Les ambassadeurs des Vingt-Sept auprès de l’Union européenne (UE) ont donné hier leur aval à une application provisoire à compter du 1er janvier de l’accord commercial trouvé jeudi avec le Royaume-Uni. «Les ambassadeurs de l’UE ont approuvé à l’unanimité l’application provisoire de l’Accord de commerce et de coopération entre l’UE et le Royaume-Uni à compter du 1er janvier 2021», a annoncé via Twitter le porte-parole de la présidence allemande du conseil de l’UE, Sebastian Fischer. L’accord de 1.246 pages doit à présent être approuvé par écrit par les gouvernements des 27 Etats membres de l’UE ce mardi avant 14h GMT, a-t-il précisé. Puis il devra être définitivement avalisé par le Parlement européen (PE), qui a commencé à l’examiner, dans les premières semaines de l’année 2021. De nombreux aspects des futures relations entre les deux blocs restent à définir et ce processus pourrait s'étaler sur des années.
Les contrats à terme sur le soja à Chicago ont encore bondi d’environ 1% lundi, atteignant leur plus haut niveau depuis mi-2014 à la fois grâce à une forte demande chinoise et à cause d’une grève des salariés dans le secteur des oléagineux en Argentine. Les importations chinoises de soja américain ont plus que doublé en novembre par rapport à l’année précédente (6,04 millions de tonnes au lieu de 2,56), notamment dans le cadre de l’accord commercial de phase 1 signé en janvier entre les Etats-Unis et la Chine. Outre la grève qui a freiné les exportations, la superficie de plantation de soja 2020-2021 de l’Argentine pourrait s’avérer inférieure aux 17,2 millions d’hectares prévus en raison d’un temps anormalement sec. Le contrat sur le soja le plus actif sur le Chicago Board of Trade (CBOT) a ainsi atteint les 12,80 dollars/boisseau.
Le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont signé, mercredi, un accord sur les procédures douanières afin de maintenir la fluidité des échanges entre les deux pays lorsque le premier quittera effectivement l’orbite de l’Union européenne, à la fin de l’année. «Il s’agit d’un accord important, qui garantit une continuité des échanges après la sortie de l’UE et qui démontre la solidité des relations douanières américano-britanniques», a déclaré dans un communiqué le ministre britannique du Trésor, Jesse Norman. «Cet accord nous permettra de continuer à coopérer dans la lutte contre les infractions douanières grâce au partage d’informations et de bonnes pratiques, et il fournit le fondement juridique pour des programmes visant à faciliter les flux commerciaux pour les importateurs et les exportateurs.»
L’impact du Brexit sur la richesse nationale de la France sera limité à 0,1 point en 2021, a assuré lundi le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire : «Les grands perdants du Brexit, ce seront les Britanniques», a-t-il déclaré sur France Info, estimant que leur volonté de quitter l’Union européenne était «une folie politique, une folie économique et une folie historique».
Joe Biden ne reviendra pas dans l’immédiat sur l’accord commercial provisoire conclu en janvier par Donald Trump avec la Chine, a déclaré le président élu des Etats-Unis mercredi dans le New York Times. Dans le cadre de cet accord dit «de phase 1», la Chine s’est engagée à augmenter d’au moins 200 milliards de dollars sur 2020 et 2021 ses achats de produits et services américains. Cet accord maintient en outre des droits de douane américains de 25% sur toute une gamme de biens et de composants industriels chinois représentant 250 milliards de dollars. Joe Biden ciblera les «pratiques abusives» de la Chine, notamment «le vol de propriété intellectuelle», «les subventions illégales» aux entreprises et les transferts de technologie forcés.
Michel Barnier a souligné mercredi devant les ambassadeurs des Vingt-Sept que les discussions avec Londres sur les relations futures entre l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni arrivaient à un «moment décisif», mais ces derniers l’ont exhorté à ne pas se précipiter sur un mauvais accord malgré l’imminence de la date butoir du 31 décembre.
Joe Biden ne reviendra pas dans l’immédiat sur l’accord commercial provisoire conclu en janvier par Donald Trump avec la Chine, a déclaré le président élu des Etats-Unis mercredi dans le New York Times. «Je ne prendrai aucune initiative immédiate et cela s’applique aux droits de douane, a déclaré Joe Biden. Je ne vais pas limiter mes options.»
Le Canada prévoit d’instaurer le 1er janvier 2022 un système de taxation des géants du numérique, qui restera en vigueur tant qu’ils n’auront pas une approche coordonnée sur la question, a déclaré lundi le département des Finances. Ottawa s’est dit préoccupé par les retards dans la conclusion d’un accord prévu sous l'égide de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE). En octobre, les 140 pays impliqués sur le sujet ont décidé de prolonger les échanges jusqu'à la mi-2021. L’administration américaine de Donald Trump a menacé d’imposer au Canada des droits de douane en cas d’instauration d’une «taxe numérique».
Le Canada prévoit de mettre en place le 1er janvier 2022 un système de taxation des géants du numérique qui restera en vigueur tant que les principales puissances mondiales n’auront pas établi une approche coordonnée sur la question, a déclaré lundi le département des Finances.
La Chine a annoncé vendredi l’imposition de lourdes mesures antidumping contre les vins australiens importés, accentuant sa pression sur l’Australie. Le communiqué du ministère chinois du Commerce indique que l’enquête préliminaire lancée en août montre un «préjudice important» pour l’industrie viticole chinoise. A compter de samedi, les importations de vin australien seront donc soumises à des surtaxes compensatoires comprises entre 107,1% et 212,1%, précise le document.
A quelques semaines de la fin de la période de transition, Londres et Bruxelles tentent de s’entendre sur les termes d’un accord de sortie de l’Union européenne.
La Grande-Bretagne et le Canada sont parvenus samedi à un accord de «continuité commerciale» censé garantir les échanges bilatéraux de biens et de services après le Brexit. Ces échanges représentent chaque année 20 milliards de livres (22,5 milliards d’euros). Les deux pays se sont parallèlement engagés à approfondir leurs liens commerciaux et prévoient des négociations sur un «accord sur mesure» l’année prochaine. Londres est engagé dans la négociation de plusieurs accords commerciaux de «continuité»de ce type, alors que le Brexit entrera réellement en vigueur le 31 décembre prochain. Selon le ministère britannique du Commerce international, cet accord couvrirait aussi le commerce numérique, l’environnement et l’affirmation des femmes en matière économique.
Lafermeture des commerces dits non-essentiels pourrait entraîner un manque à gagner de 10,8 milliards d’euros pour la période novembre-décembre, estime l’assureur-crédit Euler Hermes. Si la mesure était levée début décembre, la perte de chiffre d’affaires tomberait à 4,4 milliards d’euros.
Amazon France va décaler au 4 décembre l’opération commerciale Black Friday, a annoncé jeudi soir son directeur général Frédéric Duval. «Nous avons décidé de reporter le Black Friday, si cela permet de rouvrir les commerces avant le 1er décembre. Cette année, le Black Friday aura donc lieu le 4 décembre», a déclaré Frédéric Duval sur TF1. Dans la journée, les acteurs de la grande distribution, du commerce et du commerce en ligne s’étaient prononcés en faveur de ce décalage, sous réserve d’une réouverture des commerces d’ici là. Les conditions à remplir pour cela vont être étudiées, a précisé Bercy. Une nouvelle réunion est prévue vendredi à 15h00.
Libre-échange. La signature du RCEP (Regional Comprehensive Economic Partnership) par 15 pays d’Asie et d’Océanie, à l’issue d’une réunion des pays de l’Asean (Association des nations de l’Asie du Sud-Est), vient récompenser huit années de négociations. L’accord dessine une zone de libre-échange riche de plus de 2 milliards de personnes (soit 4,4 fois la population couverte par le TPP – Accord de partenariat transpacifique), représentant le tiers du PIB mondial (voir le graphique). « La signature de l’accord RCEP est un événement historique car elle souligne le rôle de l’Asean dans la négociation d’un accord commercial multilatéral de cette ampleur, malgré les défis mondiaux et régionaux et huit ans de négociations », a déclaré Dato Lim Jock Hoi, secrétaire général de l’Asean. Seul bémol, l’Inde s’est retirée des négociations, craignant la concurrence de la Chine sur son marché domestique, mais garde la possibilité de rejoindre le partenariat à tout moment.
Joe Biden entend bien restaurer le leadership des Etats-Unis sur la scène internationale. Dès son arrivée à la Maison-Blanche, le futur président devrait signer le retour de son pays dans l’Accord de Paris sur le climat. Mais il ne suffira pas de ramasser le bâton là où Donald Trump l’a laissé tomber il y a quatre ans. Pendant que l’Amérique s’évertuait à dresser des barrières douanières et à saper l’autorité de l’Organisation mondiale du commerce, le train du multilatéralisme et du libre-échange a continué d’avancer cahin-caha. Le Partenariat régional économique global (RCEP, en anglais) annoncé ce week-end par quinze nations d’Asie-Pacifique n’aurait pu se conclure à un meilleur moment pour Pékin.
Le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, s’est prononcé mercredi pour un report du Black Friday, opération commerciale programmée pour le 27 novembre, alors que la France fait face à une recrudescence de l'épidémie de coronavirus.
Alors que le négociateur britannique en chef sur le Brexit, David Frost, aurait déclaré mardi soir selon The Sun la possibilité d’un accord commercial avec l’Union européenne (UE) «en début de semaine prochaine», deux fédérations britanniques de pêche ont exhorté mardi le Premier ministre Boris Johnson à «rester ferme et à ramener un accord» qui réponde aux demandes du secteur. Le secteur de la pêche ne représente que 0,1% de l'économie britannique, mais reste chargé de symbole pour les partisans du Brexit et est devenu l’un des principaux points de friction dans les discussions entre Londres et Bruxelles.