La Chine risque à nouveau la paralysie face au Covid-19. De grandes villes chinoises ont instauré, mardi pour plusieurs jours, de nouvelles restrictions sanitaires afin de lutter contre le coronavirus. Alors que les mesures de confinement concernaient principalement les petites villes le mois dernier, cela touche désormais de grandes métropoles, comme Chengdu dans le sud-ouest de la Chine. Plusieurs quartiers de Shenzhen ont dû prendre des mesures depuis lundi pour toute la semaine. Ces décisions drastiques sont dues à la politique «zéro Covid» menée par Pékin, qui vise à enrayer tous les foyers épidémiques dès leur apparition. La Chine a signalé 1.717 infections au coronavirus au 29 août – 349 cas symptomatiques et 1.368 asymptomatiques –, selon des données officielles publiées mardi.
La Chine risque à nouveau la paralysie face au Covid-19. De grandes villes chinoises ont instauré mardi pour plusieurs jours de nouvelles restrictions sanitaires afin de lutter contre le coronavirus.
Le Singapore Exchange (SGX) espère davantage de cotations d’entreprises chinoises dans les mois à venir, notamment d’émetteurs qui proposent déjà des certificats de dépôt américains (ADR), lesquels permettent d’investir sur des actions non américaines depuis les marchés boursiers US. Après le «listing» technique de Nio Inc. en mai, les investisseurs peuvent s’attendre à ce que d’autres suivent, a déclaré Loh Boon Chye, directeur général du SGX. Pour des levées de fonds si les conditions du marché redeviennent favorables, ou de simples cotations secondaires sinon. La Bourse locale, qui compte une douzaine d’entreprises chinoises cotées à la fois aux Etats-Unis et à Singapour selon Bloomberg, a signé le mois dernier un accord avec le Nyse pour faciliter la double cotation. Elle courtise les entreprises chinoises confrontées à de plus grands risques réglementaires aux Etats-Unis, alors qu’elle n’a plus connu d’introductions depuis trois mois. Des noms comme Thai Beverage Plc., Olam Group Ltd., Grab Holdings Ltd. et Sea Ltd. ont été cités.
Le régulateur bancaire chinois examine les portefeuilles de prêts du secteur immobilier pour évaluer les risques systémiques, ont indiqué des sources à Reuters. Dans le cadre de son évaluation, la China Banking and Insurance Regulatory Commission (CBIRC) examine l’exposition du portefeuille de prêts des banques locales et étrangères aux développeurs pour savoir si ces décisions de crédit ont été prises conformément aux règles, notamment concernant les limites de levier. L’objectif est de mesurer les risques pour le système financier alors que les décideurs politiques tentent de stabiliser un secteur immobilier dans la tourmente après une série de défauts parmi les promoteurs et une chute des ventes de maisons. Les prêts immobiliers représentaient 25,7% du crédit total du secteur bancaire en Chine à la fin juin, selon les données de la banque centrale chinoise.
La banque centrale chinoise, la PBoC, a indiqué dans son rapport trimestriel de politique monétaire que l’inflation resterait probablement à un niveau raisonnable et devrait atteindre cette année son objectif de 3%. Elle a affirmé qu’elle continuerait d’injecter suffisamment de liquidités dans le système pour apporter le soutien nécessaire à l’économie qui fait de nouveau face à une nouvelle vague de contagion au Covid-19. Mais la PBoC ne veut pas se retrouver dans la même situation que de nombreuses autres banques centrales. «Un nouvel assouplissement via la diminution du niveau des réserves obligatoires des banques (RRR) ou les taux d’intérêt semble peu probable dans un avenir proche, selon Craig Erlam, stratégiste chez Oanda.
Les prix à la consommation ont accéléré à leur rythme le plus soutenu depuis juillet 2020 mais moins qu’anticipé par les économistes tandis que la hausse des prix à la production a atteint un plus bas de près d’un an et demi en juillet en Chine. L’inflation a atteint 2,7% le mois dernier, a annoncé mercredi le bureau des statistiques (NBS) alors que les économistes anticipaient une hausse de 2,9%. Ce chiffre reste inférieur à la cible du gouvernement pour cette année d’environ 3%. Les prix à la consommation ont été soutenus par la hausse des prix de la viande de porc. L’indice des prix à la production a progressé de 4,2% sur un an, après +6,1% en juin, affecté par le ralentissement dans le secteur de la construction. Ces données confirment la difficulté de la Chine à redémarrer son économie après de longs mois de confinement.
Les Etats-Unis sont le «principal instigateur de la crise ukrainienne», a estimé l’ambassadeur de Chine à Moscou dans une interview diffusée mercredi par l’agence Tass. Zhang Hanhui a accusé Washington d’avoir poussé la Russie dans ses derniers retranchements en favorisant l’expansion de l’Otan et en apportant son soutien à un rapprochement de l’Ukraine avec l’Union européenne, au détriment de Moscou. «Leur principal objectif est d'épuiser et de briser la Russie en faisant durer la guerre et les sanctions», a-t-il ajouté. Zhang Hanhui a également assuré que les relations entre Pékin et Moscou n’avaient jamais été aussi bonnes.
La société de gestion japonaise Sumitomo Mitsui DS Asset Management vient d’annoncer l’ouverture d’une filiale à Shanghaï. Dénommée Sumitomo Mitsui DS Private Fund Management (Shanghai), cette entité a été établie le juillet 27 avec un capital social de 60 millions de renminbis (8,73 millions d’euros). Sumitomo Mitsui DS AM a ouvert un bureau représentatif à Shanghaï en août 2005, afin de s’engager dans la recherche d’investissement dans cette région. La nouvelle filiale a été lancée pour offrir des services de gestion de portefeuilles et de marketing en Chine continentale. Elle vise également à obtenir l’autorisation pour exercer l’activité de gestion de fonds privés en Chine.
Plus d’une douzaine d’entreprises d’Etat chinoises se sont réunies cette semaine à Qinhuangdao, dans le nord de la province du Hebei, après avoir pris connaissance de la disparition de 200.000 tonnes de cuivre stockées sur place. Les entreprises détiennent une créance sur 300.000 tonnes de minerai d’une valeur de 740 millions de dollars (723 millions d’euros), Leurs pertes s'élève donc à environ 490 millions de dollars. Le négociant Huludao Risun Trading Co serait au centre de cet incident, selon Bloomberg.
La présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, devrait se rendre cette semaine à Taïwan dans le cadre d’une tournée diplomatique en Asie. La visite serait une première depuis 1997, et dégraderait encore davantage les relations sino-américaines, déjà au plus bas. La Chine considère en effet que Taiwan est une province rebelle. Le projet de déplacement est perçu par Pékin comme un soutien des Etats Unis à l’indépendance de l’archipel. Le ministre des affaires étrangères chinois a ainsi averti que l’armée « ne resterait pas sans rien faire » si une visite avait lieu. Nancy Pelosi a refusé de confirmer sa venue sur l’île, mais des sources citées par CNN affirment qu’elle pourrait y débarquer dès le 2 août.
Le rallye de cinq jours sur le minerai de fer s’est arrêté, chutant de plus de 5% vendredi, autour de 113 dollars/tonne pour les contrats à terme à Singapour. Les traders ont été déçus par le manque de signaux en provenance de la Chine concernant son marché immobilier en grande difficulté. Les dirigeants ont parlé de «soutenir les gouvernements locaux pour améliorer les politiques immobilières», sans précision malgré des perspectives économiques négatives. Publié dimanche, l’indice PMI manufacturier chinois est redescendu à 49,0 en juillet contre 50,2 le mois précédent. Les analystes attendaient en moyenne une amélioration, à 50,4. L’un des principaux facteurs de cette rechute est la poursuite de la contraction de l’activité dans le pétrole, le charbon et la fonderie.
China Evergrande doit annoncer cette semaine un plan de restructuration qui déterminera son avenir et la façon dont Pékin prévoit de surmonter la crise du secteur immobilier. Avec plus de 300 milliards de dollars (294 milliards d’euros) de dettes, le groupe peine à rembourser ses fournisseurs et créanciers ainsi que les investisseurs en produits de gestion de patrimoine, après que Pékin a lancé des mesures visant à contrôler les niveaux d’endettement des promoteurs. En situation de défaut sur ses 22,7 milliards de dollars de dettes offshore, Evergrande avait annoncé en mars qu’elle dévoilerait fin juillet un projet préliminaire de restructuration. Ce plan sur la dette offshore doit servir de modèle à ses homologues en difficulté. Mais la proposition, notamment sur 19 milliards de dollars de remboursements en cash et en actions de deux filiales cotées, pourrait encore prendre du retard, selon certains créanciers étrangers ayant fait part de désaccords mineurs. Evergrande veut aussi formuler une proposition, si possible avec extension des durées de remboursement, concernant sa dette onshore.