Au deuxième trimestre, le marché français de la gestion collective enregistre une baisse d’encours de -2,4%. Ramené à 751,9 milliards d’euros, le total des actifs sous gestion reste néanmoins supérieur à son niveau de début d’année mais son repli sur un an glissant atteint -7,5%. Au cours de ce trimestre, les opérations menées par les investisseurs auront confirmé la tendance nettement acheteuse de supports de court terme. Parallèlement, la résurgence des craintes qui entourent la zone euro aura fortement réduit l’attrait des classes d’actifs risqués, y compris des quelques catégories de fonds qui avaient bénéficié du retour des investisseurs en début d’année. Sur le trimestre, seuls les fonds à capital garanti actuellement ouverts à la souscription et les fonds d’obligations de type buy & hold auront attiré des flux d’investissement significatifs. Toutes classes d’actifs confondues, la décollecte des OPCVM de droit français aura rassemblé -9,1 milliards d’euros sur le trimestre. Dans le même temps et malgré un rebond en fin de trimestre, les performances, notamment négatives délivrées par les fonds appartenant aux classes d’actifs risqués, auront amputé de -7,7 milliards d’euros l’encours du marché des OPCVM. A contre-courant de cette évolution trimestrielle du marché, les actifs détenus par la gestion ISR auront continué de progresser, soutenus par une demande solide en actifs de court terme et par des retraits extrêmement limités en actifs risqués. Les chiffres de la gestion traditionnelle Les opérations menées au cours de ce deuxième trimestre confirment la tendance nettement acheteuse dont bénéficient les actifs de court terme depuis le début de l’année. La catégorie Trésorerie Régulière enregistre ainsi des flux d’investissement nets de +4,3 milliards d’euros sur le trimestre, portant le total des allocations reçues depuis janvier à +22,7 milliards d’euros. Selon les données de la Banque de France, ce courant acheteur est principalement le fait des opérations menées par les institutions financières et le très net ralentissement des rachats en provenance des sociétés non financières - ces dernières étant même redevenues acheteuses de fonds de Trésorerie en mars, puis en avril. A 320,4 milliards d’euros, l’encours des OPCVM de Trésorerie Régulière progresse de +1,5% sur le trimestre et de +8,3% depuis le début de l’année. L’intérêt porté aux catégories de Trésorerie Dynamique est moins évident : les fonds de TD et TD+ ont continué de recevoir +1,7 milliard d’euros en avril et mai, avant d’enregistrer -1,6 milliard d’euros de rachats, pour la plupart d’ordre comptable, en fin de trimestre. L’encours de ces fonds se repli de - 1,6% sur le trimestre, à 14,2 milliards d’euros. Egalement, les fonds de Trésorerie PEA (près de 6,3 milliards d’euros d’encours) enregistrent une nouvelle décollecte trimestrielle (-1,2 milliard d’euros). Après avoir bénéficié du retour des investisseurs sur des classes d’actifs risqués au premier trimestre, les OPCVM Obligations ont pâti du climat très incertain de ce deuxième trimestre. Le regain d’aversion au risque a conduit les investisseurs à retirer -1,3 milliard d’euros de ces fonds, contre une allocation nette de +2,2 milliards d’euros en début d’année. Seules les catégories Obligations euro à Echéance et Obligations Pays Emergents ont continué d’attirer une demande solide : les fonds appartenant à ces catégories ont reçu respectivement, +270 millions d’euros et +130 millions d’euros lors de ce deuxième trimestre. Parallèlement, les performances réalisées au cours du trimestre ont été très nettement inférieures à celles de début d’année : l’indice EuroPerformance des OPCVM Obligations progresse de +0,13%, contre une hausse de +3,8% au trimestre précédent. A 67 milliards d’euros, l’encours des OPCVM Obligations est en baisse de près de -2% sur le trimestre. Sur un an, son repli atteint désormais -7,5%. Alors que certaines catégories d’OPCVM Actions avaient bénéficié d’un regain d’intérêt en début d’année, toutes ont enregistré, dès le mois de mars, des rachats qui se sont ensuite poursuivis au cours de ce deuxième trimestre. Notamment, les catégories Actions Emergentes et Actions Internationales, précédemment plébiscitées, ont enregistré -1,4 milliard d’euros de rachats au cours du trimestre. Les catégories Actions Amérique et Actions Asie, plutôt épargnées au premier trimestre, ont enregistré une très nette progression des demandes de rachats : ces catégories cumulent -1 milliard d’euros de retraits sur le trimestre. Quant à la décollecte des fonds Actions Europe (incluant notamment les catégories Actions France, Actions Euro et Actions Europe), elle révèle des demandes de rachats toujours aussi soutenues : ces fonds enregistrent des retraits trimestriels de -3,7 milliards d’euros. La décollecte des fonds Actions Thèmes et Secteurs a rassemblé -650 millions d’euros. Parallèlement, les performances réalisées au cours de ce deuxième trimestre se sont très nettement inversées comparativement au premier trimestre : seule la catégorie des fonds Actions Amérique délivre une performance trimestrielle encore positive (+0,1%). Malgré un rebond en juin, l’effet marché induit par ces résultats fait donc ressortir une perte trimestrielle de -6,6 milliards d’euros, contre un gain de +15,9 milliards d’euros en début d’année. Dans ce contexte, l’encours des OPCVM Actions est en net repli de -8% après deux trimestres consécutifs de hausse. Les actifs sous gestion rassemblent désormais 164,8 milliards d’euros. Pour le 4ème trimestre consécutif, les OPCVM Obligations Convertibles ont enregistré une décollecte. Cependant, la pression vendeuse semble avoir marqué une pause en juin, concomitamment au rebond des performances délivrées par ces fonds. Les demandes de rachats, qui ont néanmoins épargné les fonds de catégorie Convertibles Europe, ont rassemblé -433 millions d’euros au cours du trimestre ; les performances, de l’ordre de -2% contre une progression de plus de +8% au premier trimestre, ont fait perdre -239 millions d’euros. A 11 milliards d’euros, l’encours des OPCVM Obligations Convertibles se contracte de -6% sur le trimestre et retombe à son niveau de début d’année. Pour les fonds de catégorie Diversifiés, ce trimestre n’aura été que la stricte répétition des opérations déjà menées au trimestre précédent. Les fonds à dominante Taux et les fonds à dominante Actions ont continué d’enregistrer des rachats. C’est également le cas des fonds d’allocation Mixte à l’exception d’un acteur de taille importante sur ce segment qui continue d’attirer les flux d’investissement de manière significative. Par ailleurs, la demande en Fonds à Horizon s’est très nettement tarie au cours du trimestre. Toutes stratégies de fonds Diversifiés confondues, la décollecte rassemble -846 millions d’euros sur le trimestre. A l’image des autres classes d’actifs, le retournement des performances fait perdre -675 millions d’euros. L’encours des OPCVM Diversifiés est donc en repli sur le trimestre : à 77,7 milliards d’euros, il perd -2%. Les opérations menées sur les OPCVM de Performance Absolue ont continué d’alimenter la tendance aux rachats de ce type de fonds. Seule la catégorie Arbitrage de Crédit a réussi à attirer des flux d’investissement (+99 millions d’euros), alors que les autres stratégies de fonds (notamment Arbitrage de volatilité, gestion Flexible, fonds de Multi-Stratégies) ont enregistré une progression des rachats par rapport au trimestre précédent. La décollecte emporte près de -1,3 milliard d’euros, tandis que l’effet marché, induit par les performances réalisées, fait perdre -510 millions d’euros. Les fonds de Performance Absolue ont en effet délivré un rendement trimestriel en forte baisse et, pour la plupart des fonds, en dessous du rendement de l’EONIA. Dans ce contexte, l’encours de cette famille de fonds est en net repli de -7% sur le trimestre. Il rassemble désormais 28 milliards d’euros. Les fonds assortis d’une Garantie Totale du capital et actuellement ouverts à la souscription ont rassemblé des flux d’investissement de l’ordre de +580 millions d’euros au cours du trimestre. Néanmoins, compte-tenu des fonds arrivés à échéance, l’encours de la catégorie OPCVM Garantie Totale enregistre une baisse trimestrielle de -6% et rassemble désormais 45,7 milliards d’euros. En revanche, l’encours de la catégorie OPCVM à Formule est resté inchangé à 7,2 milliards d’euros. Cette catégorie de fonds a notamment bénéficié de +429 millions d’euros de flux d’investissement, en grande partie pourvus à des EFTs à effet de levier. Malgré un rebond en juin, tant de la demande que des performances, la catégorie des fonds de Matières Premières enregistre une baisse d’encours de -17% lors de ce trimestre. Ramené à 687 millions d’euros, l’encours de cette catégorie a souffert de -100 millions d’euros de rachats et d’un effet marché négatif de -29 millions d’euros. La Gestion Passive Les fonds indiciels et les ETFs ont enregistré une vive progression des demandes de rachats au cours de ce trimestre. La décollecte des fonds Actions, qui s'était limitée à -492 millions d’euros au premier trimestre, a atteint près de -1,7 milliard d’euros au deuxième trimestre. De la même manière, les demandes de rachats de produits de taux (Trésorerie et Obligations) ont nettement progressé pour atteindre -372 millions d’euros. Toutes classes d’actifs confondues, la gestion passive enregistre une décollecte trimestrielle de -2,1 milliards d’euros, contre -414 millions d’euros de retraits lors du premier trimestre. Plus spécifiquement, et toutes classes d’actifs confondues, les ETFs « classiques » (de type long only, sans effet multiplicateur), ont enregistré -1 milliard d’euros de retraits. Dans le même temps, les rachats d’ETFs à effet de levier (leverage et short) se sont limités à -144 millions d’euros. Compte tenu d’un effet marché négatif sur le trimestre, les actifs gérés en fonds indiciels et en ETFs ont perdu près de -7%. A 52,9 milliards d’euros, ils repassent sous leur niveau de début d’année. La Gestion Alternative Les actifs gérés en OPCVM de fonds Alternatifs ont continué de se réduire sur la période allant de mars à fin mai. Le repli atteint -6,4%, contre près de -10% lors du trimestre décalé précédent, et ramène le niveau d’encours à 4,9 milliards d’euros. Malgré le retournement des performances - l’indice des fonds de Multi-Stratégies est passé d’un rendement de +140pb au-dessus de l’EONIA lors du premier trimestre, à -185pb lors du deuxième - les demandes de rachats n’ont pas enregistré d’afflux supplémentaire. Au contraire, la décollecte trimestrielle est passée de -669 millions d’euros à - 267 millions d’euros au cours de ce deuxième trimestre.
Ces sociétés ne disposent pas des agréments nécessaires pour fournir en France des services d’investissement qu’il s’agisse du conseil en investissement et/ou de la gestion de portefeuille pour compte de tiers. En conséquence, l’AMF recommande aux investisseurs de ne pas donner suite aux propositions commerciales émanant des sites et sociétés suivants et de ne pas les relayer auprès de tiers, sous quelque forme que ce soit : www.d2c-finances.fr (société D2C FINANCES, 12 rue des Pellois 41300 La Ferté Imbault) www.neo-invest.com (société NEO INVEST, 57/2 quai Donat Casterman, 7500 Tournai Belgique)) www.sdc-newtrading.krysos.fr (société SDC-INVEST et société SDC-NEW TRADING Le Haut Trégonneau 44500 Montoir de Bretagne) www.newsolutionstrading.com (société New Solutions Trading Ltd, P.O. Box 3321, Drake Chambers, Road Town, Tortola BVI immatriculée aux Iles Vierges Britanniques, dont la société TERRA FINANCIA sise au 7 quai des Marans 17000 La Rochelle -Charente Maritime- se présente comme le correspondant en France) www.bluestar-investment.com (société Blue Star Investment Corp., 311 Shoreham Street, Sheffield S2 4FA immatriculée en Grande-Bretagne, 311 Shoreham Street Sheffield S2 4FA South Yorkshire UK) Pour rappel, offrir un service de gestion de portefeuille pour compte de tiers nécessite d'être agréé en tant que prestataire de services d’investissement conformément à l’article L.532-1 du code monétaire et financier. Par ailleurs, sont seuls autorisés à conseiller un investissement, les prestataires de services d’investissement dûment agréés et les personnes habilitées en tant que conseillers en investissements financiers conformément aux articles L.541-1 et suivants du code monétaire et financier. De façon générale, l’Autorité des marchés financiers rappelle aux investisseurs français la nécessité de faire preuve de la plus grande prudence face à des promesses de gains faites par des sociétés n’ayant sollicité aucun agrément ou habilitation auprès d’un régulateur. Attention : les personnes qui seraient tentées d’investir dans des produits ou placements financiers n’ayant pas été autorisés à être commercialisés en France, disposent de recours restreints en cas de problème. Avant de vous engager, vous devez toujours vérifier que l’intermédiaire financier qui vous propose ou vous conseille des investissements financiers ou des services d’investissement figure bien sur la liste des établissements financiers autorisés à exercer en France (https://www.regafi.fr) ou sur la liste des conseillers en investissements financiers (http://www.amf-france.org rubrique CIF et démarchage).
Collecte positive des fonds monétaires et obligataires : OPCVM monétaires (352 milliards d’euros, données consolidées) : reprise de la collecte en mai (+ 3,5 milliards en données CVS, après - 0,9 milliard en avril), soutenue par les souscriptions nettes des sociétés d’assurance (+ 4,1 milliards). Pour la première fois depuis décembre 2009, les flux cumulés sur un an sont légèrement positifs (+ 0,5 milliard). OPCVM non monétaires (847 milliards d’euros, données non consolidées) : collecte nette très légèrement positive en mai (0,3 milliard en données CVS contre -7,3 milliards en avril), portée par le dynamisme des fonds obligataires (+ 3,7 milliards d’euros), et des fonds autres (1 milliard), en particulier les fonds d'épargne salariale. Cependant, la baisse des valeurs liquidatives (- 1,7 %) se traduit par une nouvelle baisse des encours. Communiqué en pièce jointe
Cette position : précise le périmètre des services d’investissement de placement lorsqu’il y a commercialisation d’instruments financiers. Ces services se caractérisent par deux conditions cumulatives : l’existence d’un service rendu à un émetteur ou cédant d’instruments financiers (et non à un investisseur) et la recherche, directe ou indirecte, de souscripteurs ou d’acquéreurs ; considère qu’il n’y a pas fourniture du service de placement non garanti en présence de certains types de produits énumérés dans la position1, qui ont d’abord pour objet d’offrir une solution d'épargne aux investisseurs ; rappelle que l’activité de recherche de souscripteurs ou d’acquéreurs en lien avec un prestataire agréé pour fournir le service de placement ne requiert pas d’agrément pour ce service dès lors qu’elle ne s’accompagne d’aucun engagement sur un montant de souscriptions ou d’achats ; souligne que la commercialisation d’instruments financiers s’accompagne généralement de la fourniture d’un ou plusieurs services à l’investisseur (réception et transmission d’ordres pour le compte de tiers/conseil en investissement), lesquels imposent le respect de règles de bonne conduite et de règles d’organisation.
Foncie??re Inea, spe?cialiste de l’immobilier tertiaire en re?gions, a fait part de l’entre?e a?? son capital, a?? hauteur de 3,55 %, de la SAS Brie Picardie Expansion, filiale a?? 100 % du Cre?dit Agricole Brie Picardie. « Cette prise de participation s’inscrit dans la volonte? du groupe Cre?dit Agricole Brie Picardie d’accompagner les diffe?rents acteurs de la vie e?conomique de son territoire en matie??re d’inge?nierie financie??re et notamment de Capital/De?veloppement, a déclaré Patrick Clavelou, directeur général du Cre?dit Agricole Brie Picardie et pre?sident de la SAS Brie Picardie Expansion. Notre filiale, Brie Picardie Expansion, dote?e d’un capital de 30 M€, posse??de de?ja?? pre?s d’une vingtaine de participation dans de nombreux secteurs d’activite? comme la distribution, l’industrie, les e?nergies renouvelables... Cet investissement en matie??re immobilier comple??te parfaitement notre portefeuille de participation. » « L’entre?e a?? notre capital d’un grand acteur re?gional comme le Groupe Cre?dit Agricole Brie Picardie, s’inscrit pleinement dans notre strate?gie de de?veloppement et nous conforte dans la poursuite de nos investissements », a indiqué de son côté Philippe Rosio, pre?sident du directoire de Foncie??re Inea. L’augmentation de capital, d’un montant de 6 millions d’euros, s’est re?alise?e le 9 juillet 2012 a?? travers la cre?ation de 153.846 actions nouvelles (3,55 %), au prix de 39 € par action, soit une prime de 1,4 % par rapport au cours de bourse du 9 juillet 2012 et une de?cote de 14,1 % par rapport a?? l’actif net re?e?value? par action au 31 de?cembre 2011. Ces actions re?sultent de la conversion de 146 520 bons de souscription d’action lie?s a?? l’ABSA e?mise en de?cembre 2010. Le capital social de Foncie??re Inea s’e?le??ve de?sormais a?? 62 439 994,36 euros. Il est divise? en 4 339 124 actions ordinaires de 14,39 euros de valeur nominale chacune, entie??rement libe?re?es, d’une seule cate?gorie.
L’Af2i a répondu à la consultation de l’AMF sur le rapport du Comité de Place sur la transposition de la directive AIFM et développement de la gestion innovante en France. Vous pouvez consulter la réponse de l’Af2i en téléchargeant le document ci-joint.
Sommaire : Bâle III et le financement de l'économie Résultats de l’enquête annuelle de l’ACP sur le financement de l’habitat Enquêtes de l’ACP sur les taux de revalorisation
L’Autorité des marchés financiers publie ce jour la cartographie 2012 des risques et tendances sur les marchés financiers et pour l'épargne. L’année 2011 a été marquée par l’aggravation de la crise souveraine en Europe. De fait, les grandes tendances identifiées en mai 2011, à l’occasion du précédent exercice, se sont renforcées : c’est le cas au niveau des marchés, avec de fortes tensions sur les marchés obligataires et sur les banques, une atonie des marchés actions, et la faiblesse persistante du marché de la titrisation. C’est également le cas du comportement des épargnants, qui ont cette année nettement privilégié les dépôts bancaires, au détriment de placements plus risqués. L'édition 2012 de la cartographie des risques met l’accent sur plusieurs risques parmi lesquels : des risques macrofinanciers toujours très élevés, dépendants de la consolidation de la situation en zone euro et de la capacité des banques à résister à une dégradation des conditions économiques et financières en Europe ou dans le reste du monde ; des difficultés d’accès aux marchés pour les entreprises, et notamment les PME, en période de forte aversion au risque ; des risques en matière de fragmentation et de réduction de la transparence des marchés actions, pour lesquels les travaux de révision de la directive Marchés d’instruments financiers (MIF) n’apportent pas, à ce stade, de réponse suffisante ; les conséquences de besoins accrus en collatéral, qui posent des questions en matière de transparence des politiques de gestion de ce collatéral et de transfert des risques entre participants de marché, et de valorisation des actifs « sûrs » recherchés en garantie. le niveau de concentration et le degré de transparence du marché des CDS ; des risques de mauvaise commercialisation des produits financiers, sous l’effet conjugué de la recherche de rendements plus élevés et de la coexistence d’enveloppes juridiques diverses créant la confusion quant au degré de protection attaché à un produit ; l’impact de la crise sur l’allocation de l'épargne des ménages à long terme. Les actions de l’AMF : dans ce contexte, le régulateur exerce une vigilance renforcée pour assurer la transparence des marchés et la protection des épargnants. En 2011, l’AMF a publié deux recommandations, appelant les sociétés cotées à veiller à la qualité et la clarté des informations fournies relatives aux risques et à la valorisation des actifs. Le régulateur a par ailleurs poursuivi une approche volontaire vis-à-vis des produits complexes commercialisés auprès des particuliers. Des contrôles spécifiques sont aussi menés sur certains risques identifiés. Enfin, l’AMF est restée impliquée au niveau international dans tous les grands chantiers de régulation en cours, parmi lesquels la révision de la directive Marchés d’instruments financiers (MIF), la préparation des standards techniques d’EMIR ou encore les travaux initiés sur le shadow banking.
L’agence bancaire européenne a conduit un exercice visant à mettre en évidence les éventuels besoins en fonds propres pour répondre aux inquiétudes sur les expositions aux dettes souveraines et dont les modalités ont été approuvées par le Conseil européen du 26 octobre 2011. 71 établissements, pris parmi ceux déjà soumis aux stress tests de juillet 2011, ont été soumis à l’exercice dont l’objectif était de créer un coussin de sécurité pour démontrer la capacité des banques à supporter différents chocs tout en maintenant un niveau adéquat de fonds propres. Les banques devaient respecter un objectif de ratio « Core Tier One » de 9% d’ici à fin juin 2012, incluant un impact reflétant les valeurs de marché des dettes souveraines européennes au 30 septembre 2011. La méthodologie suivie est sur le site de l’ABE (www.eba.europa.eu). Les banques françaises ont soumis au début de l’année 2012 à l’autorité de contrôle prudentiel les plans de renforcement de leurs fonds propres et d'évolution de leurs risques montrant leur capacité à atteindre l’objectif de 9 % de « Core Tier One » au 30 juin 2012. Les résultats définitifs seront publiés en septembre mais d’ores et déjà les banques françaises respectaient l’objectif de 9 % dès le 31 mars 2012. Pour les 4 banques françaises soumises à l’exercice -BNP PARIBAS, Groupe BPCE, Groupe CREDIT AGRICOLE et SOCIETE GENERALE, lesquelles représentent plus de 80% du secteur bancaire français - le besoin total en fonds propres s'élevait à 7,3 milliards d’euros au 30 septembre 2011. Au 31 mars 2012, les 4 banques affichent un excédent de 14,7 milliards d’euros par rapport à l’objectif de 9 % de « Core Tier One ». Christian Noyer, Président de l’autorité de contrôle prudentiel, s’est félicité de ces bons résultats qui devraient être confirmés avec les données au 30 juin 2012. D’ores et déjà, les résultats obtenus au 31 mars 2012 confirment la capacité des banques françaises à renforcer leurs fonds propres tout en continuant à assurer le financement de l'économie. La situation détaillée banque par banque est présentée en annexe.
Les intervenants du forum ont souligné que la mise en place combinée des directives Bâle 3 et Solvency 2 sur les banques et sociétés d’assurance va se traduire par une réduction des crédits bancaires aux entreprises et une baisse de l’investissement en actions des sociétés d’assurance. Le modèle de financement des entreprises européennes va évoluer vers moins de financements bancaires et plus de financements de marché, dans un rapport qui pourrait passer de 80/20% aujourd’hui à 60/40%. Frédéric OUDEA, Président-Directeur Général Société Générale, a rappelé la nécessité de développer les financements de long terme, alors que l’impact des nouvelles réformes de la régulation financière n’a pas été suffisamment évalué dans sa globalité, que le calendrier de mise en place a été raccourci, et que la crise de confiance qui frappe l’Europe entraine un risque de fragmentation des marchés de l’euro zone et un moindre attrait pour les investisseurs étrangers. Bernard SPITZ, Président de la FFSA, a indiqué que ces régulations favorisent l’orientation des investissements vers le court terme et génèrent un surcroît de volatilité. Leur calibrage est dès lors nécessaire, faisant à défaut courir un risque de paralysie de la croissance en Europe. Il ne s’agit plus d’une question technique, mais de choix politiques. Michel PEBEREAU, Président d’honneur de BNP Paribas, a souligné la nécessité d'établir le bon équilibre entre la croissance économique et le niveau souhaité de st abilité. Paris EUROPLACE insiste, dans ce contexte, sur l’urgence de prendre des mesures pour faciliter l’accès des entreprises au marché, quelque que soit leur taille. Les priorités d’actions concernent : l’accélération du développement de l’outil boursier pour les PME. Paris EUROPLACE soutient le projet de « Bourse de l’Entreprise » présenté par NYSE Euronext à l’occasion des Rencontres Financières Internationales de Paris EUROPLACE. Ce projet se caractérise par une dimension résolument européenne, la recherche d’une masse critique de cotation d’entreprises, et un modèle économique qui fasse converger les intérêts des investisseurs, des intermédiaires et des émetteurs. la mise en place de nouveaux moyens pour permettre aux entreprises de se financer sur le marché obligataire, y compris pour les PME : facilitation des procédures d'émission, mise en place de groupements d'émetteurs pour les PME et de nouvelles plateformes (telle que BondMatch de NYSE Euronext) pour améliorer la liquidité et la transparence sur le marché secondaire. Christian NOYER, Gouverneur de la Banque de France, a souligné que les économies européennes n’ont jamais été réformées de manière aussi profonde en aussi peu de temps. Il rappelle qu’il est toutefois nécessaire de poursuivre le renforcement de l’intégration financière européenne. Henri de CASTRIES, Président-Directeur Général AXA, a insisté sur la nécessité de réduire les dépenses publiques, de mener les réformes structurelles pour améliorer la compétitivité économique de la zone euro, et de renforcer la convergence économique en Europe. Saluant les avancées du dernier Sommet Européen, notamment l’affirmation de la mise en place progressive d’une Union Bancaire européenne, avec un renforcement de la régulation financière des banques, la mise en place de mécanismes de garantie mutualisés et la possibilité pour le FSF/MSF (Mécanisme de Stabilité Financière Européen) d’apporter des capitaux aux banques en difficulté, Gérard MESTRALLET, Président de Paris EUROPLACE, a souligné l’urgence de leur mise en oeuvre. Gérard MESTRALLET a enfin fait part des inquiétudes de la place financière de Paris face aux premières annonces gouvernementales sur la fiscalité des dividendes et la taxe sur les transactions financières. Le cumul de ces mesures risque d’entrainer des difficultés supplémentaires, au moment même où les entreprises ont besoin d’un accès au marché des fonds propres, et ceci dans un contexte de compétition européenne et internationale accrue. Le développement d’une place financière forte en France est un enjeu majeur, en termes d’apport de financement à l'économie et aux entreprises, et de plus en plus pour préserver le contrôle de nos centres de décision dans un monde largement ouvert et concurrentiel. Paris EUROPLACE souhaite approfondir le dialogue avec les Pouvoirs Publics pour mettre en ??uvre les 5 priorités stratégiques proposées par son Livre Blanc diffusé lors de la campagne présidentielle : orienter l'épargne française vers l’investissement de long terme ; relancer le financement des entreprises, et notamment des PME ; conforter, en l’adaptant, le rôle des banques dans le financement de l'économie ; accélérer les développements de la finance durable sur la place de Paris et au plan européen ; accélérer notre contribution à la construction d’une place financière européenne plus intégrée et compétitive.
Entretien de Christian Dargnat, Vice-président de l’EFAMA, CEO de BNP Paribas Asset Management, Dossier consacré à Paris Fund Industry : une marque au service de la promotion de la place financière de Paris.
Particulièrement attentif à la capacité des actionnaires d’exercer leurs droits de vote en assemblée générale, le régulateur, dans le cadre de sa mission de protection de l'épargne, a constitué un groupe de travail pour faire des propositions dans les trois domaines suivants : le dialogue entre actionnaires et émetteurs à l’occasion de l’assemblée, le fonctionnement de l’assemblée et le vote des conventions réglementées. Un projet de rapport a été soumis à consultation dès le 7 février 2012. L’AMF publie ce jour la synthèse des réponses apportées lors de cette consultation publique et le rapport final sur les assemblées générales d’actionnaires de sociétés cotées. Ce dernier recommande notamment que la décision du conseil d’administration d’autorisation des conventions réglementées soit motivée et que les commissaires aux comptes se positionnent par rapport à cette motivation dans leur rapport spécial sur les conventions réglementées. Le groupe de travail propose également que les dispositions réglementaires du code de commerce soient modifiées pour permettre aux sociétés qui le souhaitent d’inscrire dans leurs statuts un seuil inférieur à 0,5 % pour le dépôt par les actionnaires de projets de résolution et/ou de points à l’ordre du jour. Certaines des propositions du rapport s’adressent directement aux acteurs concernés, et notamment aux sociétés cotées. Pour celles-ci, l’AMF, au travers de sa recommandation n° 2012-05 qui vise à intégrer dans sa doctrine ces propositions, encourage une application dès que possible et en tout état de cause aux assemblées qui se tiendront à compter du 1er janvier 2013. D’autres propositions s’adressent davantage aux pouvoirs publics ou aux associations professionnelles. L’AMF suivra attentivement leur mise en oeuvre.
Depuis 2008, en réponse à la crise, des orientations ambitieuses ont été fixées aux régulateurs par la communauté internationale. Ces ambitions, qui visent à mettre en place des marchés financiers plus efficaces et mieux régulés, ont été répercutées dans le plan stratégique de l’Autorité des marchés financiers (AMF). En premier lieu, nous avons mis un point d’honneur à faire porter nos efforts sur le renforcement de la protection de l'épargne et de la confiance des investisseurs individuels. Cet objectif de protection de l'épargne est une des missions fondamentales de l’Autorité qui contribue à maintenir la confiance dans les marchés et, par là même, à financer notre économie. Ainsi, j’ai souhaité que soit créée une Direction des relations avec les épargnants (DRE P). Cette irection a rapidement établi un dialogue nourri et constant avec les épargnants. Ainsi, en 2011 la DRE P a traité 10 770 dossiers, en hausse de 37 % par rapport à 2010. En outre, les problématiques de réparation des préjudices sont désormais prises en compte de façon plus systématique dans le cadre des procédures de sanction ou des activités de supervision des prestataires financiers. Protéger les investisseurs, c’est également protéger les actionnaires minoritaires. À ce titre, l’AMF a poursuivi sa lutte contre les prises de contrôle rampantes. Ainsi, par son initiative, l’abaissement à 30 % du seuil de détention du capital ou des droits de vote donnant lieu à une offre publique obligatoire a été voté au Parlement. L’AMF a rappelé, à l’occasion de décisions de la Commission des sanctions, l’importance de la transparence des opérations financières des sociétés cotées et appuyé la réforme de la transparence des prises de position au capital des sociétés cotées. Lire la suite en pièce jointe
Ayant constaté que la société de gestion de portefeuille Numbers SA ne remplissait plus les conditions et engagements auxquels était subordonné son agrément s’agissant de la permanence des moyens, notamment financiers et humains, le collège de l’AMF, lors de sa séance du 22 mai 2012, a décidé, en application de l’article L. 532-10 du code monétaire et financier, de prononcer le retrait de son agrément. La société Numbers SA avait été agréée le 2 mars 2009 en qualité de société de gestion de portefeuille. La société exerce aussi, à titre accessoire, le service de conseil en investissement. Le retrait d’agrément prendra effet le 29 juin 2012. Jusqu'à cette date : la société est placée sous le contrôle de Monsieur Hervé Huas désigné en qualité de mandataire par l’AMF ; la société ne pourra effectuer que des opérations strictement nécessaires à la préservation des intérêts de ses clients.
Les fonds monétaires ont été sauvés par leur maison mère plus de 300 fois depuis les années 1970, montre une étude de la Securities and Exchange Commission citée par le Wall Street Journal. Ce document, qui n’a pas été publié, appuie la thèse de Mary Shapiro, la présidente de la SEC, selon laquelle le secteur, qui représente 2.600 milliards de dollars, a besoin d’une réglementation plus forte. Celle-ci doit présenter son dossier lors d’une audition du Sénat sur les fonds monétaires jeudi, alors qu’elle n’a pas obtenu le soutien de la majorité des commissaires de la SEC.
Au cours du conseil d’administration du 21 juin 2012, Paul-Henri de La Porte du Theil a été réélu à la présidence de l’AFG - Association Française de la Gestion Financière. Paul-Henri de La Porte du Theil avait été élu en mai 2009 à la présidence de l’AFG pour un premier mandat. Il a fait la plus grande partie de sa carrière au Crédit Agricole dont il a assuré la direction générale de la filiale de gestion d’actifs de 1991 à fin 2009. Né en 1947, Paul-Henri de La Porte du Theil est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure de l’Aéronautique, titulaire d’une maîtrise de sciences économiques, et a suivi l’Exécutive Program de l’Université de Stanford. Le président a rappelé à l’issue du conseil le rôle majeur que joue l’industrie française de l’asset management. « La France, - a-t-il souligné - a besoin et aura de plus en plus besoin d’une gestion active, présente et efficace, qui, en mobilisant l'épargne et en particulier l'épargne longue, participe au financement de l'économie réelle et met son professionnalisme au service des investisseurs. D’importants défis devront toutefois être relevés au cours des prochaines années, avec notamment la mise en oeuvre d’une réglementation européenne équilibrée et compétitive ». Muriel Faure, directeur général de FOURPOINTS Investment Managers et Francis Ailhaud, directeur général de Groupama Asset Management ont été réélus en tant que vice-présidents de l’AFG.
La 1ère section de la Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (« AMF ») ; Vu le code monétaire et financier, notamment ses articles L. 621-14, L. 621-15, L. 621-18-4, R. 621-38 à R. 621-40 dans leur rédaction applicable au moment des faits ; Vu le règlement général de l’AMF, notamment ses articles 216-1, 218-1, 223-27, 313-1, 313-3, 313-6, 313-18, 313-19, 313-21, 313-34, 313-51, 314-3, 315-15 à 315-20, 315-28, 621-1, 622-1 et 622-2 dans leur rédaction applicable au moment des faits ; Vu les notifications de griefs adressées le 22 juillet 2010 aux sociétés Exane, Boussard & Gavaudan, ainsi qu'à MM. Nicolas Chanut et Emmanuel Boussard ; Vu la décision du 14 septembre 2010 par laquelle le président de la Commission des sanctions a désigné M. Jean-Jacques Surzur, membre de la Commission des sanctions, en qualité de rapporteur ; Vu les lettres du 23 septembre 2010 par lesquelles les mis en cause ont été informés de la nomination de M. Jean-Jacques Surzur en qualité de rapporteur ; Vu les lettres du 24 septembre 2010 par lesquelles les mis en cause ont été informés de ce qu’ils disposaient de la faculté de demander la récusation du rapporteur dans un délai d’un mois ; Vu les demandes de délai complémentaire pour déposer leurs observations écrites adressées le 5 octobre 2010 par Me Thibault de Montbrial, du cabinet Montbrial avocats, pour le compte d’Exane et de M. Nicolas Chanut, son président-directeur général, et le 7 octobre 2010 par Me Arthur Dethomas, du cabinet Cotty Vivant Marchisio & Lauzeral, et Me Eric Dezeuze, du cabinet Bredin Prat, pour le compte de la société Boussard & Gavaudan et de M. Emmanuel Boussard, son président, et les réponses du rapporteur en date du 18 octobre 2010 ; Vu la lettre en date du 3 novembre 2010 aux termes de laquelle Me Frédéric Peltier, du cabinet Viguié Schmidt Peltier Juvigny, a indiqué qu’il intervenait aux côtés de Me Thibault de Montbrial pour le compte d’Exane et de M. Nicolas Chanut ; Vu les observations adressées, le 19 novembre 2010, par Me Arthur Dethomas et Me Eric Dezeuze pour le compte de Boussard & Gavaudan et de M. Emmanuel Boussard ; Vu les observations adressées, le 19 novembre 2010, par Me Thibault de Montbrial et Me Frédéric Peltier pour le compte d’Exane et de M. Nicolas Chanut, et celles adressées, le 19 novembre 2010, par Me Frédéric Peltier pour le compte d’Exane et de M. Nicolas Chanut ; Vu le procès-verbal d’audition par le rapporteur, en date du 19 mars 2012, de M. Emmanuel Boussard, à sa demande, assisté de son conseil Me Eric Dezeuze ; Lire la suite en pièce jointe