BNP Paribas a annoncé hier qu’elle opérerait dès le 3 janvier 2018 sous le statut d’internalisateur systématique (SI) introduit par la directive MIF 2. «En tant qu’acteur majeur sur les marché financiers européens, BNP Paribas se veut en première ligne quant à la mise en œuvre de MIF 2», explique Olivier Osty, directeur général des activités de trading. «Cette décision permet de transférer vers BNP Paribas la responsabilité de nos clients en ce qui concerne l’obligation de transparence post-négociation.» BNP Paribas SA, BNP Paribas Arbitrage SNC et BNP Paribas Fortis SA/NV opteront pour le statut de SI pour tous les instruments admis ou négociés sur une plate-forme de négociation autre que des actions.
Alors que le Mécanisme de résolution unique a connu son « baptême du feu », les professionnels sont prêts à tourner une page. L’enquête exclusive L’Agefi/KPMG le révèle.
C’est en euros le montant d’émissions de dettes attendues par les banques européennes en 2018, selon les analystes de JPMorgan. La nouvelle dette senior non préférée « à la française », choisie le 25 octobre pour répondre aux exigences des normes MREL et TLAC (total loss absorbing capacity) à partir de 2019, eprésenterait à elle seule 80 milliards.
Goldman Sachs est sur le point de louer de nouveaux locaux à Milan, ce qui renforcera sensiblement sa présence en Italie, alors que le Royaume-Uni s’apprête à quitter l’Union européenne, indiquait hier Reuters citant des sources au fait des discussions. Ces nouveaux bureaux pourraient accueillir plus de 100 personnes, près de six fois plus que la vingtaine d’employés que compte actuellement la banque en Italie. Des cinq plus grandes banques américaines, Goldman Sachs est celle dont la présence en Italie est la plus faible.
La banque américaine Wells Fargo risque de nouvelles sanctions de la part de l’Office of the Comptroller of the Currency (OCC), l’un des régulateurs des marchés financiers américains. Il est reproché à la banque des pratiques frauduleuses sur ses activités d’assurances automobile et hypothécaire, rapporte Bloomberg d’une source proche du dossier. L’OCC a déjà sanctionné Wells Fargo à hauteur de 125 millions de dollars au cours des deux dernières années. La banque américaine a par ailleurs annoncé mardi son intention d’abandonner ses activités dans l’assurance automobile et hypothécaire.
La banque grecque Euroban Ergasias a conclu hier la première enchère électronique portant sur une créance douteuse. La banque a remporté l’enchère, étant la seule à y participer, et le logement de la banlieue d’Athènes sur laquelle elle portait. Les enchères électroniques sont soutenues par les autorités européennes afin d’aider les banques grecques à se débarrasser de leurs 72,8 milliards d’euros de créances douteuses, qui représentent un ratio d’exposition supérieur à 50%. La digitalisation du processus est perçue comme nécessaire alors que des manifestations font souvent obstacles aux procédures légales dans les tribunaux.
Le Premier ministre australien Malcolm Turnbull a annoncé ce matin le lancement d’une commission d’enquête sur le secteur bancaire, alors que des scandales à répétition ont sapé la confiance du public. Après s’être longuement opposées à cette perspective, les principales banques du pays, dont Commonwealth Bank of Australia, ANZ, Westpac et National Australia Bank, s’étaient prononcées peu avant en faveur de la mise en place d’une commission d’enquête, «pour restaurer la confiance, le respect et l’assurance» dans le secteur financier. Les scandales qui ont touché le secteur ces derniers mois concernent notamment des conseils financiers malavisés, des difficultés à faire honorer des polices d’assurance, et des manipulations de taux d’intérêt de référence.
Banco Santander a annoncé hier une charge de dépréciation de 600 millions d’euros au quatrième trimestre. Elle affecte à hauteur de 500 millions les survaleurs enregistrées sur sa filiale américaine de crédit à la consommation, Santander Consumer USA Holdings, spécialiste des prêts auto subprime, dont les résultats reculent. La banque a également annoncé que la cession de sa plate-forme de fonds Allfunds Bank aurait pour conséquence de réduire son ratio de fonds propres CET1 de 9 points de base au quatrième trimestre. Il était à 10,8% fin septembre.
L'économie allemande est confrontée à de nombreux risques - qui vont de ses prix immobiliers à la faiblesse de ses banques - mais après huit ans de croissance ininterrompue, il se peut que les investisseurs les ignorent, souligne la Bundesbank mercredi. «Le danger serait que les taux d’intérêt bas et les conditions économiques favorables en Allemagne puissent inciter les participants de marché à sous-estimer les risques», écrit la banque centrale dans son dernier rapport sur la stabilité.
BPCE a présenté mercredi son plan stratégique 2018-2020 baptisé « TEC 2020 » (pour Transformation digitale, Engagement et Croissance). Concernant le dernier axe, le groupe bancaire présidé par François Pérol entend notamment augmenter son portefeuille clients de 630.000 bancarisés principaux au sein des réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne, qui glaneraient en outre 70.000 clients actifs professionnels, 9.500 clients entreprises et institutionnels ainsi que 120.000 clients à potentiel patrimonial (Caisse d’Epargne). Dans l’ensemble, le pôle de banque de proximité, qui intègrera aussi l’offredigitale Fidor, vise une croissance annuelle de ses revenus d’environ 2%.
Banco Santander a annoncé mercredi une charge de dépréciation de 600 millions d’euros au quatrième trimestre. Elle affecte à hauteur de 500 millions les survaleurs enregistrées sur sa filiale américaine de crédit à la consommation, Santander Consumer USA Holdings, spécialiste des prêts auto subprime, dont les résultats reculent.
La deuxième banque espagnole a annoncé mercredi la vente au fonds américain Cerberus pour 4 milliards d’euros de l’essentiel de son exposition aux actifs immobiliers dans le pays. Le portefeuille comprend environ 78.000 actifs situés en majorité à Madrid, en Catalogne et à Valence. Ils affichent une valeur comptable brute de 13 milliards d’euros. Le portefeuille a été logé dans une société commune, valorisée à 5 milliards d’euros, et dont Cerberus prendra 80%. Il sera géré par la filiale Haya Real Estate de Cerberus.
La Banque de France (BdF) a estimé hier que la Société Générale n’avait pas enfreint la réglementation en clôturant des comptes du Front national (FN), mais Marine Le Pen, insatisfaite, veut que la justice tranche l’affaire. Saisie à la fois par le FN et le ministère des Finances, la Banque de France écrit dans un document que les clôtures de comptes du Front national «ne paraissent pas traduire un dysfonctionnement des banques au regard de leurs obligations réglementaires, et ne laissent pas supposer de discrimination». La Banque de France souligne n’avoir pas mené d’enquête formelle mais une simple analyse sur la base de «contacts oraux» avec le FN et la Société Générale.
Goldman Sachs a repris le suivi de Banca Monte dei Paschi di Siena avec une recommandation neutre et un objectif de cours de 4,5 euros, estimant que le plan de restructuration de la banque italienne devrait être fructueux. Les analystes notent que le feu vert à une recapitalisation de l’institution par l’Etat dépend de la réussite de sa restructuration. Goldman Sachs estime que la quatrième banque d’Italie en termes d’actifs devrait atteindre son objectif de provisions pour créances douteuses à moyen terme.
Alors que la banque helvète vient de traverser deux années de restructuration, ses employés ne devraient pas s’attendre à de fortes hausses de salaires, a prévenu le président de Credit Suisse Tidjane Thiam dans un entretien à Bloomberg TV publié hier. «Cette année, avec l’amélioration des résultats, il y a aura un équilibre à trouver», a-t-il déclaré. «Vous ne devriez pas vous attendre à quoi que ce soit d’extraordinaire, mais à quelque chose de juste. Pas de forte augmentation par rapport à l’année dernière», a-t-il ajouté. Tidjane Thiam a accepté en avril une réduction de 40% de ses bonus après une grogne des actionnaires face à la rémunération des dirigeants de la banque.
La banque française anticipe une hausse annuelle de 1% des revenus de ses réseaux entre 2016 et 2020 qui romprait avec les baisses constatées en 2015 et 2016.