Deutsche Bank, première banque allemande, a décidé lundi de se doter d’une direction bicéphale composée de l’Allemand Jürgen Fitschen et de l’Anglo-Indien Anshu Jain à compter de la fin de son assemblée générale en 2012, en remplacement de Josef Ackermann. Jürgen Fitschen, 62 ans, patron de Deutsche Bank Allemagne, siège depuis 2009 au directoire du géant bancaire, et sera épaulé par Anshu Jain, 48 ans, directeur de la division de banque d’investissements à Londres, a précisé Deutsche Bank dans un communiqué. La nomination des deux hommes est intervenue à l’issue d’une réunion du comité de surveillance, après plusieurs semaines de spéculation dans les médias allemands sur la succession du Suisse Joseph Ackermann, qui a exprimé le souhait de quitter ses fonctions avant le terme de son contrat en 2013. A la tête de Deutsche Bank depuis 2002, M. Ackermann ne s'éloignera toutefois pas bien loin: il prendra la direction du conseil de surveillance de l'établissement bancaire à l’issue l’assemblée générale 2012, en remplacement de Clemens Börsig, 62 ans. « M. Börsig restera lié à la banque en assurant des mandats dans l’intérêt » de Deutsche Bank, a souligné Deutsche Bank. Les sièges de M. Fitschen et M. Jain au sein du directoire, sont respectivement prolongés de trois ans et cinq ans.
La banque irlandaise Bank of Ireland (BoI) a annoncé lundi qu’elle allait recevoir jusqu'à 1,1 milliard d’euros d’investisseurs privés dans le cadre de sa recapitalisation, un ballon d’oxygène qui devrait lui permettre d'échapper à une prise de contrôle par l’Etat. Le gouvernement est en discussions avec « un groupe d’investisseurs institutionnels et de gestionnaires de fonds », qui se sont dits prêts à injecter jusqu'à 1,123 milliard d’euros dans la banque, a indiqué BoI dans un communiqué. Cette somme va contribuer à la recapitalisation de la banque, auquel les autorités ont donné jusqu'à la fin du mois pour gonfler ses fonds propres de plus de 5 milliards d’euros. Cet apport de capitaux frais issus du privé devrait avoir pour effet de limiter la montée de l’Etat au capital du groupe, alors qu’il s'était dit prêt à renflouer la banque si elle n’arrivait pas à rassembler les sommes requises par ses propres moyens. Et cela devrait empêcher la nationalisation de fait de BoI, qui devrait rester le dernier établissement bancaire irlandais non contrôlé par l’Etat. BoI a en effet précisé que l’Etat, qui détient environ 36% de son capital, en obtiendrait entre 15 et 32% au terme de sa recapitalisation, alors que sans le coup de pouce du secteur privé, il aurait dépassé 50%, ce qui aurait fait passer de facto l'établissement sous son contrôle. L’apport des investisseurs privés, qui gèreront leurs participations individuellement, leur donnera quant à eux entre 14 et 37,3% de BoI. Bank of Ireland fait partie avec sa rivale nationalisée Allied Irish Banks (AIB) des deux « piliers » autour desquels l’Etat a décidé de réorganiser le secteur bancaire irlandais.
La Société générale a annoncé lundi 25 juillet la nomination de Bruno Prigent en tant que directeur du métier titres du groupe. Il entre par la même occasion au Comité exécutif du pôle banque privée, gestion d’actifs et services aux investisseurs et devient membre du Comité de direction du groupe Société générale. Il succède à Alain Closier qui a décidé de quitter le groupe en octobre. Bruno Prigent a rejoint la Société générale en 1984 et a exercé différents métiers au sein de l’activité titres. Depuis 2008, il est Directeur délégué du Métier titres et membre du Comité de direction international de Société générale securities services.
La Banque d’Espagne a annoncé vendredi qu’elle prenait le contrôle de la caisse d'épargne en difficulté Caja Mediterraneo (CAM), via une injection de 2,8 milliards d’euros de fonds publics, et a indiqué qu’elle allait chercher à la vendre à une autre banque. Cette mise sous tutelle ou nationalisation temporaire, la troisième en Espagne depuis le début de la crise économique et financière après le sauvetage de la caisse d'épargne de Castille-la-Manche (CCM) en mars 2009 et celui de Cajasur, en mai 2010, fait partie du vaste processus de restructuration du secteur bancaire espagnol, afin de le rendre plus solide et solvable. La banque centrale « remplace les administrateurs de l’entité pour la recapitaliser et ouvrir un processus concurrentiel pour sa mise en vente », a-t-elle indiqué dans un communiqué, trois mois après la demande d’aide publique formulée par la CAM. Elle en prendra contrôle dès samedi. Outre l’injection de fonds publics, sous forme de prise de participation majoritaire, la Banque d’Espagne indique avoir accordé « une ligne de crédit de 3 milliards d’euros, disponible immédiatement, au groupe CAM, pour assurer la liquidité de la banque ». La Banque d’Espagne avait approuvé en avril des plans de recapitalisation pour les caisses d'épargne en difficulté, prévoyant la recherche de fonds privés pour la plupart des entités le nécessitant, afin de satisfaire les critères plus stricts de solidité financière imposés par le gouvernement. Mais plusieurs caisses d'épargne n’ont pas réussi à trouver ces capitaux privés et ont demandé une aide publique, notamment la CAM, qui était la plus mal en point.
HSBC annonce la nomination de Krishna Patel au poste de Directeur Général du Global Private Banking, Krishna Patel est actuellement Directeur Général de HSBC Afrique Il prendra ses nouvelles fonctions le 1er septembre prochain. Basé à Genève en Suisse pour commencer, il sera sous la direction de Stuart Gulliver, Directeur Général du Groupe HSBC. Au sein de HSBC depuis plus de 27 ans, Krishna Patel a évolué dans de nombreux postes de direction, parmi lesquels Président et Directeur Général de la division mondiale de la banque d’investissement, et Président de l’Europe émergente et de l’Afrique, avant d'être nommé Group General Manager en 2000. Krishna Patel succède ainsi à Chris Meares qui se concentrera sur les activités de banque privée en Asie, jusqu'à son départ à la retraite le 31 décembre 2011. Chris Meares est entré dans le Groupe il y a plus de 30 ans, dans la banque de particuliers et d’entreprises avant de rejoindre les équipes de la stratégie. Il s’est ensuite tourné vers la banque privée en 2000 puis a été nommé Directeur Général du Groupe et Directeur Général de la division Banque Privée en 2006.
L’agence d'évaluation financière Standard & Poor’s a annoncé mercredi qu’elle « n’envisageait pas dans l’immédiat de révision » de ses notations des établissements bancaires qui serait fondée sur les résultats des tests de résistance européens publiés la semaine dernière. « Notre conclusion, au regard (des résultats) de nos propres tests de résistance, est que le capital demeure un facteur d'évaluation neutre ou négatif pour la plupart des banques européennes, et ce même si le secteur semble avoir sans aucun doute amélioré sa situation depuis la crise financière », estime l’agence de notation dans un communiqué. « Nous nous attendons à ce que le processus des tests de résistance mette davantage l’accent sur la nécessité pour les banque de lever du capital dans la perspective de l’application (des normes) de Bâle III », souligne S&P. Lundi, l’agence Fitch Ratings avait également indiqué que la publication des résultats des tests de résistance par l’Autorité bancaire européenne (EBA) « ne (conduirait) à aucune nouvelle action de notation » de l’agence Fitch Ratings. Des relèvements de notation sont écartés dans la mesure où, selon elle, « l’adéquation du capital des banques exposées aux économies des Etats européens périphériques est surestimée ». « La levée de capital de haute qualité doit être une priorité pour les banques en vue de Bâle III, et doit même s’accélérer pour certaines des banques qui s’en sont le moins bien sorties aux tests de résistance », recommande l’agence franco-américaine. Les tests de résistance menés par l’EBA ont mis en avant l’insuffisance de fonds propres de huit établissements bancaires européens sur les 90 qui les ont passés. Si les analystes et investisseurs s’accordent à reconnaître que l’exercice a été conduit plus sévèrement qu’en 2010, nombre d’entre eux jugent que le scénario retenu se révèle encore trop faible.
Les 144 banques présentes sur la place financière de Luxembourg ont enregistré au premier semestre 2011 un résultat avant provision de 2,921 milliards d’euros, soit une hausse de 25,3% sur un an, a indiqué mardi la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF). Selon ces chiffres encore provisoires, le produit bancaire du premier semestre s’est quant à lui établi à 5,212 milliards, soit une progression de 12,7% par rapport à la même période en 2010. Le régulateur luxembourgeois a tenu à relativiser la portée de la progression de plus de 25% du résultat avant provision, soulignant que la hausse s’expliquait « largement » par des effets non récurrents « au niveau des autres revenus nets » d’un nombre « très limité » de banques. « Il s’agit de variation de juste valeur sur les portefeuilles titres dont l'évolution a été particulièrement favorable en comparaison annuelle », précise la CSSF. Abstraction faite de ces « autres revenus nets », l’augmentation s'établit à 4,1%, selon le communiqué de la CSSF. Les revenus opérationnels récurrents des banques affichent des performances plus modestes, voire même négatives: les revenus de commission ont progressé de 6,8% à 1,920 milliard d’euros, tandis que la marge d’intérêt a reculé de 0,8% à 2,878 milliards d’euros.
La Commission européenne a présenté mercredi son nouveau projet de directive sur les fonds propres des banques, qui doit transcrire en droit européen le nouveau cadre réglementaire du secteur appelé Bâle III. Ces règles définies en septembre 2010 par le Comité de Bâle doivent être mises en place par toutes les grandes économies industrialisées et émergentes du G20 graduellement à partir de 2013. « Je suis heureux de noter que l’Europe continue de montrer la voie en étant la première juridiction au niveau mondial à transposer les règles de Bâle III dans son droit », a affirmé mercredi le commissaire aux Services financiers Michel Barnier, cité dans un communiqué. Tirant les leçons de la crise financière de 2008, Bruxelles propose de renforcer les fonds propres des 8.000 établissements bancaires européens, qui pèsent 53% des actifs mondiaux, en appliquant les règles de Bâle III. Selon cette réglementation, les banques devront mettre en réserve des fonds propres, issus du capital social, d'éventuelles augmentations de capital et de la mise en réserve des bénéfices dégagés, représentant 7% du montant des prêts qu’elles accordent à leurs clients. Jusqu'à présent, le taux était de 2%. Ce triplement du montant des fonds propres durs devrait permettre aux banques de mieux absorber les chocs et d'éponger leurs pertes éventuelles sans mettre en danger tout le système financier. La Commission propose également d’accorder de nouveaux droits aux superviseurs du secteur bancaire, notamment celui de prendre des mesures et de sanctionner les établissements s’ils prennent de trop grands risques. Le superviseur pourrait par exemple imposer aux banques de limiter le crédit s’il y avait des risques de bulle. Fin mai, des médias avaient laissé entendre que l’Union européenne s’orientait vers une application souple des règles de Bâle III. Michel Barnier a réfuté mercredi cette idée, assurant qu’il entendait transposer « strictement » cet accord sur le secteur bancaire.
L’Organisme de placement collectif immobilier (OPCI) est un nouveau véhicule d’investissement immobilier. Après quatre ans d’existence, la capitalisation du secteur s'élève déjà à 11 milliards d’euros, ce qui en fait d’ores et déjà un vecteur privilégié d’investissement immobilier, parmi les foncières cotées et les sociétés civiles de placement immobilier. L’Association Française de Gestion Financière (AFG), l’Association Française des Sociétés de Placement Immobilier (ASPIM) et l’Institut de l'Épargne immobilière et Foncière (IEIF) ont uni leurs forces pour proposer aux professionnels un annuaire complet des OPCI. Cette troisième édition comprend : une brève histoire de l’OPCI les principales notions à connaître sur son fonctionnement les règles qui s’appliquent aux différents types d’OPCI une analyse économique du marché des OPCI au sein de l’univers de la pierre-papier française et européenne des fiches détaillées sur les sociétés de gestion d’OPCI agréées : contacts, activité, produits, et sur les OPCI agréés : stratégies de gestion, données financières, allocation d’actifs... pour les OPCI réservés aux institutionnels comme pour ceux qui s’adressent aux particuliers. L’Année des OPCI est publié chaque année, afin de suivre les développements du dernier né de la financiarisation de l’immobilier. Informations pratiques : 187 pages / 100 € TTC Diffusion : auprès de l’IEIF et achat en ligne sur www.ieif.fr ou sur commande en librairie. N° ISBN : ISSN 2104-1636
L’Autorité des marchés financiers (AMF) reçoit de nombreuses questions de la part d’investisseurs particuliers et de professionnels relatives aux activités de la société FAIRVESTA. Cette société, dont le siège social est situé sis Konrad - Adenauer Str. 15 D-72072 Tübingen en Allemagne et dont le site internet est le suivant : www.fairvesta.de, propose des placements immobiliers tels que Mercatus VIII, Lumis, ou encore Chronos avec des perspectives de rendement élevées. Ces placements sont souvent commercialisés en France de manière très active par des personnes tenant des discours parfois déséquilibrés au regard des risques en capital encourus. Ces produits ne relèvent pas de la réglementation applicable aux titres financiers. La société Fairvesta n’est d’ailleurs ni autorisée à fournir en France des services d’investissement ou des conseils en investissement financier ni habilitée à se livrer à une activité de démarchage bancaire ou financier et les placements proposés n’ont pas donné lieu à l'élaboration d’un document d’information visé ou revu par l’AMF. D’une manière générale, l’AMF invite les épargnants à appliquer des règles de vigilance avant tout investissement : Aucun discours commercial ne doit vous faire oublier qu’il n’existe pas de rendement élevé sans risque élevé. Tout produit affichant un rendement supérieur au taux monétaire (l'épargnant pourra aussi se référer au taux du livret A) comporte a priori un risque sensible; Les informations communiquées par votre intermédiaire doivent être claires et compréhensibles. L’adage « n’investissez que dans ce que vous comprenez » vous évitera bien des déconvenues ; Obtenez un maximum d’informations sur les intermédiaires qui vous proposent le produit (habilitation/agrément, identité sociale, siège social etc.) ; Posez-vous la question de savoir comment, et par qui, est réalisée la valorisation (prix d’achat ou de vente) du produit proposé ; Enfin, compte tenu de leurs caractéristiques intrinsèques, certains investissements présentent un risque élevé d’absence de liquidité à la revente du produit. Il est donc impératif de se renseigner précisément sur les règles ou mécanismes mis en place qui permettent la revente du produit.
La banque centrale européenne a annoncé par communiqué le bilan des sociétés d’assurance et fonds de pension de la zone euro pour le premier trimestre 2011. Le total des actifs financiers a augmenté de 60Mds d’euros fin de mars 2011 par rapport à décembre 2010. Compagnies d’assurance et fonds de pensions européens se portent bien, selon le bilan de la BCE. Les réserves techniques, leur principal engagement, sont passées de 5.893Mds à 5,975Mds d’euros entre décembre 2010 et mars 2011, à la suite d’opérations positives. Concernant la répartition des actifs, sociétés d’assurance et fonds de pension confondus, les titres autres que les actions arrivent en tête et représentaient fin mars 2011 39 % des actifs financiers totaux. Deuxième catégorie, les fonds d’investissement qui ont contribué au secteur à hauteur de 23 %. Actions et capitaux propres ont représenté pour leur part 12 % des actifs financiers totaux. Les sociétés d’assurance représentent 80% du bilan total Concernant les réserves techniques des compagnies d’assurance, l’investissement en capitaux propres des ménages a augmenté de 39Mds d’euros dans l’assurance-vie au cours du premier trimestre 2011 et de 34Mds dans les fonds de pension. Les paiements par anticipation de primes d’assurance et de réserves pour réclamation se sont accrus de 28Mds d’euros. Quant aux contributions des deux sous-secteurs, les sociétés d’assurance ont représenté 5,500Mds d’euros en mars 2011, soit 80 % du bilan total. Les actifs financiers des fonds de pension qui ont augmenté de 1,375Mds d’euros, représentent 20 % du secteur. Pour lire le communiqué de presse: cliquez ici
Le Groupe BPCE a réussi le test de résistance mené par l’Autorité Bancaire Européenne (ABE) avec une marge confortable : l’impact du test sur le ratio de Core Tier 1 correspond à une réduction d’un point de pourcentage du ratio qui passe de 7,8 % au 31 décembre 2010 à 6,8 % au 31 décembre 2012. Ce ratio est bien supérieur au seuil de référence de 5 % fixé par l’ABE. Cela correspond à une marge de man??uvre de 9 milliards d’euros de Core Tier 1. Le résultat positif confirme la pertinence de la stratégie mise en ??uvre par le Groupe BPCE depuis sa création, le 31 juillet 2009, basée notamment sur : l’augmentation continue du ratio de Core Tier 1 et la poursuite de la réduction du profil de risque. Par ailleurs, le Groupe BPCE souligne que : grâce principalement à la mise en réserve du résultat du 1er trimestre 2011, le ratio de Core Tier 1 du Groupe BPCE est passé de 8,0 %[1] au 31 décembre 2010 à 8,2 % au 31 mars 2011, hors effet du floor sur les risques pondérés. les cessions d’actifs non stratégiques (ou participations financières) Foncia et Eurosic annoncées le 12 mai 2011 (le closing a eu lieu pour Eurosic et devrait être effectué d’ici la fin du mois pour Foncia) augmenteront le ratio de Core Tier 1 de 25 points de base. Les résultats détaillés du test de résistance mené dans le cadre du scénario central et du scénario adverse ainsi que les informations sur l’exposition du Groupe BPCE au risque de crédit et aux administrations centrales sont fournis dans les tableaux ci-joint basés sur le modèle établi par l’ABE. Le test de résistance a été effectué en utilisant la méthodologie commune de l’ABE et sur la base d’hypothèses communes (par exemple, un bilan constant, un traitement uniforme des expositions liées à la titrisation) publiées dans la note méthodologique de l’ABE. Par conséquent, les informations relatives au scénario central ne sont fournies qu'à titre de comparaison. En aucun cas le scénario central et le scénario adverse ne doivent être considérés comme une prévision du Groupe BPCE ou comparés directement à d’autres informations financières publiées par le groupe. Ainsi, les analystes financiers et les lecteurs doivent noter que certaines données peuvent différer des éléments publiés dans les états financiers du Groupe BPCE au 31 décembre 2010 établis en conformité avec les normes et définitions de la Directive européenne sur les fonds propres bancaires, ou CRD.
Dexia a participé à l’exercice de Stress Test 2011 mené à l'échelon de l’Union européenne par l’Autorité bancaire européenne (ABE), en collaboration avec la Banque nationale de Belgique (BNB), la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne (CE) et le Comité européen du risque systémique (CERS). L’exercice de stress test, réalisé à l'échelon de l’Union européenne sur un échantillon de 91 banques couvrant plus de 65 % du système bancaire européen en termes de total des actifs, vise à évaluer la résistance des banques européennes à des chocs importants et leur solvabilité en cas de chocs hypothétiques dans certaines conditions restrictives. Les hypothèses et la méthodologie ont été définies pour tester l’adéquation du capital des banques par rapport à une valeur de référence du ratio de capital Core Tier 1 de 5 %. Le stress test a été mené sur la base d’une hypothèse de bilan statique arrêté à décembre 2010. Il ne tient pas compte des stratégies et des actions futures du management. Sous l’effet de ce choc hypothétique, l’estimation du ratio de capital Core Tier 1 consolidé de Dexia s'établirait à 10,4 % en 2012 selon le scénario défavorable, contre 12,1 % à fin 2010. L’exercice de stress test européen requiert que les résultats et les faiblesses constatés donnent lieu à des mesures visant à améliorer la résistance du système financier. A l’issue du stress test mené à l'échelon de l’Union européenne, les résultats montrent que Dexia respecte les exigences en matière de capital établies pour les besoins du stress test. La solidité des fonds propres de Dexia devrait lui permettre de faire face aux hypothèses du stress test de l’ABE, tout en conservant de bons ratios de solvabilité, même si ces hypothèses paraissent très prudentes, en particulier en ce qui concerne la dette souveraine, les collectivités locales et l'évolution possible des coûts de financement.
Les groupe bancaires français BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et BPCE ont passé « avec succès » les tests de résistance élaborés par l’Autorité bancaire européenne (EBA), a annoncé vendredi le régulateur français. Les quatre principales banques françaises, qui ont soumis leur bilan financier 2010 à un scénario de crise équivalent à deux années de récession « particulièrement sévère », affichent un ratio moyen de « Core Tier 1??? de 7,5%, soit un niveau de fonds propres durs « très supérieur » au seuil de 5% exigé par l’EBA, a indiqué l’Autorité de contrôle prudentiel. « Ces bons résultats s’expliquent par une gestion rigoureuse des risques mais également par le modèle universel des banques françaises, dont la résilience a été prouvée pendant la crise » de 2009, s’est félicité le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, dans le communiqué. Contrairement aux huit banques européennes qui ont échoué, les banques françaises n’auront donc pas besoin de renforcer leur capital, même dans l’hypothèse extrême d’une récession sévère, marquée par une forte hausse du chômage, une flambée de l’inflation et une violente dépréciation du dollar par rapport à l’euro. M. Noyer a souligné que « les hypothèses de stress retenues par l’EBA étaient particulièrement dures » et avaient « été encore durcies ces dernières semaines ». Le scénario se fondait par exemple également sur l’hypothèse d’une chute vertigineuse des prix de l’immobilier résidentiel et commercial, que la France n’a jamais connue jusqu'à présent.
The European Banking Authority (EBA) published today the results of its 2011 EU-wide stress test of 90 banks in 21 countries1. The aim of the 2011 EU-wide stress test is to assess the resilience of the banks involved in the exercise against an adverse but plausible scenario. For the 2011 exercise, the EBA allowed specific capital increases in the first four months of 2011 to be considered in the results. Banks were therefore incentivised to strengthen their capital positions ahead of the stress test.