American Express a publié hier soir des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, à la faveur d’une hausse des dépenses de ses porteurs de cartes et des gains de nouveaux clients. L'émetteur de cartes bancaires a dégagé au premier trimestre un bénéfice net de 1,63 milliard de dollars (1,32 milliard d’euros), soit 1,86 dollar par action, contre un profit de 1,25 milliard de dollars, soit 1,34 dollar par action, un an plus tôt. Son chiffre d’affaires a progressé de 12% à 9,71 milliards de dollars. Il s’attend désormais pour 2018 à un bénéfice par action dans le haut de la fourchette de 6,90 à 7,30 dollars par action communiquée fin 2017, ainsi qu’une progression d’au moins 8% de son chiffre d’affaires.
Constatant une «forte hausse de la volumétrie» globale, avec une progression annuelle de 36 % des dossiers déposés en mars, Meilleurtaux fait part d’un regain d’activité pour la renégociation de crédit immobilier. Celle-ci concerne désormais 15 % des demandes soumises au courtier. « L’effet taux bas perdurant, les demandes de renégociation de crédits affluent de nouveau avec une nouvelle génération de crédits concernée », explique Maël Bernier, directrice de la communication de Meilleurtaux. Fait notable: les deux tiers des demandes portent sur des montants supérieurs à 10.000 euros, et la moitié à 15.000 euros. Si les crédits concernés ont été signés avant 2016, «la grande majorité des dossiers portent sur des crédits datant de 2015, à savoir ceux qui n’ont pas profité de l’opportunité en 2016 ou 2017, les crédits étant souvent trop récent ».
Le reflux du marché des crédits à l’habitat se confirme en France, montrent les données trimestrielles de l’Observatoire Crédit logement/CSA publiées hier. Le nombre de prêts bancaires accordés sur les trois premiers mois de l’année affiche un recul de 16,9% par rapport à la même période de 2017, tandis qu’en volume, la production de crédits a connu une baisse de 9,9%. Pour la suite de l’année, l’Observatoire prévoit que «les taux des crédits immobiliers ne devraient progresser que modérément en 2018 et terminer l’année entre 1,65% et 1,70% au maximum», contre une moyenne de 1,49% en mars.
Un marché en croissance. Parmi les clients du courtier en crédit immobilier Vousfinancer.com, 17 % des emprunteurs ont plus de 50 ans, alors qu’ils n’étaient que 11 % il y a 5 ans. Le crédit immobilier devient-il aussi une affaire de seniors ? Le chiffre reste toutefoisà nuancer: seulement 4 % dépassent sont âgés de plus de 60 ans, «en cause notamment, le passage à l’âge de la retraite, avec la baisse de revenus que cela engendre, pouvant aller de 15 à 40 % selon les cas», selon le courtier. Ainsi, «seuls 3 % de nos clients sont retraités au moment de la souscription d’un crédit, mais ils sont beaucoup à emprunter quelques années avant, justement pour se constituer un patrimoine et préparer leur retraite»,souligne Jérôme Robin, directeur général de Vousfinancer.
Sous surveillance de Pékin après la démission de son fondateur et le gel de son rachat de parts dans Rosneft, CEFC Shanghai International a fait défaut sur un remboursement.
Le Médiateur national du crédit a publié ce mercredi son rapport annuel pour 2017, qui fait état d’une saisine par 2.302 entreprises, dont 1.514 ont été déclarées éligibles. Le taux de réussite est stable, à 65%. Le rapport souligne que 909 entreprises, employant au total plus de 11.000 personnes, ont pu ainsi poursuivre leur activité. Plus de 190 millions d’euros d’encours de crédit ont été débloqués. Grâce à la bonne conjoncture, le nombre d’entreprises faisant appel au médiateur a baissé de 17%. Mais, s’agissant des TPE, les problèmes demeurent, l’accès au crédit restant plus difficiles pour elles. Ces TPE représentent toujours 85% des saisines.
Le discours de Pascal Beuvelet, président fondateur d’In&Fi Crédits, tranche avec celui des autres courtiers en crédit, Selon lui, le taux d’emprunt d’Etat n’agit pas sur leniveau des taux d’intérêt des crédits immobiliers. Mais les deux sont liés par l’inflation