Ayant constaté que la société de gestion de portefeuille La Nouvelle Finance ne remplissait plus les conditions auxquelles est subordonné le maintien de son agrément, le collège de l’AMF, lors de sa séance du 21 juin 2011, a décidé, en application de l’article L. 532-10 du code monétaire et financier, de prononcer le retrait de son agrément en qualité de société de gestion de portefeuille. La Nouvelle finance avait été agréée en date du 21 septembre 2009 pour exercer les activités de gestion d’un fonds d’investissement de proximité, de réception transmission d’ordres et de conseil en investissement. Le retrait d’agrément prendra effet le 1er septembre 2011. Jusqu'à cette date : - la société de gestion de portefeuille est placée sous le contrôle de Monsieur Alain Hindié, désigné en qualité de mandataire par l’AMF ; - la société ne pourra effectuer que des opérations strictement nécessaires à la préservation des intérêts des porteurs du fonds d’investissement de proximité qu’elle gère. La Nouvelle Finance, qui avait demandé au Conseil d’Etat la suspension de la mise en oeuvre immédiate de la décision de l’AMF, a vu sa requête rejetée par une ordonnance en date du 5 août 2011. La société a également déposé un recours sur le fond devant le Conseil d’Etat qui est toujours en cours.
La Banque centrale européenne (BCE) a décidé d’intervenir fermement pour tenter d'éteindre les feux de crise de la dette en zone euro, notamment en reprenant ses interventions sur le marché obligataire, a annoncé jeudi son président Jean-Claude Trichet. Le conseil des gouverneurs de la BCE a décidé « à une écrasante majorité » de procéder à de nouveaux achats, a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Francfort (ouest), siège de l’institution. Des sources de marchés parisiennes ont confirmé à l’AFP que la BCE intervenait jeudi après-midi. Auparavant, M. Trichet avait déclaré n’avoir « jamais dit » que ce programme avait été « interrompu ». La BCE n’en avait pourtant pas fait usage pendant plus de quatre mois. L’ampleur de l’intervention ne sera connue que lundi au plus tôt, la BCE ne communiquant qu’une fois par semaine à ce sujet. Il se pourrait même que l’intervention de ce jeudi ne figure pas encore dans les chiffres de lundi, du fait des délais de compensation. M. Trichet a toutefois ajouté qu’il souhaitait voir le Fonds européen de stabilité financière (FESF), mis en place pour prêter aux Etats en difficulté de la zone euro, le relayer rapidement comme cela a été décidé lors d’un sommet à Bruxelles le 21 juillet. « Ce que nous attendons c’est que ce fonds soit efficace ce qui nous permettra de ne pas intervenir », a-t-il dit. La BCE va aussi venir en aide aux banques, en mettant à leur disposition des liquidités supplémentaires. Une opération exceptionnelle de prêt sur six mois aux banques sera lancée le 9 août avec une maturité au 11 mars 2012, en réaction aux « tensions renouvelées sur certains marchés de la zone euro », a précisé M. Trichet. La BCE avait déjà procédé à ce type d’opérations pour faire face à la crise mondiale, mais ces opérations avaient cessé fin 2009. L’allocation illimitée de crédits aux banques, à taux fixe et sur des périodes allant jusqu'à trois mois, est quant à elle prolongée d’un trimestre, jusqu'à janvier 2012, a ajouté M. Trichet. « Nous pensons que c’est approprié dans les conditions actuelles, afin de restaurer le bon fonctionnement sur tous les marchés », a commenté le président de la BCE, qui a décidé en outre de maintenir son principal taux directeur à 1,5%.
L’Institut de la finance internationale vient de publier la liste des établissements participant au sauvetage de la dette grecque. Deux assureurs français y figurent, Axa et CNP Assurances. La liste a été publiée mardi 2 août sur le site de l’Institut de la finance internationale (voir la liste de l’IFI). Ces 33 établissements (banques et assurances), se sont engagés volontairement à participer au deuxième plan de soutien à la dette grecque. Comment ? Ils s’engagent à échanger les titres de la dette grecque qu’ils possèdent, ou à en racheter. L’Institut de la finance internationale précise que ces établissements ne sont pas tous exposés directement à la dette grecque. Côté français, seuls deux assureurs figurent sur la liste : Axa et CNP Assurances. La compagnie Axa est exposée pour 1,1Md brut à la dette grecque, contre 2Mds bruts pour CNP Assurances. Les banques françaises participent aussi au plan, puisque la Société Générale et BNP Paribas sont sur la liste. Les assureurs étrangers sont au nombre de quatre : Zurich Financial, Generali, et les deux réassureurs Swiss Re et Munich Re. On note l’absence remarquée des établissements américains et japonais. Au total, assureurs et banques créanciers de la Grèce vont contribuer à hauteur de 54Mds d’euros sur trois ans, et 135Mds d’euros sur dix ans, à un nouveau plan d’aide pour la Grèce. Pour voir la liste complète: cliquez ici
L’ordonnance numéro 2011-915 du 1er août 2011 relative aux organismes de placement collectif en valeurs mobilières et à la modernisation du cadre juridique de la gestion d’actifs a été publiée au Journal Officiel. Elle transpose dans le droit national la directive européenne 2009/65/CE du 13 juillet 2009 (dite directive OPCVM IV ou UCITS IV). Les Etats membres devaient transposer cette directive, qui succède à la directive 85/611/CEE du 20 décembre 1985, au plus tard le 1er juillet 2011. La directive OPCVM IV introduit notamment un « document d’information clé pour l’investisseur » (DICI) décrivant dans un langage « clair, bref et non technique » les caractéristiques essentielles de l’OPCVM suivant une présentation harmonisée au niveau européen. L’ordonnance modifie également l’organisation du Code monétaire et financier en ce qui concerne les dispositions relatives aux OPCVM. Une première partie est consacrée aux OPCVM coordonnés (conforme à la directive OPCVM IV) et une seconde aux OPCVM non coordonnés. Voir l’ordonnance 2011-915: cliquez ici
Les banques chinoises seraient capables de supporter le pire scénario d’une chute de 50% des prix de l’immobilier, selon des tests de résistance réalisés par la Commission chinoise de réglementation bancaire (CBRC), a rapporté la presse officielle chinoise. « Les inquiétudes et les suspicions selon lesquelles le secteur bancaire chinois pourrait s’effondrer en raison des promoteurs immobiliers sont sans fondement », a déclaré vendredi à la télévision d’Etat CCTV Liu Mingkang, le chef de la CBRC, selon des propos cités par le quotidien China Daily. Selon lui les banques chinoises résisteraient à une chute de 30%, voire de 50%, des prix de l’immobilier. La CBRC avait confirmé en août 2010 soumettre les banques du pays à des tests pour voir comment elles résisteraient à une chute des prix de l’immobilier, tout en indiquant que ceci ne laissait pas présager de changements de politique dans ce secteur. La Banque mondiale (BM) a souligné dans son dernier rapport trimestriel sur ce pays les risques d’un brusque retournement du marché immobilier en Chine. Certains experts redoutent la création d’une bulle immobilière en Chine où les prix des appartements dans les grandes villes sont parfois très fortement surévalués. La hausse des prix de l’immobilier est donc un souci constant pour les autorités chinoises, qui tentent par tous les moyens de la juguler avec notamment des mesures comme l’interdiction d’acheter des résidences secondaires dans certaines villes. Les prix du neuf dans l’immobilier chinois ont baissé en juin par rapport à mai dans 12 des 70 villes scrutées par le Bureau national des statistiques, contre neuf villes concernées par une baisse en mai sur un mois.
Le Crédit Agricole a porté de 96% à 98% sa participation, directe et indirecte, au capital de sa filiale Emporiki à l’issue de son offre publique et va demander la radiation des titres de la banque grecque, selon un communiqué publié vendredi. Avant l’offre, la banque française détenait 91% du capital en direct et 5% via Sacam International, émanation des caisses régionales. Crédit Agricole SA proposait 1,76 euro par action, soit 37% de plus que le cours de clôture du 23 mai, veille de l’annonce de l’offre. A l’issue de l’offre, qui a couru du 29 juin au 27 juillet, Crédit Agricole SA, entité cotée du groupe, détient, en direct, 93% du capital d’Emporiki et toujours 5% via Sacam International. Procédure classique, Crédit Agricole SA prévoit d’exercer son droit de retrait relatif aux actions Emporiki qui n’ont pas été apportées à l’offre, en proposant à leurs détenteurs le même prix, soit 1,76 euro par titre. Au terme de cette opération, la banque demandera la radiation des titres Emporiki à la Bourse d’Athènes.
L’AMF attire l’attention du public sur les activités de KYODO SECURITIES et de SATORI GROUP, dont les sièges sociaux sont au Japon. Ces sociétés contactent des investisseurs résidant en France, notamment par téléphone, pour les inciter à acquérir des titres de sociétés étrangères. L’AMF signale que ni KYODO SECURITIES ni SATORI GROUP ne sont autorisés à fournir des services d’investissement ou des conseils en investissements financiers sur le territoire français. Par ailleurs, ces sociétés ne sont pas habilitées à se livrer à une activité de démarchage bancaire ou financier ou à recevoir des fonds en France. Ces sociétés ont, par ailleurs, déjà fait l’objet de mises en garde, par les homologues suédois, norvégien, danois et autrichien de l’AMF. L’AMF recommande, en conséquence, aux investisseurs de ne pas donner suite aux sollicitations de ces sociétés et de ne pas les relayer auprès de tiers, sous quelque forme que ce soit. De manière générale, avant de vous engager, vous devez toujours vérifier que l’intermédiaire financier qui propose ou conseille des investissements financiers figure bien sur la liste des établissements financiers autorisés à exercer en France : liste des prestataires de services d’investissement, liste des démarcheurs financiers bancaires, liste des CIF Si l’intermédiaire concerné ne figure pas sur ces listes, nous vous invitons fortement à ne pas répondre à ses sollicitations car celui-ci n’est alors pas tenu de respecter les règles élémentaires de protection des investisseurs, de bonne information ou de traitement des réclamations applicables aux intermédiaires régulés.
Le Sénat s’est inquiété mercredi 27 juillet 2011 des répercussions que pourrait avoir l’application des nouvelles normes bancaires pour le financement des collectivités locales. Dans un communiqué, le président de la commission des affaires européennes du Sénat, Jean Bizet (UMP), demande au commissaire européen Michel Barnier que la future législation européenne tienne compte des spécificités des collectivités locales, notamment les collectivités locales françaises dont les règles budgétaires apportent des garanties particulières de solvabilité. Les nouvelles recommandations du Comité de Bâle, dites Bâle 3, destinées à renforcer la solidité des banques, pénalisent les financements longs qui ne sont pas adossés à des ressources stables comme les dépôts bancaires. En gros, cela veut dire que l’on ne peut prêter que si l’emprunteur a de l'épargne, avait dit un banquier à l’AFP. Or les collectivités n'épargnent rien. Ces recommandations, qui vont faire prochainement l’objet d’une directive européenne, risquent de réduire sensiblement les possibilités pour les banques d’accorder des prêts aux collectivités locales, souligne M. Bizet dans son communiqué. Certaines banques ayant commencé par anticipation à tenir compte des nouvelles normes, des difficultés sont d’ores et déjà apparues, écrit-il. Pourtant, relève-t-il, les collectivités territoriales françaises ont l’obligation d’avoir un budget en équilibre, doivent affecter en priorité l’excédent de la section de fonctionnement au remboursement de la dette, leur recours à l’emprunt est réservé aux nouveaux investissements, les fonds disponibles sont déposés au Trésor public. Dans un courrier adressé le 1er juin au Premier ministre François Fillon, les présidents des associations des maires (AMF), des départements (ADF) et des Régions (ARF), Jacques Pélissard (UMP), Claudy Lebreton (PS) et Alain Rousset (PS), écrivaient que deux secteurs allaient être frappés par la contraction du crédit que va entraîner Bâle 3: les collectivités territoriales et le logement social.
Jean-Marc Raby, 52 ans, deviendra en septembre directeur général délégué du groupe Macif. Diplômé d’HEC, il a fait toute sa carrière à la Macif. D’abord responsable du centre de gestion à Moulins, il devient directeur général adjoint chargé de la maîtrise économique en Ile-de-France. En 2000, il est nommé directeur régional de Macif Centre. Depuis 2005, il est directeur général adjoint du groupe.
Les banques européennes ont augmenté de 56% leur exposition au secteur public américain au premier trimestre, alors que les Etats-Unis luttent pour trouver un compromis sur le relèvement du plafond de la dette américaine, a annoncé mardi la Banque des règlements internationaux (BRI). L’exposition des établissements européens au secteur public américain a atteint 752,6 milliards de dollars (522,6 milliards d’euros) sur les trois premiers mois de l’année, contre 479,6 milliards fin 2010, selon les statistiques de la BRI. L’exposition aux titres de dette du secteur privé et aux banques américaines est resté quasiment stable à respectivement 2.189 milliards et 686 milliards, a souligné la « banque centrale des banques centrales ». Au total, l’ensemble des banques européennes présente une exposition de 3.737 milliards de dollars aux secteurs public et privé américains. Parmi les plus grands créanciers des Etats-Unis se trouvent le Japon avec 1.132,8 milliards, le Royaume-Uni avec 1.124,8 milliards et la Suisse avec 747,9 milliards de titres de dette cumulés fin mars. Les données de la BRI excluent cependant la Chine, le plus grand créancier des Etats-Unis, ainsi que les banques locales américaines qui détiennent également une grande partie de la dette du pays. Démocrates et républicains bataillent actuellement à Washington sur un relèvement du plafond de la dette publique. Si aucun compromis n’est trouvé d’ici le 2 août, le gouvernement fédéral devra faire des choix drastiques entre le remboursement de ses bons du Trésor -un instrument financier très prisé dans le monde entier- et les dépenses courantes comme les salaires des fonctionnaires ou les pensions et l’aide aux plus pauvres. Si le gouvernement choisit de ne pas rembourser une partie de sa dette, les conséquences économiques pourraient s’avérer désastreuses en poussant notamment les taux d’intérêt à la hausse. La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a prévenu mardi qu’ »avoir un défaut de paiement ou un abaissement important de la note attribuée à la signature des Etats-Unis serait un événement très, très, très grave. Pas pour les Etats-Unis seulement, mais pour l'économie mondiale en général ».