D’après nos informations, le gestionnaire d’actifs et de patrimoine Opportunité SA a décidé de mettre fin à son activité de multigestion alternative (offshore et UCITS) et fonds traditionnels étrangers ainsi qu'à la multigestion mixte. Adrien Galy-Dejean, le responsable de l'équipe de sélection de gérants, quitte donc le Groupe Opportunité, à la recherche de nouvelles opportunités et souhaiterait rejoindre un institutionnel afin de pouvoir apporter ses connaissances des gérants alternatifs et traditionnels et participer à l’allocation d’actif avec une équipe de professionnels partageant la même philosophie de gestion. Son CV résumé: 2011 : Mandat de conseil d’un fonds de hedge funds en Suisse 20M€. Définition de l’allocation et de la sélection des sous-jacents. 2010 : mise en place d’un contrat de conseil en gestion d’un fonds de fonds diversifié pour une société de gestion parisienne (OPCVM traditionnels actions et obligations, fonds de commodities et hedge funds UCITS) avec un objectif de performance absolue. Conseils sur la sélection des gérants et l’allocation du portefeuille. Création (en 2004) et gestion d’une SICAV ARIA et d’un FCP à procédure allégée investis en Hedge Funds et fonds traditionnels. Gestion de conviction basée sur une approche « top down ». Responsable de la recherche et l’analyse des fonds alternatifs (offshore et Ucits) pour le groupe (quantitatif & qualitatif). Recommandations d’investissements alternatifs et traditionnels (asset managers étrangers) pour le groupe Gestion des risques : Analyse qualitative et quantitative des fonds alternatifs à l’aide de Packhedge (perte maximum - ratio de sharpe - analyse de corrélations - délai de recouvrement - volatilité glissante - bêta glissant). Définition des outils d’analyse de suivi quantitatif de portefeuilles (attribution de performances - création d’un modèle de suivi du P&L - matrice de liquidité).
Les pouvoirs publics au c??ur de l’activité fusions-acquisitions dans le secteur des services financiers Plusieurs raisons expliquent cette forte augmentation des valeurs des transactions au quatrième trimestre 2011. Les deux principales sont d’une part la réapparition des transactions conduites par les pouvoirs publics, et d’autre part la progression des transactions de taille moyenne (moins de 1 milliard €). La nationalisation de Dexia Bank Belgium (4 milliards €) est la première transaction majeure conduite par les pouvoirs publics depuis la nationalisation d’AIB en décembre 2010. De plus, le quatrième trimestre 2011 a également été marqué par la cession de Northern Rock par le gouvernement du Royaume-Uni, et par différentes opérations en Suède, Suisse, Luxembourg et au Royaume-Uni. Les transactions de taille moyenne ont également progressé en volume au cours de ce trimestre, passant de 2,6 milliards € au troisième trimestre 2011 à 5,9 milliards € au quatrième trimestre sous l’effet notamment de plusieurs opérations de restructuration bancaire (cession de Dexia Banque Internationale au Luxembourg par exemple). Perspectives 2012 Selon l'étude PwC, l’activité de fusions-acquisitions dans le secteur des services financiers devrait rester assez imprévisible en 2012. Le quatrième trimestre 2011 s’est certes rapproché des niveaux historiques d’activité et plusieurs facteurs pouvant favoriser des transactions dans ce secteur restent d’actualité. Néanmoins, les incertitudes politiques, économiques et financières persistantes impliquent une certaine prudence de la part des sociétés. Les annonces de résultats annuels des principaux établissements bancaires et compagnies d’assurances devraient permettre de classer les établissements en deux catégories : les établissements ayant le mieux résisté à la crise devraient montrer un regain d’intérêt pour des acquisitions ciblées, alors que les établissements les plus fragiles devraient mettre en ??uvre certaines mesures de restructuration qui pourraient conduire à des cessions. Selon Hervé Demoy, Associé PwC spécialiste du secteur financier « La situation économique actuelle de l’Euro Zone, les exigences des régulateurs en fonds propres afin d’atteindre dès juin 2012 un ratio de solvabilité de 9%, et la recherche de nouveaux moteurs de croissance pour certains établissements laissent à penser que les transactions dans le secteur financier devraient se poursuivre. Certains acteurs financiers non européens (USA, Asie, Pays émergents) disposent en effet de liquidités et cherchent à investir dans des établissements financiers européens ». Il ajoute : « dans le secteur de la gestion d’actifs, malgré la récente baisse des en-cours et l’incertitude planant sur les marchés financiers, les perspectives à plus long terme semblent positives, et certaines opérations de rapprochement sont attendues au cours des prochains mois ».
BPCE envisage d'étudier la cession de tout ou partie de sa participation dans Nexity à partir du second semestre. De son côté, BNP Paribas a reçu des marques d’intérêt pour sa participation dans Klépierre. Mais les deux sujets restent complexes. Lire la suite: cliquez ici
Comme le rapporte l’Agefi, Michel Lucas a annoncé que la Confédération du Crédit Mutuel afficherait un résultat consolidé de 2,2 milliards d’euros, ce qui fait de CM 10-CIC le pôle le plus puissant. Et il n’a pas fini de se renforcer puisque le Crédit Mutuel d’Anjou va le rejoindre.
Le groupe d’investissement alternatif combiné UBP-Nexar bénéficiera d’une plateforme élargie, de capacités de distribution globales et de solutions innovantes en matière de placement alternatif. Disposant de bureaux à Genève, New York, Londres, Paris, Jersey, Tokyo et Hong Kong, ce groupe formera une division à part entière et rapportera directement au Président du Comité Exécutif de l’UBP, M. Guy de Picciotto. Avec cette acquisition, l’UBP confirme son engagement dans le secteur alternatif et sa volonté d’offrir aux investisseurs internationaux des solutions de gestion et des services de conseil en placement de tout premier ordre. La Banque est fermement convaincue du rôle déterminant des fonds de hedge funds pour atteindre les objectifs spécifiques des clients, au travers de portefeuilles dynamiques et performants, selon une approche reconnue qui combine une gestion active, un strict contrôle du risque et des services interactifs auprès des investisseurs. Les clients bénéficieront de l'équipe de direction expérimentée du groupe combiné UBP-Nexar, de son esprit entrepreneurial et de son approche à long terme, ainsi que du bilan solide de l’UBP et de sa volonté affirmée d’investir dans le lancement de produits innovants. L’UBP, qui a créé son premier fonds de hedge funds en 1986, a fait figure de pionnier de la gestion alternative dès les années 1970. La Banque s’est dotée d’une gamme diversifiée de services de conseil en hedge funds et gère actuellement plusieurs fonds, ainsi que des mandats personnalisés. Le groupe Nexar a été fondé en 2009 par trois personnalités de l’industrie alternative, Arié Assayag (CEO), Eric Attias (CIO) et Bernard Kalfon (Responsable des Stratégies de volatilité). Nexar est spécialisé dans le développement de solutions d’investissement innovantes et gérées activement, visant à atteindre les objectifs de sa clientèle. Ses principaux gérants ont une vingtaine d’années d’expérience dans la gestion de portefeuille et le trading propriétaire, et travaillent en équipe depuis plus de dix ans. La transaction, dont les conditions ne sont pas divulguées, est subordonnée aux approbations réglementaires d’usage.
La banque de détail belge « Dexia Banque Belgique » (DBB) va changer de nom afin de tourner la page de la crise et a fait savoir mercredi qu’elle s’appellerait dorénavant « Belfius ». Les nouveaux nom et logo de l'établissement doivent être officiellement présentés jeudi matin, lors d’une conférence de presse à Bruxelles. L’ancien groupe franco-belge Dexia n’a pas survécu à la crise de la dette souveraine, qui a tari le flux des liquidités dont il avait besoin pour poursuivre ses activités. Son conseil d’administration a donc dû accepter en octobre dernier une offre de l’Etat belge de prendre le contrôle à 100% de Dexia Banque Belgique, la filiale belge du groupe, pour 4 milliards d’euros. Depuis le démantèlement du groupe, la banque belge cherchait un nouveau nom pour faire peau neuve. Le ministre belge des Finances de l'époque, Didier Reynders, avait indiqué que la Belgique entendait rester plusieurs années propriétaire de cette banque de détail, afin d’en « assurer la continuité ».
Suite aux évolutions récentes des prix des CDS et des taux obligataires sur les Etats, cette note s’intéresse au sujet de la fixation des prix sur les marchés de CDS, notamment souverains. Dans ce cadre, des entretiens ont été effectués avec des intervenants sur ces marchés. Ces intervenants s’accordent pour indiquer que, pour l’Allemagne et les Etats-Unis, les évolutions récentes des marchés de CDS n’ont eu aucun impact sur les coûts de financement de ces Etats. Ce constat rejoint celui de la recherche académique qui n’a pas pour l’instant établi de lien de causalité entre les prix des CDS et les taux obligataires pour les souverains les mieux notés. Le marché des CDS sur souverains reste peu profond par rapport aux marchés obligataires, les possibilités d’arbitrage sont coûteuses et risquées et les intervenants ne sont pas nécessairement les mêmes. Les analyses menées confirment, notamment sur la période récente, l’absence d’un marché leader entre les CDS et les obligations. Elles permettent de constater également que, tant que les niveaux de spreads restent peu élevés, les corrélations entre marché des CDS et des obligations sont faibles : tant que le risque de défaut semble contenu, les obligations jouent leur rôle de valeur refuge. En revanche, lorsque le risque souverain s’accroît fortement et que les spreads atteignent un certain niveau, les obligations perdent leur fonction de valeur refuge, une corrélation apparaît. La France paraît s’inscrire dans cette configuration depuis l’automne 2011. Au-delà du lien entre spreads sur les CDS et sur les obligations, le marché des CDS continue de manquer de transparence et reste concentré. Pour le CDS France, 80% des contrats ont pour contrepartie un des 5 principaux participants et 97% des contrats un des 10 principaux participants. La fixation des prix sur les CDS souverains est également influencée par la perception de la couverture réelle qu’apportent ces produits en cas de défaut et par le rôle important des activités de couverture du risque de contrepartie des principales banques. Étude complète en pièce jointe
Chiffres clés au 31 décembre 2011 (Statistiques ASPIM - IEIF): 155 SCPI gérées par 25 groupes Capitalisation : 24,84 milliards € Collecte nette : 2 786,97 millions € Transactions sur le marché secondaire : 394,24 millions € (soit 1,59% de la capitalisation) Retraits non compensés : 4,21 millions € Collecte brute : 3 185,41 millions € Augmentations de capital : 2 791,18 millions € par 62 SCPI de 22 groupes de gestion Lire le communiqué de presse en pièce jointe
Le Crédit Foncier, filiale du groupe BPCE, a plongé dans le rouge l’an dernier avec une perte nette de 409 M€ à cause de son exposition à la dette souveraine grecque. En 2010, le bénéfice net de cette branche du groupe bancaire français spécialisée dans le crédit immobilier s'était élevé à 253 M€, selon un communiqué. Le résultat brut d’exploitation a reculé de 6% en 2011 à 316 M€, tandis que le produit net bancaire a augmenté de 3% à 941 M€. La perte du Crédit Foncier s’explique par les provisions exceptionnelles liées à l’exposition sur la dette souveraine grecque avec une charge de 780 M€, rappelle le groupe. BPCE s’est vu obligé l’an dernier de renflouer sa filiale à hauteur de 1,5 milliard d’euros via une augmentation de capital et l’a recentré sur son coeur de métier, l’immobilier en France tout en réduisant ses effectifs de 12% soit environ 350 postes. Le Crédit Foncier a levé 950,8 millions d’euros supplémentaires avec sa première émission obligataire destiné au grand public depuis 2002, dont le résultat a été rendu public jeudi. Entre 2006 et 2008, le Crédit Foncier s'était lancé dans une stratégie de diversification à l’international, notamment en achetant des titres d’Etat et des obligations d’entreprises étrangères. Son portefeuille contient aussi des titres d’Etat italiens, avait indiqué en novembre dernier Nicolas Duhamel, directeur général en charge des finances de BPCE. L'établissement, fondé en 1952, avait connu de graves difficultés financières au milieu des années 1990 à cause de la crise immobilière, avec une perte de 10,8 milliards de francs (1,65 milliard d’euros) en 1995.
« Nous avons arrêté toutes nos activités sur compte propre, c’est-à-dire les activités spéculatives. Nous avons déjà cédé une bonne partie des actifs attachés à ces activités », a dit François Pérol au quotidien Libération. Le débat sur une interdiction des activités spéculatives des banques de dépôts, afin d'éviter à l’avenir de coûteux sauvetages sur fonds publics comme ceux menés ces dernières années sur fond de crise bancaire, a été alimenté ces derniers mois par des propositions formulées aux Etats-Unis (règle Volcker) et au Royaume-Uni (rapport Vickers). M. Pérol réaffirme son soutien aux idées de la réglementation Volcker, censée entrer en vigueur d’ici juillet et interdisant aux banques de dépôt aux Etats-Unis un certain nombre d’opérations financières pour leur propre compte. « OK pour interdire aux banques le développement des activités spéculatives sur comptes propres. L’objectif est légitime: il s’agit d'éviter, dans le futur, de devoir renflouer sur fonds publics les banques casinos », estime M. Pérol. Il prévient toutefois que « transposer des règles qui ont été écrites ailleurs, sans réfléchir à ce qui existe ici, peut conduire à des aberrations ». « Un exemple: la règle britannique Vickers prévoit de filialiser les banques de détail à l’intérieur des banques universelles. Mais contrairement à la Grande-Bretagne où ils ont tous disparus, les groupes mutualistes représentent en France 75% du marché. Or dans ces groupes, c’est la banque de détail qui est propriétaire de l’ensemble des activités bancaires, et donc des banques de financement et de marché. Il serait donc bizarre d’adopter un modèle qui ne prend pas en compte la réalité de 75% du marché français! », fait-il valoir.
Une collecte de 757 M€ en baisse de 15 % 91 000 souscripteurs (contre 124 000 en 2010) Nécessité de reconduire et même de renforcer le dispositif attractif d’orientation de l'épargne vers les PME régionales et les entreprises innovantes. L’AFG (Association Française de la Gestion financière) et l’AFIC (Association Française des Investisseurs en Capital) publient ce jour les résultats de l’enquête annuelle AFIC-AFG sur la levée de capitaux réalisée en 2011 par les FIP (fonds d’investissement de proximité) et les FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation). 757 millions d’euros ont été levés par les FIP et les FCPI en 2011, à comparer aux 894 millions en 2010, soit une baisse de 15%. Près de la totalité (97%) de ces capitaux ont été collectés via 109 nouveaux fonds créés en 2011 (59 FIP, 50 FCPI) par 39 sociétés de gestion, le solde (3%) provenant des fonds constitués les années précédentes. Alors que 145.000 épargnants avaient souscrit à des FIP et à des FCPI en 2008, ils ne sont plus que 91.000, après une baisse continue en 2009 et 2010 et un brutal décrochage en 2011 de 27%. Au global, ce repli est principalement imputable à une baisse importante de la collecte des véhicules souscrits au titre de l’impôt sur le revenu. Ces chiffres traduisent la forte sensibilité de ce produit à l’incitation fiscale qui est passée de 25 % à 22% en 2011 et qui a encore été diminuée pour 2012. En comparaison pour les fonds souscrits au titre de l’ISF, la collecte a progressé de 17%, quand le nombre de souscripteurs a baissé de 17% suite à la suppression de la première tranche de l’ISF et au report sur la tranche supérieure. « L'étude annuelle AFIC-AFG mesure à nouveau une dégradation de la collecte des FIP et des FCPI liée à un changement de fiscalité surtout sensible pour les véhicules souscrits au titre de l’impôt sur le revenu. Le financement des PME est à juste titre un enjeu majeur des élections présidentielles et son importance vient d’ailleurs d'être rappelée par le Rapport sur le financement des PME-ETI par le marché financier rédigé par Gérard Rameix et Thierry Giami. En raison du désengagement des investisseurs institutionnels, les FIP et les FCPI demeurent une source de capitaux précieuse pour les PME. Il ne faut pas la tarir, surtout dans le contexte économique difficile que nous connaissons. Malgré les contraintes budgétaires immédiates, les mesures favorisant le financement des PME créatrices d’emploi et génératrices de croissance doivent être prioritaires. Le dispositif de réduction d’IR arrive à échéance à la fin de l’année ; il sera important de le reconduire, et même de le renforcer, après 2012» déclarent Hervé Schricke, Président de l’AFIC, et Paul-Henri de La Porte du Theil, Président de l’AFG.
Le numéro de février 2012 de Gestion info est paru. A noter, dans ce numéro: Entretien de Frédéric Bompaire, Directeur de la Gestion, Amundi - Président de la commission Formation de l’AFG. Dossier : Dodd Frank Act et Volcker Rule : des dispositions extraterritoriales susceptibles d’affecter fortement les sociétés de gestion françaises par Stéphane Janin, directeur des affaires internationales et Carine Delfrayssi, adjointe au directeur des affaires internationales de l’AFG.
Les négociations entre le Parlement et les États membres sur une directive en faveur d’un renforcement du système de garantie des dépôts étant bloquées, les députés ont voté pour passer à une deuxième lecture, en vue de mettre la pression pour la conclusion d’un accord. L’objectif général de cette législation, menée au Parlement par Peter Simon (S&D, DE), est de rendre permanent le système temporaire mis en place pour garantir jusqu'à 100 000 euros des dépôts d’une personne à la banque. De l’argent pour subvenir aux besoins dans un délai d’une semaine D’ici janvier 2017, les systèmes de garantie des dépôts devraient rembourser jusqu'à 100 000 euros de l’argent d’un déposant dans un délai d’une semaine, affirme le texte adopté. Jusqu'à cette date, les États membres pourraient appliquer une dérogation qui prolongerait le délai à 20 jours ouvrables, à condition cependant que 5000 euros soient à la disposition du déposant dans un délai d’une semaine après sa demande. Certains États membres sont contre le paiement rapide de ces 5000 euros, mais les députés affirment qu’il est nécessaire pour permettre aux citoyens de satisfaire leurs besoins de base jusqu'à ce que le système de garantie rembourse le montant restant de leurs dépôts. Contribution plus importante pour les banques risquées Tout comme la proposition de la Commission, les députés soutiennent le principe du pollueur-payeur, c’est-à-dire que les banques au profil plus risqué devraient contribuer davantage que les banques à risque moyen. Les niveaux de risque seraient déterminés par le biais d’une méthode standard conçue par l’Autorité bancaire européenne. Le texte stipule que les banques les plus risquées pourraient payer 2,5 fois plus que la moyenne. Les États membres s’opposent actuellement à cette approche, affirmant que les contributions devraient se baser sur le montant détenu par la banque en dépôts plutôt que sur le niveau de risque de ses activités. Crédibilité des régimes par capitalisation Le texte adopté fixe un niveau de financement pour chaque système à 1,5 % des dépôts couverts, à atteindre dans un délai de 15 ans après l’entrée en vigueur de la directive. Les États membres souhaitent que ce chiffre soit fixé à 0,5 % seulement, un montant considéré comme insuffisant par les députés pour donner crédibilité et efficacité aux systèmes lorsque le moment sera venu d’y avoir recours. Prochaines étapes Le Conseil doit maintenant prendre position. Une fois sa position connue, le Parlement et les États membres bénéficieront, au maximum, de 4 mois pour trouver un accord. Les deux parties partagent à part égale le pouvoir de prise de décisions.
Il ne faut pas être grand visionnaire pour deviner quels voeux je formule en priorité pour cette nouvelle année : une reprise véritable de l'économie avec des marchés transparents et efficaces, une amélioration du dispositif de régulation et une protection des épargnants renforcée. Ces trois voeux continueront cette année encore à nous servir de boussole pour guider notre action. En premier lieu, il faut travailler à l’amélioration de notre dispositif de régulation, européen et international. Notre objectif est de mettre en place un cadre coordonné des entités exerçant des activités transfrontières. En particulier pour les chambres de compensation, les agences de notation ou les bases de données centrales d’enregistrement des transactions. Pour ce faire, il ne s’agit pas « d’empiler » les réglementations mais bien de mettre en place un système qui assure une supervision efficace. Nous devons, avec nos partenaires, mener une politique de supervision homogène et supprimer ainsi la tentation de développer des dispositifs extraterritoriaux en encourageant ainsi la reconnaissance mutuelle. C’est tout l’enjeu des textes EMIR et MIF. Je ne vous cache pas que les débats sont âpres, certains de nos partenaires restant sensibles à la pression exercée par nos amis américains. Je souhaite qu’un accord européen ambitieux soit trouvé sur les chantiers réglementaires en cours : la directive MIF, le règlement EMIR et les textes abus de marché. Sans cet accord ambitieux nous n’aurons pas les bases suffisantes pour renforcer la transparence, l’intégrité et la stabilité des marchés financiers et contribuer ainsi à remettre ces marchés au service du financement de l'économie. Cette année verra également, nous l’espérons fortement, la montée en puissance des autorités européennes, comme l’ESMA, mises en places en 2011. Nous sommes très déterminés à accroître leur champ d’intervention. Si en 2011, l’AMF a résolument poursuivi ses actions en faveur des conditions de commercialisation des produits financiers, 2012 ne sera pas en reste. Cette année verra notamment la création de l’Observatoire de l'épargne. Nous nous efforcerons également de clarifier la doctrine applicable au service de conseil en investissement. Il ne serait pas acceptable que les conditions de commercialisation des produits financiers ne soient pas parfaitement conformes aux exigences réglementaires. L’AMF y veillera avec fermeté. Ce principe est en effet essentiel pour la protection des investisseurs. Dans ce cadre, nous poursuivrons nos travaux sur les fonds d’investissement, à la suite de la publication prochaine du projet de directive OPCVM V par la Commission européenne, et sur la transposition de la directive sur la gestion alternative (AIFM). Enfin, en matière de communication financière, l’AMF sera vigilante à l’information financière des sociétés cotées et poursuivra ses efforts de lutte contre les prises de contrôle rampantes. Nous nous devons également de protéger les droits des actionnaires sur la base des recommandations sur le fonctionnement des assemblées générales. Telles que préconisées début février par le groupe de travail présidé par Olivier Poupart-Lafarge et soumises à consultation. Vous le constatez, des échéances importantes ponctueront toute cette nouvelle année qui sera riche d’actualités, il s’agit de les anticiper le plus stratégiquement possible. En les attendant, je souhaite que cette année vous apporte satisfaction à chacune et chacun d’entre vous. Jean-Pierre Jouyet, Président de l’AMF
« Fortis, son ancien directeur exécutif et son ancien directeur financier ont à plusieurs reprises entre le 22 mai et le 26 juin 2008 rendu publiques des informations erronées et trompeuses sur la solvabilité de la société », a indiqué le tribunal dans un communiqué. La solvabilité de Fortis, notamment, a été présentée « de manière plus positive qu’en réalité », a ajouté la même source. Fortis et les deux hommes sont donc « pénalement responsables pour des déclarations erronées », notamment au nom de Fortis. Un autre dirigeant accusé dans cette affaire, Maurice Lippens, n’a selon le tribunal effectué aucune déclaration « incorrecte ». Le tribunal n’a pas ordonné une indemnisation des actionnaires, quatre personnes physiques et trois sociétés, expliquant que la question de l’indemnisation devrait faire l’objet d’une procédure séparée. Héritière de Fortis, l’assureur belge Ageas « déplore » la décision des juges et a indiqué dans un communiqué qu’elle interjetterait appel en vue de protéger les intérêts de toutes ses parties prenantes. Les anciens actionnaires avaient saisi le tribunal d’Utrecht en septembre 2009, reprochant à Fortis et MM. Votron, Lippens et Mittler d’avoir prétendu que la banque était en bonne santé en 2008 alors qu’elle était au bord de la faillite, ce qui leur a fait perdre de l’argent. Frappé de plein fouet par la crise financière, Fortis avait été démantelé en octobre 2008, en partie nationalisé par les Pays-Bas pour 16,8 milliards d’euros, l’autre partie ayant été rachetée par BNP Paribas. Fortis avait eu des difficultés à digérer le rachat d’ABN Amro conclu en 2007.
L’UFF a enregistré un résultat net consolidé de 25,9 ME en 2011, en recul du fait d’une diminution des commissions reçues et malgré une bonne maîtrise des charges, rapporté à une collecte nette de 61 ME. La bonne résistance de l’activité et une baisse des rachats, surtout en fin d’année, ont permis de réaliser en 2011 une collecte nette supérieure à celle de 2010 (47 ME). Le taux de fidélisation des actifs est de 92,2% en 2011, contre 91,8% en 2010. Néanmoins les actifs gérés ont reculé de 8% en 2011, en raison de la baisse des cours sur les marchés financiers. Les actifs gérés étaient de 6,6 MdsE au 31 décembre 2011. Les charges d’exploitation baissent de 3%, elles s'élèvent à 120,7 ME, contre 125,2 ME en 2010. Cette évolution favorable est due : au système de rémunération variable du réseau qui a permis une baisse des frais de personnel commercial de 7% à une bonne maîtrise des frais généraux : +1% Ces évolutions et celle du Produit Net Bancaire (160,4 ME) conduisent à un résultat d’exploitation de 39,7 ME, contre 54,5 ME en 2010. Le résultat net consolidé suit la même évolution et atteint ainsi 25,9 ME, contre 35,9 ME en 2010. La crise de 2011 a affecté les résultats de l’UFF, mais a aussi montré sa résistance aux chocs conjoncturels et la validité de son modèle fondé sur : La présence attentive et professionnelle des conseillers auprès de leurs clients à qui ils apportent soutien et conseils adaptés à leurs objectifs patrimoniaux La création et l’adaptation des produits en fonction de la conjoncture. C’est ainsi que la réactivité de l’UFF dans les allocations des fonds flexibles a permis de réduire au maximum les risques au plus fort de la crise. Quant à l’apport du conseiller UFF, les résultats de l’Observatoire UFF - IFOP de la clientèle Patrimoniale* montrent cette année encore qu’il est apprécié des clients. Alors que le niveau général de satisfaction des Français patrimoniaux vis-à-vis de leurs conseillers s'érode, les clients de l’UFF plébiscitent leurs Conseillers UFF : 93% d’entre eux en sont satisfaits et 91% ont une bonne image de notre gamme de produits financiers et immobiliers. 65% des clients UFF pensent aussi que leur conseiller défend avant tout leur intérêt, alors que les Français patrimoniaux pensent majoritairement que leur conseiller sert les intérêts de son employeur. C’est grâce à la satisfaction et la confiance de ses clients et de ses collaborateurs que l’UFF s’est développée. L’UFF a toujours su montrer sa capacité de résistance et de résilience dans les conjonctures tourmentées. La solidité de son modèle lui donne les moyens de pouvoir progresser encore en efficacité a déclaré Nicolas Schimel, Président Directeur Général de l’UFF Les intervenants traditionnels du marché ont une position dominante, mais ne parviennent pas à satisfaire pleinement la clientèle patrimoniale, les acteurs du conseil en gestion de patrimoine restent fragmentés et le taux d'épargne des français se maintient à un niveau élevé. Aussi, l’UFF bénéficie-t elle d’un potentiel important de développement. Les investissements sur notre projet Ambition Patrimoine réalisés durant les années de crise représentent une réserve de croissance interne (augmentation du nombre de conseillers et de la productivité). La solidité et la flexibilité de l’UFF lui permettront, en 2012, de saisir les opportunités de croissance susceptibles d'élargir son champ d’actions : développement du réseau commercial, innovation produits, révision des process pour améliorer la productivité commerciale ainsi que le projet UFF Entrepreneurs, une initiative sur le marché des CGPI. Parallèlement, en 2012, l’UFF veillera à la maîtrise des frais généraux et à la bonne adéquation des ressources aux projets.