Les Européens n’auront pas d’autre choix que de réagir si Donald Trump met à exécution sa menace de relever les droits de douane sur les importations automobiles européennes, prévient le vice-président de la Commission européenne Jyrki Katainen dans un entretien publié samedi dans Le Monde. Le président des Etats-Unis a menacé vendredi d’instaurer des droits de douane de 20% sur la totalité des voitures assemblées en Europe et importées aux Etats-Unis, un mois après l’ouverture d’une enquête censée déterminer si ces importations menacent la sécurité nationale.
Représailles. Le président américain Donald Trump n’a pas failli à sa promesse. Vendredi 15 juin, une liste de 818 produits, portant sur 34 milliards de dollars d’importations chinoises, a été publiée. Une taxe supplémentaire de 25 % leur sera appliquée à partir du 6 juillet prochain et 284 autres catégories sont dans la ligne de mire, représentant 16 milliards. La réponse chinoise a été immédiate. Pas moins de 545 produits américains d’une valeur de 34 milliards de dollars se verront imposer de droits de douane supplémentaires à partir du 6 juillet. Parmi eux, le bœuf, le porc, la volaille, le poisson et les fruits de mer, les produits laitiers, les légumes, le tabac et les véhicules de tourisme conventionnels, hybrides et électriques.
La zone euro a enregistré au mois d’avril un excédent commercial de 16,7 milliards d’euros, en données non corrigées des variations saisonnières, contre un solde positif de 15,7 milliards d’euros un an plus tôt, d’après les chiffres publiés vendredi par Eurostat, l’agence européenne de la statistique. En données non corrigées des variations saisonnières, les exportations de biens se sont établies à 182,9 milliards d’euros en avril 2018, en hausse de 8% par rapport à avril 2017, tandis que les importations ont atteint 166,2 milliards, en hausse de 8,1%.
La trêve aura été de courte durée: Donald Trump a mis aujourd’hui ses menaces à exécution en annonçant qu’il imposait de nouveaux droits de douane de 25% sur 50 milliards de dollars d’importations chinoises auxquelles Pékin a immédiatement répliqué. Les nouvelles taxes américaines, qui seront imposées sur des marchandises «contenant des technologies très importantes sur le plan industriel», doivent compenser cette fois le vol de la propriété intellectuelle et de technologies américaines.
La zone euro a enregistré au mois d’avril un excédent commercial de 16,7 milliards d’euros, en données non corrigées des variations saisonnières, contre un solde positif de 15,7 milliards d’euros un an plus tôt, d’après les chiffres publiés vendredi par Eurostat, l’agence européenne de la statistique.
Le président américain, Donald Trump, a approuvé l’entrée en vigueur de droits de douane sur environ 50 milliards de dollars de produits chinois, selon des sources au fait de la décision citées par Dow Jones, alors que les Etats-Unis poursuivent leur bataille commerciale avec Pékin, à qui Washington reproche notamment d’obliger les sociétés américaines à procéder à des transferts de technologie pour pouvoir faire des affaires dans le pays.
L’Italie ne compte pas ratifier l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada car il ne garantit pas suffisamment la protection des appellations transalpines, a annoncé le nouveau ministre italien de l’Agriculture dans une interview au quotidien La Stampa parue hier. Approuvé en février 2017 par le Parlement européen, l’Accord économique et commercial global (AECG, ou CETA selon l’acronyme anglais) est entré en vigueur à titre provisoire en septembre dernier mais il doit encore être ratifié par les parlements des pays membres pour produire tous ses effets.
Les pays membres de l’Union européenne (UE) ont décidé hier à l’unanimité d’imposer des droits de douane sur l'équivalent de 2,8 milliards d’euros de produits importés des Etats-Unis, répliquant ainsi à ceux décrétés par Washington sur l’acier et l’aluminium communautaires, ont déclaré à Reuters des sources de l’UE. L’initiative doit encore être approuvée par la Commission européenne, dont la prochaine réunion est prévue le 20 juin. Ces droits entreraient ainsi en vigueur d’ici à fin juin ou début juillet.
Les pays membres de l’Union européenne (UE) ont décidé aujourd’hui à l’unanimité d’imposer des droits de douane sur l'équivalent de 2,8 milliards d’euros de produits importés des Etats-Unis, répliquant ainsi à ceux décrétés par Washington sur l’acier et l’aluminium communautaires, ont déclaré à Reuters des sources de l’UE. L’initiative doit encore être approuvée par la Commission européenne, dont la prochaine réunion est prévue le 20 juin. Ces droits entreraient ainsi en vigueur d’ici à fin juin ou début juillet.
L’Italie ne compte pas ratifier l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada car il ne garantit pas suffisamment la protection des appellations transalpines, a annoncé le nouveau ministre italien de l’Agriculture dans une interview au quotidien La Stampa parue ce jour.
Le secrétaire au Commerce Wilbur Ross a déclaré hier à la chaîne CNBC que le gouvernement américain avait passé avec ZTE un accord levant l’interdiction signifiée aux entreprises américaines de vendre des produits à l'équipementier des télécommunications chinois. L’accord prévoit notamment que ZTE change son conseil d’administration et son équipe dirigeante dans les 30 jours, verse une amende d’un milliard de dollars (845 millions d’euros) et place 400 millions de dollars sur un compte séquestre. L’accord comprend également la levée, pour dix ans, de l’interdiction faite à ZTE d’acheter des composants américains, interdiction qui pourrait être à nouveau mise en place si de nouvelles infractions étaient commises.
Invoquer la sécurité nationale pour justifier les taxes douanières américaines imposées aux alliés de Washington est «risible», faux et aura des conséquences aux Etats-Unis, ont estimé hier le Premier ministre canadien Justin Trudeau et le président français Emmanuel Macron à la veille de la réunion du G7 au Québec. Le Canada et la France, tout en souhaitant «tenir les Etats-Unis dans le concert des Nations», sont prêts à envisager la suite sans Washington, a averti M. Macron. «Le marché des six autres pays du G7 est plus grand que le marché américain», a souligné le président français. Ce dernier a par ailleurs annoncé hier la tenue d’une réunion avec les chefs de gouvernement allemand, italien et britannique, et les responsables de l’Union européenne juste avant le G7 ce jour afin de souder l’alliance face à Donald Trump.
Invoquer la sécurité nationale pour justifier les taxes douanières américaines imposées aux alliés de Washington est « risible », faux et aura des conséquences aux Etats-Unis, ont estimé jeudi le Premier ministre canadien Justin Trudeau et le président français Emmanuel Macron.
Le secrétaire au Commerce Wilbur Ross a déclaré aujourd’hui à la chaîne CNBC que le gouvernement américain avait passé avec ZTE un accord levant l’interdiction signifiée aux entreprises américaines de vendre des produits à l'équipementier des télécommunications chinois. L’accord prévoit notamment que ZTE change son conseil d’administration et son équipe dirigeante dans les 30 jours, verse une amende d’un milliard de dollars (845 millions d’euros) et place 400 millions de dollars sur un compte séquestre.
Donald Trump ne se départira pas de la ligne sans concession qu’il a adoptée sur les questions commerciales, a déclaré hier le principal conseiller économique de la Maison blanche alors que s’ouvre demain le sommet du G7 au Canada. Le président américain devrait avoir des réunions bilatérales avec le premier ministre canadien Justin Trudeau et le président français Emmanuel Macron au cours du sommet, a déclaré Larry Kudlow. Dans une déclaration conjointe obtenue par l’AFP, les deux dirigeants ont quant à eux souligné hier leur volonté «d’appuyer un multilatéralisme fort, responsable, transparent pour faire face aux défis mondiaux», annonçant la tenue à Paris en novembre prochain d’un Forum de la paix.
Donald Trump envisage de changer de méthode dans la renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain (Alena) en privilégiant des discussions séparées avec le Canada et le Mexique, a déclaré hier le conseiller économique du président des Etats-Unis. «Il réfléchit très sérieusement à une espèce de basculement dans les négociations sur l’Aléna. Sa préférence désormais, et il m’a dit de le faire savoir, est en fait de négocier séparément avec le Mexique et le Canada», a dit Larry Kudlow à Fox News. Le président américain a lui-même déclaré vendredi qu’il pourrait préférer la mort de l’Aléna afin de pouvoir conclure des accords distincts avec le Canada et le Mexique.