La Commission européenne a autorisé sous conditions la cession de l’activité nylon du chimiste franco-belge Solvay à son concurrent allemand BASF pour un montant de 1,6 milliard d’euros. Cette décision intervient à l’issue d’un examen approfondi de l’opération, initialement annoncée en septembre 2017. Bruxelles craignait que la transaction ne réduise la concurrence sur le marché des composés en nylon, utilisés notamment dans les secteurs de l’automobile et de l'électronique.
La commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager a informé mardi le collège des commissaires européens de l'état des lieux de la procédure de contrôle des fusions entre Alstom et Siemens - il doit trancher d’ici le 18 février. «Nous voulons prendre en compte les évolutions de l'économie de demain. (...) Les décisions prises par la Commission ne sont jamais basées sur une ligne idéologique», a déclaré mardi Pierre Moscovici. Depuis quelques semaines, l’opposition monte contre le projet de rapprochement des deux équipementiers ferroviaires. L’autorité allemande de la concurrence s’est prononcée contre cette fusion soutenue par Paris et Berlin, et les services de la Commission seraient du même avis.
La commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager a informé mardi le collège des commissaires européens de l'état des lieux de la procédure de contrôle des fusions entre Alstom et Siemens et ces derniers prendront une décision au plus tard le 18 février, a annoncé mardi Pierre Moscovici. « Le collège prendra une décision sur ce cas important au plus tard le 18 février » en fonction « d’une proposition de la commissaire Vestager, sur la base de nos règles et des procédures applicables dans ces cas », a déclaré lors d’un compte rendu, le commissaire européen aux Affaires économiques et financières. « Nous voulons prendre en compte les évolutions de l'économie de demain. Nous ne sommes pas naïfs. Nous ne regardons pas l’avenir avec le prisme de demain. Les décisions prises par la Commission ne sont jamais basées sur une ligne idéologique », a-t-il ajouté.
L’Autorité de la concurrence, qui fêtera ses 10 ans en mars prochain, se penchera particulièrement cette année sur le numérique (avec notamment l’aboutissement de son projet avec son homologue allemand sur les algorithmes), sur la publicité en ligne (avec des enquêtes en cours sur l’utilisation des données), sur la santé (avec un avis prochainement sur la distribution de médicaments), sur la distribution et les centrales d’achat (avec des enquêtes en cours sur des rapprochements), sur l’énergie (avec un avis sur le futur dispositif d’accès régulé à l'électricité nucléaire historique), sur la concurrence en outre-mer (avec un avis sur l’importation et la distribution de produits de grande consommation), et sur les professions réglementées (révision des cartes d’implantation des offices d’huissiers de justice et de commissaires-priseurs judiciaires).
L'antitrust italien a infligé des amendes de 678 millions d'euros au secteur, dont 125 millions à Renault et à sa filiale. Pour la banque verte, l'impact est de 70 millions.
La Commission européenne va examiner l’acquisition des Chantiers de l’Atlantique par Fincantieri, à la demande de la France et de l’Allemagne. Si ce projet de rapprochement n’atteint pas les seuils de chiffre d’affaires fixés par le règlement de l’UE sur les concentrations devant être notifiées à la Commission européenne, il a fait l’objet d’une notification pour autorisation en France et en Allemagne. Sur la base des éléments fournis par la France et l’Allemagne, la Commission considère que «l’opération pourrait nuire de manière significative à la concurrence en matière de construction navale, en particulier sur le marché mondial des bateaux de croisière». L’acquisition des Chantiers de l’Atlantique par Fincantieri sera examinée dans sa totalité par la Commission. Elle va à présent demander à Fincantieri de notifier l’opération.
La Commission européenne va examiner l’acquisition des Chantiers de l’Atlantique par Fincantieri, sur la demande de la France et de l’Allemagne. Si ce projet de rapprochement n’atteint pas les seuils de chiffre d’affaires fixés par le règlement de l’UE sur les concentrations devant être notifiées à la Commission européenne, il a fait l’objet d’une notification pour autorisation en France et en Allemagne.
Maël Guilbaud-Nanhou a été nommé secrétaire général de l’Autorité de la concurrence, à compter du 1er janvier 2019, par décision d’Isabelle de Silva, sa présidente. Il succède à Isabelle Sévajols, rapporteure permanente des services d’instruction de l’Autorité de la concurrence depuis le 1er décembre. Titulaire d’un Master 2 de droit public à l’université Paris I (Panthéon-Sorbonne), Maël Guilbaud-Nanhou est admis à l’Institut d’Etudes Judiciaires (IEJ) de Paris II (Panthéon-Assas) puis à l’Institut Régional d’Administration (IRA) de Nantes. Il débute sa carrière en 2007 au secrétariat général du ministère de la Culture comme responsable du contrôle interne financier. Depuis janvier 2015, il était secrétaire général de la Direction des transports et de la protection du public (DTPP) de la Direction départementale de la Protection des populations (DDPP), à la Préfecture de Police (Ministère de l’Intérieur).
L’Autorité de la concurrence autorise le rachat «sans conditions» d’Editis par Vivendi. Le gendarme français de la concurrence constate que cette opération ne réduira pas la concurrence sur les nombreux marchés du secteur audiovisuel et littéraire examinés. L’Autorité a en particulier regardé les effets verticaux de l’opération sur certains marchés comme celui de la publicité, sur lequel le groupe Vivendi offre des services et le groupe Editis est client. Elle a analysé «pour la première fois» les marchés d’adaptation audiovisuelle d’une œuvre littéraire, ainsi que les marchés d’adaptation littéraire d’une œuvre audiovisuelle. L’Autorité a aussi examiné les effets congloméraux de l’opération sur des marchés voisins, tels que les marchés de la vente en gros aux détaillants de livres et de musique enregistrée sur supports physiques ou numériques - la nouvelle entité distribuera une large gamme de produits culturels.
À la suite d’une enquête menée par la DGCCRF et d’une saisine d’office, l’Autorité de la concurrence a sanctionné plusieurs ententes verticales – entre 2010 et 2013 – conclues entre des fabricants de fertilisants liquides et leurs revendeurs-grossistes. Le gendarme de la concurrence a prononcé une amende globale de 355.000 euros à l’encontre de quatre fabricants et de deux revendeurs grossistes.
La Commission australienne de la concurrence et des consommateurs (ACCC) s’est dit inquiète jeudi face au projet de fusion entre la filiale australienne de Vodafone et le fournisseur d’accès internet local TPG Telecom. Elle n’a pas bloqué cette opération à 15 milliards de dollars australiens (9,55 milliards d’euros), mais elle craint que ce rapprochement ne décourage des principaux acteurs du secteur à proposer des prix plus bas. Vodafone propose principalement des services de téléphonie mobile en Australie, et TPG des activités internet.
L’autorité australienne de la concurrence et de la consommation a exprimé jeudi son inquiétude face au projet de fusion entre la filiale australienne de Vodafone et le fournisseur d’accès internet local TPG Telecom. La Commission australienne de la concurrence et des consommateurs (ACCC) n’a pas bloqué cette opération à 15 milliards de dollars australiens (9,55 milliards d’euros) mais elle a déclaré craindre que ce rapprochement ne décourage deux des quatre principaux acteurs du secteur à proposer des prix plus bas.
Alstom et Siemens ont annoncé mercredi qu’ils soumettraient à la Commission européenne des remèdes pour la convaincre de donner son feu vert à la fusion entre l'équipementier ferroviaire français et la branche mobilité de Siemens. Ces mesures compensatoires portent à la fois sur les activités de signalisation et de matériels roulants, pour un total d’environ 4% du chiffre d’affaires de la future entité combinée, soit environ 600 millions d’euros. La décision de la Commission européenne est désormais attendue d’ici au 18 février. Elle avait ouvert en août dernier une enquête approfondie sur le projet de fusion, craignant qu’il ne réduise la concurrence sur plusieurs types de trains et de systèmes de signalisation. Ce projet vise à créer un champion franco-allemand du ferroviaire face au groupe public chinois CRRC et au canadien Bombardier.
Alstom et Siemens ont annoncé mercredi qu’ils soumettraient à la Commission européenne un ensemble de remèdes pour la convaincre de donner son feu vert à la fusion entre l'équipementier ferroviaire français et la branche mobilité de Siemens. Ces remèdes prennent «en compte les préoccupations de la Commission tout en préservant les fondamentaux économiques et industriels de la transaction», ont fait valoir les deux sociétés. Ces mesures compensatoires portent à la fois sur les activités de signalisation et de matériels roulants, pour un total d’environ 4% du chiffre d’affaires de la future entité combinée, soit environ 600 millions d’euros.
Encore un cartel sanctionné ! L’Autorité de la concurrence vient de prononcer un total de 189 millions d’euros d’amendes à six fabricants de gros électroménagers. Soit la plus forte sanction de l’année, et la dixième plus importante dans l’histoire du gendarme de la concurrence. Whirlpool écope de la plus forte sanction (56 millions d’euros), devant Electrolux (48 millions), Indesit (46 millions), BSH (23 millions), Candy Hoover (15 millions) et Eberhardt Frères (1 million).
L’autorité allemande de la concurrence a ouvert une enquête à l’encontre d’Amazon pour déterminer si le site américain de e-commerce ne profite pas d’une position dominante sur les vendeurs tiers qui utilisent sa place de marché. L’autorité dit avoir reçu plusieurs plaintes de vendeurs. Son enquête devra déterminer les conditions imposées aux vendeurs, notamment sur les questions de délais de paiement, de livraison ou d’arrêt du service. L’exécutif européen va aussi se pencher sur la double activité d’Amazon - distributeur et première place de marché - et a demandé aux commerçants et aux fabricants si les ventes de produits Amazon similaires aux leurs avaient nui à leur activité. L’Allemagne est le deuxième plus grand marché d’Amazon. L’Office fédéral a déclaré que l’enquête chercherait à établir si Amazon a enfreint le droit allemand de la concurrence.
L’autorité allemande de la concurrence a ouvert une enquête à l’encontre d’Amazon pour déterminer si le site américain de e-commerce ne profite pas d’une position dominante sur les vendeurs tiers qui utilisent sa place de marché. L’autorité dit avoir reçu plusieurs plaintes de vendeurs. Son enquête devra déterminer les conditions imposées aux vendeurs, notamment sur les questions de délais de paiement, de livraison ou d’arrêt du service.