La production industrielle dans la zone euro a poursuivi son rebond en juillet, mais à un rythme moins marqué que lors des deux mois précédents. Selon les données publiées ce matin par Eurostat, l’agence européenne de la statistique, cet indicateur est ressorti en hausse de 4,1% en juillet par rapport à juin, mais en recul de 7,7% par rapport à juillet 2019. Les économistes tablaient en moyenne sur une hausse de 3,8% sur un mois et une baisse de 8,5% sur un an en juillet. En juin, la production industrielle a augmenté de 9,5% sur un mois et s’est repliée de 12% sur un an, selon les données révisées d’Eurostat.
La troisième revue trimestrielle de la Banque des règlements internationaux (BIS/BRI) confirme que la reprise apparaît inégale, et que la faiblesse des perspectives et la détérioration des bilans des entreprises et du crédit la rendent «fragile». Et ce même si les marchés se sont largement remis des tensions du mois de mars grâce aux politiques monétaire et budgétaire et aux indicateurs économiques en hausse après la fin du confinement.
La Banque de France (BdF) table désormais sur une contraction de 8,7% du produit intérieur brut (PIB) pour 2020, contre un recul de 10,3% estimé en juin, alors que la reprise économique s’avère plus rapide que prévu grâce notamment à la résilience de la consommation domestique. L’Insee prévoyait pour sa part, la semaine dernière, une contraction de 9% sur l’année.
La banque centrale, qui se réunit jeudi, devra tenir compte des derniers indicateurs de PIB et du risque d’un essoufflement de la reprise et d’une hausse du chômage.
En Norvège, le SSB, son institut statistique, prévoit désormais une récession moins grave cette année. L’économie devrait se contracter de 3,2% contre 3,9% attendu. Affectée par la crise sanitaire et par la chute des prix du pétrole, la Norvège affiche une performance supérieure à la moyenne des autres économies européennes. L’institut statistique anticipe en outre une hausse des taux par la Norges Bank dès mi-2021 au lieu de 2022. La baisse des taux directeurs à 0% par la banque centrale pour faire face à la crise a provoqué un rebond des prix de l’immobilier. Cela devrait accélérer la hausse des taux. La Norges Bank devrait communiquer ses nouvelles prévisions de croissance et d’inflation le 24 septembre.
Les prix à la consommation ont augmenté de 0,4% en août aux Etats-Unis par rapport au mois précédent, en données corrigées, a annoncé le département américain du Travail. L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix de l’alimentation et de l'énergie, a également progressé de 0,4% par rapport à juillet. Ces données sont légèrement supérieures aux attentes des économistes qui anticipaient une inflation de 0,3% en août pour l’indice global comme pour l’indice de base. Par rapport à août 2019, l’indice global a augmenté de 1,3% le mois dernier, tandis que l’indice de base a crû de 1,7%.
La baisse des prix à la consommation en Allemagne est confirmée en août. L’indice IPCH a reculé de 0,2% par rapport à juillet et de 0,1% sur un an, selon Destatis, l’office fédéral de la statistique, conformément à une première estimation. C’est la première fois depuis plus de quatre ans que les prix baissent outre-Rhin, en raison de la crise provoquée par le coronavirus mais aussi de la diminution temporaire de la TVA de 19% à 16% depuis le 1er juillet dans le cadre du plan de relance lancé par le gouvernement d’Angela Merkel.
Les prix à la consommation ont augmenté de 0,4% en août aux Etats-Unis par rapport au mois précédent, en données corrigées des variations saisonnières, a annoncé aujourd’hui le département américain du Travail. L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix de l’alimentation et de l'énergie, a également progressé de 0,4% par rapport à juillet. Ces données sont légèrement supérieures aux attentes des économistes qui anticipaient une inflation de 0,3% en août pour l’indice global comme pour l’indice de base.
L’impact de la crise du coronavirus est réel sur les économies mais finalement moins pire qu’anticipé. C’est le cas en Norvège où le SSB, son institut statistique, prévoit désormais une récession moins grave cette année. L’économie devrait se contracter de 3,2% contre 3,9% attendu jusqu’à présent. Affectée par la crise sanitaire et par la chute des prix du pétrole, la Norvège affiche une performance supérieure à la moyenne des autres économies européennes. L’institut statistique anticipe en outre une hausse des taux par la Norges Bank dès mi-2021 au lieu de 2022. La baisse des taux directeurs à 0% par la banque centrale pour faire face à la crise a provoqué un rebond des prix de l’immobilier, constate le SSB. Cela devrait accélérer la hausse des taux. La Norges Bank se réunit le 24 septembre et devrait communiquer ses nouvelles prévisions de croissance et d’inflation à cette occasion.
Les banques centrales continueront à dominer l’actualité des marchés la semaine prochaine, dans un contexte toujours marqué par la pandémie de coronavirus et les divisions politiques aux Etats-Unis en vue de l'élection présidentielle américaine du 3 novembre. De nombreuses statistiques économiques sont également attendues de part et d’autre de l’Atlantique.
La baisse des prix à la consommation en Allemagne est confirmée en août. L’indice IPCH a reculé de 0,2% par rapport à juillet et de 0,1% sur un an, selon Destatis, l’office fédéral de la statistique, conformément à une première estimation. C’est la première fois depuis plus de quatre ans que les prix baissent outre-Rhin, en raison de la crise provoquée par le coronavirus mais aussi de la diminution temporaire de la TVA de 19% à 16% depuis le 1er juillet dans le cadre du plan de relance lancé par le gouvernement d’Angela Merkel.
Le rebond mécanique de la production industrielle, consécutif à la levée des restrictions, commence à ralentir. La production a progressé de 3,8% en juillet par rapport à juin (contre 5% attendus par le consensus des économistes), selon l’Insee. En juin, elle avait bondi de 13% (chiffre revu en hausse de 0,3 point). Sur un an, la production industrielle recule de 8,3%. Malgré cette reprise, la production reste 7,1% sous son niveau de février, avant le début du confinement et 10% sous son pic de mai 2019, indique HSBC qui calcule qu’en cas de production industrielle stable en août et septembre, cette dernière rebondirait de 18,7% au troisième trimestre, ce qui serait sa première hausse depuis cinq trimestres.
La Banque du Japon (BoJ), qui se réunit la semaine prochaine, devrait offrir une vision plus claire de l'économie, de la production et des exportations et signaler qu’elle commence à se reprendre de l’impact dévastateur de la pandémie de coronavirus, selon Reuters. Lors de sa précédente réunion en juillet, elle estimait que l'économie restait dans un «état extrêmement grave». Mais la BoJ devrait aussi avertir que toute reprise sera modeste et incertaine. Un statu quo sur la politique monétaire est attendu lors de cette réunion.
La Banque du Japon (BoJ), qui se réunit la semaine prochaine, devrait offrir une vision plus claire de l'économie, de la production et des exportations et signaler qu’elle commence à se reprendre de l’impact dévastateur de la pandémie de coronavirus, selon Reuters. Le point de vue serait plus optimiste que l'évaluation faite lors de sa précédente réunion en juillet, alors qu’elle estimait que l'économie restait dans un «état extrêmement grave». Mais la BoJ devrait aussi avertir que toute reprise sera modeste et incertaine car les craintes liées à une nouvelle flambée des infections et à la fragilité de la demande mondiale continuent de peser sur les dépenses des ménages et des entreprises. Un statu quo sur la politique monétaire est attendu lors de cette réunion.
Le rebond mécanique de la production industrielle consécutif à la levée des restrictions commence à ralentir. Elle a progressé de 3,8% en juillet par rapport à juin (ce qui est inférieur à la hausse de 5% attendue par le consensus des économistes), selon l’Insee. En juin, elle avait bondi de 13% (chiffre revu en hausse de 0,3 point). Sur un an, la production industrielle recule de 8,3%. Malgré cette reprise, la production reste 7,1% sous son niveau de février, avant le début du confinement et 10% sous son pic de mai 2019, indique HSBC qui calcule qu’en cas de production industrielle stable en août et septembre, cette dernière rebondirait de 18,7% au troisième trimestre, ce qui serait sa première hausse depuis cinq trimestres. Même si la confiance des entreprises a progressé, l’utilisation des capacités de production reste faible et inférieure de 10 points à sa moyenne en septembre, ce qui suggère que le retour aux niveaux d’activité d’avant le Covid-19 n’est pas encore en vue, selon HSBC.
La France comptait en 2018 9,3 millions de personnes considérées comme pauvres, soit 14,8% de la population, en hausse de 0,7 point par rapport à 2017, selon des chiffres définitifs publiés mercredi par l’Insee. Ces personnes pauvres, au sens statistique du terme, vivaient avec moins de 1.063 euros par mois pour une personne seule, seuil qui correspond à 60% du niveau de vie médian de la population. Le niveau de vie médian s'élevait en 2018 à 21.250 euros annuels, 0,3% de plus qu’en 2017 en euros constants, soit 1.771 euros par mois.
La contraction du PIB japonais a été plus importante qu’estimé au deuxième trimestre, selon les chiffres révisés publiés mardi. La troisième économie mondiale s’est ainsi contractée de -28,1% en rythme annualisé au deuxième trimestre, au lieu de -27,8% en première estimation, sa pire contraction depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Les dépenses d’investissement ont chuté de -4,7%, au lieu de -1,5% en première estimation, signe que l'épidémie a impacté plusieurs secteurs de l'économie japonaise. Les salaires réels ont également baissé pour le cinquième mois consécutif en juillet. Ces données révisées feront partie des facteurs clés que la Banque du Japon (BoJ) examinera lors de sa révision des taux la semaine prochaine.
Le PIB français se contractera de 9% cette année, a estimé l’Insee mardi, confirmant sa dernière estimation en date. Le troisième trimestre devrait noter le rebond associé au déconfinement, avec une croissance à deux chiffres (+17% prévu à ce stade). L’Insee entrevoit aussi une stabilisation de l’emploi salarié, même si le taux de chômage risque d’augmenter sensiblement. «Plus de 700.000 emplois salariés ont été perdus au premier semestre 2020. Soit un recul de l’emploi de -2,3% en glissement annuel au deuxième trimestre (contre -18,9% pour le glissement annuel du PIB).» Eurostat a également révisé mardi le PIB de la zone euro, de -11,8% par rapport aux trois mois précédents (au lieu de -12,1%) et de -14,7% (au lieu de -15%) sur un an.
Les livreurs de repas à vélo ont été à l’origine d’un bond inattendu des créations d’entreprises en juin et juillet en France, alors que quasiment tous les autres secteurs ont souffert de la crise liée au coronavirus, montre une étude publiée mardi par le Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce (CNGTC) (lire par ailleurs). Multipliés pendant le confinement de mars à mai, ils se sont ensuite enregistrés en tant qu’entrepreneurs. Le nombre de créations d’entreprises grimpe ainsi de plus de 10% sur un an en juin-juillet, avec 82.887 immatriculations au registre du commerce. Mais les difficultés se sont confirmées dans l’hébergement et la restauration, où le nombre d’immatriculations a baissé de 29%, mais aussi dans le commerce, la construction ou l’immobilier.
Les soutiens monétaires et budgétaires favorisent la survie de ces sociétés qui sont plus nombreuses aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne qu’en Europe continentale.