La production industrielle et les ventes de détail chinoises ont progressé en octobre à un rythme plus rapide qu’attendu, malgré de nouvelles restrictions sanitaires pour endiguer des foyers de contamination au coronavirus et les problèmes d’approvisionnement qui menacent de nuire au rétablissement de la deuxième économie mondiale.
L'économie japonaise s’est contractée plus qu’attendu sur la période juillet-septembre, montrent des données officielles publiées lundi, alors que les problèmes d’approvisionnement et la résurgence de l'épidémie de coronavirus ont lourdement pesé sur les investissements des entreprises et sur la consommation.
L'Autriche impose un nouveau confinement aux personnes non vaccinées. Les Pays-Bas anticipent la fermeture des magasins. L'Allemagne réfléchit à instaurer des mesures de freinage.
La Commission européenne a relevé jeudi sa prévision de croissance pour la zone euro cette année et prévoit une réduction progressive du déficit budgétaire et de la dette publique à partir de 2022. Elle anticipe désormais une hausse de 5% du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays ayant adopté la monnaie unique, contre 4,8% prévu en juillet, puis une croissance de 4,3% en 2022 et de 2,4% en 2023. L’inflation devrait atteindre 2,4% cette année, après 0,3% en 2020, avant de ralentir à 2,2% en 2022 puis à 1,4% en 2023. Le déficit budgétaire agrégé serait ramené à 7,1% du PIB en 2021, après 7,2% en 2020, puis à 3,9% en 2022 et 2,4% en 2023. Après avoir culminé à 100% du PIB cette année, la dette publique du bloc devrait ressortir à 97,9% en 2022 et 97,0% en 2023.
Cinq pays européens ont estimé jeudi à la COP26 que l'énergie nucléaire était «incompatible» avec les critères de la liste des investissements durables élaborée par l’UE. «Nous reconnaissons le droit souverain des Etats membres de se décider en faveur ou contre l'énergie nucléaire dans le cadre de leurs systèmes énergétiques nationaux. Mais nous craignons qu’inclure l'énergie nucléaire dans la taxonomie affecterait durablement son intégrité, sa crédibilité et donc son utilité», assurent dans une déclaration commune les ministres de l’Environnement d’Allemagne, d’Autriche, du Danemark, du Luxembourg et du Portugal, rendue publique durant la conférence tenue à Glasgow. Ils estiment que cette classification pourrait inquiéter certains investisseurs et que «ces voix du marché doivent être entendues».
La croissance de l'économie britannique a ralenti plus que prévu au troisième trimestre 2021, le pays observant une reprise plus lente que celle des autres membres du G7, ce qui complique la tâche de la Banque d’Angleterre. Selon les données officielles préliminaires publiées jeudi, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 1,3% après +5,5% au deuxième trimestre et alors que les économistes tablaient sur une croissance de 1,5%. C’est la croissance la plus faible sur un trimestre depuis le confinement du pays observé en début d’année. La hausse du PIB ressort à 6,6% en rythme annuel entre juillet et septembre, contre +6,8% attendu et +23,6% au deuxième trimestre.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a décerné le prix 2021 du jeune chercheur en économie à Paul Karehnke (photo). Les recherches de ce professeur associé de finance à l’ESCP Business School portent notamment sur l’évaluation d’actifs, la finance comportementale et la théorie de la décision. Le lauréat a précédemment été maître de conférences à l’Université de New South Wales à Sydney. Il est titulaire d’un doctorat en finance de l’Université Paris Dauphine et de l’Université Tilburg en 2014. Lancé en 2015 et doté de 5.000 euros, le prix de l’AMF récompense un chercheur de moins de 35 ans pour ses travaux en lien avec la régulation et les marchés.
Les ventes au détail dans la zone euro ont enregistré une baisse inattendue de 0,3% en septembre sur un mois (+2,5% sur un an), pénalisées par le ralentissement de la consommation en Allemagne et la faiblesse des ventes de produits non alimentaires, selon les statistiques Eurostat. Les ventes de produits non alimentaires ont en revanche diminué de 1,5%, avec un repli de 1,4% pour les ventes par correspondance et en ligne. L’Allemagne, première économie de la zone euro, a enregistré la plus forte baisse des ventes au détail, soit 2,5%, suivie de la Finlande et des Pays-Bas, également en recul.
Les investisseurs surveilleront la parution de plusieurs indicateurs économiques de premier ordre cette semaine, dont l’indice des prix à la production pour le mois d’octobre aux Etats-Unis, suivi mercredi par l’indice des prix à la consommation. Ils suivront aussi lundi l’intervention prévue du vice-président de la Réserve fédérale (Fed) Richard Clarida sur la politique monétaire et l’inflation devant la Brookings Institution, et vendredi, la première estimation de l’indice de confiance des ménages de l’université du Michigan pour novembre. En Europe, l’indice des prix à la consommation de l’Allemagne pour le mois d’octobre est attendu mercredi. L’indice ZEW du sentiment des investisseurs en Allemagne sera publié lundi. Par ailleurs, les chiffres de la production industrielle en zone Euro au mois de septembre sont attendus vendredi.
Les investisseurs surveilleront la parution de plusieurs indicateurs économiques de premier ordre la semaine prochaine, alors que le rythme des publications d’entreprises diminuera de part et d’autre de l’Atlantique. De grandes entreprises, notamment en France, présenteront toutefois leurs comptes trimestriels.
La production industrielle en Allemagne a reculé de façon inattendue en septembre, selon les données officielles publiées vendredi, les goulets d'étranglement dans l’approvisionnement en matières premières continuant de peser sur la production de la première économie de la zone euro. L’Office fédéral de la statistique a indiqué que la production industrielle avait reculé de 1,1% en septembre, après une baisse de 3,5% (chiffre révisé) en août. Le consensus des économistes anticipait une hausse de 1%.
Les ventes au détail dans la zone euro ont enregistré une baisse inattendue de 0,3% en septembre sur un mois (+2,5% sur un an), pénalisées par le ralentissement de la consommation en Allemagne et la faiblesse des ventes de produits non alimentaires, montrent les statistiques publiées vendredi par Eurostat.
La reprise économique espagnole, qui reste bien orientée à court terme, risque néanmoins de ralentir si les perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et la hausse de l’inflation durent plus longtemps que prévu, a annoncé jeudi la Banque d’Espagne. «Cette persistance accrue (des goulots d'étranglement) pourrait entraîner une répercussion des augmentations de coûts sur les prix finaux et les revendications salariales, entraînant une poussée inflationniste plus intense que prévu actuellement», a déclaré la banque centrale dans son rapport semestriel. L’inflation espagnole a atteint un sommet en 29 ans en octobre, à 5,5%.
Les commandes à l’industrie allemande ont connu en septembre un rebond plus faible que prévu après la chute inhabituellement forte subie le mois précédent, montrent les statistiques publiées jeudi. Elles ont progressé de 1,3% en septembre en données ajustées des variations saisonnières, après une baisse de 8,8% en août (révisée), selon les données de Destatis, l’Office fédéral de la statistique. Le consensus tablait sur une hausse de 2%.
Les commandes à l’industrie allemande ont connu en septembre un rebond plus faible que prévu après la chute inhabituellement forte subie le mois précédent, montrent les statistiques publiées jeudi. Elles ont progressé de 1,3% en septembre en données ajustées des variations saisonnières, après une baisse de 8,8% en août (révisée), selon les données de Destatis, l’Office fédéral de la statistique. Le consensus tablait en moyenne sur une hausse de 2%.
La reprise économique espagnole, qui reste bien orientée à court terme, risque néanmoins de ralentir si les perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et la hausse de l’inflation durent plus longtemps que prévu, a annoncé jeudi la Banque d’Espagne.
L’activité du secteur privé dans la zone euro a continué de croître en octobre mais à son rythme le plus faible en six mois. Le secteur manufacturier est affecté par les goulets d'étranglement dans la chaîne d’approvisionnement et les problèmes logistiques liés à la pandémie de Covid-19 tandis que l’activité dans les services commence à s’essouffler après le rebond consécutif à la réouverture des économies.
Le déficit budgétaire de l’Etat français a atteint 175,1 milliards d’euros au 30 septembre dernier, contre 161,6 milliards à la même date de 2020, a annoncé mercredi le ministère chargé des Comptes publics. Les dépenses hors prélèvement sur recettes s'établissaient à 316,3 milliards d’euros à fin septembre, contre 282,1 milliards d’euros un an plus tôt. «Cette augmentation tient principalement aux dépenses engagées par le gouvernement pour répondre à la crise sanitaire et soutenir l'économie», a précisé le ministère. A fin septembre 2021, les recettes du budget général nettes des remboursements et dégrèvements s’inscrivaient à 209,9 milliards d’euros, contre 185,3 milliards un an plus tôt.
Le marché de l’emploi continue de se redresser en Europe. Le taux de chômage corrigé des variations saisonnières a diminué à 7,4% en septembre en zone euro après 7,5% en août 2021 et 8,6% en septembre 2020, selon les données Eurostat. A ce niveau, le chômage est au plus bas depuis avril 2020. Eurostat estime qu’en septembre, 12,079 millions d’hommes et de femmes étaient au chômage dans la zone euro, soit 255.000 de moins que le mois précédent. Le nombre de chômeurs a diminué de 306.000 dans l’Union européenne (UE) à 14,324 millions, soit un taux de chômage de 6,7%, en baisse par rapport au taux de 6,9% d’août 2021 et au taux de 7,7% de septembre 2020. Par rapport à septembre 2020, le chômage a diminué de 2,054 millions dans l’UE et de 1,919 million dans la zone euro.