Le Japon envisage d’imposer des droits de douane aux exportations américaines en représailles à la taxation de l’acier et de l’aluminium imposée par le président Donald Trump sur les importations américaines en provenance de certains pays, a annoncé hier la chaîne de télévision publique NHK. Le gouvernement informera l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de ce plan dans la semaine, a indiqué la NHK. Il s’agit vraisemblablement pour Tokyo de faire pression sur Washington pour que le Japon soit ajouté à la liste des pays exemptés des droits de douane américains.
La Grande-Bretagne envisage de conserver pour une durée limitée un partenariat douanier avec l’Union européenne au-delà de la période de transition du Brexit qui s’achève en décembre 2020, a indiqué ce matin à Reuters une source informée des négociations. Cette hypothèse interviendrait dans le cas d’un retard dans la mise en oeuvre de l’accord sur le divorce entre le Royaume-Uni et le bloc communautaire.
Le jugement de l’Organisation mondiale du Commerce ouvre la voie à des sanctions américaines alors que les tensions commerciales entre l’UE et les Etats-Unis sont élevées.
Les mesures protectionnistes imposées par les Etats-Unis n’ont eu qu’un impact limité sur l'économie mondiale, mais une escalade sensible des tensions pourrait faire dérailler la reprise du commerce mondial, a mis en garde lundi la Banque centrale européenne. Des mesures de rétorsion et une véritable guerre commerciale pourraient renchérir les prix des importations, augmenter les coûts de production et réduire le pouvoir d’achat des ménages, ce qui risque d’entraîner une baisse de la consommation, de l’investissement et de l’emploi, indique la BCE dans son bulletin économique.
La France refuse l’ouverture d’une négociation avec les Etats-Unis sur les droits de douane pour éviter une guerre commerciale, déclare le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, dans un entretien publié vendredi sur le site des Echos. Alors que des voix s'élèvent en Allemagne pour ouvrir une négociation avec les Etats-Unis, «le gouvernement français soutient la position de la Commission européenne, à savoir demander une exemption totale, permanente et non conditionnée», déclare-t-il.
Le déficit commercial de la France s’est un peu creusé en mars, s'établissant à 5,26 milliards d’euros après un déficit révisé à 5,05 milliards en février, la livraison de paquebots de croisière ayant compensé des livraisons aéronautiques au plus bas depuis août 2014, selon les statistiques CVS/CJO publiées vendredi par les Douanes. Le déficit de février avait été annoncé à 5,19 milliards en première estimation. Sur l’ensemble du premier trimestre 2018, le déficit cumulé - en données corrigées de variations saisonnières et des jours ouvrés - est moins élevé que celui constaté sur les trois premiers mois de 2017, à 15,77 milliards d’euros contre 18,99 milliards.
Le déficit commercial de la France s’est un peu creusé en mars, s'établissant à 5,26 milliards d’euros après un déficit révisé à 5,05 milliards en février, la livraison de paquebots de croisière ayant compensé des livraisons aéronautiques au plus bas depuis août 2014, selon les statistiques CVS/CJO publiées vendredi par les Douanes. Le déficit de février avait été annoncé à 5,19 milliards en première estimation.
La France refuse l’ouverture d’une négociation avec les Etats-Unis sur les droits de douane pour éviter une guerre commerciale, déclare le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, dans un entretien publié vendredi sur le site du quotidien Les Echos. Alors que des voix s'élèvent en Allemagne pour ouvrir une négociation avec les Etats-Unis et échapper ainsi à la menace de Donald Trump d’imposer des droits sur l’acier et l’aluminium européens, «le gouvernement français soutient la position de la Commission européenne, à savoir demander une exemption totale, permanente et non conditionnée», déclare-t-il.
Les vélos électriques chinois devront être enregistrés dans l’Union européenne (UE) afin de réduire les importations à bas prix qui, selon les fabricants européens, inondent le marché. La Commission européenne dispose de suffisamment de preuves pour montrer que les fabricants chinois font du dumping sur les vélos électriques en Europe et reçoivent des subventions, peut-on lire dans le journal officiel de l’UE. Bruxelles a jusqu’au 20 juillet pour déterminer s’il y a lieu d’imposer des droits antidumping provisoires. Si c’est le cas, ils s’appliqueront rétroactivement à compter d’aujourd’hui.
Les négociations tripartites avancent à un rythme soutenu et pourraient trouver leur conclusion dans les toutes prochaines semaines. Le 20 avril dernier, le ministre de l’Economie mexicain Ildefonso Guajardo déclarait qu’entre 70% et 80% du texte était rédigé. Les négociations se sont poursuivies la semaine dernière. La ministre canadienne a fait part d’avancées positives sur la question des pièces détachées automobiles et des règles d’origine, sur laquelle les désaccords sont les plus marqués désormais. Les discussions reprendront à partir du 7 mai.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a réclamé hier «le retrait pur et simple» des droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium, pour lesquels l’Union européenne (UE) vient d’obtenir une reconduction de l’exemption provisoire que lui a octroyée Washington. «Nous considérons que les mesures américaines ne sauraient être justifiées sur la base de considérations relatives à la sécurité nationale. Elles n’ont pas lieu d'être entre alliés et nous demandons dès lors le retrait pur et simple», a-t-il déclaré dans un discours sur le futur budget européen, raillant «l’exemption généreusement accordée par le président des Etats-Unis».
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a réclamé mercredi «le retrait pur et simple» des droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium, pour lesquels l’Union européenne (UE) vient d’obtenir une reconduction de l’exemption provisoire que lui a octroyée Washington.
La Commission européenne a déclaré hier que la décision des Etats-Unis de prolonger d’un mois les exemptions de droits de douane sur l’acier et l’aluminium accordées aux pays de l’Union européenne, au Canada et au Mexique était de nature à entretenir l’incertitude pour les entreprises. La Maison Blanche a précisé lundi soir que des accords ont pu être conclus pour des exemptions permanentes avec l’Argentine, l’Australie et le Brésil. L’UE imposerait des droits de douane sur 2,8 milliards d’euros (3,4 milliards de dollars) d’exportations américaines si ses exportations de métaux vers les États-Unis étaient finalement taxées.
Le conseiller économique de la Maison-Blanche, Larry Kudlow, a dit hier s’attendre à ce que les discussions à venir avec Pékin sur les questions commerciales soient positives. Il a ajouté qu’il participerait à la délégation emmenée par le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, qui doit se rendre prochainement à Pékin. Interviewé sur CNBC, Larry Kudlow a aussi dit que l’administration américaine attendait que l’Union européenne fasse des concessions sur le secteur automobile, alors que Washington a exempté l’UE jusqu’au 1er mai des droits de douane sur l’acier (25%) et l’aluminium (10%) annoncés le mois dernier. Ces déclarations interviennent alors que Berlin a fait savoir, le même jour, que l’Allemagne s’attendait à ce que Donald Trump ne renouvelle pas l’exemption actuelle.
L’Allemagne s’attend à ce que les droits de douane imposés par les Etats-Unis sur l’acier entrent en vigueur au 1er mai, date d’expiration de l’exemption temporaire, a déclaré aujourd’hui un haut responsable allemand avant que la chancelière Angela Merkel ne parte pour Washington où elle rencontrera Donald Trump. «Le 1er mai est très proche maintenant. Le point de vue qu’on peut avoir aujourd’hui, c’est qu’ils entreront en vigueur», a dit ce responsable en ajoutant que l’Allemagne recherchait toujours un report de longue durée de la mise en oeuvre de ces tarifs douaniers.
Bruxelles réclame un «effort» aux pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) dans les négociations en vue de conclure un ambitieux accord commercial entre les deux zones, qui patinent depuis plusieurs mois, indiquait hier l’AFP citant une source à la Commission. Les négociateurs en chef de l’UE et du Mercosur se retrouvent d’aujourd’hui à jeudi à Bruxelles pour tenter de débloquer les discussions sur cet accord, qui serait le plus important jamais négocié par l’UE. Les Européens redoutent l’arrivée sur le marché de produits agricoles alors que les Sud-Américains craignent pour leur industrie la concurrence des produits européens manufacturés.
L’Union européenne et le Mexique ont annoncé samedi dans un communiqué conjoint avoir conclu un accord de principe sur un nouveau pacte de libre-échange. L’UE et le Mexique négocient afin d’actualiser leur accord commercial conclu en 1997, qui concerne pour l’essentiel les biens industriels. Ils souhaitent y ajouter les produits agricoles, d’autres services et les investissements, et y inclure des clauses sur les normes de travail et de protection de l’environnement. Dans leur communiqué commun, ils ne donnent pas de précisions sur les points d’accord.
L’Union européenne a prolongé pour cinq ans les droits antidumping imposés sur les importations de câbles en acier chinois, selon une notice publiée vendredi au Journal officiel des communautés européennes. Des droits de 60,4% sont appliqués aux importations de câbles en acier chinois depuis 1999. Ils ont ensuite été étendus au Maroc et à la Corée du Sud après que des enquêtes menées par l’UE ont révélé que ces produits transitaient par ces deux pays avant d'être expédiés vers l’Europe.