Le gouverneur de la Banque d’Italie Ignazio Visco a affirmé hier que les créances douteuses détenues par les banques italiennes «en difficulté», et dont elles pourraient devoir se séparer rapidement, atteignent environ 20 milliards d’euros. Si elles étaient prêtes à les vendre au prix de marché actuel, ou à ceux «très bas offerts par quelques agences spécialisées dans le recouvrement de dette actuellement actives sur le marché», ces banques auraient besoin de déprécier ces créances de 10 milliards d’euros supplémentaires, a-t-il estimé.
Ayant enfin reçu le feu vert des régulateurs, Barclays a indiqué hier qu’elle réduirait à environ 28% sa participation dans Barclays Africa Group, cotée à Johannesbourg, contre 50,1% actuellement. Le produit de cette cession devrait se monter à 1,6 milliard de livres sterling (1,8 milliard d’euros), ce qui permettra d’atténuer les inquiétudes concernant les fonds propres du groupe britannique. Le fonds de pension sud-africain Public Investment Corporation sera l’un des grands investisseurs institutionnels de l’opération, actuellement en cours, a précisé la banque. La banque a précisé qu’elle comptait à terme ramener à 15% sa participation dans Barclays Africa. En 2016, le directeur général de Barclays, Jes Staley, s'était engagé à mettre fin à la présence du groupe en Afrique de manière à débloquer des fonds. Barclays négociait depuis plusieurs mois avec les régulateurs pour obtenir l’autorisation de céder une partie de sa participation. Outre cette filiale, qui couvre 12 pays, Barclays détenait également un établissement de crédit en Egypte, qui a été vendu, et contrôle encore une banque zimbabwéenne.
La commission bancaire de New York a décidé de boycotter Wells Fargo. La ville a décidé de se passer des services de la banque pour mener à bien ses émissions obligataires ou gérer ses comptes tant que celle-ci n’aura pas amélioré la qualité de son service auprès des communautés défavorisées. New York dispose d’environ 227 millions de dollars dans des comptes chez Wells Fargo, et a confié à la banque la gestion d’un de ses fonds de pension avec environ 2,6 milliards d’encours.
Intesa Sanpaolo a trouvé un accord avec des fonds américains pour la cession d’un portefeuille de prêts non performants de 2 milliards d’euros de valeur nominale, rapportait hier Bloomberg de sources proches du dossier. Christofferson, Robb & Co et Bayview AM ont joint leurs forces pour s’offrir ce portefeuille. Le montant de la transaction serait en ligne avec la valorisation dépréciée dans les comptes d’Intesa, ont précisé les sources.
La directrice financière de JPMorgan Marianne Lake n’a pas souhaité faire de pronostic sur les performances de la banque en matière de trading au deuxième trimestre mais elle a indiqué que l’activité de négoce de titres s’inscrivait jusqu'à présent en baisse de 15% par rapport à la même période un an plus tôt. Elle a précisé que la banque enregistrait une baisse du trading dans les obligations et une hausse dans les actions, en particulier pour les produits dérivés liés aux entreprises.
Le gouverneur de la Banque d’Italie Ignazio Visco affirme que les créances douteuses détenues par les banques italiennes «en difficulté», et dont elles pourraient devoir se séparer rapidement, atteignent environ 20 milliards d’euros. Si elles étaient prêtes à les vendre au prix de marché actuel, ou à ceux «très bas offerts par quelques agences spécialisées dans le recouvrement de dette actuellement actives sur le marché», ces banques auraient besoin de déprécier ces créances de 10 milliards d’euros supplémentaires, estime-t-il.
Deutsche Bank a accepté de payer une amende de 41 millions de dollars (36,6 millions d’euros) aux autorités américaines pour clore une enquête de la Fed sur ses dispositifs antiblanchiment. La banque allemande s’est par ailleurs engagée à améliorer ses procédures du contrôle et la supervision de ses équipes.
Commerzbank a envoyé des offres de départs en préretraite à environ 3.000 salariés, assurait hier Bloomberg de sources proches du dossier. Ce dispositif s’inscrirait dans le plan global de la banque allemande qui vise 9.600 suppressions de postes en quatre ans. Les départs en préretraite concerneraient les employés nés avant 1962 qui se verraient offrir une prime de 30.000 euros. En 2016, le salaire moyen chez Commerzbank s'élevait à 79.600 euros et les coûts salariaux totaux ont atteint 3,5 milliards d’euros pour 44.267 personnes.
ALD, la filiale de location longue durée automobile (LLD) de la Société Générale, a annoncé hier la signature d’un accord pour racheter Merrion Fleet pour un montant non communiqué. La société est le deuxième acteur de la LLD en Irlande avec une flotte totalisant environ 5.500 véhicules. L’opération devrait être bouclée dans les prochaines semaines. ALD, promise à une introduction en Bourse très prochainenement, dispose déjà d’une flotte de 1,4 million de véhicules répartie dans 41 pays. La veille, elle avait par ailleurs annoncé l’acquisition de BBVA Autorenting en Espagne.
Atlante, le fonds de sauvetage du secteur bancaire italien, a rejeté hier une demande d’injection de liquidités supplémentaires de la part des banques Popolare di Vicenza et Veneto Banca, estimant que les conditions n'étaient pas réunies pour ce faire. Alessandro Penati, directeur général du fonds Quaestio chargé de gérer Atlante, explique dans une lettre adressée aux deux banques que le montant nécessaire n’est pas connu précisément, et ne sait si le montant demandé suffira à leur assurer le déblocage d’une aide publique. Atlante, qui a déjà investi 3,4 milliards d’euros dans les deux banques depuis sa création l’année dernière, n’a plus que 50 millions d’euros en réserve, a précisé Alessandro Penati.
L’assureur italien Generali a annoncé hier avoir cédé 3,04% du capital d’Intesa Sanpaolo, une participation qu’il avait accumulée pour prévenir une possible offre hostile de la part de la banque italienne. L’assureur transalpin avait réagi aux marques d’intérêts d’Intesa en prenant une participation de 3,04% dans la banque afin de l’empêcher de monter dans son capital en vertu d’une disposition de la loi boursière italienne. Intesa Sanpaolo avait finalement renoncé en février à se rapprocher de Generali à l’issue d’un examen conduit par sa direction.
Commerzbank a envoyé des offres de départs en préretraite à environ 3.000 salariés, assure Bloomberg de sources proches du dossier. Ce dispositif s’inscrirait dans le plan global de la banque allemande qui vise 9.600 suppressions de postes en quatre ans. Les départs en préretraite concerneraient les employés nés avant 1962 qui se verraient offrir une prime de 30.000 euros. Certains devront donner leur réponse avant le 30 juin, d’autres d’ici à la fin août. En 2016, le salaire moyen chez Commerzbank s'élevait à 79.600 euros et les coûts salariaux totaux ont atteint 3,5 milliards d’euros pour 44.267 personnes.
Le conseil d’administration de Banca Carige se réunit ce mardi et pourrait décider d’augmenter de 450 millions à 600 millions d’euros le montant de son augmentation de capital dévoilée fin février, selon Il Messaggero. Cette dernière consistera en une émission d’actions nouvelles de la banque italienne, qui pourra être complétée par la conversion en capital d’une partie de sa dette subordonnée la plus risquée.
Singapour a infligé une amende totale de 1,6 million de dollars singapouriens (1,04 million d’euros) à Credit Suisse et à la banque locale United Overseas Bank (UOB) pour violation des règles contre le blanchiment d’argent dans le dossier du fonds souverain malaisien 1MDB. La Monetary Authority of Singapore reproche aux deux établissements des infractions aux règles anti-blanchiment et des lacunes dans leurs systèmes de contrôle relatifs à des transferts de fonds en lien avec ce scandale politico-financier. Credit Suisse, qui écope d’une sanction de 700.000 dollars singapouriens, a reconnu les faits et exprimé ses regrets.
ALD, la filiale de location longue durée automobile (LLD) de la Société Générale, a annoncé ce matin la signature d’un accord pour racheter Merrion Fleet pour un montant non communiqué. La société est le deuxième acteur de la LLD en Irlande avec une flotte totalisant environ 5.500 véhicules. L’opération devrait être bouclée dans les prochaines semaines.
Monte dei Paschi di Siena, la quatrième banque italienne, a indiqué hier mener des négociations exclusives avec Quaestio en vue de céder son portefeuille de créances douteuses qui s’élevait à 26 milliards d’euros fin 2016, comme le prévoit son plan de recapitalisation soumis au feu vert de l’Union européenne. La banque toscane a fixé au 28 juin la date butoir pour ses discussions avec Quaestio, qui gère le fonds de restructuration bancaire Atlante et qui représente aussi d’autres investisseurs, non nommés. D’après Reuters qui cite une source proche du dossier, Atlante, associé à un ou plusieurs fonds de capital-investissement, pourrait reprendre les prêts subordonnés pour 1,3 milliard d’euros, tandis que la tranche senior du portefeuille de créances douteuses bénéficierait d’une garantie publique et serait vendue à des investisseurs internationaux. Une autre source a dit à Reuters que les fonds américains Fortress et Elliott examinaient actuellement le portefeuille de prêts dans le cadre d’une procédure de «due diligence» qui devrait se poursuivre jusqu’au 9 juin.
L’Irlande devra décider dans les 10 prochains jours de poursuivre l’introduction en Bourse d’Allied Irish Bank (AIB) ou de la reporter plus tard dans l’année, a indiqué hier le ministre des Finances, Michael Noonan. «La première fenêtre était de la mi-mai à la fin de juin, nous sommes à présent au milieu de cette fenêtre; par conséquent je vais devoir prendre une décision soit d’y aller, soit d’attendre la prochaine fenêtre à l’automne», a-t-il déclaré à la chaîne publique RTE. «La décision n’a pas encore été prise, mais nous devons le faire dans les 10 prochains jours», a-t-il ajouté. Dublin espérait initialement réaliser la privatisation partielle d’AIB à la fin de 2016 avant d’opter pour 2017, en raison des conditions de marché jugées défavorables à l'époque.
La filiale de la Société Générale a annoncé le rachat de BBVA Autorenting et un accord de distribution en marque blanche dans les agences de la banque.
La Caisse d’Epargne de Bourgogne Franche-Comté veut gérer au mieux sa réserve de liquidité d’un milliard d’euros correspondant à sa contrainte réglementaire LCR (Liquidity Coverage Ratio). « Ce ratio qui s’impose à nous, constitue notre ligne directrice dans nos choix d’investissement. Nous essayons d’adopter une gestion active quotidienne de cette réserve pour en tirer un rendement », a expliqué Pierre Fromont, directeur de la gestion financière et ALM de la caisse régionale, lors du Clubs Dates Invest du 23 mars dernier à Lyon. Cette réserve est principalement investie dans des produits monétaires et des titres obligataires. « Mais nous ne voulons pas en rester là. Nous pouvons constituer une poche OPCVM ou actions au sein du LCR. Nous nous demandons s’il est possible d’investir dans un ETF, synthétique ou non, qui remplirait les conditions d’éligibilité LCR, notamment en termes de transparence », s’interroge Pierre Fromont.