Les Etats-Unis ont proposé de renoncer à taxer des produits européens, dont le vin français, si Airbus remboursait des milliards de dollars d’aides publiques, ce qui mettrait fin à un long contentieux entre Bruxelles et Washington sur les subventions accordées à Boeing et Airbus, selon Reuters. Cette proposition a été faite par Robert Lighthizer du Bureau du représentant américain au Commerce (USTR), quelques jours avant que l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ne rende une décision en faveur de l’Union européenne, qui l’autorise à imposer des droits de douane sur 4 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros) d’importations en provenance des Etats-Unis. Donald Trump a prévenu que les Etats-Unis n’hésiteraient pas à contre-attaquer si l’Union européenne instaurait ces droits de douane.
Le département américain du Commerce a annoncé vendredi qu’il allait prélever des droits antidumping préliminaires sur les importations de tôles en alliage d’aluminium en provenance de 18 pays dont l’Allemagne, Bahreïn, le Brésil, l’Espagne, l’Inde et l’Italie. «Cela représente 1,96 milliard de dollars de marchandises», a indiqué le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross. «Les décisions finales seront prises en février 2021», soit après l'élection présidentielle, a indiqué le ministre de Donald Trump, précisant que l’ITC, un organisme indépendant, déciderait en dernier ressort.
Le département américain du Commerce a annoncé ce vendredi qu’il allait prélever «immédiatement» des droits antidumping préliminaires sur les importations de tôles en alliage d’aluminium en provenance de 18 pays dont l’Allemagne, Bahreïn, le Brésil, l’Espagne, l’Inde et l’Italie. «Cela représente 1,96 milliard de dollars de marchandises et c’est un pourcentage plutôt important de l’industrie totale d’aluminium dans ce pays», a indiqué le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, lors d’un entretien sur Fox Business news.
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a annoncé mardi avoir revu à la hausse sa prévision d'évolution du commerce mondial de marchandises pour cette année, grâce au rebond observé en juin et juillet. L’OMC table désormais sur une chute de 9,2% du commerce international en 2020 suivie d’un rebond de 7,2% en 2021.
Le monde d’après. Selon la dernière édition du rapport de la Cnuced sur le commerce et le développement mondial, la chute du commerce mondial (voir le graphique), qui se traduit par une baisse de production d’environ 6.000 milliards de dollars, est comparable, en termes économiques, à l’« effacement complet des économies brésilienne, indienne et mexicaine ». En 2020, le commerce diminuera d’environ un cinquième, les flux d’investissements directs étrangers jusqu’à 40 %, tandis que les envois de fonds chuteront de plus de 100 milliards de dollars.
Bruxelles attend «un engagement clair» des pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay) pour s’assurer qu’ils respecteront le volet «développement durable» de l’accord conclu en juin 2019, mais toujours pas signé, a affirmé ce lundi le vice-président de la Commission européenne. «Un certain nombre d'États membres et de parties prenantes soulèvent des questions concernant le développement durable dans les pays du Mercosur, l’adhésion à l’Accord de Paris et la déforestation, en particulier au Brésil», a expliqué Valdis Dombrovskis à l’issue d’une réunion avec les ministres du Commerce de l’UE.
Les conclusions «préoccupantes» du rapport commandé par le gouvernement sur le projet d’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur, notamment sur les questions environnementales, amènent la France à rester opposée à ce projet en l'état, a déclaré Matignon vendredi. Elle cite l’impact potentiel de cet accord sur la déforestation en Amérique latine ainsi que le «niveau d’ambition insuffisant» sur le changement climatique. Paris exige aussi qu’un futur accord avec le Mercosur permette de garantir que «les produits agroalimentaires importés bénéficiant d’un accès préférentiel au marché de l’Union européenne respectent bien, de droit et de fait, les normes sanitaires et environnementales» de l’UE.
Les exportations françaises vont se contracter de 100 milliards d’euros en 2020 avant de croître de 40 milliards l’an prochain, a estimé jeudi l’assureur-crédit Euler Hermes. «Très tourné vers l’Union européenne, l’appareil exportateur français souffrira de la récession européenne attendue cette année», affirme Euler Hermes dans un communiqué. La demande de biens adressée à la France par l’Allemagne devrait reculer de 14 milliards d’euros, celle de l’Italie, tout comme celle de l’Espagne, de 7,5 milliards, celle de la Belgique de 7 milliards et celle du Royaume-Uni de 6,7 milliards. Hors d’Europe, le recul de la demande adressée à la France sera de 8,4 milliards d’euros pour les Etats-Unis et de 4,2 milliards pour la Chine, a encore calculé l’assureur-crédit.
Ingérence. Bernard Arnault (photo) peut dire merci à Jean-Yves Le Drian. C’est grâce à une lettre du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères que LVMH a pu trouver une échappatoire au rachat de Tiffany pour 16 milliards de dollars. Pénalisé par la crise du Covid-19, le joaillier américain a vu son cours de Bourse chuter bien en dessous des 135 dollars par action offerts par le groupe de luxe français, plaçant ce dernier dans une posture inconfortable. En proie à des négociations commerciales tendues avec Washington, le Quai d’Orsay a adressé une lettre au conseil d’administration de LVMH lui demandant de repousser la finalisation de la transaction au-delà du 6 janvier 2021, dans l’attente d’un accord avec les Etats-Unis. La Maison-Blanche menace de taxer davantage les exportations françaises en réaction à la volonté de Paris de taxer les géants américains du numérique. Craignant des reports incessants liés à ces négociations, LVMH a préféré se retirer de l’opération. Tiffany a, en conséquence, saisi la justice américaine pour contraindre le groupe à honorer ses engagements.
Les taxes douanières punitives imposées à la Chine par l’administration Trump sont contraires aux règles du commerce international, a tranché ce mardi l’Organisation mondiale du commerce (OMC), chargé de statuer sur cette affaire à la demande de Pékin. Ce cas porte sur une première tranche de droits de douane imposés par les Etats-Unis sur quelque 250 milliards de dollars (212 milliards d’euros) de biens chinois. Ces tarifs punitifs ont marqué le début d’une guerre commerciale entre les deux géants économiques. Washington et Pékin ont ensuite conclu un accord commercial, en grande partie au point mort.
Les dirigeants de l’Union européenne (UE) ont demandé, lundi lors du sommet en visioconférence avec le président chinois Xi Jinping, de poursuivre l’ouverture du marché intérieur de son pays, de respecter les minorités et de ne pas porter atteinte aux libertés à Hong Kong. Ils auraient également exhorté Xi Jinping à dire clairement si la Chine souhaitait ou non parvenir à un accord sur les investissements, qui est en cours de négociation et contraindrait Pékin à ouvrir ses marchés.
L’administration Trump a annoncé mardi qu’elle renonçait à imposer des tarifs douaniers sur l’aluminium en provenance du Canada, alors qu’Ottawa s’apprêtait à prendre des mesures de représailles. «Après avoir consulté le gouvernement canadien, les Etats-Unis prennent acte que le commerce de l’aluminium brut non allié devrait se normaliser au cours des quatre derniers mois de 2020, les importations diminuant fortement par rapport aux bonds enregistrés plus tôt dans l’année», indique un communiqué du représentant américain au Commerce. Sur la base de ces attentes, Washington a décidé d’appliquer de nouveau le principe de libre-échange, c’est-à-dire sans droits de douane, et ce de manière rétroactive au 1er septembre.
Les taxes douanières punitives imposées à la Chine par l’administration Trump sont contraires aux règles du commerce international, a tranché ce mardi l’OMC. Dans un rapport, le groupe d’experts de l’Organisation mondiale du commerce chargé de statuer sur cette affaire à la demande de Pékin a conclu que «les mesures en cause sont incompatibles» avec divers articles du GATT, ancêtre de l’OMC, et «recommande que les Etats-Unis rendent leurs mesures conformes à leurs obligations».
Les dirigeants de l’Union européenne (UE) ont demandé, lundi lors du sommet en visioconférence avec le président chinois Xi Jinping, de poursuivre l’ouverture du marché intérieur de son pays, de respecter les minorités et de ne pas porter atteinte aux libertés à Hong Kong.
Les dirigeants de l’Uion européenne et le président chinois Xi Jinping vont se retrouver lundi par visioconférence pour une réunion consacrée notamment aux relations commerciales entre le bloc et la Chine, a annoncé mercredi le Conseil européen, institution représentant les 27. La réunion sera présidée côté UE par Charles Michel, à la tête du Conseil européen. La présidente de la Commission Ursula von der Leyen et la chancelière allemande Angela Merkel, dont le pays assure la présidence semestrielle de l’Union, y participeront également. Un sommet extraordinaire UE-Chine était prévu en septembre à Leipzig, en Allemagne, mais la pandémie de Covid-19 a conduit à son annulation. Les dirigeants européens et chinois s'étaient déjà retrouvés par visioconférence le 22 juin.
Les Etats-Unis vont bloquer les importations de coton et de tomates en provenance de la région chinoise du Xinjiang, où Pékin est accusé de se livrer au travail forcé des minorités musulmanes, selon Reuters, qui cite des responsables des services de douanes et de la protection des frontières américaines (CBP). Cette décision, qui concerne deux des principaux produits de base exportés par la Chine, devait être officialisée d’ici mardi soir. Elle risque de raviver les tensions entre les deux premières puissances économiques mondiales, déjà en désaccord sur de multiples dossiers allant de Hong Kong au commerce en passant par les revendications chinoises dans le sud de la mer de Chine, ou encore concernant l'équipementier Huawei.
Boris Johnson et Emmanuel Macron sont convenus, lundi lors d’un entretien téléphonique, que les discussions sur un accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE) devaient enregistrer des progrès au cours du mois et parvenir rapidement à une conclusion, rapportent les services du Premier ministre britannique. Sur son compte Twitter, Emmanuel Macron a écrit pour sa part qu’il avait eu un «très bon échange avec Boris Johnson».