La Réserve fédérale a annoncé hier avoir levé l’injonction pesant contre la holding américaine de Santander, qui lui interdisait de verser des dividendes alors que la banque a échoué à un stress test en 2014. «Nous avons fortement renforcé notre filiale américaine ces dernières années et bien que nous soyons conscients qu’il reste beaucoup à faire, la décision de la Réserve fédérale aujourd’hui est un signe clair des progrès significatifs réalisés», s’est félicitée Ana Botin, présidente de Santander.
L’établissement néerlandais aurait manifesté son intérêt et lancé des due diligences sur le groupe sauvé par l’Etat puis racheté en 2008 par Lone Star.
American Express va céder l’ensemble de ses cartes prépayées à InComm, ont annoncé les deux sociétés hier. Les termes de l’opération n’ont pas été communiqués. InComm, qui est soutenu par la société de private equity Warburg Pincus, deviendra également le gestionnaire attitré de l’ensemble des produits prépayés proposés par American Express, à l’instar des cartes cadeaux. L’opération doit être conclue au premier trimestre 2018.
Les filiales polonaises de Santander et de Millennium BCP restent dans la course pour l’achat des actifs polonais de Deutsche Bank mais ce n’est plus le cas de Commerzbank, rapportait hier Reuters citant plusieurs sources proches du dossier. Deutsche Bank a lancé cette année la procédure de vente d’une partie de ses opérations en Pologne, la première banque allemande se délestant de ses actifs non stratégiques pour dégager du capital. Le secteur bancaire polonais est l’objet de multiples fusions et acquisitions dans un contexte de concurrence âpre et de taux d’intérêt bas. Une transaction sur Deutsche Bank Polska, 12e banque de Pologne, pourrait représenter dans les 450 millions de dollars (381 millions d’euros).
La banque néerlandaise NIBC, détenue par un consortium d’investisseurs mené par la société américaine de private equity JC Flowers, étudie ses options stratégiques, a annoncé son directeur général Paulus de Wilt hier lors d’une conférence de presse. Les options étudiées incluent une possible introduction en Bourse, une cession, voire des acquisitions. NIBC a vu ses bénéfices presque doubler à 87 millions d’euros au premier semestre, tandis que son revenu opérationnel grimpait de 37% à 226 millions, soutenus notamment par une hausse de 19% de ses revenus d’intérêts. Ces bons résultats offrent une opportunité d’apporter de la liquidité aux actionnaires de la banque, reprise en 2005, a indiqué Paulus de Wilt.
Deutsche Bank aurait décidé de diviser par deux le prix qu’elle compte facturer pour sa recherche financière une fois la directive MIF 2 entrée en application au 3 janvier 2018, rapportait hier Bloomberg de sources proches des discussions. La banque allemande demande désormais 30.000 euros par an pour un accès limité à dix personnes, contrainte à réduire ses prix pour ne pas se retrouver plus chère que ses pairs. Pour ce tarif, les clients de Deutsche Bank disposeront d’un accès internet à la recherche écrite et aux analystes de la banque.
TD Securities, la branche de courtage de la banque canadienne Toronto-Dominion, a choisi Dublin comme base arrière européenne en préparation de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. TD Securities va y établir une succursale pour son courtage obligataire avec une dizaine d’employés d’ici à fin janvier, contre environ 300 actuellement basés à Londres. Barclays et Bank of America ont également préféré Dublin comme point d’entrée dans l’Union, faisant de la capitale irlandaise la deuxième destination préférée de l’industrie financière après Francfort. «Il s’agit d’une grande victoire pour l’Irlande alors que nous cherchons à approfondir et à élargir la palette de sociétés financières qui investissent en Irlande», a réagi le Premier ministre irlandais Leo Varadkar, alors en voyage officiel au Canada.
La banque centrale russe a autorisé une ligne de crédit pour Bank Otkritie, rapporte Bloomberg d’une source proche du dossier. La Banque de Russie n’exigerait aucun collatéral de la part de Bank Otkritie, indique la presse russe. L’apport de liquidité a rassuré les marchés, faisant remonter le prix de ses obligations et de ses actions pour la première fois en une semaine. Otkritie fait partie des banques dont la solvabilité a été récemment remise en question par un analyste russe. Les clients de la banque ont retiré 359 milliards de roubles (5,14 milliards d’euros) en juillet, après avoir retiré 104 milliards en juin.
La banque américaine JPMorgan Chase & Co a annoncé hier s’engager à verser jusqu’à 2 millions de dollars à des associations de lutte contre le racisme et pour les droits civiques, à la suite du rassemblement de l’extrême-droite à Charlottesville où une contre-manifestante a perdu la vie. JPMorgan donnera 500.000 dollars chacun au Southern Poverty Law Center et à l’Anti-Defamation League pour soutenir leurs efforts pour répertorier et dénoncer les groupes haineux aux Etats-Unis. La banque s’engage également à doubler les contributions de ses employés à diverses associations jusqu’à 1 million de dollars supplémentaires.
Les montants des actifs et des passifs interbancaires ont baissé au premier semestre pour la première fois depuis 2010, selon les statistiques du régulateur.
Au moment où beaucoup de banques d’investissement évoquent une réduction de leur présence à Londres pour cause de Brexit, Deutsche Bank entend augmenter le nombre de ses banquiers privés basés à Londres, a déclaré à Reuters Peter Hinder, le directeur de ses activités de gestion de fortune pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA). La banque prévoit de recruter une vingtaine de banquiers cette année en gestion de fortune dans la région, avec pour objectif à terme de relancer une activité dont les actifs investis ont diminué l’an dernier de 15 milliards d’euros, à 50 milliards. Les nouveaux postes seront répartis entre la Grande-Bretagne, la Suisse, l’Italie et le Moyen-Orient, a expliqué Peter Hinder, sans préciser combien de recrutements étaient prévus à Londres.
Macquarie a complété l’acquisition de la Green Investment Bank britannique pour 2,3 milliards de livres (2,5 milliards d’euros), a annoncé le groupe australien vendredi, indiquant la renommer Green Investment Group pour mieux la préparer à une extension internationale. La banque publique avait été créée en 2012 pour faciliter les efforts de transition énergétique au Royaume-Uni. Le gouvernement a décidé de la céder l’année dernière pour lever des fonds. L’opération devrait ainsi se traduire par une plus-value de 186 millions de livres pour le contribuable, a indiqué le gouvernement vendredi. Shaun Kingsbury, qui dirigeait la banque depuis sa création, a laissé les rênes à Ed Northam, jusqu’à présent en charge de la banque d’investissement au sein du groupe.
L’Etat belge, encore actionnaire à hauteur de 7,8% de la banque française BNP Paribas, s’apprête à réduire sa participation, rapporte le quotidien belge De Tijd. Bruxelles envisagerait de céder une partie seulement de ses actions d’ici la fin de l’année. La Société fédérale de participations et d’investissements (SFPI) a étendu son accord avec 12 banques parmi lesquelles elle sélectionne les chefs de file pour ses placements jusqu’au 31 décembre. La Belgique avait déjà réduit sa participation début mai, cédant alors un peu moins d’un quart de ses titres au prix de 65,10 euros par action, lui rapportant environ 2 milliards d’euros. L’action BNP Paribas a terminé vendredi à 65,99 euros.
La banque américaine Goldman Sachs a obtenu le feu vert de l’autorité des marchés financiers saoudienne hier pour proposer de nouveaux services, notamment le courtage d’actions. De nombreuses banques cherchent à se renforcer en Arabie Saoudite alors que le royaume s’est engagé dans un vaste plan pour rendre son économie moins dépendante au pétrole qui inclut de nombreuses privatisations, dont la cession d’une participation de 5% dans le géant pétrolier Saudi Aramco. Présent depuis 2009 dans le pays, Goldman avait fait sa demande en juin.
Trois des plus gros créanciers de Banco Popular - Algebris, Anchorage Capital Group et Ronit Capital - ont déposé une plainte hier auprès de la Cour de justice de l’Union européenne, demandant de revenir sur le sauvetage et de récupérer leurs obligations, allongeant ainsi la liste des recours en justice contre les interventions des autorités européennes. Ils ont aussi demandé des précisions concernant la décision du Conseil de résolution unique d’intervenir, l’accusant d’avoir aggravé la situation de Banco Popular avec ses commentaires concernant la banque avant de mettre en œuvre le plan. Plusieurs associations espagnoles représentant des petits actionnaires ont également déposé des plaintes auprès de la Cour européenne concernant l’intervention du CRU, tout comme un groupe d’investisseurs mexicains, menés par le milliardaire Antonio del Valle, qui détenait 4% de l'établissement.
Alors qu'il dit rester en phase d'investissement, malgré le blocus imposé par ses voisins, le fonds qatari diminue pour la première fois sa participation dans la banque suisse.