La société chinoise China Energy Reserve & Chemicals Group a fait défaut sur une échéance de 350 millions de dollars qui devait être remboursée la semaine dernière, qui en entraîné deux autres sur des lignes en dollar américain et hongkongais, selon un communiqué publié hier par le Hong Kong exchange. La société de production de pétrole et d’électricité, dont les encours d’obligations offshore se montent à 1,8 milliard de dollars au total, cite notamment un «durcissement des conditions de crédit» pour expliquer ses difficultés.
Les réserves en devises étrangères ont diminué plus fortement que prévu sur le mois d’avril, à hauteur de 17,97 milliards de dollars, contre une baisse de 10 milliards prévue par le consensus Reuters, pour revenir à un niveau de 3.125 milliards, selon les statistiques publiées ce matin par la Banque populaire de Chine (PBoC). Ce recul, qui efface ainsi la hausse de 8,34 milliards de dollars enregistrée au mois de mars, est en partie lié au mouvement récent de rebond du dollar, avec une parité face au yuan qui est remontée à 6,36, après être tombée à 6,25 fin mars.
Même dans les pays nouvellement ouverts aux délices de la consommation, le matérialisme a ses limites. L’introduction à la Bourse de Shanghai d’une société contrôlant la montagne Putuo, haut lieu du bouddhisme dans l’est de la Chine, vient d’être abandonnée suite à la mobilisation des moines en ce sens, selon les informations du Financial Times. L’opération était destinée à financer des parkings, tramways, spa, etc., dans une région où les temples et les statues s’offrent en symboles de sagesse et de compassion. Une victoire quasiment sans précédent des moines bouddhistes jusqu’ici bien maltraités en Chine et que devrait couronner une prochaine loi sur la commercialisation des sites religieux. Pour persuader les autorités locales d’arrêter ce projet mêlant foi et argent, les religieux auraient mis en avant son effet néfaste sur les mentalités de la société dans son ensemble.
La croissance du secteur manufacturier chinois a accéléré de manière inattendue en avril, avec notamment une bonne tenue de la production, indique un indice PMI manufacturier Caixin/Markit publié hier. Il montre cependant un repli des commandes à l’exportation susceptible d’assombrir les perspectives. L’indice est ainsi ressorti à 51,1 après 51,0 en mars, qui avait touché un creux de quatre mois, et 51,5 en janvier. Les économistes attendaient une légère baisse à 50,9.
La croissance du secteur manufacturier chinois a accéléré de manière inattendue en avril, avec notamment une bonne tenue de la production, indique un indice PMI manufacturier Caixin/Markit publié mercredi. Il montre cependant un repli des commandes à l’exportation susceptible d’assombrir les perspectives. L’indice est ainsi ressorti à 51,1 après 51,0 en mars, qui avait touché un creux de quatre mois, et 51,5 en janvier. Les économistes attendaient une légère baisse à 50,9.
La croissance du secteur manufacturier chinois n’a que légèrement ralenti en avril, attestant de la résistance de la deuxième économie mondiale, mais le tassement des commandes à l’exportation est plus préoccupant dans un contexte de guerre commerciale larvée entre Pékin et Washington. «Un ralentissement de la croissance est prévisible dans les mois qui viennent, une médiocre croissance du crédit et le refroidissement du marché immobilier allant en s’intensifiant», estime Chang Liu, économiste de Capital Economics.
Plusieurs grandes banques chinoises ont entamé une démarche de hausses de leurs taux de rémunération des certificats de dépôts (CD) pour attirer les épargnants, dans un contexte de dérégulation du marché par la Banque Populaire de Chine (PBoC). Bank of China a ainsi indiqué cette semaine avoir fixé son taux offert pour les investissements supérieurs à 300.000 yuans (38.700 euros) sur les CD à un an à un niveau de 2,175% supérieur de 40 points de base au taux officiel de référence de la PBoC. Une décision similaire a également été annoncée en début de semaine par deux de ses concurrentes Agricultural Bank of China et China Construction Bank. Le rythme de croissance des dépôts au sein des banques du pays a très fortement ralenti l’année dernière à 7,7%, alors qu’il était de 10% en 2010.
Les prix des logements répertoriés par le Bureau national de la statistique chinois dans 70 villes du pays ont progressé de 0,42% sur un mois en mars, après une hausse de 0,25% enregistrée en février. Malgré les mesures prises par les autorités pour freiner le phénomène de bulle immobilière dans les petites villes chinoises, ce sont pourtant elles qui ont tirées la hausse globale des prix le mois dernier, avec une augmentation moyenne de 0,94%, alors que celle des grandes villes a quant à elle été limitée à seulement 0,1%, selon les calculs de Bloomberg. Les autorités ont décidé de geler 700 milliards de yuans de projets d’infrastructures dans le pays.
Le promoteur immobilier chinois Kaisa Group, qui fut le premier à faire défaut sur le remboursement d’une échéance de dette en 2015 avant de passer par un processus de restructuration de sa dette, prévoit de réaliser une émissions d’obligations libellées en dollar au cours des prochains jours, selon des sources concordantes citées hier par Bloomberg. Le groupe avait déjà émis 3,45 milliards de dollars en juin 2017 afin de refinancer les titres émis pour rembourser ses créanciers. La perspective d’une nouvelle émission de titres a été mal accueillie par les investisseurs, le prix de sa ligne de maturité 2024 et de coupon 9,375% cotée sur le marché hongkongais ayant reculé de 1,6 cent hier après l’annonce, pour revenir à un niveau de 91 cents.
Derrière le chiffre de 6,8% du premier trimestre se cache un rééquilibrage de l’activité au profit de la consommation mais aussi un ralentissement du crédit.
La Chine a vu sa croissance économique se stabiliser à 6,8% au premier trimestre, résistant même légèrement mieux que les 6,7% attendus par le consensus, grâce à la bonne résistance de la consommation et en dépit d’un essoufflement de la production industrielle, selon les chiffres publiés ce matin par le Bureau national des statistiques chinois (BNS). Si les analystes craignaient un ralentissement du secteur immobilier et du crédit lié au processus de désendettement amorcé par les autorités, les investissements immobiliers ont enregistré une hausse de 10,4% sur un an en mars, après 9,9% en janvier et février et 9,1% sur la même période de l’année dernière.
Le promoteur immobilier chinois Kaisa Group, qui fut le premier à faire défaut sur le remboursement d’une échéance de dette en 2015 avant de passer par un processus de restructuration de sa dette, prévoit de réaliser une émissions d’obligations libellées en dollar au cours des prochains jours, selon des sources concordantes citées par Bloomberg. Le groupe avait déjà émis 3,45 milliards de dollars en juin 2017 afin de refinancer les titres émis pour rembourser ses créanciers (notamment Farallon Capital Management et BFAM Partners) au cours de son plan de restructuration et allonger la maturité de sa dette.
La Chine a annoncé aujourd’hui son intention de supprimer le plafonnement des participations étrangères dans l’automobile et l’aéronautique sur une période de cinq ans.
Le nouveau gouverneur de la Banque Populaire de Chine (PBoC), Yi Gang, a profité du Forum de Boao considéré comme le «Davos asiatique» pour annoncer ce matin une série de mesures en faveur de l’ouverture des marchés chinois. Le quota des échanges boursiers quotidiens autorisés entre les places de Shanghai et de Hong Kong dans le cadre du programme Stock Connect sera quadruplé à partir du début du mois de mai pour atteindre 52 milliards de yuans, soit environ 6,7 milliards d’euros. La Chine prévoit en outre de lancer d’ici à la fin de l’année un nouveau programme reliant les marchés chinois à la Bourse de Londres. Des mesures d’assouplissement des restrictions actuelles pesant sur les investissements étrangers dans les sociétés chinoises cotées seront également annoncées avant la fin du mois de juin prochain.
Les géants se sont mis eux aussi à émettre ces titres à court terme, initialement utilisés pour assurer les besoins de financement des petites banques.
La croissance du secteur manufacturier a marqué le pas en mars en raison d’un ralentissement de la demande à l’export, indique l’indice PMI manufacturier Caixin/Markit publié hier. L’indice est ressorti à 51,0, contre 51,6 en février et 51,5 en janvier. Ces chiffres contrastent avec les données officielles publiées samedi, qui ont montré une croissance plus forte que prévu en mars dans le secteur manufacturier grâce notamment à une hausse de la demande étrangère. Ces deux rapports divergent souvent.
Les autorités chinoises envisagent d’intégrer les contrats de refinancement (repo) sur le marché interbancaire dans la liste des titres autorisés dans le cadre du «China-Hong Kong bond connect», qui relie les marchés obligataires onshore et offshore, selon un membre de la Banque populaire de Chine (PBoC) cité par Bloomberg. Cette décision était réclamée de longue date par les investisseurs étrangers, qui ont acheté un montant net de 43 milliards de yuans d’obligations chinoises au mois de décembre 2017 dans le cadre du «bond connect». Parallèlement, les autorités chinoises de régulation du marché obligataire ont accentué les exigences qui seront réclamées aux agences de notation étrangères qui souhaitent être enregistrées sur le marché interbancaire chinois.