Le gouvernement britannique a abandonné tout espoir de conclure un accord de libre-échange avec les Etats-Unis avant la présidentielle américaine de novembre, rapporte le Financial Times. Londres impute le peu de progrès dans les discussions à la crise sanitaire liée au coronavirus. «Est-ce que ça va arriver cette année? Tout simplement non», a déclaré un responsable cité par le quotidien. «Nous ne voulons pas qu’on nous force la main», a renchéri un autre responsable. La ministre du Commerce Liz Truss a déclaré le mois dernier que la Grande-Bretagne n’avait pas de date limite pour sceller un accord avec les Etats-Unis, en critiquant l’attitude de l’administration de Donald Trump, encline à défendre le libre-échange tout en restreignant de fait l’accès des importations.
Le département américain du Commerce a ajouté lundi à sa liste noire économique 11 entreprises chinoises impliquées selon Washington dans des violations des droits de l’homme, en lien avec le traitement par Pékin de la minorité musulmane des Ouïghours au Xinjiang. Cette initiative se traduit par l’impossibilité pour des groupes américains de se fournir auprès des entreprises concernées sans avoir au préalable obtenu une autorisation de l’Etat fédéral. La liste noire comprenait déjà 37 organisations. Parmi les 11 entreprises supplémentaires de cette troisième vague figurent notamment un groupe textile dont la maison mère produit des vêtements pour les marques Ralph Lauren, Tommy Hilfiger et Hugo Boss ou encore un fournisseur de composants de l’iPhone d’Apple.
La Grande-Bretagne va investir 705 millions de livres (788 millions d’euros) dans le développement des infrastructures frontalières pour assurer la fluidité des échanges après l’expiration, à la fin de l’année, de la période de transition convenue avec l’Union européenne, a annoncé dimanche Michael Gove, le ministre du bureau du cabinet. Le gouvernement britannique a promis de présenter prochainement ses projets au sujet du dispositif frontalier.
Les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) ont fait état mercredi d’avancées sur le texte définitif de l’accord commercial avec l’Union européenne (UE), un an après être convenus avec Bruxelles d’un projet d’accord, et malgré l’opposition affichée par la France. Le président français Emmanuel Macron avait annoncé en août qu’il s’opposait au projet de traité de libre-échange entre l’UE et le Mercosur en reprochant à son homologue brésilien, Jair Bolsonaro, de lui avoir «menti» sur ses engagements écologiques. Il a répété lundi qu’il s’opposait à la signature de tout accord avec les pays ne respectant pas l’Accord de Paris sur le climat.
Le commissaire européen au Commerce, Phil Hogan, a annoncé lundi qu’il ne briguerait pas le poste de directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), après avoir dit début juin qu’il envisageait cette possibilité. Sa candidature à l’OMC semblait compromise par ses positions prises lors de son précédent poste de commissaire à l’Agriculture (2014-2019) qui ont pu mécontenter certains Etats membres. Phil Hogan avait déclaré qu’il étudiait la possibilité de seporter candidat à la tête de l’OMC alors que le brésilien Roberto Azevedo, quittera ses fonctions début septembre, un an avant la fin de son mandat.
Le commissaire européen au Commerce, Phil Hogan, a annoncé ce lundi qu’il ne briguerait pas le poste de directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), après avoir dit début juin qu’il envisageait cette possibilité. Sa candidature à l’OMC semblait handicapée par les positions prises lors de son précédent poste de commissaire à l’Agriculture (2014-2019) qui ont pu mécontenter certains Etats membres.
Les Etats-Unis envisagent de modifier leur liste de produits importés d’Europe qu’ils soumettent à des droits de douane. Ils pourraient viser de nouvelles catégories, comme la bière, le café ou les camions, montre une note publiée mardi soir par les services du représentant américain au Commerce (USTR). Elle devrait paraître vendredi au Journal officiel. Elle vise spécifiquement cette fois la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Espagne. Ces importations ont représenté 3,1 milliards de dollars en 2018, selon l’USTR. L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a autorisé en octobre dernier les Etats-Unis à imposer des droits de douane sur 7,5 milliards de dollars (6,65 milliards d’euros) d’importations en provenance de l’UE.
Les Etats-Unis envisagent de modifier leur liste de produits importés d’Europe qu’ils soumettent à des droits de douane. Ils pourraient viser de nouvelles catégories, comme la bière ou les camions, montre une note publiée mardi soir par les services du représentant américain au Commerce (USTR).
Le négociateur en chef du Japon dans les discussions avec le Royaume-Uni concernant un accord commercial bilatéral post-Brexit a donné seulement six semaines à Londres pour conclure les travaux. «Pour éviter un vide en janvier», lorsque la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sera effective, a déclaré Hiroshi Matsuura dans un entretien au Financial Times. «Cela signifie que nous devons achever les négociations d’ici à fin juillet», a-t-il ajouté. Celui-ci devrait largement s’inspirer de celui entre le Japon et l’Union européenne, le Jefta, entré en vigueur en février 2019.
Le négociateur en chef du Japon dans les discussions avec le Royaume-Uni concernant un accord commercial bilatéral post-Brexit a donné seulement six semaines à Londres pour conclure les travaux. «Pour éviter un vide en janvier», lorsque la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sera effective, l’accord commercial anglo-japonais «doit être voté cet automne» par le Parlement nippon, a déclaré Hiroshi Matsuura dans un entretien au Financial Times publié ce mardi. «Cela signifie que nous devons achever les négociations d’ici à fin juillet», a-t-il ajouté en prévenant que l’urgence fait que les deux pays vont devoir «limiter leurs ambitions» sur cet accord.
L’accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine ne montre aucun signe d'être remis en cause malgré les frictions provoquées par la pandémie, le durcissement du contrôle chinois sur Hong Kong et le retard pris par la Chine dans ses achats de produits américains, a déclaré mercredi le représentant américain au commerce Robert Lighthizer, devant une commission parlementaire. Interrogé sur les sujets de désaccord entre Washington et Pékin, Robert Lighthizer a estimé qu’ils n’auraient pas de répercussions sur l’accord commercial. La Chine est très en retard sur ses achats ciblés de produits américains dans le cadre de l’accord commercial signé en janvier. Les États-Unis maintiennent également des droits de douane sur des importations en provenance de Chine d’une valeur d’environ 360 milliards de dollars.
Pandémie oblige, les investissements direct étrangers (IDE) devraient reculer en 2020 de près de 40%, a annoncé la Cnuced dans son rapport annuel. La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement estime que les IDE pourraient passer pour la première fois depuis 2005 sous la barre des 1.000 milliards de dollars, contre 1.540 milliards comptabilisés en 2019. Le confinement et la récession amputent les profits et donc les projets d’investissement des entreprises, qui représentent plus de la moitié des investissements directs étrangers. Les IDE reculeraient à nouveau de 5% à 10% l’an prochain, avant une lente reprise à partir de 2022 lié au rebond des profits et à la réorganisation des chaînes de production.
Les Etats-Unis et le Canada ont décidé de prolonger la fermeture de leur frontière commune jusqu’au 21 juillet pour tous les déplacements non essentiels, a indiqué mardi le premier ministre canadien Justin Trudeau. La frontière la plus longue au monde est fermée depuis le 20 mars, sauf pour le commerce des biens et marchandises.
Pandémie oblige, les investissements direct étrangers (IDE) devraient reculer en 2020 de près de 40%, a annoncé la Cnuced dans son rapport annuel publié mardi. La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement estime que les IDE pourraient passer pour la première fois depuis 2005 sous la barre des 1.000 milliards de dollars, contre 1.540 milliards comptabilisés en 2019.
Les ministres du commerce européens, réunis mardi par vidéoconférence, ont largement affirmé leur volonté de soutenir un candidat unique pour le poste de directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le poste, actuellement occupé par Roberto Azevedo, sera vacant le 31 août suite à la démission du Brésilien pour raisons personnelles. «Nous avons dressé ensemble le portrait robot du candidat idéal, qui doit avoir une expérience politique significative et une capacité à bâtir des consensus, à parler à tous les membres», a expliqué Jean-Baptiste Lemoyne qui représentait la France à la réunion. Le candidat que choisiront les Européens ne sera pas nécessairement européen, selon le Secrétaire d’Etat français, qui n’a pas exclu qu’ils soutiennent un candidat africain. L’Egyptien Hamid Mamdouh et le Mexicain Jesús Seade Kuri ont déjà postulé. «J’examine la possibilité d'être candidat», a de son côté déclaré le commissaire européen au commerce, Phil Hogan. La période de dépôt des candidatures se terminera le 8 juillet. Les Etats-Unis, qui bloquent l’Organe d’appel de l’organisation depuis décembre, pourraient s’opposer à toute nomination d’un nouveau directeur.