Rebond. Pendant que la Banque des règlements internationaux s’inquiète de la fragilité de la reprise dans le monde, la Banque de France passe au vert. Les dernières prévisions de ses économistes, dévoilées le 14 septembre, tablent sur une contraction moins brutale que prévu cette année, à -8,7 % au lieu des -10,3 % anticipés en juin. Ces projections tiennent compte d’une poursuite « normale » de la circulation du coronavirus. Ce rebond plus vigoureux se verra surtout en 2021, avec une croissance du produit intérieur brut révisée de 6,9 % à 7,4 %. Ce double effet permettrait donc au pays de retrouver au premier trimestre 2022 le niveau de produit intérieur brut (PIB) qui était le sien fin 2019, avant la pandémie. Il reste plusieurs inconnues dans l’équation. D’abord l’impact du plan de relance sur l’activité, qui n’est pas modélisé à ce stade. Ensuite, la propension des ménages à retrouver de la confiance et donc à consommer l’épargne qu’ils ont accumulée. L’évolution du chômage y sera pour beaucoup : la Banque de France voit son taux grimper à un pic d’environ 11 % de la population active au premier semestre 2021 (+2 points), résultat de 825.000 destructions d’emplois cette année, avant un reflux dès le second semestre de l’année prochaine.
La Banque d’Espagne anticipe un ralentissement de la reprise. Ses deux scénarios (confinement limité ne touchant que les secteurs du tourisme ou scénario plus large affectant l’ensemble de l’économie) tablent sur un ralentissement du rebond consécutif au déconfinement. La Banque d’Espagne anticipe une contraction comprise entre 10,5% et 12,6% cette année, contre 11,6% lors de la prévision de juin, et une reprise plus limitée en 2021 comprise entre 7,3% et 4,1%, contre 9,1% prévu en juin. A ce rythme, le pays n’aura pas retrouvé son niveau d’activité d’avant crise fin 2022 puisque le PIB se situera entre 2 points et 6 points en-dessous.
Si l'économie mondiale se redresse plus rapidement que prévu selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’activité devrait se contracter de 4,5% cette année, un plongeon moindre que les -6% anticipés en juin. L'économie mondiale devrait renouer avec la croissance en 2021 au rythme de 5%. Une accélération de la propagation de l'épidémie ou un durcissement des mesures pour la contenir pourraient enlever 2 à 3 points de pourcentage à cette prévision. La Chine devrait être le seul pays du G20 à connaître une croissance de son PIB cette année (+1,8%), alors que l’OCDE anticipait encore une contraction de 2,6% en juin. Les Etats-Unis devraient avoir une baisse de leur PIB limitée à 3,8% au lieu de 7,3%. Pour la France, l’organisme prévoit une récession de 9,5% cette année, contre -11,4% prévu en juin, avant une croissance de 5,8% en 2021.
Le gouvernement a revu en très légère hausse sa prévision de PIB cette année mais reste prudent. Il anticipe un déficit public plus élevé en 2021 avec le plan de relance.
Le rebond des ventes au détail aux Etats-Unis a encore perdu de l'élan en août avec une croissance inférieure aux attentes, tendance qui pourrait se prolonger avec la recrudescence des cas de contamination par le coronavirus dans plusieurs Etats. Les ventes au détail ont progressé de 0,6% le mois dernier après une croissance de 1,2% en juillet et de 8,4% en juin, montrent les données du département du Commerce. Les économistes attendaient pour août une hausse de 1%. Les ventes au détail souffrent également de la baisse des indemnités de chômage pour les millions d’Américains qui ont perdu leur emploi à cause de la crise sanitaire.
La zone euro a enregistré en juillet un excédent commercial de 27,9 milliards d’euros, contre 23,2 milliards d’euros pour le mois correspondant de 2019, d’après les chiffres Eurostat, l’agence européenne de la statistique. En juillet, les exportations de la zone euro ont diminué de 10,4% sur un an, à 185,2 milliards d’euros, tandis que les importations ont reculé de 14,3%, à 157,3 milliards.
La zone euro a enregistré en juillet un excédent commercial de 27,9 milliards d’euros, contre 23,2 milliards d’euros pour le mois correspondant de 2019, d’après les chiffres publiés aujourd’hui par Eurostat, l’agence européenne de la statistique. En juillet, les exportations de la zone euro ont diminué de 10,4% sur un an, à 185,2 milliards d’euros, tandis que les importations ont reculé de 14,3%, à 157,3 milliards.
Le rebond des ventes au détail aux Etats-Unis a encore perdu de l'élan en août avec une croissance inférieure aux attentes, tendance qui pourrait se prolonger avec la recrudescence des cas de contamination par le coronavirus dans plusieurs Etats. Les ventes au détail ont progressé de 0,6% le mois dernier après une croissance de 1,2% en juillet et de 8,4% en juin, montrent les données publiées ce mercredi par le département du Commerce. Les économistes attendaient pour août une hausse de 1%.
La Banque d’Espagne, qui a publié ce matin ses nouvelles prévisions trimestrielles, anticipe un ralentissement de la reprise. «Les perspectives économiques à court et moyen terme restent conditionnées par l’évolution épidémiologique. C’est pourquoi, les données limitées disponibles à la date de clôture de nos prévisions trimestrielles concernant l’ampleur de l’impact sur l’activité économique du rebond des contaminations de Covid-19 dans notre pays au cours des dernières semaines nous incitent à formuler deux scénarios alternatifs pour le troisième trimestre», explique l’institution dans sa note trimestrielle.
L'économie mondiale se redresse plus rapidement qu’on ne le pensait juste avant le début de l'été après le choc provoqué par le nouveau coronavirus, en raison notamment du dynamisme de la reprise aux Etats-Unis et en Chine, a déclaré ce matin l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’activité devrait néanmoins se contracter de 4,5% cette année, un plongeon sans précédent dans l’histoire récente mais moins prononcé que la chute de 6% anticipée en juin dans les précédentes prévisions de l’institution.
La production manufacturière aux Etats-Unis a continué à progresser en août même si son rebond s’est atténué, montrent les statistiques officielles. La Réserve fédérale a fait état d’une hausse de 1,0% de la production manufacturière le mois dernier après celles de 3,9% en juillet et de 7,5% en juin. Sur un an, la production manufacturière américaine accuse encore une baisse de 6,9%. La production industrielle dans son ensemble, qui inclut aussi le secteur des services aux collectivités et le secteur minier, a augmenté de 0,4% après +3,5% en juillet. Les économistes prévoyaient une croissance de 1,0% de la production industrielle et de 1,2% de la production manufacturière.
Le moral des investisseurs en Allemagne continue de s’améliorer avec un indice nettement supérieur aux attentes pour le mois en cours, montrent ce mardi les résultats de l’enquête de l’institut ZEW. Cet indice est monté à 77,4 contre 71,5 en août alors que les économistes et analystes prévoyaient en moyenne un recul à 69,8. Le sous-indice des conditions actuelles est également meilleur que prévu, à -66,2, contre un consensus de -72,0, après -81,3 en août.
La chute du nombre de touristes internationaux due à la pandémie de coronavirus a entraîné une perte de 460 milliards de dollars (388 milliards d’euros) pour le secteur au premier semestre, a estimé mardi l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). Au total, le nombre de touristes internationaux a plongé de 65% au premier semestre, marqué par la fermeture des frontières et les restrictions pour les voyageurs, entraînant pour le secteur des pertes qui «multiplient par cinq celles enregistrées durant la crise économique et financière de 2009», a détaillé cet organisme des Nations unies dans un communiqué
Le moral des investisseurs en Allemagne continue de s’améliorer avec un indice nettement supérieur aux attentes pour le mois en cours, montrent ce mardi les résultats de l’enquête de l’institut ZEW. Cet indice est monté à 77,4 contre 71,5 en août alors que les économistes et analystes prévoyaient en moyenne un recul à 69,8. Le sous-indice des conditions actuelles est également meilleur que prévu, à -66,2 contre un consensus de -72,0, après -81,3 en août.
La production manufacturière aux Etats-Unis a continué à progresser en août même si son rebond s’est atténué, montrent les statistiques officielles publiées aujourd’hui. La Réserve fédérale a fait état d’une hausse de 1,0% de la production manufacturière le mois dernier après celles de 3,9% en juillet et de 7,5% en juin. Sur un an, la production manufacturière américaine accuse encore une baisse de 6,9%.
La production industrielle dans la zone euro a poursuivi son rebond en juillet, mais à un rythme moins marqué que lors des deux mois précédents. Selon les données Eurostat, l’agence européenne de la statistique, cet indicateur est ressorti en hausse de 4,1% en juillet par rapport à juin, mais en recul de 7,7% par rapport à juillet 2019. Les économistes tablaient sur une hausse de 3,8% sur un mois et une baisse de 8,5% sur un an en juillet. En juin, la production industrielle a augmenté de 9,5% sur un mois et s’est repliée de 12% sur un an, selon les données révisées d’Eurostat.
La Banque de France (BdF) table désormais sur une contraction de 8,7% du produit intérieur brut (PIB) pour 2020, contre un recul de 10,3% estimé en juin, alors que la reprise économique s’avère plus rapide que prévu grâce notamment à la résilience de la consommation domestique. L’Insee prévoyait pour sa part, la semaine dernière, une contraction de 9% sur l’année. En août, la perte d’activité par rapport à la normale est estimée à 5%, après -7% en juillet, et les perspectives économiques pour septembre suggèrent une stabilisation de l’activité, déclare la BdF. Au troisième trimestre, la croissance du PIB est attendue autour de 16% après une chute de 13,8% au deuxième trimestre. «Nous devrions retrouver en moyenne le niveau d’activité pré-Covid au premier trimestre 2022», déclare le gouverneur de la BdF, François Villeroy de Galhau, dans un entretien au Monde paru lundi. «Au mois de juin nous tablions plutôt sur mi-2022 : on gagne donc un à deux trimestres sur le rythme de la reprise», ajoute-t-il.