Le déficit budgétaire de l’Etat français a atteint 175,1 milliards d’euros au 30 septembre dernier, contre 161,6 milliards à la même date de 2020, a annoncé mercredi le ministère chargé des Comptes publics. Les dépenses hors prélèvement sur recettes s'établissaient à 316,3 milliards d’euros à fin septembre, contre 282,1 milliards d’euros un an plus tôt. «Cette augmentation tient principalement aux dépenses engagées par le gouvernement pour répondre à la crise sanitaire et soutenir l'économie», a précisé le ministère.
Le marché de l’emploi continue de se redresser en Europe. Le taux de chômage corrigé des variations saisonnières a diminué à 7,4% en septembre en zone euro après 7,5% en août 2021 et 8,6% en septembre 2020, selon les données publiées mercredi par Eurostat.
Les goulets d’étranglement affectent l’industrie, en raison de la pénurie de composants et de matières premières ou de délais de livraisons longs qui pèsent sur la production. Ces difficultés se reflètent toujours davantage dans les indices PMI d’octobre, publiés ce mardi. C’est le cas dans la zone euro où la croissance de l’activité manufacturière décélère. L’indice d’activité PMI du secteur manufacturier mesuré par IHS Markit a reculé à 58,3 contre 58,6 le mois précédent et moins que l’estimation «flash» de 58,5. Un indice mesurant la production est tombé à 53,3, son plus bas niveau depuis juin 2020, après 55,6 en septembre. Les délais de livraison d’intrants ont augmenté à un rythme quasi-record. Cette tendance s’est répercutée sur les prix des achats et les prix de vente: l’indice des prix des intrants est passé de 86,9 à 89,5, son plus haut niveau depuis le début de l’enquête en 1997.
Les goulets d’étranglement affectent doublement l’industrie. D’une part en raison de la pénurie de composants et de matières premières ou de délais de livraisons longs qui pèsent sur la production. D’autre part en raison de la hausse des prix des intrants qui augmente les coûts de production.
La croissance de l'économie française a poursuivi son accélération avec une progression de 3,0% du produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre, après +0,1% au premier trimestre et +1,3% au deuxième (après révisions). Cela lui permet de quasiment retrouver son niveau d’avant-crise, selon l’Insee. Avec cette progression supérieure aux attentes, le PIB de la France est seulement -0,1% au-dessous de son niveau du quatrième trimestre 2019. De fait, l’acquis de croissance pour l’ensemble de l’année 2021, à savoir si la croissance du dernier trimestre était nulle, se situe à +6,6% au 30 septembre. L’indice des prix harmonisés IPCH affiche une inflation de 3,2% en octobre, un plus haut depuis 2008.
La croissance économique dans la zone euro a été plus soutenue qu’anticipé au troisième trimestre. Elle a atteint comme en France son rythme le plus élevé depuis un an grâce à la levée de nombreuses restrictions sanitaires, montre la première estimation publiée vendredi par Eurostat à +2,2% par rapport au trimestre précédent et +3,7% sur un an (après -1,2% au T1-2021 et +14,2% au T2-2021). La croissance du troisième trimestre avait été plus faible qu’attendu en Allemagne (+1,8%) et en Espagne (+2%), mais plus forte qu’anticipé en Italie (+2,6%) et surtout en France (+3%). L’Autriche se distingue aussi avec une croissance du PIB plus soutenue encore de +3,3% d’un trimestre sur l’autre. Le ralentissement inattendu en Allemagne (+1,8% au T3-2021 après +1,9% au T2-2021), s’explique par les goulets d'étranglement dans les chaînes d’approvisionnement qui freinent la reprise, notamment dans l’industrie automobile.
La réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) constituera le principal rendez-vous des marchés cette semaine prochaine, dans un contexte de remontée des taux obligataires (voier par ailleurs). En outre, ce jeudi, la Banque d’Angleterre (BOE) sera au centre de l’attention: elle semble prête à relever ses taux avant la fin de l’année à l’aune d’une inflation jugée «préoccupante» par son gouverneur Andrew Bailey. Du côté des indicateurs, les investisseurs seront attentifs en ce début de semaine à une série d’enquêtes PMI/ISM en Chine, en Europe et aux Etats-Unis. Jeudi, ils guetteront les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis, avant le rapport sur l’emploi du mois d’octobre, vendredi.
La réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) constituera le principal rendez-vous des marchés la semaine prochaine, dans un contexte de remontée des taux obligataires et de nouveaux records pour les actions américaines, soutenues par des résultats trimestriels meilleurs qu’attendu.
La croissance économique dans la zone euro a été plus soutenue qu’anticipé au troisième trimestre. Elle a atteint comme en France son rythme le plus élevé depuis un an grâce à la levée de nombreuses restrictions sanitaires, montre la première estimation publiée vendredi par Eurostat à +2,2% par rapport au trimestre précédent et +3,7% sur un an (après -1,2% au T1-2021 et +14,2% au T2-2021).
La croissance de l'économie française a poursuivi son accélération avec une progression de 3,0% du produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre, après +0,1% au premier trimestre et +1,3% au deuxième (après révisions). Cela lui permet de quasiment retrouver son niveau d’avant-crise, selon les résultats publiés vendredi par l’Insee. Avec cette progression supérieure aux attentes, le PIB de la France est seulement -0,1% au-dessous de son niveau du quatrième trimestre 2019.
Les négociateurs du futur gouvernement de coalition en Allemagne ne s’attendaient pas à devoir désigner un nouveau président pour la Bundesbank. Voilà un problème de plus à régler dans leur programme bien chargé. La démission de Jens Weidmann se conjugue à deux autres moments qui pourraient changer le visage de l’union monétaire dans les prochains mois : l’après-Merkel outre-Rhin et la redéfinition du pacte de stabilité et de croissance, les fameux critères de Maastricht. Jusqu’à quel point faut-il en attendre un changement de politique ?
Vu de loin, les problèmes d’approvisionnement peuvent sembler frustrants. Pourquoi ne pas accueillir davantage de bateaux ou agir sur les secteurs qui coincent ? Un livre de l’économiste Steven E. Rhoads vient remettre les choses en place. L’effondrement de l’immobilier aux Etats-Unis en 2008 a en effet fait s’envoler les prix… du lait. La sciure de bois, sous-produit de la construction de maison neuves, est essentielle au confort des vaches. Mais aussi à la fabrication de contreplaqué, de biomasse, de terreau… La ressource, devenue rare et demandée, est devenue chère. L’histoire illustre « l’interconnexion dense » de l’économie, explique l’expert, qui rend toute intervention complexe et multiface. Gageons que la période actuelle devrait lui permettre de renouveler ses exemples.
OPTIMISME Les entreprises françaises font fi des nuages qui planent sur l’économie. Le climat des affaires atteint, en octobre, 113 points, le niveau qui prévalait en juin 2021 et pas loin du plus haut niveau jamais atteint. Certes, les entreprises des services sont responsables de cette progression, le climat des affaires dans l’industrie restant stable – l’optimisme retombe un peu sur les perspectives de production. Mais la situation est historique, remarque ING : depuis que les données existent, « jamais aussi peu d’entreprises n’ont été confrontées à des difficultés de demande (seulement 10 % des entreprises interrogées), et jamais autant d’entreprises n’ont été confrontées à des difficultés d’offre (49 % des entreprises) ». Si la remontée de l’indicateur est une bonne nouvelle, la tendance devrait pourtant s’inverser. Aux difficultés d’approvisionnement et de recrutement s’ajoutent les tensions sur les prix de l’énergie, qui pousseront les coûts à la hausse et rogneront le pouvoir d’achat. « En clair, le choc actuel sur les prix de l’énergie peut être considéré de la même façon qu’une taxe sur l’économie française tout entière », résume ING. Qui estime avec prudence que la croissance française sera sans doute inférieure à la prévision de 4 % du gouvernement en 2022, et plus proche de 3,5 %.
L’indice GfK du climat de confiance des consommateurs en Allemagne a augmenté de manière très inattendue dans l’environnement actuel de hausse des prix, à 0,9 pour novembre, contre une révision à la hausse de 0,4 pour octobre. Mais les attentes économiques et de revenus ont chuté. Mercredi, le gouvernement allemand a, en effet, revu en baisse sa prévision de croissance économique à +2,6% pour 2021, contre +3,5% précédemment. Il a toutefois relevé sa prévision de croissance à +4,1% pour 2022, contre +3,6% prévu en avril. La confiance des consommateurs est en revanche tombée en France, à 99 pour octobre, après 101 (révisée à la baisse) pour septembre, et donc au-dessous de la moyenne de long terme (100), selon l’indicateur synthétique publié mercredi par l’Insee.
L’indice GfK du climat de confiance des consommateurs en Allemagne a augmenté de manière très inattendue dans l’environnement actuel de hausse des prix, à 0,9 pour novembre, contre une révision à la hausse de 0,4 pour octobre, alors que les prévisions du marché étaient plutôt de -0,5. La propension à consommer s’améliore tandis que les attentes économiques et de revenus ont chuté.
Le climat des affaires en Allemagne s’est dégradé en octobre pour le quatrième mois consécutif, selon l’enquête mensuelle de l’institut d’études économiques Ifo. L’indice a reculé à 97,7, un plus bas depuis avril, après 98,9 (révisé) en septembre alors que le consensus Reuters prévoyait 97,9. La composante du jugement des chefs d’entreprise sur leurs conditions actuelles d’activité reste positive, à 100,1 après 100,4 quand le consensus la donnait en baisse à 99,4. Les goulots d’étranglement qui touchent les produits intermédiaires dans l’industrie manufacturière se propagent à d’autres secteurs, comme le commerce de détail, ce qui signifie que la période des fêtes de fin d’année pourrait être touchée. Avec ces tensions sur l’offre, l’économie allemande devrait croître d’environ 0,5% au quatrième trimestre.
Le climat des affaires en Allemagne s’est dégradé en octobre pour le quatrième mois consécutif, selon l’enquête mensuelle de l’institut d’études économiques Ifo. L’indice a reculé à 97,7, un plus bas depuis avril, après 98,9 (révisé) en septembre alors que les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 97,9.
La hausse des prix et les goulots d’étranglements commencent à avoir des répercussions sur l’activité en zone euro même si cette dernière reste à un niveau élevé par rapport à la tendance long terme. L’indice d’activité PMI composite mesuré par IHS Markit auprès des directeurs d’achats, qui rassemble les secteurs manufacturier et des services, a reculé plus que prévu en octobre, à 54,3 contre 56,2 en septembre et 55,2 pour le consensus Reuters, selon les résultats préliminaires de cette enquête. L’indice PMI du secteur manufacturier a légèrement baissé, passant de 58,6 à 58,5 et celui des services a reculé plus nettement, à 54,7, un creux depuis avril, contre 56,4 le mois précédent. L’indice des prix des intrants bondit de 70,9 à 73,1, de loin le chiffre le plus élevé depuis le début de l’enquête en 1998.
Les investisseurs auront fort à faire la semaine prochaine entre la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), une pluie de résultats d’entreprises et de nombreux indicateurs macroéconomiques.
La hausse des prix et les goulots d’étranglements commencent à avoir des répercussions sur l’activité en zone euro même si cette dernière reste à un niveau élevé par rapport à la tendance long terme.