La banque italienne réunit aujourd’hui son conseil d’administration pour évoquer ses projets de restructuration, retardés par des problèmes de gouvernance. Carige a nommé le 21 juin un ancien dirigeant d’UniCredit, Paolo Fiorentino, au poste d’administrateur délégué, suscitant le départ de trois administrateurs. A la demande de la BCE, la banque génoise, la neuvième d’Italie, doit renforcer son bilan et se débarrasser de ses créances douteuses. Elle compte 26 milliards d’euros d’actifs et un manque de fonds propres estimé à 600 millions d’euros, avec à fin mars un ratio de fonds propres durs de 10,9% alors que le seuil minimal fixé par la BCE est 11,25%. Carige est en outre censée réduire de moitié d’ici fin 2019 le montant brut de ses créances douteuses pour le ramener à 3,7 milliards d’euros.