Emmanuel Macron a appelé lundi soir, lors de ses voeux pour 2019, les Français à accepter «la réalité» après une fin d’année marquée par des manifestations sans précédent en faveur du pouvoir d’achat. Debout dans son bureau, dans une allocution télévisée de 16 minutes enregistrée à l’Elysée, il a assuré que les réformes se poursuivraient parallèlement aux mesures annoncées le 10 décembre en faveur du pouvoir d’achat, et chiffrées à 10 milliards d’euros. Elles auront trois priorités, le changement des «règles de l’indemnisation du chômage afin d’inciter davantage à reprendre le travail, l’organisation du secteur public pour le rendre plus efficace, et notre système de retraites pour le rendre plus juste».
Le marché automobile français a connu en 2018 une quatrième année de hausse d’affilée, malgré un mois de décembre marqué par une baisse de 14,47% en données brutes, selon le Comité des constructeurs français d’automobiles(CCFA). En septembre, octobre et novembre, le marché avait rechuté respectivement d’environ 13%, 1,5% et 5%, après un bond d’environ 40% en août. Les nouvelles normes d’homologation WLTP ont faussé l’an dernier le cycle traditionnel des ventes. Le marché automobile français a affiché une progression de 2,97% sur l’année 2018, après 4,7% en 2017. Les immatriculations du groupe PSA étaient en progression de 13,36% sur l’année, et celles de Renault de +2,48%.
Les bénéfices des entreprises industrielles en Chine ont reculé en novembre pour la première fois en près de trois ans avec le ralentissement de la demande extérieure et intérieure dans un contexte de tensions commerciales avec les Etats-Unis. Le repli ressort à 1,8%, avec des bénéfices qui s'établissent à 594,8 milliards de yuans (76 milliards d’euros), a annoncé hier le Bureau national de la statistique. Il s’agit de la première baisse depuis décembre 2015. Au cours de la période allant de janvier à novembre, les bénéfices des entreprises industrielles chinoises ont augmenté de 11,8% atteignant 6,1 milliards de yuans, contre une augmentation de 13,6% entre janvier et octobre. La baisse des bénéfices le mois dernier reflète en grande partie le ralentissement de la croissance des ventes et des prix à la production ainsi que la hausse des coûts, a précisé l’organisme chinois.
La polarisation de la population française dans les grandes métropoles s’est renforcée mais la croissance démographique de leur périphérie a ralenti, montre une étude de l’Insee diffusée hier à l’occasion de la publication des nouveaux chiffres sur la population française. Au 1er janvier 2016, la France comptait 66,36 millions d’habitants, soit une hausse de 0,4% par an depuis 2011, un rythme moins dynamique que durant la période 2006-2011 (+0,5% par an). Entre 2011 et 2016, Paris a de son côté perdu en moyenne chaque année 0,5% de sa population (-11.900 habitants par an), alors que le déficit migratoire n’est plus compensé par l’excédent des naissances sur les décès.
La confiance du consommateur américain s’est dégradée plus fortement qu’attendu en décembre pour tomber à un plus bas depuis juillet, montre l’enquête mensuelle du Conference Board publiée hier. L’indice de confiance calculé par l’organisation patronale s’affiche à 128,1, contre un consensus de 133,7, après 136,4 en novembre (révisé par rapport à un chiffre initial de 135,7). La composante du jugement des consommateurs sur la situation actuelle ressort à 171,6 pour le mois en cours, en baisse par rapport au chiffre de 172,7 de novembre. Celle des anticipations a également reculé, à 99,1 contre 112,3 en novembre.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 22 décembre, à 216.000 personnes contre 217.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé hier le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 217.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions ont baissé pendant trois des quatre dernières semaines et se situent désormais juste au-dessus du plus bas de 49 ans déjà touché dans la semaine au 15 septembre. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 218.000 inscriptions contre 222.750 (révisé) la semaine précédente.
Les dix plus graves catastrophes dues au changement climatique de 2018 ont causé au moins 84,8 milliards de dollars (74,4 milliards d’euros) de dégâts, selon une étude de l’organisation humanitaire Christian Aid publiée hier. «Ce rapport montre que, pour beaucoup, le changement climatique a d’ores et déjà des conséquences dévastatrices sur les conditions de vie et les moyens de subsistance», souligne Kat Kramer, directrice l’ONG pour les questions climatiques. Selon les Nations unies, 20 des 22 dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées et 2018 sera la quatrième du classement.
Les prix immobiliers des 20 principales métropoles des Etats-Unis ont augmenté de 5,0% sur un an en octobre, un chiffre très proche des attentes, montraient hier les résultats de l’enquête mensuelle S&P CoreLogic Case-Shiller. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une progression de 4,9% après celle de 5,2% en septembre (5,1% en première estimation). Sur une base mensuelle et en données corrigées des variations saisonnières, les prix immobiliers des 20 grandes métropoles suivies par Case-Shiller sont en hausse de 0,4% après +0,7% en septembre, alors que les économistes attendaient en moyenne une augmentation de 0,2%.
Les ventes sur les deux derniers mois 2018 aux Etats-Unis ont progressé de 5,1%, à plus de 850 milliards de dollars (747 milliards d’euros), grâce à une économie robuste et aux rabais, montre une étude Mastercard publiée hier, soulignant qu’il s’agit de leur plus forte progression depuis six ans. Cette période prend en compte les ventes en magasins et sur internet réalisées entre le 1er novembre et le 24 décembre. La National Retail Federation (NRF) avait anticipé une hausse comprise entre 4,3 et 4,8% en novembre et en décembre. La veille de Noël tombant un lundi cette année, les consommateurs ont eu droit à une journée supplémentaire de shopping. Les ventes en ligne ont progressé de 19,1%, selon l'étude de SpendingPulse, le département analyses de Mastercard. En revanche, les ventes des grands magasins ont reculé de 1,3%, après deux années de croissance inférieure à 2%, principalement en raison de la fermeture de points de vente. Mais les ventes en ligne des distributeurs traditionnels ont augmenté de 10,2%, laissant penser que leurs investissements importants dans le commerce électronique portent leurs fruits.
Le Qatar a annoncé hier avoir livré 24 véhicules blindés au Mali pour aider les pays du Sahel à «lutter contre le terrorisme». Le Qatar redouble d’efforts pour montrer qu’il représente un atout pour la sécurité internationale depuis le boycott diplomatique et économique qui lui a été imposé en juin 2017 par ses voisins arabes du Golfe qui l’accusent de financer des attentats. Avec l’appui de la France, le G5 Sahel, qui regroupe le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie, a demandé pendant des mois de placer la force sous chapitre VII de la charte de l’Onu, pour qu’elle bénéficie d’un financement durable, mais les Etats-Unis s’y sont opposés.
Le déficit de la balance britannique des paiements courants a été au troisième trimestre 2018 le plus élevé depuis deux ans, a annoncé vendredi l’Office national de la statistique (ONS). Ce déficit est de 26,5 milliards de livres (29,4 milliards d’euros) contre 20 milliards au deuxième trimestre et 21,2 milliards anticipé par les économistes. Il représente 4,9% du produit intérieur brut (PIB), là encore le plus élevé depuis le troisième trimestre 2016, contre 3,8% au deuxième trimestre. Il s’explique principalement par une hausse des profits réalisés par les entreprises britanniques et reversés aux investisseurs étrangers.
Le déficit de la balance britannique des paiements courants a été au troisième trimestre 2018 le plus élevé depuis deux ans, a annoncé ce matin l’Office national de la statistique (ONS). Ce déficit est de 26,5 milliards de livres (29,4 milliards d’euros) contre un déficit de 20 milliards au deuxième trimestre. Les économistes anticipaient un déficit de 21,2 milliards de livres. Le déficit représente 4,9% du produit intérieur brut (PIB), là encore le plus élevé depuis le troisième trimestre 2016, contre 3,8% au deuxième trimestre. Il s’explique pour l’essentiel par une hausse des profits réalisés par les entreprises britanniques et reversés aux investisseurs étrangers.
La Chine va accélérer les baisses d’impôt et assurer une liquidité abondante en 2019 pour stabiliser la croissance économique, suivant un communiqué publié vendredi par l’agence Chine Nouvelle à la suite d’une réunion économique annuelle des principaux responsables chinois. L’agence ajoute que Pékin continuera de poursuivre l’an prochain une politique budgétaire de soutien à la croissance - laquelle devra rester dans une «marge raisonnable» - et une politique monétaire prudente, s’attachant en particulier à résoudre les difficultés financières des PME.
Les incertitudes liées au Brexit se sont amplifiées depuis un mois, et la baisse des cours pétroliers conduira sans doute l’inflation sous l’objectif de 2% prochainement, a déclaré jeudi la Banque d’Angleterre (BoE), qui a maintenu son taux directeur à 0,75%. La banque centrale a abaissé sa prévision de croissance pour le quatrième trimestre, à 0,2%, contre 0,3% précédemment. Elle estime que la tendance du premier trimestre 2019 sera sans doute similaire. La BoE estime que le recul de l’inflation, qu’elle anticipe à 1,75% en janvier, resterait sous l’objectif dans les mois qui viennent. Elle répète que le processus de resserrement monétaire, progressif et d’ampleur limitée, est adapté à la situation. L’institut d'émission a réaffirmé que les taux d’intérêt pourraient évoluer suivant la manière dont le Brexit se déroulera.
La Banque centrale du Mexique (Banxico) a relevé jeudi son taux directeur de 25 points de base, évoquant des incertitudes liées à la politique économique du nouveau gouvernement de gauche, et le maintien d’une inflation élevée. Le comité de politique monétaire de Banxico a décidé à l’unanimité de relever le taux interbancaire au jour le jour de 25 points de base à 8,25%, au plus haut depuis août 2008. Banxico avait déjà relevé son taux directeur d’un quart de point le 15 novembre en prévision du changement de politique économique. L’inflation mexicaine a reculé moins que prévu en novembre, s'établissant à 4,72% sur un an contre 4,90% en octobre.
L’excédent des comptes courants de la zone euro s’est accru à 23 milliards d’euros en octobre, contre 18 milliards le mois précédent, grâce à l’augmentation de l’excédent de la balance commerciale, a annoncé hier la Banque centrale européenne (BCE). Sur les 12 mois à fin octobre, l’excédent courant des 19 pays ayant adopté la monnaie unique représente 3,0% de leur produit intérieur brut (PIB) global, contre 3,1% sur les 12 mois précédents. Selon les prévisions de la BCE, l’excédent courant devrait revenir à 2,7% du PIB l’an prochain puis à 2,5% d’ici à 2021.
L’excédent des comptes courants de la zone euro s’est accru à 23 milliards d’euros en octobre, contre 18 milliards le mois précédent, grâce à l’augmentation de l’excédent de la balance commerciale, a annoncé ce matin la Banque centrale européenne (BCE). Sur les 12 mois à fin octobre, l’excédent courant des 19 pays ayant adopté la monnaie unique représente 3,0% de leur produit intérieur brut (PIB) global, contre 3,1% sur les 12 mois précédents.
Berlin a adopté mercredi en Conseil des ministres de nouvelles règles renforçant le contrôle du pays sur des prises de participations d’acteurs non-européens au capital des entreprises allemandes. Le texte abaisse de 25% à 10% du capital le seuil à partir duquel le gouvernement peut examiner, voire bloquer un projet de prise de participation. Il élargit aux médias la liste des secteurs sensibles, qui comprend déjà l'énergie, l’eau, la défense, la finance ou encore les transports. Le seuil de 25% existait depuis 2004. Ses pouvoirs de contrôle ont déjà été élargis en 2017. Cette année, le gouvernement a notamment forcé le chinois Yantai Taiha à renoncer à son offre sur Leifeld, un fabricant de machines-outils.
Le taux d’inflation au Royaume-Uni est retombé à 2,3% en novembre, au plus bas depuis mars 2017, grâce surtout à une baisse des prix des carburants, selon l’Office national de la statistique. Le taux était de 2,4% en octobre. L’inflation sous-jacente, hors énergie, alimentation, alcools et tabac, a décéléré à 1,8% le mois dernier contre 1,9% en octobre. Les prix immobiliers ont augmenté de 2,7% en octobre sur un an, leur plus faible hausse depuis juillet 2013, après +3,0% en septembre. A Londres, ils ont reculé de 1,7% sur un an, confirmant la tendance baissière observée sur sept des huit derniers mois.