Les prix à la production ont rebondi plus fortement qu’attendu aux Etats-Unis en juillet mais les pressions inflationnistes restent contenues sur fond de doutes sur la vigueur de la reprise de l'économie américaine. L’indice des prix à la production a progressé de 0,6% sur un mois en juillet après un repli de 0,2% le mois précédent, montrent les données publiées hier par le département du Travail. Sur un an, il s’affiche en baisse de 0,4% après un recul de 0,8% le mois précédent. Les économistes attendaient pour juillet un indice en progression de 0,3% sur un mois et en baisse de 0,7% sur un an.
Les prix des loyers dans les grandes villes espagnoles ont chuté en juillet, selon les données publiées hier par un site d’annonces immobilières de référence, alors que la pandémie de coronavirus a suscité un intérêt accru pour les zones moins densément peuplées. Entre juin et juillet, les loyers ont baissé en moyenne de 2,5% à Barcelone et de 1,7% à Madrid, selon Fotocasa, bien qu’ils restent les endroits les plus chers d’Espagne. Si les loyers moyens en juillet en Espagne ont baissé de 0,8% par rapport à juin, ils étaient encore 7,9% plus élevés que l’année précédente, selon le site. Environ 17% des locataires ont identifié l’accès aux espaces extérieurs comme leur principale priorité dans une nouvelle propriété, contre 11% avant la pandémie. Les données publiées par le site d’annonces immobilières concurrent Idealista ont montré une tendance similaire chez les acheteurs potentiels de biens immobiliers.
Le moral des investisseurs dans la zone euro s’est amélioré en août pour le quatrième mois consécutif tout en restant à un niveau faible. L’indice Sentix, publié hier, est remonté à -13,4, son plus haut depuis février, après -18,2 en juillet, selon les résultats de l’enquête mensuelle réalisée par l’institut éponyme. Si le sous-indice mesurant le jugement des investisseurs sur la situation actuelle progresse encore à -41,3 celui des anticipations est resté quasiment inchangé à 19,3, confirmant que la reprise est lente.
Le déficit de la balance commerciale française a atteint un niveau record en juin, sur fond de redressement plus marqué des importations que des exportations. Il se creuse à 7,96 milliards d’euros après 7,46 milliards en mai (déficit revu en hausse). Les exportations ont augmenté à 32,4 milliards, après 27,7 milliards le mois précédent, signe de la reprise. Mais cette hausse est moins prononcée que celle des importations, qui sont passées de 35,2 milliards en mai à 40,4 milliards en juin. «Les importations remontent à 85% et les exportations à 75% de leur niveau moyen de 2019», observent les Douanes. Sur l’ensemble du premier semestre, le déficit commercial cumulé - en données corrigées de variations saisonnières et des jours ouvrés - s'établit à 34,0 milliards d’euros, ce qui marque une nette dégradation par rapport au déficit de 29 milliards enregistré sur les six premiers mois de 2019.
L’emploi salarié dans le secteur privé a encore reculé au deuxième trimestre en France, diminuant de 0,6%, malgré la reprise de l’emplois intérimaire en mai et juin (qui reste 27,1% sous son niveau de mi-2019), soit 119.400 destructions nettes d’emplois, a annoncé vendredi l’Insee. Il s'était déjà contracté de 2,5% (497.000 suppressions) au premier trimestre en raison notamment de la chute de l’emploi intérimaire à un plus bas depuis 2009. Les derniers chiffres publiés portent à près de 620.000 les pertes nettes d’emplois depuis le début de l’année, ramenant le marché de l’emploi à un niveau comparable à celui de juin 2017, au début du quinquennat d’Emmanuel Macron. Depuis le quatrième trimestre 2014, l’emploi était en hausse. Sur un an, il accuse un repli de 2,5%, soit une perte de 480.800 emplois.
La production industrielle a continué de se redresser en juin en France et en Allemagne sans pour autant renouer avec leur niveau avant la crise du coronavirus. En France, elle a progressé de 12,7%, au-delà des attentes, après 19,9% en mai (chiffre revu en hausse), selon l’Insee. Elle s’inscrit en retrait de 11% par rapport à son niveau de février, dernier mois avant le début du confinement, et reste 11,7% en deçà de son niveau de juin 2019. En Allemagne, elle a augmenté de 8,9%, stimulée notamment par un bond de 14,9% des exportations, selon Destatis. Là encore, malgré ce rebond, la production reste en retrait de 12% par rapport à l’avant-Covid. Cette reprise devrait se poursuivre mais à un rythme plus faible au troisième trimestre, notamment en raison du niveau élevé d’endettement des entreprises qui contraint l’investissement, selon les économistes qui n’attendent pas de retour au niveau d’avant crise avant 2021.
Les USA ont ouvert un nouveau chapitre de leur querelle avec la Chine en ciblant les groupes de technologie ByteDance et Tencent et les autorités hongkongaises.
La croissance de l’emploi aux Etats-Unis a ralenti en juillet dans un contexte d’accentuation de l’épidémie de coronavirus. Le département du Travail a annoncé vendredi 1,763 million de créations de postes non agricoles le mois dernier après un record de 4,8 millions en juin. Ce n’est guère une surprise pour les économistes qui attendaient un ralentissement à 1,6 million de nouveaux emplois. Et même si cela a permis aux marchés boursiers de se stabiliser vendredi cela reflète les difficultés de l’économie américaine à redécoller après le choc provoqué par la pandémie. Le taux de chômage a diminué plus que prévu à 10,2 % après 11,1% en juin.
L’Italie a approuvé vendredi un nouvel ensemble budgétaire de 25 milliards d’euros face aux effets économiques de la crise du coronavirus, alors qu’elle attend de recevoir des fonds dans le cadre du plan de relance européen. Près de la moitié de la somme sera consacrée à l’emploi, notamment pour prolonger le dispositif de chômage partiel, pour une durée pouvant aller jusqu'à 18 semaines, avec pour condition que les entreprises ne licencient pas afin de bénéficier de l’aide de l’Etat. Quelque 12,6 millions de travailleurs italiens sont concernés par ce dispositif. L'économie italienne, l’une des plus touchées par la crise, devrait se contracter de 11,2% cette année, selon les prévisions de l’Union européenne. Son déficit public devrait atteindre 12% du PIB .
De nombreux Etats sont mobilisés pour apporter leur assistance après la catastrophe de Beyrouth qui met à mal un pays déjà gravement touché par une crise économique et financière.
Les inscriptions au chômage ont baissé davantage que prévu aux Etats-Unis la semaine dernière mais restent à un niveau élevé qui indique que la résurgence des contaminations au coronavirus pèse sur la reprise du marché du travail. Les nouvelles demandes ont atteint 1,186 million lors de la semaine au 1er août, en données ajustées des variations saisonnières, contre 1,435 million la semaine précédente, montrent les données publiées hier par le département du Travail. Les économistes s’attendaient à une baisse nettement moins prononcée, à 1,415 million. Le rapport mensuel sur l’emploi sera publié aujourd’hui. Le consensus table sur 1,485 millions de créations d’emplois non-agricoles contre 4,767 millions en juin.
Deutsche Bank a revu hier à la hausse ses prévisions économiques pour 2020, soulignant que la reprise était plus vigoureuse que prévu après le plongeon historique de l’activité du fait du confinement mis en place face à la propagation du coronavirus. La plus importante révision du produit intérieur brut (PIB) concerne la zone euro pour laquelle la banque allemande anticipe désormais une contraction de l'économie de 8,6% cette année alors qu’elle l’estimait précédemment à 12%. Au niveau mondial, le PIB devrait chuter cette année de 4,5%, soit 1,5 point de pourcentage de moins par rapport à la précédente estimation. Pour Deutsche Bank, l’inflation dans la zone euro ne devrait pas revenir à son niveau antérieur à la crise sanitaire avant 2025.
Les Philippines sont tombées en récession pour la première fois depuis 29 ans après une chute record de l’activité au deuxième trimestre. Le PIB s’est contracté de 16,5% par rapport à l’année précédente (près du double qu’attendu par les économistes) après avoir déjà baissé de 0,7% au premier trimestre. Les Philippines, qui sont le deuxième pays d’Asie du sud-est après Singapour à tomber en récession, ont été affectées par les mesures strictes de confinement, que le pays vient de remettre en place face au coronavirus. Le gouvernement anticipe une contraction de 5,5% du PIB cette année, la plus importante depuis 1985.
Les mesures mises en place par les gouvernements pour soutenir les revenus des ménages dans le contexte de la crise sanitaire et économique du coronavirus ont permis d’amortir son impact. «Malgré une chute de 2% du PIB réel par habitant dans la zone OCDE au premier trimestre de 2020, le revenu réel des ménages par habitant a augmenté de 0,1%», souligne une note publiée par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Un écart que l’on n’avait pas vu depuis la crise financière de 2008. En France, le revenu réel des ménages a baissé de 0,3% malgré une forte chute du PIB par habitant (-6%). En Allemagne et en Italie, en dépit d’une contraction moins prononcée du PIB par habitant (-2,1% et -5,3% respectivement), les déclins de revenu réel des ménages ont été plus marqués (-1,2% et -1,8%). Parmi les principaux pays de l’OCDE, seuls les Etats-Unis ont vu le revenu des ménages augmenter (+0,7%).
Les commandes à l’industrie allemande ont progressé bien plus que prévu en juin, en hausse de 27,9% par rapport au mois précédent, selon Destatis. Le consensus prévoyait une augmentation de 10,4%. Toutefois, elles sont inférieures de 11,3% au niveau de février, avant le début de la pandémie en Europe, et de 23% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent. Cette forte progression n’est pas uniquement due aux grandes commandes et est davantage tirée par la demande intérieure (+35,3% contre +22% pour la demande étrangère), grâce à un confinement moins strict et une relance budgétaire plus importante en Allemagne. La reprise des commandes dans l’automobile a été particulièrement soutenue, avec une hausse de 66,5%, un secteur crucial pour l’économie allemande. «Le fort rebond inattendu des commandes à l’industrie allemande donne l’espoir d’une reprise économique plus rapide», jugent les économistes de HSBC.
Les ventes de détail ont retrouvé leur niveau de début d’année dans la zone euro. Elles ont gagné 5,7% en juin par rapport au mois précédent, après 20,3% en mai (progression record révisée à la hausse), selon Eurostat. Cette hausse a été alimentée par l’augmentation des achats de vêtements et de carburant. Ces deux augmentations consécutives ont entièrement compensé les baisses records de mars et avril dues au confinement décidé pour freiner la propagation du Covid-19.
Les créations d’emplois dans le secteur privé aux Etats-Unis en juillet ont été nettement moins nombreuses que prévu à 167.000, selon l’enquête mensuelle du cabinet ADP. Les économistes interrogés par Reuters en attendaient 1,5 million. C’est un net ralentissement alors que les chiffres de juin ont été révisés fortement à la hausse à 4,314 millions de nouveaux postes et non plus 2,369 millions. La poursuite de l’épidémie de Covid-19 aux Etats-Unis semble donc affecter plus profondément l’économie américaine. Vendredi seront publiés les créations d’emplois non-agricoles en juillet. Le consensus Reuters table sur 1,485 million.
L’activité du secteur privé dans la zone euro a retrouvé le chemin de la croissance en juillet avec l’assouplissement des restrictions mises en place face au coronavirus. L’indice PMI composite, qui combine services et activité manufacturière, a progressé à 54,9, selon les résultats définitifs des enquêtes IHS Markit, après 48,5 en juin. Le seul secteur des services est revenu à 54,7, son plus haut niveau depuis septembre 2018, contre 48,3 en juin. «La France et l’Allemagne ont enregistré des progressions particulièrement fortes tandis que l’Espagne et l’Italie ont renoué avec la croissance avec la levée progressive des mesures de confinement», souligne Chris Williamson, économiste en chef chez IHS Markit. Mais ces évolutions sont contrastées. L’indice des services est passé de 47,3 à 55,6 en Allemagne et de 50,7 à 57,3 en France. Les progressions sont plus limitées en Espagne (51,9 contre 50,2 PMI services) et en Italie (51,6 après 46,4) où les entreprises peinent à retrouver une dynamique de croissance. Autre point noir, les entreprises ont fortement réduit leurs effectifs. L’indice de l’emploi s’est maintenu sous le seuil de 50, à 46,5, en hausse toutefois par rapport à juin (43,2).
L’activité du secteur des services en Chine a progressé à un rythme plus lent en juillet. L’indice PMI Caixin/Markit a reculé à 54,1 contre 58,4 en juin, un record depuis avril 2010. L’indice officiel recule également mais dans une moindre mesure à 53,1 (contre 53,4 en juin). Ces chiffres soulignent les difficultés du secteur pour se remettre des effets économiques néfastes de la crise sanitaire. Les nouvelles commandes à l’exportation ont décliné et le secteur a continué de licencier. «Ces données suggèrent un momentum de reprise plus faible dans le secteur des services», notent les économistes de Nomura, imputable d’une part à un effet de base moins favorable après le rebond du deuxième trimestre et d’autre part aux mesures de confinement prises dans certaines régions.
Le déficit de la balance commerciale des Etats-Unis a diminué de 7,5% en juin par rapport à mai, pour ressortir à 50,7 milliards de dollars (42,6 milliards d’euros) en données corrigées des variations saisonnières, a annoncé hier le département du Commerce. Les économistes s’attendaient en moyenne à un déficit commercial de 50,3 milliards de dollars en juin. Les exportations du pays ont progressé de 9,4% sur un mois, à 158,3 milliards de dollars, et ses importations ont crû de 4,7%, à 208,9 milliards. Les chiffres de mai, qui ont été révisés, font état d’un déficit de 54,8 milliards de dollars, au lieu d’une estimation précédente de 54,6 milliards.