Le Royaume-Uni et la Suisse ont signé lundi un accord visant à poursuivre leur relation commerciale, évaluée à 32 milliards de livres (36,5 milliards d’euros), après le Brexit, a annoncé le gouvernement suisse. Cet accord, qui entrera en vigueur dès que le Royaume-Uni sera sorti de l’Union européenne, permettra de garantir le respect des «droits et obligations économiques et commerciaux» résultant des accords conclus entre la Suisse et l’UE, a-t-il ajouté.
Le négociateur en chef américain Robert Lighthizer et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin seront à Pékin les 14 et 15 février pour poursuivre les négociations commerciales avec la Chine, a annoncé vendredi la Maison Blanche. L'échéance a été fixée au 1er mars par les dirigeants des deux pays. Après celle-ci, Washington a menacé de relever à 25%, contre 10% aujourd’hui, les droits de douane sur 200 milliards de dollars de produits chinois importés. Robert Lighthizer cherche à obtenir de la Chine des engagements en matière de réformes structurelles censées mettre fin à ce que Washington considère comme des pratiques commerciales déloyales, notamment le vol de propriété intellectuelle et les transferts de technologie forcés. La Chine a toujours nié user de telles pratiques.
Fonds commun. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont abouti dans leur projet de véhicule pour contourner les sanctions décrétées par les Etats-Unis contre l’Iran. Les entreprises pourront réaliser des échanges avec ce pays sans encourir de sanctions via le système financier américain. Pour éviter tout lien avec ce dernier, le véhicule est construit en forme de fonds commun de créances, le principe étant de procéder par compensation entre créances des importateurs et exportateurs. Instex (Instrument for supporting trade exchanges) est domicilié à Paris, sa localisation ayant représenté une question délicate. Le montage devrait être opérationnel d’ici quelques mois. L’idée est de rallier à cette initiative d’autres pays, y compris hors de l’Union européenne.
Téhéran critique les conditions posées par l’Union européenne pour créer un mécanisme de paiement sans recours au dollar, qui vise à permettre la poursuite du commerce avec l’Iran en dépit des sanctions américaines. La France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont présenté jeudi dernier ce véhicule financier (SPV), baptisé Instex (Instrument for supporting trade exchanges). «L’Iran n’acceptera jamais leurs conditions (...) que sont l’adhésion au Gafi [Groupe d’action financière, organisme créé par le G7 pour combattre le blanchiment d’argent, NDLR] et des négociations sur son programme de missiles balistiques», a déclaré lundi Sadeq Amoli-Larijani, le chef du système judiciaire iranien, cité par l’agence de presse semi-officielle Tasnim. L’UE, de son côté, a entériné le SPV lundi, dans une déclaration commune. L’Iran doit encore créer une entité miroir pour permettre à l’Instex de devenir opérationnel.
Les Européens sont bien placés pour tirer profit des perturbations du commerce mondial liées à la recrudescence des tarifs bilatéraux, d’après la Cnuced.
Téhéran refuse les conditions posées par l’Union européenne pour mettre en place un mécanisme de paiement sans recours au dollar, qui vise à permettre la poursuite du commerce avec l’Iran en dépit des sanctions américaines.
L’Union européenne (UE) a instauré samedi des quotas sur ses importations d’acier pour éloigner le risque d’un afflux massif de produits sidérurgiques en réponse aux droits de douane imposés l’an dernier par les Etats-Unis. Toutes les importations d’acier seront soumises à ces quotas jusqu'à fin juin 2021, précise un texte publié au Journal officiel de l’UE. Le principe est d’appliquer une taxe à l’importation de 25% une fois que les quotas sont dépassés. Vingt-six catégories de produits sidérurgiques sont concernées. Des limites spécifiques s’appliquent aux grands pays exportateurs. Les quotas sont applicables par périodes de trois mois, afin de limiter l’accumulation des stocks, et peuvent être augmentés de 5% chaque année.
Le groupe public chinois Cofco a annoncé samedi avoir acheté pour «plusieurs millions de tonnes» de soja américain, dans le cadre des efforts de la Chine pour appliquer un «consensus» sur le commerce trouvé avec les Etats-Unis. Une délégation chinoise menée par le vice-Premier ministre Liu He se trouvait mercredi et jeudi à Washington pour un nouveau cycle de négociations commerciales, au terme duquel les deux camps ont fait part de progrès. Les négociateurs des deux plus grandes puissances économiques mondiales tentent d’avancer vers un accord d’ici au 1er mars, fin de la trêve décidée par le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping, en marge du G20 en décembre.
L’Union européenne (UE) instaurera à partir de demain des quotas sur ses importations d’acier pour éloigner le risque d’un afflux massif de produits sidérurgiques en réponse aux droits de douane imposés l’an dernier par les Etats-Unis. Toutes les importations d’acier seront soumises à ces quotas jusqu'à la fin juin 2021, précise un texte publié au Journal officiel de l’UE. Le principe est d’appliquer une taxe à l’importation de 25% une fois que les quotas sont dépassés. Vingt-six catégories de produits sidérurgiques sont concernées. Des limites spécifiques s’appliquent aux grands pays exportateurs.
Alors qu’entre en vigueur avec le Japon le plus large accord commercial conclu par l’UE, la réforme du système multilatéral est la priorité de l’année pour Bruxelles.
Paris, Berlin et Londres ont lancé jeudi Instex, un véhicule pour faciliter les transactions commerciales avec l’Iran. Il sera présidé par Per Fischer.
Pernod Ricard a commencé à faire des stocks supplémentaires de vins et spiritueux des deux côtés de la Manche pour parer à d’éventuels retards aux passages en douanes, à l’import et à l’export, en cas de Brexit sans accord commercial. Le PDG de L’Oréal, Jean-Paul Agon, avait déjà dit à Reuters s’être préparé «à tous les scénarios» pour faire en sorte que le passage en douane de ses produits cosmétiques vers le Royaume-Uni puisse s’opérer au plus vite. Le groupe, qui n’a plus de centres de production sur place, a également déjà constitué des stocks outre-Manche. Airbus, Nestlé ou Burberry aussi ont dit avoir gonflé leurs stocks pour la date butoir du 29 mars.
Pernod Ricard a commencé à faire des stocks supplémentaires de vins et spiritueux des deux côtés de la Manche pour parer à d'éventuels retards aux passages en douanes à l’import comme à l’export si le Royaume-Uni quitte l’Union européenne sans être parvenu à un accord commercial. « Il n’y a pas de panique. C’est juste un plan pour éviter toute perturbation de notre distribution », a déclaré un porte-parole du groupe français.
Le secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin, a déclaré mardi s’attendre à ce que les discussions commerciales de cette semaine avec des responsables chinois aboutissent à des progrès importants. Il réfute tout lien entre ces négociations et les accusations de la justice américaine visant le géant des télécommunications Huawei (lire par ailleurs). «Il s’agit de sujets distincts et d’un dialogue distinct», a-t-il dit dans un entretien accordé à la chaîne de télévision Fox Business Network. Une délégation chinoise, dirigée par le vice-Premier ministre chinois Liu He, doit participer à des discussions commerciales et économiques et rencontrer le président Donald Trump.
Le secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin, a déclaré mardi s’attendre à ce que les discussions commerciales de cette semaine avec des responsables chinois aboutissent à des progrès importants. Il réfute tout lien entre ces négociations et les accusations de la justice américaine visant le géant des télécommunications Huawei. Lundi, les Etats-Unis ont annoncé les treize chefs d’inculpation retenus contre Huawei, deux de ses filiales et sa directrice financière, parmi lesquels ceux de fraude bancaire et électronique visant à contourner les sanctions contre l’Iran.
Les Etats-Unis ont annoncé lundi l’inculpation de deux filiales du géant chinois des télécoms Huawei de vol de technologies cellulaires au détriment de l’américain T-Mobile. Le ministère américain de la Justice a par la même occasion, lors d’une conférence de presse lundi, dévoilé 13 chefs d’inculpation, liés à des violations des sanctions américaines contre l’Iran, à l’encontre du groupe chinois et de sa directrice financière Meng Wanzhou, arrêtée au Canada à la demande des enquêteurs américains.
Les Etats-Unis et la Chine sont loin d’avoir trouvé un accord susceptible de solder leur contentieux commercial, mais un compromis pourrait être ultérieurement conclu, a déclaré jeudi le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross. A un peu plus d’un mois du 1er mars, la date butoir fixée par Pékin et Washington pour qu’une solution soit trouvée, une délégation chinoise est attendue la semaine prochaine à Washington pour une nouvelle série de discussions. A ses yeux, il faut avant tout que la Chine engage les réformes structurelles dont son économie a besoin.
Les Etats-Unis et la Chine sont bien loin d’avoir trouvé un accord susceptible de solder leur contentieux commercial, mais il est tout à fait possible qu’un compromis soit ultérieurement conclu, a déclaré jeudi le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross.
Ikea ouvrira à Paris son premier magasin de centre-ville en France le 6 mai, boulevard de la Madeleine à Paris. D’une surface de 5.400 m², le magasin vendra sur place des accessoires d’ameublement, et l’intégralité de l’offre d’Ikea via le digital. Le groupe n’a pas divulgué le montant de l’investissement consenti. Deux autres projets urbains et intégrés sont en préparation à Lyon à l'été 2019 et à Nice au printemps 2021. Ikea, qui comptait 33 magasins en France en 2018, a réalisé un chiffre d’affaires en croissance de 3% dans l’Hexagone en 2017-2018, à 2,829 milliards d’euros, dont 7,2% dans le e-commerce.
Ikea s’apprête à ouvrir à Paris son premier magasin de centre-ville en France, illustrant le virage stratégique opéré par le groupe suédois pour faire face aux changements de mode de consommation et à la percée des ventes de meubles en ligne. La boutique ouvrira le 6 mai, boulevard de la Madeleine, dans le huitième arrondissement de la capitale. D’une surface de 5.400 mètres carrés, le magasin vendra des accessoires d’ameublement mais offrira l’intégralité de l’offre d’Ikea grâce au digital. Les articles commandés par internet pourront être retirés sur place.