Le conflit commercial entre les deux premières puissances économiques mondiales, les Etats-Unis et la Chine, inflige déjà des dommages collatéraux à l'économie mondiale, a averti mardi la Banque mondiale. Selon les projections semestrielles de l’institution, la croissance mondiale va ralentir à 2,9% cette année et 2,8% en 2020. Celle de l'économie américaine, au centre du conflit sur les échanges, va atteindre 2,5% cette année, et tomber à 1,7% en 2020. Mais le ralentissement mondial a aussi ses racines dans la hausse de la dette publique et des entreprises, et dans les relèvements des taux d’intérêt qui augmentent les coûts d’emprunt, a affirmé la Banque. Les prévisions de presque tous les pays ont été déclassées. L'économie chinoise ralentit également: sa croissance devrait tomber à 6,2% cette année et l’année prochaine après 6,5% en 2018.
Le gouvernement du président d’extrême droite du Brésil, Jair Bolsonaro, a l’intention de «privatiser ou fermer» une centaine d’entreprises publiques pour réduire la dette, a indiqué mardi le nouveau ministre de l’Infrastructure, Tarcísio Gomes de Freitas. Durant la campagne, Jair Bolsonaro avait affirmé que, parmi les 138 entreprises publiques qui dépendent du gouvernement fédéral, 100 pourraient être privatisées. L’objectif du nouveau gouvernement est de réduire de 20% la dette abyssale du Brésil, notamment grâce aux privatisations. Le Brésil est un des pays au monde qui compte le plus d’entreprises publiques, telles Petrobras, Eletrobras ou Caixa Economica Federal. Leur nombre total s'élève à 418, d’après la Fondation Getulio Vargas (FGV).
Le sentiment économique s’est sensiblement dégradé, et davantage qu’attendu, en décembre, au terme d’une année qui a vu l’optimisme des acteurs économiques s’altérer mois après mois, au vu des statistiques publiées mardi par la Commission européenne. L’indice mesurant ce sentiment économique était de 107,3 en décembre, en recul pour le 12e mois d’affilée, contre 109,5 en novembre, au plus bas depuis janvier 2017. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient un indice de 108,2.
Le déficit commercial français s’est creusé d’un milliard d’euros à 5,1 milliards d’euros en novembre, sous l’effet d’un net repli des exportations, plus marqué que le recul des importations, selon les statistiques publiées ce mardi par les Douanes. Il est reparti à la hausse par rapport au déficit d’octobre, qui a été à peine revu à 4,06 milliards d’euros contre 4,05 milliards en première estimation. Sur les onze premiers mois de 2018, le déficit cumulé de la balance commerciale française - en données corrigées de variations saisonnières et des jours ouvrés - atteint 58,0 milliards contre 60,7 milliards un an plus tôt.
La production industrielle allemande a diminué de 1,9% en novembre, a annoncé ce matin l’Office fédéral de la statistique, alors que le consensus Reuters la donnait en hausse de 0,3%. La production avait baissé de 0,8% en octobre, et non de 0,5% comme annoncé en première estimation. Ce recul est généralisé, touchant aussi bien les biens intermédiaires, que les biens de consommation et les biens d'équipement, le bâtiment que l'énergie, au vu des chiffres détaillés du ministère de l’Economie.
Les ventes dans l’immobilier ancien progressé en 2018 pour la quatrième année consécutive, portées par la faiblesse des taux d’intérêt, montre le bilan annuel publié lundi par Century 21. Le réseau d’agences immobilières anticipe un tassement de l'évolution des prix en 2019 et un plafonnement des volumes autour de 960.000 à 975.000 ventes annuelles. L’an dernier, les ventes ont progressé de 3,9% sur un an en France, tandis que le prix moyen au m² a augmenté de 1,7% pour atteindre 2.595 euros. Le montant moyen des transactions atteint un nouveau record, à 213.705 euros. A Paris, les prix ont atteint 9.452 euros du mètre carré en moyenne .
Les commandes de biens industriels en Allemagne ont reculé de 1% en novembre dernier, bien plus que le repli de 0,4% anticipé par les économistes, après une hausse de 0,2% en octobre (+0,3% en première estimation), selon Destatis, l’office allemand de la statistique. Une hausse de 2,4% de la demande intérieure n’a pas suffi à compenser un recul de 3,2% des commandes de l'étranger, dont une chute de 11,6% de celles en provenance de la zone euro. En parallèle, la confiance des entreprises observée depuis quatre mois par l’institut Ifo s’est dégradée.
Les commandes de biens industriels en Allemagne ont reculé de 1% en novembre dernier, bien plus que le repli de 0,4% anticipé par les économistes, après une hausse de 0,2% en octobre (+0,3% en première estimation), a annoncé aujourd’hui Destatis, l’office allemand de la statistique. Une hausse de 2,4% de la demande intérieure n’a pas suffi à compenser un recul de 3,2% des commandes de l'étranger, avec notamment une chute de 11,6% de celles en provenance de la zone euro.
Selon les chiffres définitifs des indices PMI, l'activité a pâti plus fortement qu'attendu du mouvement des "gilets jaunes" en France, et en Allemagne le recul de l'activité est tombé à un plus bas de 27 mois.
La croissance de l’activité manufacturière aux Etats-Unis a fortement ralenti en décembre, et bien plus que prévu, selon l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) publiée jeudi. L’indice ISM manufacturier est ressorti à 54,1 le mois dernier contre 59,3 en novembre, au plus bas depuis novembre 2016. Le recul de l’indice d’un mois sur l’autre est en outre le plus marqué depuis octobre 2008. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une baisse bien moins prononcée, avec un indice prévu à 57,9. Le sous-indice des commandes nouvelles a dégringolé à 51,1 contre 62,1 en novembre, un décrochage d’une ampleur sans précédent depuis janvier 2014. «Ce plongeon ajoute au malaise au sujet des perspectives de l'économie mondiale», notent les économistes d’ING.
La Bourse de New York a fini en forte baisse jeudi après une statistique alarmante sur l’activité manufacturière aux Etats-Unis et un rare avertissement d’Apple sur ses ventes qui ont alimenté les craintes d’un ralentissement de l'économie mondiale. L’indice Dow Jones a perdu 660,02 points, soit 2,83%, à 22.686,22 points et le S&P-500, plus large, 57,19 points ou 2,28% à 2.452,84. Le Nasdaq Composite a chuté de son côté de 185,10 points (2,78%) à 6.480,84.
L’activité manufacturière a faibli dans une bonne partie de l’Europe et en Asie en décembre, sous le coup des tensions commerciales et d’un ralentissement de la demande. Dans la zone euro, le secteur manufacturier n’a enregistré qu’une faible croissance en décembre, alors que la BCE vient d’arrêter son programme de rachat d’actifs de 2.600 milliards d’euros. Le secteur manufacturier italien est resté en contraction le mois dernier, et a été rejoint par la France, où l’indice PMI est passé sous le niveau de 50. L’indice PMI britannique a, pour sa part, atteint un pic de six mois, mais cette amélioration est en trompe-l’oeil, les industriels augmentant leurs stocks à l’approche du Brexit. En Chine, le secteur manufacturier a subi en décembre sa première contraction en 19 mois, selon l’indice PMI Caixin/IHS. Il a impacté la Corée du Sud, la Malaisie, et Taiwan.
Après les 13 morts de 2017, l’aviation civile a compté plus de 500 victimes dans le monde en 2018, selon la firme de conseil To70 et le collecteur de données Aviation Safety Network. Le taux d’accidents mortels dans l’aviation civile n’a cessé de baisser depuis 20 ans dans le monde. En 2005, le nombre de décès était encore de 1.015. Malgré la hausse de la mortalité, 2018 reste la troisième année la plus sûre en termes d’accidents mortels et la neuvième plus sûre en termes de décès.
Le parti de la Première ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, a remporté les élections législatives avec une majorité écrasante, selon la Commission électorale lundi matin. Agée de 71 ans, Sheikh Hasina va entamer un troisième mandat à la tête du gouvernement. La coalition dirigée par le parti de la cheffe du gouvernement, la Ligue Awami, a remporté 287 sur 298 sièges. L’opposition a rejeté les résultats de l'élection, estimant le scrutin entaché de fraude, et a demandé la tenue d’un nouveau vote supervisé par une administration neutre.
Emmanuel Macron a appelé lundi soir, lors de ses voeux pour 2019, les Français à accepter «la réalité» après une fin d’année marquée par des manifestations sans précédent en faveur du pouvoir d’achat. Debout dans son bureau, dans une allocution télévisée de 16 minutes enregistrée à l’Elysée, il a assuré que les réformes se poursuivraient parallèlement aux mesures annoncées le 10 décembre en faveur du pouvoir d’achat, et chiffrées à 10 milliards d’euros. Elles auront trois priorités, le changement des «règles de l’indemnisation du chômage afin d’inciter davantage à reprendre le travail, l’organisation du secteur public pour le rendre plus efficace, et notre système de retraites pour le rendre plus juste».
Le marché automobile français a connu en 2018 une quatrième année de hausse d’affilée, malgré un mois de décembre marqué par une baisse de 14,47% en données brutes, selon le Comité des constructeurs français d’automobiles(CCFA). En septembre, octobre et novembre, le marché avait rechuté respectivement d’environ 13%, 1,5% et 5%, après un bond d’environ 40% en août. Les nouvelles normes d’homologation WLTP ont faussé l’an dernier le cycle traditionnel des ventes. Le marché automobile français a affiché une progression de 2,97% sur l’année 2018, après 4,7% en 2017. Les immatriculations du groupe PSA étaient en progression de 13,36% sur l’année, et celles de Renault de +2,48%.
La polarisation de la population française dans les grandes métropoles s’est renforcée mais la croissance démographique de leur périphérie a ralenti, montre une étude de l’Insee diffusée hier à l’occasion de la publication des nouveaux chiffres sur la population française. Au 1er janvier 2016, la France comptait 66,36 millions d’habitants, soit une hausse de 0,4% par an depuis 2011, un rythme moins dynamique que durant la période 2006-2011 (+0,5% par an). Entre 2011 et 2016, Paris a de son côté perdu en moyenne chaque année 0,5% de sa population (-11.900 habitants par an), alors que le déficit migratoire n’est plus compensé par l’excédent des naissances sur les décès.
La confiance du consommateur américain s’est dégradée plus fortement qu’attendu en décembre pour tomber à un plus bas depuis juillet, montre l’enquête mensuelle du Conference Board publiée hier. L’indice de confiance calculé par l’organisation patronale s’affiche à 128,1, contre un consensus de 133,7, après 136,4 en novembre (révisé par rapport à un chiffre initial de 135,7). La composante du jugement des consommateurs sur la situation actuelle ressort à 171,6 pour le mois en cours, en baisse par rapport au chiffre de 172,7 de novembre. Celle des anticipations a également reculé, à 99,1 contre 112,3 en novembre.