La holding de la famille Pinault annonce mardi le premier closing de Red River West, sa nouvelle plate-forme de capital-risque franco-américaine, à 100 millions d’euros. Artémis (propriétaire de L’Agefi, ndlr) vise pour cette activité «un objectif de 250 millions d’euros au maximum», selon un communiqué. La levée de fonds réunit des familles et des entrepreneurs des deux côtés de l’Atlantique, parmi lesquels Bouygues, Coisne, Dan et Marc Vogel (Enablon), Michael Lynton (président de Snap) et Michael Loeb (fondateur de Priceline.com).
Le fonds d’investissement suédois va racheter 20% du fabricant allemand de membres articifiels Otto Bock Healthcare, dans le cadre d’une transaction valorisant ce dernier à 3,15 milliards d’euros, ont dit samedi les deux entreprises. EQT a damé le pion à CVC pour le rachat de 20% d’Otto Bock, une entreprise familiale qui vise toujours à terme une entrée en Bourse. EQT s’intéresse particulièrement aux technologies médicales, avec notamment des investissements dans le spécialiste des appareils auditifs Sivantos, autrefois Siemens Audiology Solutions, et dans le fabricant italien de prothèses internes Lima.
L’assureur allemand a annoncé vendredi soir avoir conclu un accord avec le groupe de capital-investissement Apollo en vue de lui céder sa participation de 90% au capital de sa filiale bancaire régionale Oldenburgische Landesbank (OLB) pour 300 millions d’euros. Le prix de vente représente 14,30 euros par action, contre un cours de clôture d’OLB à 18,30 euros vendredi. Le fonds de private equity a indiqué qu’il fusionnerait OLB avec Bremer Kreditbank, autre banque régionale d’Allemagne du Nord dont il a pris le contrôle en 2014. Allianz a de son côté précisé qu’il poursuivrait sa coopération avec OLB dans la distribution de ses produits d’assurances. Le durcissement des règles européennes de solvabilité applicables aux assureurs depuis début 2016 incitent les acteurs du secteur à reconsidérer l’intérêt de détenir des participations dans des banques au regard des fonds propres exigés.
Le groupe de gestion d’actifs a déposé une offre avec Italmobiliare pour acquérir 23 participations directes du Fondo Italiano d’Investimento dans des PME.
Sogetrel poursuit sa stratégie de croissance. Après trois acquisitions en 2015, dernière année de son LBO avec Equistone, puis une opération fin 2016, le spécialiste de l’intégration de réseaux et des systèmes de communication est en négociation exclusive avec SFPI pour reprendre sa filiale Eryma. Désormais contrôlé par Quilvest, Sogetrel va ainsi se renforcer sur le segment de la sécurité électronique, qui pesait 10% du chiffre d’affaires de 320 millions d’euros réalisé en 2016. Eryma lui apportera aussi son réseau d’agences et son portefeuille de grands comptes. Le groupe, qui envisage de mobiliser une partie de sa nouvelle ligne de financement pour régler 50% du montant de l’acquisition, entend réaliser d’autres rachats afin de capter 100 millions d’euros de revenus additionnels d’ici 2019.
En LBO avec Xange et EPF jusqu’à fin 2016, Clinique Développement remet le couvert. Le groupe de médecine chirurgie obstétrique (MCO) et de soins de suite et de rééducation (SSR) va fusionner avec Le Normandy, le plus grand centre de SSR en milieu marin de France. CM-CIC Investissement, qui soutenait déjà Le Normandy, va injecter 15 millions d’euros pour prendre la tête des fonds minoritaires, où figurent également Alliance Entreprendre, Tikehau, Capitem et Bpifrance. La dette bancaire permettra aux salariés de Clinique Développement d’entrer au capital, à l’instar de ceux de Le Normandy, et de financer l’immobilier propriétaire du groupe. Le nouvel ensemble s’imposera comme un des principaux acteurs de Basse Normandie et fera jouer les complémentarités de la chaîne de valeur entre MCO et SSR.
Tikehau Capital a annoncé jeudi avoir déposé une offre conjointe avec Italmobiliare, la holding de la famille italienne Pesenti, pour l’acquisition de 100% du portefeuille de participations directes de Fondo Italiano d’Investimento. Ce portefeuille du fonds de soutien aux PME initié en 2009 par le ministre du Trésor et plusieurs acteurs publics et privés est composé de parts minoritaires dans des sociétés de secteurs en croissance et exposés aux marchés internationaux comme l’industrie, l’agroalimentaire, les services et l’informatique.
Les fonds Apax Partners et Altamir ont annoncé hier soir la cession de la moitié de la participation au capital d’Altran qu’ils détiennent via leur filiale commune Altrafin Participations, soit un bloc de 14,8 millions de titres représentant 8,4% du capital du groupe d’ingénierie et de conseil en technologies. L’opération, dirigée par les banques Société Générale CIB et Goldman Sachs, s’effectuera au moyen d’un placement privé auprès d’investisseurs internationaux, avec construction accélérée du livre d’ordres, sur la base d’une fourchette de prix de 14,90 à 15,25 euros par action. Altran a clôturé à 16,07 euros mercredi. Les actionnaires fondateurs d’Altran céderont parallèlement une partie de leurs titres aux même conditions. Au total, le placement atteindra ainsi 19,77 millions d’actions, soit 11,2% du capital d’Altran.
Omnes Capital a annoncé mercredi le closing final de son fonds Capenergie 3 à hauteur de 245 millions d’euros. Dédié à des projets d’infrastructure de production d’énergies renouvelables européens, le fonds dépasse ainsi sa cible de 200 millions d’euros grâce notamment au soutien d’investisseurs institutionnels de premier plan comme la Banque européenne d’investissement, le Fonds de réserve pour les retraites, la Banque Postale et plusieurs entités du groupe Crédit Agricole, dont Omnes était une filiale jusqu’en 2012.
La société de capital-investissement Pamplona Capital Management a annoncé hier avoir conclu un accord en vue d’acquérir Parexel International pour 4,6 milliards de dollars (4,1 milliards d’euros). Pamplona va débourser 88,10 dollars par action Parexel, ce qui représente une prime de 5% par rapport au cours de clôture de 83,92 dollars lundi et un gain de 27,9% par rapport au cours de clôture du 5 mai avant que des révélations du Wall Street Journal sur un éventuel rachat ne fassent bondir le titre. En proposant une offre d’un montant supérieur et uniquement en cash, Pamplona a devancé pour ce rachat au moins quatre rivaux, comme Laboratory Corp of America et Icon PLC, selon des personnes proches du dossier citées par Dow Jones.
Bpifrance a annoncé mardi un investissement dans le groupe Mamie Burger destiné à accompagner son développement. L’opération sera réalisée via le fonds France Investissement Tourisme de Bpifrance, dont la taille cible est de 100 millions d’euros. La banque publique a été conseillée par les cabinets Colombus (due diligences financières) et PDGB (juridique).
La société de capital-investissement CVC Capital Partners a mandaté des banques conseil pour la vente du groupe d’alimentation Continental Foods dont il espère tirer plus d’un milliard d’euros, rapportait Reuters hier de sources proches du dossier. Continental Foods possède notamment les marques Liebig en France et Erasco en Allemagne. CVC, qui avait acquis Continental Foods pour 400 millions d’euros en 2013, s’est adjoint les services d’UBS et de Messier Maris & Associés pour chercher un acquéreur pour Continental Foods, ont dit les sources.
Le fonds spéculatif CIAM a déclaré vendredi avoir porté plainte à Paris au nom d’actionnaires minoritaires de SFR Group concernant la manière dont Altice, la maison mère de l’opérateur télécoms, a utilisé les actifs d’entreprise de sa filiale. Le fonds activiste, qui est investi à moins de 1% dans SFR, reproche à la holding de Patrick Drahi la façon dont elle a traité une amende anti-trust de 80 millions d’euros et les projets de déménager le siège et de rebaptiser la marque SFR. «Nous voulons faire reconnaître par la justice qu’il y a eu abus de biens sociaux au détriment des actionnaires minoritaires», a déclaré à Reuters Anne-Sophie d’Andlau, cofondatrice et directrice générale de CIAM.
Contrôlé par Bridgepoint et Apax, le distributeur de bijoux pallierait ainsi l’échec de sa potentielle vente en remontant des fonds à ses actionnaires.
Alphabet, la maison mère de Google, parie sur les entreprises européennes de biotechnologie en investissant dans un nouveau fonds de 300 millions de dollars (267,5 millions d’euros) géré par Medicxi. Le groupe américain de l’internet va effectuer cet investissement via sa filiale Verily dédiée aux sciences, en partenariat avec le groupe pharmaceutique suisse Novartis et le Fonds européen d’investissement, a précisé Medicxi, issu d’Index Ventures.
Les fonds souverains n’ont pas modifié leur allocation d’actifs dans un contexte pourtant marqué par la montée des risques politiques aux Etats-Unis, en Europe et dans certains pays émergents tels que le Brésil, selon la Global sovereign asset management study publiée par Invesco.
Alphabet, la maison mère de Google, parie sur les entreprises européennes de biotechnologie en investissant dans un nouveau fonds de 300 millions de dollars (267,5 millions d’euros) géré par Medicxi. Le groupe américain de l’internet va effectuer cet investissement via sa filiale Verily dédiée aux sciences, en partenariat avec le groupe pharmaceutique suisse Novartis et le Fonds européen d’investissement, a précisé Medicxi, entreprise de capital-risque spécialisée dans les biotechologies, issue d’Index Ventures. Le nouveau fonds concernera des entreprises, cotées ou non, ayant des produits déjà à mi-parcours de la phase 2 de développement clinique.