L’acompte sur salaire est un droit inscrit dans l’article L3241-1 du Code du travail, mais à ce jour peu d’employeurs en font la promotion. Rosaly, la jeune pousse créée par Arbia Smiti en 2019, a toutefois décidé de s’attaquer au sujet en proposant une solution SaaS aux employeurs. Un projet qui lui a permis de finaliser un deuxième tour de table de 10 millions d’euros. Celui-ci est mené par l’américain Fin Capital, accompagné de The Treasury VC, FJ Labs, Auxxo, LeFonds VC, Clocktower, Kraken Ventures, Audeo Ventures, Sie Venture et Moving Capital. « Mes partenaires financiers ont des profils internationaux, en phase avec les ambitions de Rosaly », explique Arbia Smiti. Estampillée B Corp, la start-up espère devenir le leader européen de son marché et révolutionner les pratiques RH. Sa promesse : aider les entreprises à améliorer le bien-être financier de leurs salariés et leur marque employeur. Partant du constat que les français payent chaque année 7 milliards d’euros en agios bancaires et que 95 % des découverts bancaires des salariés sont dûs à des imprévus, Rosaly veut multiplier les partenariats avec les entreprises de tout bord. Elle en compte déjà 150 dans l’Hexagone, dont Sodexo Pass France, le Groupe Up et la plateforme Bimpli (qui gère les avantages salariaux du Groupe BPCE). Dans les deux prochaines années, elle vise un développement en Italie, en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne, et prévoit le recrutement d’une centaine de collaborateurs d’ici 2024.
Mailinblack, éditeur marseillais de logiciels de cybersécurité, a annoncé lundi l’entrée à son capital du groupe de private equity Apax Partners (via son véhicule Apax Development) et du fonds NewAlpha Verto qui investit dans des PME rentables et à forte croissance. Ce nouvel actionnariat, incluant l’équipe de management et les actionnaires historiques, permettra à l’entreprise d’accélérer son développement en quadruplant son chiffre d’affaires qui devrait dépasser 40 millions d’euros à l’horizon 2026. Mailinblack disposera de plus de 50 millions d’euros pour sa stratégie de diversification qui pourra passer par des opérations de croissance externe en France et en Europe.
Gioconda, filiale italienne du groupe de private equity LBO France, a annoncé lundi une prise de participation majoritaire, via le fonds ‘Small Caps Opportunities II’, au capital de Zato, société fondée à Brescia et spécialisée depuis plus de vingt ans dans la transition énergétique. Les fondateurs de Zato, Valerio Zanaglio et Alessandra Bresciani qui ont réinvesti à l’occasion de cette opération, continueront à diriger le groupe qui accueille Banca Ifis comme coinvestisseur. Grâce à l’usage d’algorithmes d’intelligence artificielle et de dispositifs d’IoT, Zato, qui réalise un chiffre d’affaires annuel proche de 40 millions d’euros, est devenu un leader mondial de la conception et fabrication d’installations de recyclage des métaux ferreux et non ferreux.
L’entreprise girondine, numéro deux mondial du secteur, a confié la majorité de son capital à un consortium constitué de MML Capital et de Metric Capital Partners.
Cinq ans après avoir levé 124 millions d’euros pour un premier fonds européen dédié à l’agtech et à la foodtech, Capagro renouvelle sa formule. La société de gestion présidée par Tom Espiard-Cignaco a levé le voile sur un deuxième véhicule, d’une taille de 200 millions d’euros. Baptisé Capagro Agri-Food Innovation II, ce dernier cible des start-up générant déjà des revenus et porteuses de projets pour une agriculture durable et une alimentation saine. Il agira principalement en lead ou co-lead, via des tickets initiaux compris entre 3 et 10 millions d’euros dans une quinzaine de pépites européennes. Cette levée intervient alors que Capagro n’a pas encore réalisé de sortie. Groupe Avril, LSDH, Terrena, Groupe Bel, Idia Capital Investissement et Bpifrance lui ont déjà renouvelé leur confiance. Ils sont rejoints par la coopérative agricole Euralis, ainsi que par d’autres institutionnels, industriels et family offices.
Les deux sociétés de gestion ont signé un partenariat de distribution. Le spécialiste du capital investissement pourra distribuer ses produits via le réseau de CIF du gérant immobilier.
Cinq ans après avoir levé 124 millions d’euros pour un premier fonds européen dédié à l’agtech et à la foodtech, Capagro renouvelle sa formule. La société de gestion présidée par Tom Espiard-Cignaco a levé le voile sur un deuxième véhicule d’une taille de 200 millions d’euros. Baptisé Capagro Agri-Food Innovation II, ce dernier cible des start-up générant déjà des revenus et porteuses de projets pour une agriculture durable et une alimentation saine. Il agira principalement en lead ou co-lead via des tickets initiaux compris entre 3 et 10 millions d’euros dans une quinzaine de pépites européennes. Cette levée intervient alors que Capagro n’a pas encore réalisé de sortie. Groupe Avril, LSDH, Terrena, Groupe Bel, Idia Capital Investissement et Bpifrance lui ont déjà renouvelé leur confiance. Ils sont rejoints par la coopérative agricole Euralis, ainsi que par d’autres institutionnels, industriels et family offices.
La téléréalité mène à tout. Y compris au capital-investissement. La star de l’influence, riche de millions de dollars et de followers sur les réseaux sociaux Kim Kardashian s’est associée à Jay Sammons, un ancien partner de Carlyle Group, pour lancer une société de private equity, rapporte The Wall Street Journal. La nouvelle société, SKKY Partners, fera des investissements dans des secteurs incluant les produits de consommation, l’hospitalité, le luxe, le commerce digital et les médias, ainsi que les médias grand public et de divertissement. Les fondateurs n’ont pas encore levé de fonds, mais prévoient de le faire auprès d’investisseurs institutionnels rapidement. Ils n’ont pas précisé leur objectif pour la taille du fonds.
Diversification. Le fonds de capital-risque Isai se lance dans la dette. La société de gestion spécialisée dans la tech, qui avait déjà élargi son offre venture au capital-développement et au LBO, vient d’inaugurer son premier fonds de dette à destination des jeunes pousses, Isai Growth Lending I, pour lequel il espère lever 80 millions d’euros. Pour cette nouvelle activité, la société de Jean-David Chamboredon a recruté Pierre Cousin chez Scor Investment Partners et Sébastien Ritter en provenance de la banque Wormser Frères, spécialiste du venture loan. Isai a fait le choix de proposer principalement des prêts sous forme d’obligations avec bons de souscription d’actions (Obsa), composées de dette amortissable et de remboursements in fine, qui permettent de limiter la dilution des fondateurs. Il visera des start-up rentables ou proches de l’être, affichant au moins 4 millions de chiffre d’affaires, et proposera des prêts de 2 à 10 millions d’euros.
La boutique de conseil en fusion-acquisition Amala Partners s’agrandit avec le recrutement d’un nouveau managing partner en la personne de Nicolas Royer. Cet ancien managing director de Canaccord Genuity a réalisé une douzaine de transactions au cours des 18 derniers mois dans les secteurs business services, services de santé et technologies industrielles. Il est notamment intervenu sur l’ouverture du capital d’Apave à PAI Partners, l’acquisition de Ginger par Sagard, de Point Vision par Ares Management, de Grandir par Infravia, ou encore du groupe RG par Ardian et Latour Capital. Lancée par le banquier d’affaires Jean-Baptiste Marchand à l’été 2020, Amala Partners a multiplié les recrutements jusqu’à compter une trentaine de professionnels. De son côté, Canaccord Genuity a été déserté. Plus aucun banquier senior ne travaille dans le bureau parisien de la banque d’origine canadienne. Au printemps, Natixis Partners avait recruté Olivier Dardel et Denis Vidalinc pour franchir un cap dans le conseil à l’achat, comme l’avait révélé L’Agefi.
La boutique de conseil en fusion-acquisition Amala Partners s’agrandit avec le recrutement d’un nouveau managing partner en la personne de Nicolas Royer. Cet ancien managing director de Canaccord Genuity a réalisé une douzaine de transactions au cours des 18 derniers mois dans les secteurs business services, services de santé et technologies industrielles. Il est notamment intervenu sur l’ouverture du capital d’Apave à PAI Partners, l’acquisition de Ginger par Sagard, de Point Vision par Ares Management, de Grandir par Infravia, ou bien encore du groupe RG par Ardian et Latour Capital. Lancée par le banquier d’affaires Jean-Baptiste Marchand à l’été 2020, Amala Partners a multiplié les recrutements jusqu’à compter une trentaine de professionnels. Pierre-Yves Dargaud et Sébastien Dray ont apporté leur expertise « tech » en début d’année, tout comme l’ex-Roland Berger Jean-Michel Cagin. Anciennement chez DC Advisory, Alexis Matheron a quant à lui rejoint la boutique l’an dernier.
Le Fonds européen d’investissement (FEI) alloue 25 millions d’euros au fonds allemand Green Generation Fund lancé par deux entrepreneuses. Il est accompagné de KfW Capital pour 10 millions d’euros, contribuant à une collecte de 100 millions d’euros. Le fonds cible, du pré-amorçage à la série A, les start-up innovantes dans le domaine de l’alimentation et des technologies vertes, en se concentrant sur les entreprises qui permettent d’éviter des émissions de carbone, celles de l’économie circulaire, celles qui favorisent la protection du climat et des ressources ainsi que celles qui promeuvent la santé et la biodiversité. L’investisseur prévoit d’intervenir en Europe et aux Etats-Unis. L’investissement du FEI est le premier en Allemagne depuis le lancement du nouveau programme InvestEU qui entend financer à long terme une relance durable.
Jessica Sellam, managing director et Head of Private Assets chez Rothschild Martin Maurel, revient sur l’appétit croissant des clients fortunés pour les actifs privés dans l’environnement macroéconomique actuel.
Très présent dans la santé (Elsan, Sebia…) et l’éducation (Galileo Global Education), la holding d’investissement des Bettencourt-Meyers fait ses premiers pas dans le prêt-à-porter. Selon Les Echos, Téthys Invest a repris une part minoritaire du capital de Sézane. Elle évoluera désormais aux côtés de General Atlantic, actionnaire depuis le rachat des parts de Summit Partners 2018. Le fonds américain a donc modifié ses projets. En début d’année, JPMorgan avait été mandaté pour trouver un remplaçant à General Atlantic, comme l’avait révélé L’Agefi. La marque créée en 2013 par Morgane Sézalory a poussé les feux à l’international, enregistrant une croissance annuelle de plus de 20 % par an. Les Etats-Unis sont devenus le second marché de la griffe.
Depuis plusieurs mois, le groupe savoyard Les 2 Marmottes figurait sur les radars des spécialistes du private equity, à l’instar d’Eurazeo et de Bluegem Capital Partners. Mais c’est un acquéreur stratégique, le néerlandais Jacobs Douwe Egberts (JDE), qui a su convaincre le propriétaire de la marque de tisanes, French Food Capital. Le prix de la transaction n’a pas été communiqué mais se situerait au-dessus de 120 millions d’euros. Créée en 1976, la PME familiale a presque doublé ses revenus depuis l’entrée à son capital de French Food Capital – lequel s’assure d’un multiple de sortie de 4,5 fois sa mise initiale pour un TRI proche de 30 %. L’ensemble des salariés et des outils de production sont conservés par le nouveau propriétaire.