Les actifs gérés en épargne salariale atteignent 110,8 milliards € au 30 juin 2014. Ils sont en progression de 6 % par rapport au 31 décembre 2013 et de plus de 12 % sur un an. La progression au 1er semestre 2014 est due à un bon niveau de souscriptions nettes positives (près de 2 milliards €) et à un effet de marché favorable (+ 3,6 milliards €). Au 30 juin 2014, les fonds diversifiés1 (66 milliards €) représentent 60% des encours contre 40% pour les fonds d’actionnariat salarié (45 milliards €). Les encours des fonds diversifiés progressent de plus de 7 % sur six mois et de 8 % sur un an. Les encours des fonds d’actionnariat progressent de 9 % sur le 1er semestre 2014 et de 22 % sur un an. Les investissements dans les fonds d’investissement socialement responsables (ISR) représentent 18,8 milliards € soit une progression de 22 % sur un an. Plus du quart des encours de l’épargne salariale (hors actionnariat salarié) sont investis désormais dans des fonds ISR. Les placements dans les FCPE solidaires (3,9 milliards €) continuent de progresser (+ 22 % sur un an). Le nombre de comptes de porteurs d’épargne salariale reste stable à plus de 11 millions. Sur ce 1er semestre 2014, les salariés ont confirmé leur attachement au caractère de moyen/long terme de l’épargne salariale. Le solde de souscriptions nettes s’élève à 1,8 milliards € sur 6 mois: les versements sur l’ensemble des dispositifs d’épargne salariale se sont élevés à 8,4 milliards: 3 milliards en provenance de la participation, 2,7 milliards issus de l’intéressement, 1,3 milliards de versements volontaires et 1,4 milliards correspondant à l’abondement versé par les entreprises. les rachats se sont élevés sur la période à 6,6 milliards. Sur les 111 milliards € de l’épargne salariale, les PERCO représentent 9,7 milliards € (+ 26% sur un an, + 14% sur 6 mois). Cette croissance de l’actif net s’explique à 85% par des souscriptions nettes et à 15 % par l’effet de marché. Sur les 6 premiers mois, les souscriptions nettes dans les PERCO (+ 940 millions €) représentent plus de 50% des souscriptions nettes globales de l’épargne salariale. Les PERCO sont ouverts dans 188 000 entreprises (+ 13% sur un an, +6% sur 6 mois) et bénéficient à 1 755 000 salariés (+ 20% sur un an, + 14% sur 6 mois). L’épargne d’entreprise permet à plus de 10 millions de salariés d’acquérir une épargne pour financer différentes étapes de leur vie, en particulier l’acquisition de leur résidence principale et la constitution d’un complément de retraite. Dans le cadre des réflexions menées actuellement par le Copiesas, l’AFG fait des propositions pour élargir, simplifier et mobiliser l’épargne salariale au service de l’investissement à long terme et d’une économie responsable.
Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a dit mardi qu’il demanderait aux assureurs de baisser de façon importante le taux de rémunération des assurances vie afin qu’ils ne prennent pas de risque excessif. Face aux risques liés à d'éventuelles fortes variations des taux d’intérêt, même si le plus probable est selon lui «une évolution en douceur», «il est très important que les compagnies d’assurance soient capables de faire baisser leur taux de rémunération», a-t-il déclaré devant la commission des finances du Sénat. «Et j’attends cette année une baisse significative du taux de rémunération des contrats d’assurances vie.» «Je veillerai à ce que les compagnies d’assurance le fassent», a poursuivi Christian Noyer. «Nous ne voulons pas qu’elles se mettent en risque.»
De l’ombre à la lumière. Retoquée lors de l’exercice de bilan de santé des banques mené par la BCE, la Caisse de refinancement de l’Habitat (CRH) a fait l’objet de toutes les attentions dimanche, lors de la publication des résultats. Elle est, en effet, le seul établissement hexagonal à échouer à l’examen avec un déficit de fonds propres « durs » de 124 millions d’euros, qui a été mis à jour à l’issue de l’AQR («?asset quality review?»). Les «?stress tests?» ont ensuite été passés de justesse… Un non événement puisque la CRH avait déjà remédié à ce défaut de capitaux. Sur demande du régulateur, elle a, en effet, sollicité l’ensemble de ses actionnaires (le Crédit Agricole, qui en détient 37,8 %, le Crédit Mutuel actionnaire à 31,4 %, la Société Générale, BNP Paribas et BPCE, qui détiennent moins de 15 %) pour lever fin juin 250 millions d’euros en capital. Lire la suite sur Les Echos
OPC non monétaires (1001,7 milliards d’euros, données non consolidées) : la hausse des valeurs liquidatives (+1,2% en moyenne), qui concerne toutes les catégories de fonds, l’emporte sur la légère décollecte d’août (-0,8 milliard en données cvs) et ramène l’encours des titres émis par les fonds non monétaires au dessus de 1 000 milliards d’euros pour la première fois depuis décembre 2007. OPC monétaires (291,9 milliards d’euros, données consolidées (a)) : les rachats nets reprennent en août (-4,6 milliards en données cvs) après deux mois de collecte nette positive (en données cvs,+1,8 milliard en juin et +8,7 milliards en juillet). Sur un an, la décollecte atteint -19,8 milliards soit 6,4% de l’encours à fin août 2013. (a) L’encours consolidé des titres d’OPC monétaires exclut la détention de titres des OPC monétaires résidents.
La banque en ligne n'a pas suffisamment apprécié le profil de risque de son client, Sa responsabilité est retenue pour défaut d'information sur les produits dérivés
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution avait lancé, en avril 2014, un nouvel exercice afin d'évaluer le niveau de préparation du marché français de l’assurance à Solvabilité II. Les organismes, qui seront soumis au futur régime prudentiel, étaient invités à fournir à l’ACPR, avant le 24 septembre 2014, un questionnaire sur leur niveau général de préparation ainsi que plusieurs documents clés (jeu d'états Solvabilité II, rapport ORSA, etc.) Ainsi, au 24 septembre 2014, plus de 400 organismes d’assurance avaient répondu à l’exercice, représentant près de 95 % du marché vie et 85 % du marché non vie. La plupart des organismes ont par ailleurs remis leur premier rapport ORSA. Pour la première fois, les assureurs avaient la possibilité de transmettre leurs données, via un portail élaboré et mis à disposition par l’ACPR (OneGate), au format XBRL, langage qui sera utilisé dès l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation. La France est l’un des premiers pays européens à mettre en place un outil de ce type pour le secteur de l’assurance. Près de 200 organismes ont choisi ce nouveau portail pour leur remise, avec un taux d’utilisation homogène pour toutes les familles d’assureurs (entreprises d’assurance, mutuelles, institutions de prévoyance). Les résultats et principaux enseignements de l’exercice seront présentés au marché lors d’une conférence de l’ACPR, en décembre 2014. Retrouvez toute l’information Solvabilité II sur l’espace dédié du site de l’Autorité
Pourquoi viser l'épargne des particuliers et ne pas compter sur les institutionnels en créant par exemple un grand fonds de pension public qui investirait sur le long terme ? Cela n’apportera pas un centime d'épargne de plus à la France. Ce serait simplement un agrégat de l’Erafp et du Fonds de réserve pour les retraites par exemple. Ce qu’il faut vraiment changer c’est l'état d’esprit des Français par rapport à l’investissement en actions. Nous sommes le seul pays en Europe où l’investissement en actions n’est pas reparti depuis le pic de la crise. C’est le résultat d’un manque de pédagogie patent de la part des politiques : les membres du gouvernement s’enorgueillissent même de ne détenir aucun fonds en actions ! Avant la Seconde Guerre mondiale, les Français faisaient partie de ceux qui investissaient le plus dans les produits longs et risqués. Aujourd’hui, c’est devenu quelque chose de louche. Ils sont passés à côté de deux années de belles hausses des marchés, c’est un manque à gagner énorme ! En savoir plus sur le site des Echos
Selon nos informations, Oddo AM vient de recruter Anne-Sophie Pacot, en provenance de la Financière de l’Echiquier où elle occupe le poste de responsable de la clientèle institutionnelle, sous la responsabilité de Lorenzo Gazzoletti. Diplômée d’un DESS Marchés financiers de l’Université Paris Dauphine, Anne-Sophie Pacot a passé treize années chez CPR Asset Management. Elle a intégré l’entreprise en tant qu’assistante de gestion sur les OPCVM obligataires internationaux, puis en gestion de trésorerie devises pour enfin devenir responsable investisseurs institutionnels et distributeurs, poste qu’elle occupera pendant dix ans. En 2010, elle devient directrice clientèle grands comptes chez Acropole AM, puis Responsable clientèle institutionnelle chez Financière de l’Echiquier suite au rachat d’Acropole AM fin mars 2013.
Bank of Montreal (BMO), la quatrième banque canadienne en termes d’actifs, envisagerait de céder des parts de fonds de private equity d’un montant de 400 millions de dollars, révèle Bloomberg qui cite quatre sources proches du dossier. Le group BMO, qui a mandaté Lazard pour mener à bien cette opération, chercherait surtout à vendre les parts qu’il détient dans 50 fonds nord-américains.
Johann Lissowski revient sur deux décisions de justice consacrant un devoir de conseil absolu , Et ce lorsque la banque recommande un instrument financier à un professionnel
L’entité bancaire du groupe multimétier Fiducial, fondé sur l’expertise comptable, a démarré officiellement son activité cette année, Elle intègre la branche patrimoniale de Fiducial Conseil et compte s’appuyer sur les synergies d’une marque jouant la proximité
OPC monétaires (289,1 milliards d’euros, données consolidées(a)) : la collecte des OPC monétaires est nettement positive en juillet (+9,3 milliards en données cvs, après +2,2 milliards en juin), notamment du fait des souscriptions des investisseurs institutionnels. OPC non monétaires (990,9 milliards d’euros, données non consolidées) : la collecte est légèrement négative en juillet (-0,4 milliard en données cvs, après +1,1 milliard en juin). Les rachats nets de titres des fonds actions (-2,9 milliards) excèdent les souscriptions nettes des OPC obligations (0,8 milliard) et mixtes (1,8 milliard). La baisse des valeurs liquidatives est en moyenne de 0,7%. Elle est plus marquée pour les fonds actions (-1,8%) alors que les fonds obligations bénéficient de nouveau d’un taux de valorisation positif (+0,3%). (a) L’encours consolidé des titres d’OPC monétaires exclut la détention de titres des OPC monétaires résident.
Clara Lévy-Barouch a été nommée directeur financier du groupe Crédit du Nord à compter du 1er septembre 2014. Elle succède à Frédéric Figer, qui sera prochainement amené à occuper de nouvelles fonctions au sein du groupe Société Générale, indique un communiqué. La nouvelle recrue intègre le comité exécutif. Depuis 2013, Clara Levy-Barouch était directeur financier délégué du Groupe Crédit du Nord. En tant que responsable du contrôle permanent comptable et réglementaire dans le Groupe Société Générale, qu’elle a rejoint en 2008, elle intervenait sur les opérations d’acquisitions et de cessions de filiales, tout en assurant l’assistance comptable aux différentes entités du Groupe. Elle a piloté également la mise en place d’un dispositif de certification comptable interne.
Sur les marchés financiers européens, une forte impulsion est actuellement donnée à la sécurisation, la normalisation et l’harmonisation des échanges. C’est dans cette logique que s’inscrit le Règlement CSD voté par le Parlement Européen. Ce règlement inclut en particulier le raccourcissement du délai de règlement/livraison à 2 jours de bourse contre 3 actuellement. Ce nouveau cycle de règlement livraison concerne l’ensemble des opérations portant sur toutes classes d’actifs (actions/obligations...) réalisées sur un marché (réglementé ou organisé). Depuis deux ans, l’AFTI a conduit les travaux de la Place de Paris, en lien avec d’autres associations professionnelles (comme l’AFG notamment), les infrastructures les autorités de tutelle et les établissements financiers pour traiter les divers impacts de cette bascule. Ces études ont permis de déterminer la date du 6 octobre 2014 comme étant la plus favorable pour adopter ce nouveau cycle de règlement-livraison de 2 jours. Les impacts identifiés sont recensés dans un cahier des charges commun de la Place diffusé par les différentes associations impliquées. Dans le sillage de la France, une trentaine de places européennes ont également retenu le 6 octobre 2014 pour se conformer à ce nouveau standard de règlement-livraison.
Paris EUROPLACE salue les avancées significatives précisées ce jour par le Président de la République, François HOLLANDE, en clôture des Assises du Financement et de l’Investissement, qu’il s’agisse de l’orientation de l'épargne des Français vers l’entreprise, des nouveaux instruments pour financer la croissance, du lancement de nouveaux programmes de financement publics/privés, et des outils spécifiques pour l’innovation et la nouvelle économie. Gérard MESTRALLET, Président de Paris EUROPLACE, souligne l’urgence de recréer un cercle vertueux d’investissement pour la relance de la croissance, dans un contexte où les financements de marchés sont appelés à se développer, en complémentarité des financements bancaires, et la nécessité de développer l'épargne longue et de l’orienter vers le financement des entreprises. Paris EUROPLACE se félicite, dans ce contexte, des premières mesures annoncées concernant, notamment, les 5mds d’euro d’investissement des caisses de retraite complémentaires pour financer l'économie réelle, l’accélération constatée de l’orientation des investissement des sociétés d’assurance vers le financement des entreprises, y compris des PME, la relance des travaux sur la titrisation bancaire, ou encore les développements du Corporate Venture. Les autres priorités immédiates souhaitées par Paris EUROPLACE concernent la réduction indispensable du forfait social pesant sur l'épargne salariale investie en actions et dans la durée - Plans d’Epargne collectifs pour la Retraite (PERCO), Plans d’Epargne Entreprise (PEE), actionnariat salarié - et l’engagement d’une réflexion sur la transformation d’une partie de cette épargne salariale en épargne retraite. Au delà, Gérard MESTRALLET, souligne que la priorité n’est pas, aujourd’hui, de multiplier les instruments nouveaux et de faible portée, mais de traiter de manière structurelle le sujet de la fiscalité excessive sur l'épargne en France. Le cumul global des impositions sur l’investissement en actions n’a pas d'équivalent en Europe, y compris en Suède et Norvège. La nécessité la plus urgente est une remise à l’endroit de la fiscalité sur l'épargne en France, pour orienter les incitations sur l'épargne à risque et dans la durée, et non pas sur les instruments courts et sans risques. Ceci est l’une des priorités d’actions que nous souhaitons porter avec le Comité Place financière de Paris 2020, mis en place sous la présidence de Michel SAPIN, Ministre des Finances et des Comptes publics, dont l’objet est d’approfondir les actions structurelles à mettre en oeuvre pour la relance de l’investissement et de la croissance et la meilleure attractivité de la place financière de Paris.
Selon nos informations, Suzanne Dos Santos Wahl a quitté Franklin Templeton, où elle occupait le poste de commerciale senior auprès de la clientèle institutionnelle sous la direction d’Ariane Hober. Diplômée d’un Institut d’Administration des Entreprises (IAE) en 1998, elle avait rejoint Franklin Templeton en 2003. State Street Global Advisors ( SSgA) vient de la recruter au poste de responsable des ventes aux clients institutionnels en France, à Monaco et dans la péninsule ibérique, a annoncé la société de gestion à L’Agefi. Elle remplace Joseline Hobson, retournée à l’automne 2013 chez Deutsche Asset & Wealth Management après être restée moins d’un an chez SSgA. Suzanne Dos Santos-Wahl chapeaute une équipe de trois personnes qui devrait bientôt compter un commercial de plus. Plutôt présente auprès des acteurs de l'épargne retraite avec des solutions dédiées, SSgA compte davantage cibler les assureurs et mettre l’accent sur ses fonds ouverts.
Lors de son entrée en Bourse , le 20 juin dernier, Euronext, gestionnaire des Bourses de Paris, Lisbonne, Amsterdam et Bruxelles, avait indiqué sa volonté de réaliser 60 millions d’euros d'économies en trois ans. Et l’opérateur boursier s’apprête à franchir une étape importante dans sa mue, après sa séparation avec l’américain Nyse : quitter le siège social de la rue Cambon, à Paris, entre La Madeleine et l’Opéra. Moins connu auprès du grand public que le Palais Brongiart, le 39 rue Cambon est le siège social de la Société des Bourses françaises, dont Euronext est l’héritier depuis 1992. C’est au dernier étage de cet édifice qu’a trouvé refuge la cloche qui sonne «symboliquement???» l’ouverture de la Bourse de Paris. Tian Guoli, président de la Banque of China doit ainsi faire tinter la cloche le 15 septembre prochain pour «???fêter???» sa première émission obligataire sur Euronext Paris. Il pourrait être l’un des derniers à le faire. Un loyer trop élevé «???Ils ne le font pas de gaieté de coeur???», confie un connaisseur du dossier aux Echos, confirmant ainsi les informations recueillies par l’Agefi. «???Le propriétaire de l’immeuble a prévu de faire des travaux majeurs et voulait bien garder Euronext dans les locaux, mais à condition que la société conserve son loyer???», jugé trop élevé dans le contexte économique actuel. La destination du nouveau siège social ne serait pas encore décidée à 100%. Euronext aurait étudié sérieusement deux à trois implantations. L’une à la défense dans un petit immeuble au pied de la Tour Dexia. La seconde, dans une rue à proximité du Palais Brongniart.???Mais selon nos informations, La Défense tiendrait la corde pour des raisons économiques. Euronext n’a pas souhaité commenter l’information. 60 millions d'économie pour Euronext Revenu en Bourse il y a quelques mois, le groupe a publié cet été des résultats encourageants au deuxième trimestre, grâce notamment aux premières mesures d'économies décidées après le désengagement du géant américain ICE. Euronext vise à l’horizon 2016 un taux de croissance annuel moyen de son chiffre d’affaires d’environ 5 % avec une marge d’Ebitda d’environ 45 %. A cette occasion, le groupe avait redit sa confiance dans sa capacité à réaliser son objectif de 60 millions d’euros d'économies, tout en précisant travailler sur un programme destiné à accélérer ce calendrier. Quoi qu’il en soit, le départ d’Euronext de la Rue Cambon constituerait un tournant dans l’Histoire de la société. «???C’est dommage d’avoir laisser partir le Palais Brongniart, alors que les opérateurs des bourses de New-York ou de Londres s’agrippent à leur immeuble historique», regrette un ancien de la Bourse. Les nostalgiques peuvent toujours voir la fameuse Corbeille , au deuxième étage du Palais, où les «???cris des agents de change se sont tus en 1987???».
S’il se réalise, le rapprochement de la Mutuelle Générale avec Malakoff Médéric pour former le premier groupe d’assurance de personnes en France marquera une étape clef pour La Banque Postale, dans sa politique de conquête sur le marché de la santé mais aussi et surtout des entreprises. Partenaire historique de la Mutuelle Générale, l'établissement bancaire espère en effet tirer le meilleur parti de ce mouvement au travers de La Banque Postale assurance santé, filiale commune détenue à 65 % par La Banque Postale et à 35 % par le groupe mutualiste. «???Nous avions déjà une gamme de produits individuels qui fonctionne bien puisque La Banque Postale assurance santé a enregistré 37.000 affaires nouvelles pour un total de 70.000 contrats souscrits depuis octobre 2012, explique aux Echos Rémy Weber, président du directoire de La Banque Postale. Mais il nous manquait une offre prévoyance et santé collective.???» Dès le début de l’année 2013, l'établissement bancaire affichait son intention de développer une telle offre. C’est donc finalement le rapprochement de Malakoff Médéric et de la Mutuelle Générale qui va en constituer le socle. Pour ce faire, le nouveau groupe d’assurance doit se substituer à cette dernière au capital de La Banque Postale assurance santé. «???Un outil de distribution unique???» Plus de la moitié des souscripteurs de l’offre santé de cette filiale sont des retraités. Ils ne sont donc pas concernés par la généralisation de la complémentaire santé en entreprise. Mais la concurrence promet de s’accentuer sur ce segment de marché de plus en plus prisé. Et surtout «???ce rapprochement doit nous permettre d’accélérer notre développement sur le marché des entreprises et des professionnels », précise Rémy Weber. L'établissement bancaire, qui compte pour l’heure quelques centaines de milliers de clients entreprises et professionnels pour 2,3 milliards d’euros d’encours au premier semestre (+ 68 % sur un an), distribuera en effet dans le réseau de 10.000 points de vente de La Poste les contrats d’assurance santé collective du nouveau groupe d’assurance de personnes. Dans cette perspective, un millier de conseillers spécialisés sur le marché des professionnels devrait à terme être mobilisé au sein de l'établissement bancaire. « La Banque Postale va constituer un outil de distribution unique pour les produits de notre futur groupe », se félicite Guillaume Sarkozy, délégué général de Malakoff Médéric . Les bureaux de poste drainent en effet quantité de très petites entreprises, soit précisément les populations les plus concernées par la généralisation de la complémentaire santé d’entreprise. En échange, le groupe bancaire peut espérer abaisser sensiblement le coût d’acquisition de ces nouveaux clients entreprises. Un accord gagnant-gagnant, en somme.
Le CFA Institute, association internationale forte de 123 000 membres pour les professionnels de l’investissement qui définit les standards de qualification et d’excellence professionnelle, a publié la deuxième et dernière partie de son étude « Financial Crisis Insights on Bank Performance Ratios [1] ». Cette étude a porté sur 51 banques au total, dont 9 en Europe. Principal constat : dans le reporting comptable, les banques appliquent des méthodes de la juste valeur (fair value) et de dépréciation des prêts (loan impairments) très différentes. Les comptes reflètent de façon très disparate les portefeuilles de crédits des établissements financiers. Ces écarts ne peuvent pas seulement s’expliquer par les conditions économiques locales. Les prêts sont un élément clé du bilan bancaire et, par là-même, constituent un des principaux facteurs de risque. Par conséquent, le CFA Institute exige la mise en place d’un système de présentation uniformisé des risques liés aux prêts, pour améliorer la transparence comptable bancaire. Comparabilité insuffisante et manque de clarté Les principales conclusions de la 2e partie de l'étude « Relationship between Disclosed Loan Fair Values, Impairments and the Risk Profile of Banks [2] » sont les suivantes : Une analyse différente des crédits : sur les marchés français, espagnols, italiens, suisses et néerlandais, la juste valeur assignée à un crédit à un jour fixe dans les notes afférentes aux états financiers était, dans la plupart des cas, inférieure à la valeur comptable. Le contraire était souvent le cas en Allemagne et en Grande-Bretagne, avec une juste valeur supérieure à la valeur comptable. Les conditions économiques n’expliquent pas les écarts de valorisation : l'évaluation de la juste valeur varie entre -30% par rapport à la valeur comptable dans les banques espagnoles et +24% pour les banques britanniques (voir tableau A). Les différences d’exposition à la crise financière ne suffisent pas à expliquer cet écart tout comme les risques inhérents aux banques reflétés par les spreads de crédit CDS ou les ratios cours/valeur. Celui-ci tient au contraire à une différence de valorisation des crédits et du degré de risque dans les différents pays. Interprétation contradictoire des dépréciations de valeur sur les portefeuilles de crédits : sur 16 pays analysés, on constate une divergence entre les dépréciations de valeur sur les portefeuilles de crédit et les spreads des CDS, qui devraient refléter en partie le risque de crédit dans les bilans bancaires. Cela suggère une mauvaise application des normes comptables. Lire la suite : cliquez ici