GDF Suez a tiré il y a une semaine une ligne de 2 milliards d’euros pour tester la disponibilité des fonds, rapporte le journal Les Echos. Durant la crise de liquidité de 2008, les banques avaient fortement enjoint les corporates à ne pas tirer sur ces lignes. Autre mesure de précaution, les entreprises déplacent leurs dépôts vers des sicav, jugées plus sûres en cas de défaut.
«Selon des estimations de cadres du ministère des Finances, la participation dépassera peut-être l’objectif de 90%», écrit le journal. Il cite aussi «un cadre du ministère» qui a indiqué que «la participation a atteint 90% sur les obligations jusqu’en 2020 et il n’est pas exclu que l’objectif soit dépassé». Le programme d'échange d’obligations souveraines grecques sur la base d’une participation volontaire du secteur privé (banques, assurances..) assortie d’une décote de 21%, est inclus dans le plan de sauvetage mis au point par la zone euro en juillet pour éviter la faillite à la Grèce. Athènes et ses partenaires ont jusque là conditionné son succès à une participation sur 90% des obligations éligibles, représentant un montant de quelque 135 milliards d’euros. Selon Naftemboriki, qui précise que les candidats à l’opération doivent déposer leurs offres fermes durant «la première quinzaine d’octobre», des créanciers privés, au départ plutôt réticents, ont finalement rallié le projet, face aux rumeurs croissantes sur le risque d’une faillite contrôlée de la Grèce, qui ferait perdre à ses prêteurs quelque 50% de leur mise initiale. Le ministère des Finances s’est refusé à tout commentaire sur cet article. Interrogé mardi lors d’une conférence de presse sur cet échange, le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, s'était pour sa part prévalu d'évolutions «optimistes et encourageantes». Mais il s'était refusé à tout détail, y compris de calendrier, alors que l’opération doit en principe être bouclée fin octobre. «Je ne peux rendre public aucun élément, dont je suis le seul, avec l’organisme de gestion de la dette, à avoir connaissance», car cette confidentialité même «constitue une importante garantie du succès de l’opération», avait-il déclaré.
Le Crédit Agricole veut montrer sa solidité et sa capacité à s’adapter à (un) nouvel environnement, écrit le groupe dans un communiqué publié mercredi 28 septembre. La banque va réduire son endettement de 50 milliards d’euros d’ici la fin 2012. A court terme, sa dette devrait être allégée de 45 milliards d’euros, (soit une baisse de 26%). En première ligne sur les marchés au même titre que les autres banques européennes, le groupe explique que l’accès au financement long terme est contraint et le financement court terme a diminué, en particulier en dollars. Autre exigence à surmonter, celle instaurée par le comité Bâle 3 qui demande aux banques de disposer de fonds propres plus conséquents dès 2013. Il y a deux semaines, la banque française a vu sa note dégradée à cause de son exposition à la dette grecque. Or, elle rappelle dans son communiqué que les expositions nettes du groupe à la Grèce, l’Irlande, le Portugal, Espagne, et Italie ne représentent que 0,7% de son bilan total. Elles sont donc, selon elle limitées et gérables. Restructuration sur les branches financement et investissement Par ailleurs, Crédit Agricole se vante de son modèle de refinancement rigoureux et diversifié qui, selon elle, lui permet de faire face. Le groupe envisage néanmoins de se désengager partiellement d’activités de financements structurés, de banque commerciale et de marchés. Et d'évoquer la fermeture d’implantations non stratégiques à l'étranger. Dans le détail, le désengagement total ou partiel de certaines activités devrait réduire de 15 à 18 milliards le besoin de financement. Le pôle banque de financement et d’investissement est le plus concerné. Mais c’est la banque de détail qui va contribuer le plus au programme de désendettement. La réduction du besoin de financement sur ce pôle sera de 21 à 23 milliards d’euros, soit quasiment la moitié de l’objectif. (Avec AFP)
L’AFG, l’AFTE et l’AF2I ont mis à jour la précédente note d’analyse de mars 2006 relative au classement des OPCVM en « équivalent de trésorerie », suite aux recommandations du CESR /10-049 du 19 mai 2010 Guidelines on a common definition of european money market et à la nouvelle classification des OPCVM monétaires fixée par l’AMF dans son instruction 2005-02 du 25 janvier 2005 modifiée le 3 mai 2011, qui retranscrivent les dispositions européennes. Cette démarche propose une mise à jour des critères d’analyse pratique communément utilisés par les professionnels de la gestion et introduit de nouveaux points de référence, tenant compte des nouvelles classifications des OPCVM par le CESR applicables en 2011. Rappelons que, pour qu’un placement puisse être considéré comme un équivalent de trésorerie, quatre critères1 doivent être remplis : Critère 1 : le placement doit être à court terme ; Critère 2 : le placement doit être très liquide ; Critère 3 : le placement doit être facilement convertible en un montant connu de trésorerie ; Critère 4 : le placement doit être soumis à un risque négligeable de changement de valeur. L’AFG, l’AFTE et l’AF2I présentent une démarche d’analyse synthétique, s’appuyant sur une répartition des OPCVM en deux catégories : les OPCVM classés par l’AMF dans les catégories « monétaire » et « monétaire court terme » qui sont présumés, à titre pratique, satisfaire d’emblée aux quatre critères d'éligibilité au classement en « équivalent de trésorerie », car ces OPCVM respectent les critères d’analyse fixés dans la démarche d’analyse proposée ; les OPCVM autres que les OPCVM « monétaires » et « monétaires court terme », qui ne bénéficient d’aucune présomption d'éligibilité, et qui devront faire l’objet d’une analyse au cas par cas afin de vérifier qu’ils satisfont pleinement aux quatre critères d'éligibilité au classement en « équivalent de trésorerie », à savoir si ces OPCVM sont des « placements à court terme, très liquides qui sont facilement convertibles en un montant connu de trésorerie et qui sont soumis à un risque négligeable de changement de valeur ». Lire la suite: cliquez ici
Le cofondateur de la société de gestion d’investissements Axa Rosenberg, filiale du Français Axa, a accepté de verser 2,5M de dollars pour solder des poursuites liées à la dissimulation d’une erreur de code, ont indiqué jeudi les autorités américaines. Barr Rosenberg avait été informé de cette erreur informatique incorporée dans un modèle d’investissement quantitatif en juin 2009 « mais a ordonné à d’autres personnes de rester silencieuses et de ne pas la réparer immédiatement », a précisé le régulateur des marchés boursiers (SEC) dans un communiqué. Au cours d’une discussion avec le comité de direction en octobre 2009, il « a nié l’existence d’erreurs significatives » dans son modèle. La société a fini par informer la SEC de cette erreur en mars 2010 et ses clients en avril 2010, conduisant alors à une perte de 217M de dollars. Axa Rosenberg, filiale à 100% d’Axa Investment Managers, appartenant elle-même à l’assureur Axa, avait accepté en février de payer 242M de dollars pour solder les poursuites liées à cette affaire. L’erreur, qui concernait un élément important de la gestion du risque, avait été introduite dans les modèles de deux sociétés chapeautées par Axa Rosenberg en avril 2007, et progressivement réparée. Selon la SEC, elle affectait « la capacité du modèle à atteindre les performances attendues ». Outre l’amende, Barr Rosenberg a accepté d'être exclu à vie de toute activité liée aux marchés des actions. Selon l’accord conclu avec la SEC, il ne reconnaît ni ne nie les conclusions de l’organisme.
Fin août 2011, le volume total des fonds pris en compte dans les statistiques de la Swiss Fund Data SA et Lipper s'élevait à 608.3 milliards de CHF, dont environ 217 milliards de CHF revenant aux fonds suisses destinés aux investisseurs institutionnels. La part de ces derniers représente ainsi 36%, comme en juillet déjà. Sous l’effet de la crise monétaire persistante, de la force du franc et des évolutions boursières négatives, les avoirs administrés ont fléchi durant le mois sous revue de 11.2 milliards de CHF environ ou 2%, moins que ces derniers mois. Le désinvestissement net de quelque 3.4 milliards de CHF va en grande partie au compte de prises de bénéfices dans le domaine des obligations. La catégorie Autres fonds a réalisé une performance de +2 milliards de CHF, les fonds obligataires un plus de 1.1 milliard de CHF. En revanche, fait peu surprenant, les fonds en actions ont enregistré la plus grande perte de valeur avec -10.6 milliards de CHF du fait des marchés des actions en baisse, suivi des fonds stratégiques de placement avec -1.1 milliard de CHF. Le plus d’argent frais a coulé dans les autres fonds pour 258.2 millions de CHF. Les matières premières avant tout ont été recherchées. Les fonds du marché monétaire ont vu de nouveaux afflux à hauteur de 154 millions de CHF. Des fonds obligataires, 2.9 milliards de CHF ont été retirés; ceux en francs suisses notamment ont enregistré des sorties de 1.1 milliard de CHF, les investisseurs prenant ici leurs bénéfices. Les fonds en actions ont vu des sorties nettes de quelque 420 millions de CHF, ce chiffre étant à 550 millions de CHF environ pour les fonds stratégiques de placement.
Les fonds monétaires sont des véhicules qui n’investissent que dans des titres à court terme et sont généralement considérés comme l’un des placements les plus sûrs qui existent. A fin juin, environ 1.100 milliards d’euros étaient placés dans l’un de ces fonds monétaires européens, selon Fitch. Depuis mai, ils ont fait passer leur exposition moyenne à l’Italie d’un peu plus de 2% environ à moins de 1% de l’ensemble de leurs actifs fin août. Fitch précise que ce mouvement a particulièrement affecté les banques italiennes, les fonds ne prêtant plus qu'à moins de trois mois et seulement à deux établissements, Intesa Sanpaolo et UniCredit. Quant à l’Espagne, l’exposition est passée de plus de 3% à nettement moins de 2%. Là aussi, les fonds se sont montrés plus sélectifs, se concentrant sur les banques considérées comme systémiques, c’est-à-dire dont la défaillance affecterait l’ensemble des marchés financiers, à savoir Santander et BBVA. Ils ont également réduit la maturité moyenne de leurs placements, plus de la moitié étant investis au jour le jour. Fitch rappelle que les fonds monétaires européens se sont complètement désengagés de Grèce, Irlande et Portugal depuis 2010. Tandis qu’ils réduisaient leur exposition à l’Italie et à l’Irlande, les fonds ont globalement maintenu leur exposition à l’Allemagne, la France et au Royaume-Uni, selon Fitch. En août, les marchés se sont inquiétés de la décision des fonds monétaires américains de réduire leur financement des banques européennes, dont ils étaient jusqu’ici de grands fournisseurs de liquidités en dollars.
Le gouvernement français met la dernière main à un projet de super banque publique pour le financement des petites et moyennes entreprises par la fusion de CDC Entreprises, de la banque spécialisée Oseo et du Fonds stratégique d’investissement. Le principe qui a guidé l'élaboration de ce projet est simple : même si ces structures publiques collaborent déjà ensemble sur certains sujets précis, l’efficacité de leur action peut être améliorée si on les réunit sous une bannière commune, écrit La Tribune qui ne cite pas de source. Grâce au cumul des compétences respectives, cette structure unique, sorte de super banque des PME, offrira des solutions complètes dans le financement des entreprises. Ces solutions devraient permettre à l’exécutif d’atteindre l’un de ses objectifs prioritaires : favoriser la mutation des PME en entreprises de taille intermédiaire (ETI), c’est-à-dire construire un tissu d’entreprises à la puissance de feu, notamment financière, comparable à celle du très envié Mittlestand allemand.
La banque BPCE a bouclé à 96% son programme de financement à moyen et long terme prévu pour 2011 et mis en place des mesures d’adaptation en matière d’accès à la liquidité en dollars à court terme, selon des documents publiés sur son site. Au 12 septembre, le groupe avait levé 28,7 milliards d’euros sur les 29,8 qu’il avait prévu d’emprunter en 2011. BPCE avait fixé, au départ, un objectif de 33 milliards mais a réduit ce montant du fait de l’augmentation de sa base de dépôts et de besoins moindres du Crédit Foncier de France (CFF), sa filiale de crédit immobilier, selon les documents. Pour réaliser son programme de financement, BPCE a pu notamment s’appuyer sur les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne, plaçant ainsi pour 3,5 milliards d’euros de dette auprès des clients de ces deux enseignes. Le groupe rappelle qu’il a lancé en 2011 un nouveau programme de gestion de la liquidité afin d’assurer et d’optimiser l’accès à la liquidité pour l’ensemble de la banque. Parmi les mesures mises en place, le groupe a fusionné les équipes de gestion de trésorerie de Natixis et de BPCE, qui opèrent désormais depuis la plateforme Natixis. Concernant la liquidité en dollars à court terme, le groupe affirme la «suivre de près». Pour faire face au désengagement partiel des fonds monétaires américains, traditionnels grands pourvoyeurs de liquidités qui ont réduit leurs prêts aux banques européennes, BPCE a usé de plusieurs substituts. Elle s’est notamment financée grâce à des certificats de dépôts (CD) et des titres courts (Euro commercial paper) émis sur le marché européen et s’est pourvue en «swaps», des produits financiers qui permettent d'échanger à tout moment des actifs en euros contre l'équivalent en dollars. L'établissement a également réduit ses besoins de financement à court terme en dollars, précise-t-il.
ESMA publishes for consultation its first set of proposed future Regulatory Technical Standards (RTS). The draft RTSs on Credit Rating Agencies (CRAs) detail the information that CRAs would have to disclose and the rules they would have to comply with in order to fulfil the requirements of the CRA Regulation. ESMA is seeking stakeholders’ views in respect of specific technical issues specified under Article 21 (4) of the CRA Regulation by October 21, 2011. The potential costs and benefits of the future standards will also be assessed by ESMA. Pour lire la suite: cliquez ici