Une nationalisation temporaire du géant russe de l’aluminium Rusal est l’une des solutions envisagées pour aider le groupe à faire face aux sanctions imposées par les Etats-Unis, qui empêchent tout accès direct au marché américain, a dit hier un porte-parole du Kremlin. Il a tenu ces propos en réaction à une proposition faite par Alexandre Chokhine, ancien vice-Premier ministre, prônant le rachat par l’Etat russe des entreprises concernées par les sanctions. Par ailleurs, selon Bloomberg, Rusal se serait tourné vers la Chine pour tenter de surmonter les conséquences provoquées par ces sanctions sur son activité.
Le grand théâtre de Donald Trump a officiellement ouvert ses portes et les investisseurs s’y pressent, quitte à risquer de se faire peur. Au programme des festivités, des effets d’annonce à tout crin. D’abord sur des mesures protectionnistes d’instauration de nouvelles taxes douanières, sur l’acier notamment, à l’encontre de la Chine, puis sur Amazon, à qui le président américain reproche de ne pas payer assez d’impôts et de provoquer la fermeture de milliers de commerces aux États-Unis. Dans le public, les marchés assistent un peu désabusés au spectacle et manifestent leur mécontentement par des secousses parfois brutales, à l’image du violent décrochage des indices mondiaux fin janvier.
Une nationalisation temporaire du géant russe de l’aluminium Rusal est l’une des solutions envisagées pour aider le groupe à faire face aux sanctions imposées par les Etats-Unis, qui empêchent tout accès direct au marché américain, a dit jeudi un porte-parole du Kremlin. Il a tenu ces propos en réaction à une proposition faite par Alexandre Chokhine, un ancien vice-Premier ministre, prônant le rachat par l’Etat russe des entreprises concernées par les sanctions.
Les menaces de guerre commerciale brandies par les Etats-Unis et la Chine n’ont pas conduit le FMI, qui présentait le 17 avril ses prévisions de printemps, à revoir en baisse le commerce mondial. Au contraire, l’organisation internationale table désormais sur une hausse de 5,1% des échanges mondiaux en volume cette année, contre 4,6% en janvier.
Les droits de douane annoncés par les Etats-Unis sur des importations d’acier et d’aluminium n’auront pas d’impact sur les exportations de l’Allemagne même si l’exemption accordée à l’Union européenne jusqu’au 1er mai expire sans solution pérenne, ont estimé jeudi les principaux instituts économiques allemands. Dans un rapport, ils notent cependant qu’une escalade dans la guerre commerciale entre grands blocs économiques mondiaux pourrait lourdement peser sur les exportations allemandes et, de manière générale, sur l'économie du pays qui, selon les instituts, devrait croître de 2,2% cette année et de 2,0% en 2019. Les instituts, qui relèvent ainsi leurs prévisions de croissance, ajoutent que l’accélération de la croissance perd quelque peu de son élan.
Le président américain, Donald Trump, a une fois de plus exprimé son hostilité à l’encontre du projet de Partenariat transpacifique (TPP) qu’il juge néfaste pour les Etats-Unis.
Le département américain du Commerce a interdit aux sociétés américaines de vendre des composants à l'équipementier télécoms chinois ZTE pendant sept ans car celui-ci a enfreint les termes des sanctions économiques imposées à l’Iran. Le groupe chinois avait plaidé coupable l’an dernier et accepté de verser 890 millions de dollars (718 millions d’euros) en amendes et pénalités, montant susceptible d'être augmenté de 300 millions de dollars. S’il a bien licencié quatre salariés directement concernés, le groupe a admis en mars qu’il n’avait pas sanctionné les 35 autres salariés mis en cause, contrairement à ses engagements.
L’Union européenne (UE) réclame des dédommagements aux Etats-Unis concernant les droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium, malgré les déclarations de Washington arguant que ceux-ci ne sont pas soumis aux règles de l’Organisation mondiale du commerce, a annoncé cette dernière hier. Suivant une initiative déjà prise par la Chine, l’UE indique qu’elle n’accepte pas les allégations des Etats-Unis selon lesquelles les droits de douane sont fondés sur la sécurité nationale et qu’il faut les considérer comme des «mesures de sauvegarde» dans le cadre des règles de l’OMC.
Le département américain du Commerce a interdit aux sociétés américaines de vendre des composants à l'équipementier télécoms chinois ZTE pendant sept ans pour avoir enfreint les termes des sanctions économiques imposées à l’Iran. Le groupe chinois avait plaidé coupable l’an dernier devant un tribunal fédéral du Texas et avait accepté de verser 890 millions de dollars (718 millions d’euros) en amendes et pénalités, un montant susceptible d'être augmenté de 300 millions de dollars.
Des parlementaires russes ont dressé aujourd’hui une liste de sanctions susceptibles d'être instaurées à l’encontre des intérêts économiques américains en représailles aux dernières mesures annoncées par la Maison Blanche. Le projet de loi sera débattu la semaine prochaine à la Douma, la chambre basse du Parlement russe. Parmi les produits visés figurent des logiciels conçus aux Etats-Unis, des produits agricoles, des médicaments ou encore le tabac et l’alcool.
L’OMC a averti hier que ses prévisions de croissance soutenue du commerce international risquaient d’être remises en cause par des politiques de repli national.
Dans un discours prononcé à Hong Kong, la directrice générale du FMI Christine Lagarde a estimé que les priorités pour l'économie étaient d'éviter le protectionnisme, de se prémunir contre les risques financiers et de favoriser la croissance à long terme. «L’histoire montre que les restrictions sur les importations nuisent à tout le monde et particulièrement aux consommateurs les plus pauvres. Elles conduisent non seulement à des produits plus chers, à des choix plus limités, mais elles empêchent également le commerce de jouer son rôle essentiel dans la stimulation de la productivité et la diffusion des nouvelles technologies», a-t-elle déclaré. La meilleure façon de s’attaquer aux déséquilibres est de mettre en place des politiques budgétaires ou des réformes structurelles, a-t-elle poursuivi.
Le Fonds monétaire international (FMI) est optimiste quant aux perspectives de croissance mondiale mais des nuages plus sombres se profilent à l’horizon en raison de l’allègement des mesures de relance de l'économie et de la hausse des taux d’intérêt, a déclaré mercredi sa directrice générale, Christine Lagarde.
La Chine a porté plainte contre les Etats-Unis devant l’Organisation mondiale du commerce pour contester la décision de l’administration Trump d’imposer des taxes sur les importations d’acier et d’aluminium, selon un document publié mardi par l’OMC. Concrètement, Pékin a demandé «l’ouverture de consultations avec le gouvernement des Etats-Unis» concernant «certaines mesures visant les produits en acier et en aluminium», indique le document, qui spécifie que la plainte a été déposée le 5 avril. Les consultations constituent la première étape du processus, qui peut durer des années.
La Chine a porté plainte contre les Etats-Unis devant l’Organisation mondiale du commerce pour contester la décision de l’administration Trump d’imposer des taxes sur les importations d’acier et d’aluminium, selon un document publié mardi par l’OMC.
Le déficit de la balance des paiements courants s’est légèrement amélioré en 2017, s'établissant à 13,1 milliards d’euros contre 16,7 milliards en 2016. Si le solde des échanges de biens s’est détérioré de 13,6 milliards, celui des services s’est amélioré de 8,7 milliards, notamment grâce à un retour des touristes en France. En outre, les revenus d’investissements se sont accrus -en net- de 5 milliards. Les investissements étrangers en France ont atteint 44 milliards, au plus depuis 10 ans, ce qui confirme une récente étude de Business France.
La chute des prix des actions à la suite des annonces de hausse des droits de douane sur l’acier et l’aluminium, et l’incertitude croissante sur ce sujet, ont déjà contribué à durcir les conditions financières » a déclaré ce vendredi, Benoit Coeuré, le membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), lors d’une conférence organisée à Cernobbio en Italie. Alors que les investisseurs s’interrogent sur la prolongation de la politique de quantitative easing (rachats d’actifs) en zone euro, en raison d’un ralentissement économique possiblement accentué par les tensions commerciales, le représentant de la BCE estime que les effets de ces tensions ne seront sensibles qu’à long terme.
Le département du Commerce a précisé hier que le déficit commercial avait augmenté de 1,6%, à 57,6 milliards de dollars (47 milliards d’euros), au plus haut depuis octobre 2008, après un déficit révisé à 56,7 milliards en janvier. Le déficit commercial américain se creuse ainsi pour le sixième mois consécutif, en partie du fait de la hausse des prix des matières premières. La croissance du déficit dit réel fait que le commerce extérieur sera vraisemblablement un poids pour le PIB du premier trimestre. Le déficit des échanges de biens avec la Chine, sujet particulièrement sensible actuellement, s’est cependant réduit de 18,6%, à 29,3 milliards de dollars.