de président de l’antenne de la Fed à New York. Le CGFS surveille le système financier global pour le compte des banques centrales et produit pour elles des études, analyses et recommandations de politiques.
L’activité du secteur privé dans la zone euro s’est redressée en juin pour la première fois depuis cinq mois, portée par une amélioration dans le secteur des services, selon les données préliminaires publiées vendredi par Markit Economics. L’indice PMI composite de la zone euro s’est redressé à 54,8 en juin, son plus haut niveau depuis deux mois, contre 54,1 le mois précédent. L’indice était attendu à 53,7 par les économistes interrogés par Dow Jones Newswires. Dans le détail, l’indice PMI du secteur manufacturier est ressorti à 55 en juin, un point bas depuis 18 mois, contre 55,5 en mai, tandis que l’indice PMI du secteur des services s’est établi à 55, atteignant son niveau le plus élevé depuis quatre mois, contre 53,8 le mois précédent. L’indice PMI manufacturier était attendu à 55 et celui des services à 53,6 en juin.
Le gouvernement entend identifier d’ici septembre un milliard d’euros d'économie sur les aides aux entreprises, a annoncé hier le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire. Le ministre a précisé dimanche au micro du Grand Jury RTL Le Figaro LCI le calendrier de la «revue complète» en cours des aides aux entreprises auxquelles l’Etat consacre chaque année près de 140 milliards d’euros. «J’ai demandé au Conseil d’analyse économique (CAE) de m’aider à faire ce travail d’examen des aides aux entreprises», a-t-il précisé.
L’activité du secteur privé dans la zone euro s’est redressée en juin pour la première fois depuis cinq mois, portée par une amélioration dans le secteur des services, selon les données préliminaires publiées vendredi par Markit Economics. L’indice PMI composite de la zone euro s’est redressé à 54,8 en juin, son plus haut niveau depuis deux mois, contre 54,1 le mois précédent. L’indice était attendu à 53,7 par les économistes interrogés par Dow Jones Newswires.
Pandémie. L’année 2018 n’est pas 2011. Le risque d’une contagion dans les pays périphériques est aujourd’hui limité, selon les économistes de Barclays. Une dégradation de la situation politique en Italie aurait moins d’impact sur l’Espagne, le Portugal, la Grèce et l’Irlande. D’abord parce que la situation politique dans ces pays n’est pas inquiétante, à l’image de l’Espagne, où des élections anticipées pourraient porter au pouvoir le parti de centre-droit Ciudadanos, et du Portugal, où la coalition de gauche poursuit ses efforts budgétaires. Ensuite, parce que le contexte économique est bien différent. L’Espagne affiche la croissance la plus solide de la zone euro (+ 2,7 % prévu pour 2018). Même la Grèce, pays le plus fragile, a couvert ses besoins de financement jusqu’à fin 2019. Enfin, le coût de financement des Etats est sans commune mesure grâce à l’intervention de la Banque centrale européenne (BCE). Cette intervention réduit de facto l’excédent primaire nécessaire pour stabiliser la dette. Sans oublier que ces pays pourraient bénéficier d’un soutien financier européen en cas d’aggravation de la situation italienne pour isoler le risque de contagion.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a finalement présenté hier en Conseil des ministres son «Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises» (Pacte). «Ce texte balaye très large pour lever tous les verrous de l’économie française», a justifié hier matin le ministre devant les journalistes. Le projet de loi va en effet de la redéfinition des seuils sociaux aux privatisations, en passant par la réforme de l’épargne-retraite et la mise en place d’un visa de l’AMF pour les ICO (émissions en cryptomonnaie). Le texte, qui sera débattu à partir de septembre au Parlement, ambitionne par ailleurs de développer l’intéressement et la participation, avec des mesures effectives dès le 1er janvier 2019, quitte en cas de retard sur le vote du texte à ce qu’elles soient inscrites au sein du prochain projet de loi de finances. Selon une évaluation du Trésor évoquée par Bercy, la loi Pacte devrait soutenir l’économie française à hauteur de 0,32 point de PIB à l’horizon 2025 et d’un point de PIB à long terme.
Grâce notamment aux ventes de voitures, les ventes au détail aux Etats-Unis ont bondi de 0,8% le mois dernier, leur plus forte progression depuis novembre 2017, après un gain révisé de 0,4% en avril, montrent les données publiées hier par le département du Commerce. La statistique de mai est nettement supérieure aux attentes des économistes interrogés par Reuters, qui tablaient en moyenne sur +0,4% et celle d’avril avait été annoncée initialement en hausse de 0,3%. Sur un an, les ventes au détail ont augmenté de 5,9% le mois dernier.
La Banque de France a abaissé hier sa prévision de croissance pour la France de 1,9% à 1,8% en 2018, afin de tenir compte du «ralentissement temporaire» de l’activité en début d’année et de la baisse de la consommation. Malgré cette révision, la croissance économique française reste «robuste», souligne dans ses prévisions semestrielles la banque centrale, qui n’entrevoit pas à ce stade de changement de tendance pour l’activité.
Les ventes au détail ont augmenté plus que prévu en mai aux Etats-Unis, grâce notamment aux ventes de voitures, dernier signe en date d’une accélération de la croissance économique américaine au deuxième trimestre. Les ventes au détail ont bondi de 0,8% le mois dernier, leur plus forte progression depuis novembre 2017, après un gain révisé de 0,4% en avril, montrent les données publiées jeudi par le département du Commerce.
Les ventes au détail ont augmenté nettement plus fortement que prévu au mois de mai, en hausse pour leur deuxième mois d’affilée, dopées par le mariage royal et par le beau temps, montrent les chiffres publiés jeudi par l’institut britannique de la statistique (ONS). Ces ventes sont en progression de 1,3% sur un mois. Les économistes interrogés par Reuters n’anticipaient en moyenne qu’une hausse de 0,5% pour le mois dernier.
Sorties. L’Argentine va recevoir une aide de 50 milliards de dollars du Fonds monétaire international en échange d’une accentuation des réformes. Si les actifs argentins bondissaient à cette annonce, ils sont encore loin de leurs niveaux d’avant correction. Mais c’est l’ensemble des émergents qui a pâti de la récente défiance des investisseurs à l’égard de la classe d’actifs. En mai, les fonds émergents ont accusé 6,3 milliards de dollars de rachats, dont deux-tiers sur les produits de dette, relève l’Institute of International Finance (IIF). Et ces rachats n’ont pas uniquement affecté les pays les plus fragiles comme l’Argentine ou la Turquie, la correction ayant pour origine la hausse des taux américains et du dollar. Les stratégistes de Bank of America ML restent prudents sur la classe d’actifs qu’ils estiment encore vulnérable, notamment en raison des risques politiques et géopolitiques. Ils ne pensent pas que les émergents seront toutefois aussi affectés que lors du taper tantrum de 2013 car les conditions sont différentes. Ils sont pessimistes à propos du Brésil, du Mexique et de la Turquie. Trois pays suspendus à des choix politiques.
RALENTISSEMENT. Malgré la baisse des indices PMI depuis le début de l’année en zone euro, les économistes se voulaient rassurants car cette pause se faisait sur de hauts niveaux. Désormais, ce ralentissement inquiète avec des commandes et une production industrielle qui fléchissent dans les deux premières économies de la région, Allemagne et France. « Ces données jettent un froid, confirmant les messages préoccupants envoyés ces derniers mois par l’évolution des enquêtes auprès des industriels », écrit Véronique Riches-Flores, économiste du cabinet qui porte son nom. En Allemagne, le momentum du secteur manufacturier s’est nettement dégradé notent les économistes de HSBC, avec une baisse de 1,3 % sur trois mois glissants, le plus bas depuis janvier 2013. Cette faiblesse s’accompagne d’une baisse de 0,3 % des exportations en avril. « C’est la quatrième baisse en cinq mois. Le refroidissement du commerce mondial commence à produire ses dégâts », selon Oxford Economics. De fait, la faiblesse de l’activité, jusqu’à présent attribuée à des facteurs exceptionnels, semble due à des facteurs plus profonds comme la crainte du protectionnisme mais aussi les contraintes de capacité. En France, la production industrielle recule en avril de 0,5 %, malgré une hausse de 0,4 % de la production manufacturière. Le deuxième trimestre démarre donc mal. Les indicateurs avancés, comme les PMI, l’Ifo en Allemagne ou les commandes à l’industrie ainsi que l’indice ZEW de confiance des investisseurs allemands qui chute au plus bas depuis septembre 2012, suggèrent une poursuite du ralentissement après un premier trimestre en demi-teinte.
La production industrielle en zone euro a reculé plus que prévu en avril par rapport à mars, a annoncé hier Eurostat, signe supplémentaire d’un ralentissement de l'économie dans la région. Elle a diminué de 0,9% alors que les économistes attendaient une baisse limitée à 0,5%. La production a été pénalisée par le recul de la production d'énergie, de biens durables et non durables et de biens intermédiaires. En rythme annuel, la progression s'établit à 1,7%, contre 2,8% anticipé par le consensus.
Le Première ministre britannique, Theresa May, a remporté hier un scrutin crucial à la Chambre des communes où les députés ont rejeté une disposition introduite par la Chambre des Lords qui voulait contraindre le gouvernement à négocier le maintien du Royaume-Uni au sein de l’Espace économique européen. Les députés ont rejeté cet amendement par 327 voix contre 126. Au total, le gouvernement va chercher à faire annuler ou modifier 14 des 15 amendements votés par les Lords. Il n’en a accepté qu’un qui prévoit de maintenir des relations avec certaines institutions européennes après le Brexit.