Sofinnova Partners a annoncé mardi le lancement de son fonds MD Start 3, dédié à l’accélération de sociétés medtech. Le véhicule, qui visait initialement 40 millions d’euros, a finalement collecté 48 millions grâce au soutien renouvelé de ses investisseurs historiques, le fonds French Tech Accélération, géré par Bpifrance, ainsi que les industriels Medtronic et LivaNova. Le Fonds Européen d’Investissement fait partie des nouveaux arrivants.
Advenis REIM, la société de gestion immobilière du groupe Advenis, a lancélundi 20 maiune SCPI d’entreprise orientée sur la France et les pays d’Europe du Sud (Italie, Espagne, Portugal). BaptiséeElialys, la SCPI investira dans les métropoles qui bénéficient d’un fort dynamisme économique et démographique comme Madrid (+1,3 % entre 2017 et 2018), Barcelone (+0,7%), Lisbonne (+ 0,5 %). «La nouvelle SCPI ciblera des actifs avec des locataires de qualité et des baux fermes de longues durées, ce qui permettra d’apporter une régularité de revenus sur le long terme», indique Advenis REIM dans un communiqué. Pour l’année 2019, la SCPI Elialys privilégiera les investissements en immobilier de bureaux, en France, dans les capitales et les grandes métropoles régionales d’Europe du Sud. «Le nom Elialys, issu du grec moderne, fait référence à l’olivier, symbole de paix, que l’on retrouve dans les principaux pays où Advenis REIM investira : l’Italie, l’Espagne, le Portugal et la France», explique la société de gestion.
L’Irlande et le Luxembourg, les pays de l’Union européenne ayant attiré les plus gros flux d’activités de fonds liés au Brexit, vont enquêter sur les entités locales des sociétés de gestion, rapporte le Financial Times fund management. Les régulateurs des deux pays veulent s’assurer que les gestionnaires implantés dans leurs pays ont suffisamment de substance et ne sont pas juste des «boites aux lettres». Nombre de sociétés de gestion suivent un modèle de délégation, qui leur permet de domicilier des fonds en Irlande et au Luxembourg mais de les gérer depuis leurs centres d’investissement à Londres ou New York. Les règles européennes l’autorisent tant que la société de gestion peut prouver que ce ne sont pas des sociétés écran, soumises aux ordres de gérants au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis. La substance est définie comme étant «convenablement responsable» et revient à employer un nombre minimal de locaux. Des sanctions pourraient être prises contre les sociétés ne respectant pas les règles. Surtout, s’il s’avère que nombre de sociétés sont en faute, cela pourrait remettre en cause les règles sur la délégation à l’échelle européenne.
La division d’Investissement de Goldman Sachs a annoncé lundi l’ouverture de négociations exclusives avec PAI Partners en vue de l’acquisition de la chaîne hôtelière économique B&B Hotels. Les modalités financières de l’opération n’ont pas été dévoilées. Selon le Financial Times, le groupe hôtelier serait valorisé 1,9 milliard d’euros. Le fonds d’investissement français avait racheté B&B Hotels fin 2015 pour une valeur estimée à 800 millions d’euros. «Les institutions représentatives du personnel de B&B seront consultées sur cette transaction, par ailleurs soumise à l’approbation des autorités réglementaires», indique un communiqué.
Les flux sur les fonds collectifs ont encore connu une semaine de dégagement des investisseurs sur les actions, et un regain d’appétit pour le crédit, montre l’étude hebdomadaire EPFR publiée par BAML. La décollecte sur les fonds actions atteint 19,5 milliards de dollars sur la période, pour une moitié sur les actions américaines et un quart sur les actions européennes, pour des sorties nettes de 135,5 milliards depuis janvier. Les fonds obligataires ont en revanche enregistré une dix-neuvième semaine consécutive de collecte, à 5,1 milliards pour 152 milliards de dollars de souscriptions nettes depuis le début de l’année. La quasi-totalité des catégories obligataires sont concernées, en dehors des obligations émergentes (-2,9 milliards). Les fonds dédiés aux métaux précieux, principalement l’or, ont connu une septième semaine de rachats nets également (-800 millions).
Le véhicule, dont l’objectif est de collecter 4 milliards de dollars et d’afficher un rendement brut annuel d’au moins 20%, a déjà sécurisé 3,2 milliards.
INTÉRÊTS Le private equity européen a le vent en poupe. Les investissements dans des sociétés du Vieux continent ont atteint un record de 80,6 milliards d’euros en 2018, marquant une progression de 7 % sur un an, selon l’association professionnelle Invest Europe. Ces opérations ont porté sur plus de 7.800 entreprises, 86 % d’entre elles étant des PME. Les levées de fonds demeurent à des sommets, avec 97,3 milliards d’euros collectés. La part des investisseurs hors Europe a crû à 46,1 % (contre 42 % en 2017), les souscripteurs américains pesant pour 25,5 %. Les fonds de pension représentent les plus importants souscripteurs (31 % des capitaux levés), suivis par les fonds de fonds (12 %) et les compagnies d’assurance (11 %).
La société d’investissement va injecter 125 millions d’euros en fonds propres dans l’ex-division peintures de Materis, dont la dette sera restructurée.
Le deuxième véhicule du spécialiste du private equity a collecté 140 millions d’euros, auxquels s’ajoutent 200 millions pour le programme K2 Business Club.
Dans un contexte de faible consommation en Chine, le président de Gemway Assets, Bruno Vanier, prévoit un environnement global moins porteur pour les marchés émergents en 2019.
SoftBank annoncera «bientôt» un deuxième Vision Fund, a indiqué jeudi Masayoshi Son, le fondateur et directeur général du conglomérat japonais. Ce deuxième véhicule aura une taille similaire au premier, à savoir 100 milliards de dollars. Au 31 mars, la valeur des 69 investissements dans Vision Fund s’élevait à 72,3 milliards de dollars, contre un coût d’acquisition de 60,1 milliards, a indiqué SoftBank. En début de semaine, une rumeur faisait état d’une possible mise en Bourse à terme de Vision Fund. Le résultat opérationnel de SoftBank a progressé de 80,5% lors de l’exercice clos le 31 mars, à 2.400 milliards de yens (22 milliards de dollars).
Azulis Capital veut accélérer le développement d’Ital Passion. Accompagné d’Arkéa Capital, le fonds de private equity vient de finaliser une opération d’OBO afin de permettre au spécialiste de l’importation et de la distribution de produits alimentaires italiens d’étoffer sa gamme, notamment vers les produits frais. La croissance du groupe doit aussi s’appuyer sur la diversification des canaux de distribution, centrés sur les super et hypermarchés, vers la restauration hors foyer et le web. L’enrichissement de la gamme bio fait aussi partie des pistes de développement de cette PME fondée en 2002 à Monaco, qui a totalisé, l’an dernier, 50 millions d’euros de revenus. Des opérations de croissance externe, pour dupliquer le modèle ailleurs en Europe, pourraient être envisagées dans un second temps.
Vitale Assistance consolide ses positions sur le marché de la réparation en nature. Contrôlé depuis 2017 par Weinberg Capital Partners (WCP), le co-leader de ce marché fragmenté encore peu mature en France va en effet doubler de taille en se rapprochant de son concurrent 3iD. Grâce à cette opération, le nouvel ensemble bénéficiera désormais d’un maillage géographique national, un avantage compétitif de poids pour satisfaire les compagnies d’assurances donneuses d’ordre. Intervenant aussi bien dans l’assistance d’urgence post-sinistre qu’en rénovation de bâtiment, Vitale Assistance poursuit en parallèle la digitalisation de ses parcours BtoBtoC (devis, signature électronique), afin de limiter les déplacements et l’usage du papier. Ce projet entrera dans sa dernière ligne droite en fin d’année.
L’Idi fait coup double. Entré en négociations exclusives en début d’année pour prendre le contrôle du leader français du portage salarial, Freeland, le fonds coté s’est vu proposer le dossier du numéro trois du secteur, Invisia. Une occasion saisie par le biais d’une offre ferme afin de combiner les deux groupes, grâce à l’augmentation de sa mise de départ et de la dette fournie par Tikehau. Complémentaires, avec des focus respectifs en région et en Ile-de-France, Freeland et Invisia constitueront un nouveau leader, pesant plus de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires, avec l’ambition de faire jouer synergies commerciales et opérationnelles. Outre le portage, les deux groupes combinent diverses expertises à destination des indépendants (conception de sites internet, assurance, immobilier…).
Le développement international de Feedaxess entre dans une nouvelle phase. Accompagné en minoritaire par Siparex depuis 2015, année de l’acquisition de la société Seda, le spécialiste de l’équipement de cuisines professionnelles et de réfrigération commerciale enregistre l’entrée à son capital de CM-CIC Investissement, avec l’objectif de renforcer ses parts de marché en Europe, voire aux Etats-Unis. Le groupe, qui a acquis notamment l’allemand Seda l’an dernier, réalise déjà 30% de son chiffre d’affaires à l’international et entend notamment consolider ses positions en Allemagne, en Grande-Bretagne et en Italie. L’opération permet par ailleurs de poursuivre la transition managériale entre Dominique de Charry et son fils Aloys. Feedaxess évolue sur un marché en croissance d’environ 3% par an.
SoftBank annoncera «bientôt» un deuxième Vision Fund, a indiqué ce matin Masayoshi Son, le fondateur et directeur général du conglomérat japonais, lors de la publication des résultats annuels de son groupe. Il a précisé que ce deuxième véhicule d’investissement aura une taille similaire au premier, à savoir 100 milliards de dollars, et que SoftBank sera probablement le seul sponsor au moment de son lancement. Le premier Vision Fund avait été financé en partie par les fonds souverains d’Arabie saoudite et d’Abou Dhabi. Au 31 mars, la valeur des 69 investissements dans Vision Fund s'élevait à 72,3 milliards de dollars, contre un coût d’acquisition de 60,1 milliards, a indiqué SoftBank.