La reprise économique en France se passe globalement conformément aux prévisions, même s’il est possible que 2020 soit «un peu meilleure» que prévu, a déclaré jeudi François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, lors d’une intervention à l’université d'été du Medef. La Banque de France prévoyait fin juin une récession de 10% en 2020, avant une croissance de 7% en 2021 et de 4% en 2022. «S’il y a changement, c’est sans doute que 2020 soit un peu meilleure que prévu et que du coup, mécaniquement, le rebond sur 2021, 2022 soit un peu moins fort que prévu dans les chiffres que j’ai cités», a-t-il ajouté.
Les demandes d’allocations chômage ont diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 22 août, à 1,006 million contre 1,104 million (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 1,0 million d’inscriptions au chômage.
Le climat général des affaires a poursuivi en août son redressement entamé en France depuis la levée du confinement, selon l’enquête mensuelle publiée jeudi par l’Insee : l’indicateur global, qui inclut industrie manufacturière, services, bâtiment, commerce de gros et de détail, a progressé de 7 points pour s'établir à 91. Même si ce chiffre marque une nette amélioration par rapport au creux historique d’avril (53,4), il reste largement inférieur à sa moyenne de long terme, fixée à 100, et encore plus en deçà de son niveau d’avant confinement, autour de 105. L’indicateur sectoriel de l’industrie bondit de 82 à 93 points, celui des services de 88 à 94 points.
Les commandes de biens durables aux Etats-Unis ont augmenté de 11,2% en juillet par rapport au mois précédent, à 230,7 milliards de dollars hors variations saisonnières, a annoncé mercredi le département américain du Commerce. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal anticipaient une hausse de 5% par rapport à juin. Ce mois-là, elles ont crû de 7,7% par rapport à mai, en données révisées. Les commandes d'équipements de transport ont notamment crû de 35,6%. Hors transport, les commandes de biens durables ont progressé de 2,4% en juillet par rapport au mois précédent.
Le Forum économique mondial (WEF) qui réunit chaque année à Davos des chefs d’entreprise et des responsables politiques n’aura pas lieu en janvier en raison de la pandémie de coronavirus et sera reporté au début de l'été prochain, selon un communiqué de l’organisation. Le Forum se tient dans la station de ski suisse de Davos depuis 1971.
Fragile. Les chiffres de l’économie et de l’emploi en France publiés pendant l’été n’ont rien de définitif mais témoignent du caractère encore théorique de la reprise espérée.
Les commandes de biens durables aux Etats-Unis ont augmenté de 11,2% en juillet par rapport au mois précédent, à 230,7 milliards de dollars hors variations saisonnières, a annoncé mercredi le département américain du Commerce. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal anticipaient une hausse de 5% par rapport à juin. En juin, les commandes de biens durables ont crû de 7,7% par rapport à mai, en données révisées.
Le Forum économique mondial (WEF) qui réunit chaque année à Davos des chefs d’entreprise et des responsables politiques n’aura pas lieu en janvier en raison de la pandémie de coronavirus et sera reporté au début de l'été prochain, selon un communiqué de l’organisation. Le Forum se tient dans la station de ski suisse de Davos depuis 1971.
L'économie allemande a connu une contraction de -9,7% au deuxième trimestre, d’après les chiffres de Destatis. Sur un an, le repli du PIB sur la période avril-juin s’affiche à -11,3%. Les dépenses de consommation ont chuté de -10,9%, les investissements en capital de -19,6% et les exportations de -20,3% (données ajustées des variations saisonnières), précise l’office fédéral de la statistique. Les dépenses publiques ont augmenté de +1,5% en raison des mesures mises en oeuvre par le gouvernement face à la crise sanitaire. Connu d’ordinaire pour sa grande rigueur, l’Etat allemand s’est autorisé un déficit budgétaire de 51,6 milliards d’euros sur le premier semestre. L’indice climat des affaires calculé par l’institut Ifo est remonté à 92,6 en août, contre 90,4 (révisé) en juillet.
L'économie allemande a connu une contraction sans précédent, de -9,7% au deuxième trimestre, d’après les chiffres détaillés mardi par Destatis. Ce recul du PIB, nettement plus marqué que pendant la crise financière mondiale de 2007-2009, est un peu moins mauvais qu’en première estimation (-10,1%). Sur un an, le repli du PIB sur la période avril-juin s’affiche à -11,3% (contre 11,7% en première estimation).
Stoppées net au printemps par le confinement, les dépenses de santé ont enregistré une hausse en juillet, a indiqué lundi la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam). La ruée vers les tests de dépistage du coronavirus se traduit dans les chiffres : les remboursements d’analyses médicales ont bondi de 31% par rapport à juillet 2019. Les dépenses des établissements publics de santé affichent pour leur part une croissance de 13%, ce qui pourrait correspondre à la vague épidémique de mars-avril. Les indemnités journalières ont également progressé de 13%, signe du reflux des arrêts de travail depuis leur envolée du mois d’avril (+86%). Dans l’ensemble, les dépenses (hors variations saisonnières) ont augmenté de 6,9% par rapport à juillet 2019.
L’activité du secteur privé est remontée en août à son plus haut niveau depuis début 2019 aux Etats-Unis malgré le niveau élevé de nouveaux cas de contamination par le coronavirus dans tout le pays. L’indice PMI flash composite est remonté à 54,7, un plus haut depuis février 2019, contre 50,3 en juillet, selon les premiers résultats des enquêtes mensuelles d’IHS Markit. Dans les services, le PMI est ressorti à 54,8 en août, un plus haut depuis mars 2019, contre 50 le mois précédent. Pour l’activité manufacturière, l’indice a progressé à 53,6, son plus haut depuis janvier 2019, près 50,9 en juillet. Tous les indices sont supérieurs aux attentes des économistes. Cette enquête montre une amélioration de la demande mais aussi des nouvelles commandes.
Le gouvernement français a annoncé samedi reporter à la première semaine de septembre la présentation de son plan de relance économique de 100 milliards d’euros, qui devait initialement être faite mardi prochain. Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, justifie cette décision par le souhait du chef de l’Etat, Emmanuel Macron, et du Premier ministre, Jean Castex, que le gouvernement se concentre pleinement d’ici là sur les questions sanitaires liées notamment à la rentrée des classes et au port du masque obligatoire dans les entreprises. « Le plan de relance est prêt, le calendrier prévu pour sa mise en oeuvre est évidemment maintenu », a précisé Gabriel Attal. Ce plan de relance de 100 milliards prévoit notamment de consacrer 30 milliards à la transition écologique, 3 milliards devant également favoriser l’investissement des entreprises. Quelque 30 milliards d’euros doivent permettre de financer cette année le dispositif d’activité partielle et 8 milliards l’année prochaine.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis sont reparties à la hausse lors de la semaine au 15 août, à 1,106 million contre 971.000 (chiffre révisé en légère hausse) la semaine précédente, selon le département du Travail. C’est près de 200.000 inscriptions de plus qu’attendu. La moyenne mobile sur quatre semaines diminue cependant à 1,175 million contre un peu plus de 1,254 million la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités a lui aussi baissé, à 14,844 millions lors de la semaine au 8 août contre 15,480 millions la semaine précédente. En outre, l’indice Philly Fed a fortement reculé (17,2 contre 24,1) en août, selon l’enquête mensuelle de la Fed locale, montrant que les conditions d’activité dans la région de Philadelphie se sont dégradées plus nettement qu’attendu. La composante emploi recule fortement.
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a annoncé mercredi une baisse historique de son indicateur du commerce des marchandises au deuxième trimestre, en raison de la pandémie. Au deuxième trimestre, celui-ci s’est établi à 84,5, en baisse de 18,6 points par rapport à l’année précédente. «Les données enregistrées en juin laissent entendre que le volume du commerce mondial des marchandises avait baissé de 14% entre le premier et le deuxième trimestres», indique l’organisation. «Cette estimation ainsi que le baromètre du commerce des marchandises signalent qu’en 2020 le commerce mondial évolue conformément au scénario moins pessimiste que ceux présentés par l’OMC en avril», ajoute-t-elle.
L’inflation a continué à accélérer dans la zone euro au mois de juillet, selon les données d’Eurostat, confirmant sa première estimation. Les prix à la consommation ont progressé le mois dernier de 0,4%, selon les normes harmonisées européennes (IPCH), après 0,3% en juin. En excluant les produits alimentaires frais et l'énergie (dont les prix sont plus volatils), l’inflation dans la zone euro a augmenté de 1,3%, après 1,1% en juin.
Les exportations japonaises ont décliné en juillet de plus de 10% pour un cinquième mois consécutif, alors que la pandémie a affecté les livraisons vers les Etats-Unis. Les exportations ont décliné de 19,2% en rythme annuel, selon les données gouvernementales. Les livraisons vers les Etats-Unis ont chuté de 19,5%, mais les exportations vers la Chine, principal partenaire commercial du Japon, ont progressé de 8,2%. Les commandes d'équipements industriels, considérées comme un indicateur avancé de l’investissement des entreprises à un horizon de 6 à 9 mois, ont aussi baissé de 7,6%.
La hausse des prix à la consommation a accéléré en juillet en Grande-Bretagne à son plus haut depuis mars. L’indice des prix a progressé de 1% après 0,6% en juin, selon les données de l’Office national des statistiques (ONS). Le fait que les magasins d’habillement n’aient pas fait d’offre pendant les soldes comme à l’accoutumée, alors qu’ils venaient juste de rouvrir leurs portes après les mesures de restriction mises en place pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, a fait grimper les prix. Mais les économistes s’attendent à une baisse au cours des prochains mois, et dès août notamment, en raison du programme Eat Out to Help Out. L’inflation core, qui exclut les prix les plus volatils (alimentation, énergie, alcool et tabac), a bondi à un plus-haut d’un an à 1,8% après 1,4% en juin. Le consensus attendait une légère baisse. La Banque d’Angleterre a indiqué début août qu’elle s’attendait à ce que l’inflation devienne négative à court terme (-0,3% en août).