La banque suisse UBP (Union Bancaire Privée) a acheté la filiale suisse du groupe bancaire néerlandais ABN Amro pour un montant non divulgué, selon un communiqué publié mardi. La transaction doit encore obtenir le feu vert des autorités de la réglementation suisse et devrait être finalisée au quatrième trimestre 2011. ABN AMRO Bank (Suisse) AG est une banque privée suisse. Ses actifs sous gestion sélevaient fin mars à 11 milliards d’euros. La banque emploie plus de 350 personnes et est présente à Zurich, Genève, Lugano et Bâle. Avec cette acquisition, l’UBP accroît de 20% ses avoirs sous gestion. Selon Guy de Picciotto, directeur général de lUBP, cité dans le communiqué, « ABN AMRO Bank (Switzerland) AG est une banque privée solide et de grande qualité. Nous sommes très satisfaits de cette transaction, qui nous permet délargir notre plateforme au niveau national et dasseoir encore notre position dans le domaine de la gestion de fortune en Suisse ».
Les dépôts au jour le jour des banques de la zone euro auprès de la Banque centrale européenne (BCE) sont restés à des niveaux élevés ces derniers jours, selon des statistiques publiées lundi, signe que les incertitudes persistent sur la crise de la dette. Les banques ont parqué 80,2 milliards d’euros de liquidités à la BCE vendredi pour 24 heures, contre 67 milliards d’euros jeudi et 39,6 milliards d’euros mercredi, selon les derniers statistiques de l’institution monétaire européenne. Lundi 8 août ces dépôts avaient atteint 145,2 milliards d’euros, soit leur plus haut niveau de l’année à ce jour. Le niveau des dépôts quotidiens auprès de la BCE est une bonne mesure de la propension courante des banques à se prêter entre elles. La BCE rémunère ces dépôts à hauteur de 0,75%, soit à un niveau plus faible que les taux du marché du prêt interbancaire. Les prêts d’urgence de la BCE sur 24 heures ont quant à eux retrouvé des niveaux dérisoires, après un pic de 4 milliards d’euros atteint mercredi dernier en raison d’un vent de panique causé par des rumeurs d’une faillite imminente de la banque française Société Générale. Jeudi ces prêts de la BCE aux banques ont totalisé 227 millions d’euros, puis 6 millions d’euros vendredi.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) attire l’attention du public sur les activités de la société Victory Suisse dont le siège social est à Bernex - Suisse. Cette société propose notamment aux investisseurs particuliers des placements mettant en avant des rendements élevés de 6 à 8 % mensuels, tout en étant garantis en capital. L’AMF signale que la société Victory Suisse et son réseau de distribution Victory Invest ainsi que les autres sociétés du groupe, à savoir SOFINEX, S.F. Vectory Consulting, S.F. Vectory Investment et Vectory France ne sont ni autorisées à fournir des services d’investissement ou des conseils en investissements financiers en France ni habilitées à se livrer à une activité de démarchage bancaire ou financier. En conséquence, l’AMF recommande aux investisseurs de ne pas donner suite aux sollicitations d’investissement qui émaneraient de l’une de ces sociétés et de ne pas les relayer auprès de tiers, sous quelque forme que ce soit.
Le fonds d’investissement américain Citadel envisage de vendre sa banque d’investissement et de mettre un terme à ses activités de recherche sur les valeurs mobilières, indiquait jeudi le New York Times sur son site internet. Le fonds «est en discussions pour vendre sa banque d’investissement trois ans seulement après ses débuts», écrit le quotidien dans son édition électronique citant une source proche du dossier. Citadel « va aussi fermer son groupe de recherche sur les valeurs mobilières », ajoute le quotidien. Les premiers licenciements auraient lieu dès jeudi. Contactée par l’AFP, une porte-parole de Citadel n’a souhaité faire aucun commentaire.
Le Président de l’Autorité des marchés financiers, agissant en application de l’article L. 421-16 II du code monétaire et financier, a décidé d’interdire toute position courte nette ou tout accroissement d’une telle position existante, y compris en cours de journée, par toute personne établie ou résidant en France ou à l'étranger, sur les titres de capital ou donnant accès au capital des établissements de crédit et entreprises d’assurances suivants : April Group Axa BNP Paribas CIC CNP Assurances Crédit Agricole Euler Hermès Natixis Paris Ré Scor Société Générale Cette mesure s’applique dès sa mise en ligne sur le site internet de l’AMF, ce jour à 22h45 et ce pour une durée de quinze jours. Elle pourra être prorogée, dans les conditions de l’article L. 421-16 II précité. Elle ne s’applique pas aux intermédiaires financiers agissant en qualité de teneur de marché ou d’apporteur de liquidité signataires d’un contrat avec l’entreprise de marché ou avec l'émetteur, ou en qualité de contrepartiste sur blocs d’actions. L’AMF publiera une liste de questions-réponses sur la mise en oeuvre de cette décision.
L’AMF observe que le fonctionnement régulier des marchés est altéré par la diffusion de rumeurs infondées concernant les valeurs financières cotées à Paris. L’AMF rappelle qu’en vertu de son règlement général, la diffusion d’informations infondées peut constituer un manquement susceptible de sanction ; de même que le fait d’en tirer profit. L’Autorité des marchés financiers en tirera toutes les conclusions.
Une source bancaire proche des négociations sur l'échange de dette entrepris par la Grèce a indiqué mercredi à l’AFP qu’il était « normal » d’envisager d’y inclure des titres arrivant à échéance après 2020. « Cela fait partie du processus normal », a indiqué cette source sous couvert de l’anonymat, interrogée par l’AFP sur des propos du ministre des Finances grec Evangélos Vénizélos. M. Vénizélos a déclaré mercredi à une radio grecque que le gouvernement négociait pour échanger des titres pour un montant de 150 milliards de dollars « arrivant à échéance d’ici 2020 ou un peu après ». Le 21 juillet, l’Institut de la finance internationale, groupe représentant des institutions financières créancières de la Grèce, a proposé un échange de dette pour permettre d’allonger la maturité et réduire le montant de la dette grecque ainsi que les intérêts que doit payer Athènes. Elle portait sur des titres arrivant à maturité fin 2020 au plus tard. La source bancaire interrogée par l’AFP a indiqué que pour arriver aux 135 milliards d’euros visés dans cet échange, il allait peut-être falloir chercher au-delà de cette échéance. « Il y a 15 à 20 milliards d’euros d’obligations que le gouvernement a exclues, qu’il n’a pas jugées adaptées » à l'échange de dette, a révélé la source. « Donc l’une des possibilités c’est d'élargir l’enveloppe. Entre aujourd’hui et l’offre concrète, il y aura des ajustements. C’est le principe des discussions », a-t-elle ajouté.
Le PDG de la banque française Société Générale, dont le cours a dégringolé mercredi à la Bourse de Paris à la suite de rumeurs concernant son exposition à la dette grecque et à l’Italie, a affirmé jeudi sur RTL que ces enjeux étaient « minimaux » pour son groupe. La banque a terminé la séance en chute de 14,74% à 22,18 euros dans un marché en baisse de 5,45%, sur fonds de rumeurs sur sa santé financière et l’impact d’une éventuelle décision de la Grèce d’inclure dans son programme d'échange d’obligations des titres arrivant à échéance « un peu après 2020???. Une telle action de la Grèce pénaliserait en premier lieu ses créanciers privés et donc les banques, qui ont toutes dévissé mercredi à Paris. « On n’a pas de dette au-delà de 2020 donc ça ne change absolument rien », a insisté Frédéric Oudéa sur RTL. « Nous avons dit clairement que nous avions fait un profit de 1,7 milliard d’euros sur les 6 premiers mois de l’année, après avoir provisionné la totalité de la perte sur la Grèce », a-t-il ajouté. Interrogé sur l’exposition de la banque en Italie, également en difficultés financières, M. Oudéa a affirmé que c'était « pareil » pour l’Italie que pour la Grèce. « Nous n’avons pas d’activité de banque de détail en Italie, nous avons une très faible exposition sur l’Italie ». « Tous ces enjeux-là sont minimaux pour la Société Générale », a-t-il tempéré. « Nous faisons des profits solides, nous avons renforcé notre capital, il n’y a aucun problème sur la Société Générale ». Selon les chiffres à fin 2010 collectés par le régulateur européen (EBA) pour les tests de résistance de juin, la banque était exposée à hauteur de 2,6 milliards d’euros sur la dette souveraine grecque et de 3,3 milliards d’euros sur celle de l’Italie. Quand aux conséquences sur la clientèle de la banque, M. Oudéa a tenu à rassurer: « Nous avons en France, heureusement, la chance d’avoir un marché qui reste équilibré, des activités solides, un coût du risque faible et nous sommes tout à fait capables de continuer à prêter à nos clients ». « Nous continuons à prêter, nos prêts ont continué à augmenter en 2009, en 2010, nous sommes conscients de notre responsabilité », a-t-il relevé. « Il faut qu’on arrête d’opposer les banques au reste de l'économie. Une économie solide a besoin de banques solides, les banques françaises sont solides, elles n’ont rien coûté aux contribuables », a poursuivi M. Oudéa.
La solidité des banques françaises n’est « pas affectée » par les mouvements des marchés boursiers, a assuré le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer jeudi dans un communiqué, au lendemain de la dégringolade des valeurs bancaires à la Bourse de Paris. « Les évolutions récentes des marchés boursiers n’affectent pas la solidité financière des banques françaises et la capacité de résistance dont elles ont fait preuve depuis le début de la crise », a souligné M. Noyer. Dans le communiqué, le gouverneur a rappelé que les principales banques françaises avaient « confirmé leur solidité » lors de la publication de leurs résultats financiers pour le 1er semestre 2011. Et ce en dépit d’un « environnement économique difficile grâce à une gestion rigoureuse de leurs risques et un modèle de banque universelle qui repose sur des activités diversifiées », a-t-il affirmé. Selon le gouverneur, « les niveaux de capital, appréciés par les fonds propres les plus durs, sont adéquats et les programmes de refinancement à moyen et long terme sont réalisés dans des conditions tout à fait satisfaisantes.» Le secteur financier était de nouveau dans la tourmente jeudi, au lendemain d’une séance noire, alors que des rumeurs continuaient d’agiter les marchés et alors que Bank of America vient de dégrader le secteur bancaire européen. BNP Paribas cédait 6% à 33,48 euros et Société Générale perdait 8,48% à 20,28 euros à 13H40 (11H40 GMT). L’ensemble des titres du secteur avaient plongé mercredi, après que la Grèce eut envisagé d'étendre son programme d'échanges d’obligations afin d’y inclure des titres à plus longue échéance. Cette mesure pénaliserait ses créanciers privés, en premier lieu les banques et assureurs. « Nous surveillons le bon fonctionnement des marchés et en particulier les valeurs bancaires qui ont souffert », a déclaré dans la matinée à l’AFP une porte-parole de l’Autorité des marchés financiers (AMF), saisie par la Société Générale d’une demande d’enquête.
Pour le deuxième trimestre 2011, Boursorama Banque a collecté 84 millions d’euros nets en assurance-vie, soit une hausse de 14% sur un an. Déjà lors du premier trimestre 2011, la hausse était de 13% par rapport à la même période en 2010, avec une collecte de 102 millions d’euros. L’enseigne explique dans un communiqué l’importance de la collecte des fonds en euros par « un rendement 2010 attractif », selon le site assurancevie.fm. Des résultats qui contrastent avec ceux des assureurs, puisque la collecte en assurance-vie diminue fortement chez eux.
L’Autrichien Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneur de la Banque centrale européenne, s’est inquiété mardi de la propension des banques à parquer de plus en plus d’argent auprès de l’institution de Francfort. La situation n’est certes « pour le moment » pas aussi grave qu’en 2008, après la faillite de la banque d’affaires américaine Lehman Brothers qui avait provoqué une crise de confiance aiguë entre banques, a déclaré le gouverneur de la banque centrale autrichienne (OeNB) dans un entretien à la Radio publique Oe1. Mais il y a des « parallèles certains ». Les dépôts des banques auprès de la BCE ont « augmenté de façon massive. C’est un mauvais signe », a-t-il ajouté. Vendredi, ces dépôts ont atteint 134,83 milliards d’euros, selon des chiffres publiés sur le site internet de la BCE, soit le plus fort montant depuis février et bien plus qu’au début du mois d’août. Signe que les banques en excès de liquidités préfèrent plutôt les parquer auprès de la BCE, qui ne leur offre pourtant qu’un taux de 0,5%, que de les prêter à d’autres établissements financiers. A l’instar du président de l’institution Jean-Claude Trichet, le patron de la banque centrale autrichienne a enjoint les gouvernements européens à accélérer la mise en oeuvre des décisions prises le 21 juillet, afin de rassurer les marchés. Parmi ces mesures figure le rachat de dette publique en circulation par le Fonds de soutien européen (FESF).
Le maire d’Angoulême, Philippe Lavaud (PS), a annoncé mardi avoir assigné la banque franco-belge Dexia devant le tribunal de grande instance de Nanterre pour faire annuler un emprunt toxique de 16 millions d’euros souscrit par la précédente municipalité. Depuis fin 2009, plusieurs banques ont été assignées en justice par des collectivités locales qui leur reprochent de leur avoir fait souscrire des emprunts toxiques, qui proposent un taux d’intérêt bonifié pendant une première période d’amortissement, avant d'être liés à des indices hautement volatils qui peuvent entraîner de fortes hausses des taux d’intérêts. L’assignation de la mairie d’Angoulême s’appuie notamment sur le « défaut de conseil » de Dexia qui n’a fourni « aucune information sur les risques et sur les clauses de sortie du contrat » de cet emprunt courant sur 17 ans, a expliqué à l’AFP Philippe Lavaud. Selon le maire, depuis le 1er juillet 2011 le taux d’intérêt de cet emprunt, fixé pendant cinq ans à 4,8%, est passé à plus de 7%, l'évolution du taux dans le temps étant basée sur celle de la parité dollar/yen. « Nous allons payer cette année 350.000 euros d’intérêts en plus », relève M. Lavaud, dont la commune de 43.000 habitants a souscrit auprès de la banque franco-belge trois emprunts d’un total de 38 millions d’euros, soit 51% de son endettement. Les négociations entamées entre la mairie et Dexia au cours des deux dernières années pour s’entendre sur des emprunts à taux fixes n’ont rien donné, a précisé le maire qui indique que la banque réclame 20 millions d’euros pour sortir de ces emprunts à risques. M. Lavaud juge également que le calcul du taux d’intérêt est « erroné » et dénonce le caractère « spéculatif » du contrat signé par sa commune, estimant que son prédécesseur, Philippe Mottet (UDF puis UMP), n’avait pas le « pouvoir » pour souscrire, sans l’aval du conseil municipal, un tel emprunt à risques. Une dizaine d'élus, dont le maire d’Angoulême, se sont réunis au sein de l’association « Acteurs publics contre les emprunts toxiques » pour se doter d’une « force de frappe collective » dans les actions judiciaires. Le 8 juin, l’Assemblée nationale a voté la création d’une commission d’enquête parlementaire sur ces emprunts contractés par des collectivités locales, présidée par Claude Bartolone, président (PS) du Conseil général de Seine-Saint-Denis.
Le secrétaire au Trésor des Etats-Unis, Timothy Geithner, a affirmé dans un entretien télévisé diffusé lundi que les gouvernements et banques centrales avaient « largement de la marge » pour répondre à la crise économique et financière. « La croissance a ralenti, mais il y a largement de la marge pour que les banques centrales et les gouvernements agissent afin de contribuer à gérer les pressions que nous voyons toujours dans le monde », a déclaré M. Geithner sur la chaîne CNBC, qui diffusait des propos prononcés la veille. L’entretien a été réalisé avant l’annonce par la Banque centrale européenne, dimanche soir, de la reprise de ses achats d’obligations d’Etats de la zone euro en difficulté sur les marchés. La banque centrale américaine (Fed) doit pour sa part réunir son comité de politique monétaire mardi. Interrogé pour savoir s’il croyait qu’une récession était en cours ou s’annonçait, M. Geithner a répondu qu’il n’y croyait pas. « Je ne pense pas que ce soit probable. Cela dépend de la qualité du jugement des gouvernements et banques centrales dans le monde entier », a-t-il dit. « Je sais qu’il y a cette perception ici ou là selon laquelle il n’y a plus la possibilité de réagir par une politique [contre la crise] mais c’est une perception fondamentalement erronée », a poursuivi le secrétaire au Trésor. « Dans les pays autour du monde, pas seulement aux Etats-Unis, nous avons toute la place pour faire des choses qui aideront à rendre notre économie forte à court terme, et c’est notre responsabilité de le faire », a-t-il souligné. Le Trésor avait annoncé dimanche que M. Geithner avait décidé de rester à son poste, après des semaines de spéculations dans la presse sur un éventuel départ.
La banque française BNP Paribas aurait informé la Banque du Portugal de son intérêt pour un éventuel rachat de la Millennium BCP, première institution financière privée portugaise, a affirmé mardi le quotidien Jornal de Negocios. D’après des sources non identifiées contactées par ce journal économique, la BNP Paribas chercherait surtout à prendre le contrôle de la filiale de la BCP en Pologne, la Millennium Bank. Après la publication de ces informations, l’autorité boursière portugaise (CMVM) a fait savoir dans un communiqué qu’elle avait sollicité leur « clarification » auprès des entités concernées. La CMVM a précisé ensuite que, selon la Banque du Portugal, « la BNP Paribas n’a présenté aucun projet d’acquisition d’une participation qualifiée dans la BCP ». Interrogé par l’AFP, un porte-parole de la banque portugaise a indiqué que « la Millennium BCP ne commente pas des spéculations du marché ». Lors de la présentation de ses résultats trimestriels, la banque portugaise avait annoncé une réévaluation de ses actifs en Europe, notamment en Grèce et en Pologne, qui ont cessé d'être considérés comme « stratégiques ». « Nous étudions les opportunités qui se présentent en Pologne », avait dit fin juillet son président Carlos Santos Ferreira. Seule valeur en hausse à la Bourse de Lisbonne mardi matin, la BCP s’appréciait de 1,10% à 0,27 euro vers 09H45 GMT.