Rabot. L’environnement reste difficile pour les banques, dont les réductions en termes d’effectifs et de réseaux ne parviennent pas à compenser les coûts réglementaires et de restructuration. « Les banques européennes font face à l’érosion continue de leurs revenus et le secteur devrait rester sous pression pour réaliser des économies de coûts », estime Nick Hill, chez Moody’s, soulignant que les réductions de voilure réalisées n’ont pas eu un effet significatif dans ce domaine. Malgré une réduction des agences de 18 %, les coûts ont crû en moyenne de 1,2 % par an entre 2010 et 2016. Le ratio coûts/bénéfices a augmenté de près de 7 points à 68 %, les pays du Nord (Danemark, Finlande, Irlande, Belgique…) ayant toutefois affiché une amélioration.
Accélération La mobilité bancaire s’accélère. La loi Macron, qui facilite le transfert d’un établissement à l’autre, est sûrement un amplificateur du phénomène mais le lien doit être relativisé car le principal motif pour changer de banque reste l’obtention d’un crédit immobilier dans un autre établissement, traditionnel le plus souvent. Et encore, le client peut changer complètement de banque ou seulement partiellement, en entamant une nouvelle relation bancaire sans mettre fin à la précédente. La fidélité n’est plus ce qu’elle était… C’est l’un des enseignements de l’étude « Multibancarisation et switching 2017 » réalisée par Arcane Research auprès de 8.120 clients interrogés en août et septembre derniers. Un panel conséquent dans lequel les « switchers », clients ayant changé d’établissement depuis 12 mois, pèsent 10,6 % contre 8 % lors de la précédente édition réalisée en 2014. Environ la moitié a totalement changé de banque, l’autre moitié a opté pour la multibancarisation.
Le nombre de nouveaux banquiers attendus à Paris dans le cadre du Brexit est de 2.460, après les récentes annonces venues compléter celle de HSBC (1.000 postes) en début d’année.
Attendue. La banque toscane Monte dei Paschi di Siena (MPS), dont la cotation devait reprendre ce 25 octobre après dix mois de suspension, s’est entourée de banques pour la conseiller dans son processus de titrisation de ses 26 milliards d’euros de prêts non performants (NPL). Il s’agit de Mediobanca, JPMorgan, Deutsche Bank, Credit Suisse et HSBC. Cette information tombe quelques jours après l’annonce d’une offre devant permettre à l’Etat italien de racheter pour 1,5 milliard d’euros les actions distribuées à d’anciens petits porteurs en échange de leurs obligations seniors dans le cadre du plan de sauvetage public de l’hiver dernier ; et après la demande de la Banque centrale européenne (en consultation jusqu’au 8 décembre) afin que les banques de la zone euro augmentent leurs provisions pour couvrir la totalité des créances irrécouvrables apparaissant après le 1er janvier.
Indépendant. Depuis que l’Autorité bancaire européenne (EBA) a publié, le 26 septembre, ses recommandations visant à davantage harmoniser la gouvernance interne des banques, la question du « nombre approprié » d’administrateurs indépendants reste en suspens. La mise à jour des orientations de 2011 reprend les éléments de la Banque centrale européenne (BCE) inscrites dans la directive CRD4. Sauf à ce sujet. Il reste quelques mois pour apprécier cette recommandation – qui exclut logiquement les filiales. L’ensemble des directives de l’EBA entrera en application au 30 juin 2018.
Marie-Anne Barbat-Layani, directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF) juge contre-productives les dernières discussions du Comité de Bâle.
Parce qu’il n’était pas question de dépenser 400 millions d’euros pour restaurer le siège historique de sa filiale BNL, via Veneto à Rome, BNP Paribas a choisi de construire un bâtiment de 75.000 m², sur 12 étages et quatre sous-sols, réalisé par BNP Paribas Real Estate, dans le nouveau quartier de Rome Tiburtina, avec sa gare de trains à grande vitesse. Tandis que les équipes s’y installent, le siège historique de la BNL, monument de l’architecture italienne des années 1930, pourrait devenir un hôtel de luxe – avec des suites agrémentées de fresques mussoliniennes !
A l’issue de sa première journée de cotation depuis dix mois, l’action de la banque italienne a clôturé à 4,55 euros, soit 0,04 fois sa valeur comptable actuelle.
BNP Paribas Banque Privée et BNP Paribas Cardif ont annoncé hier le lancement d’une nouvelle offre en unités de comptes permettant d’accéder à des classes d’actifs non cotées, avec une dominante en private equity. Elle pourra s’intégrer dans les contrat d’assurance vie ou de capitalisation des clients. Sauf clôture anticipée, l’offre est disponible jusqu’au 19 décembre 2017. Gérée par Equitis Gestion, l’offre permet d’accéder à des actifs dans le domaine du capital-investissement, du capital-transmission, du LBO, des infrastructures, de l’immobilier et de la dette privée.
L’action de Bawag, quatrième banque d’Autriche, s’échange mercredi à 46,73 euros à 11h33, soit inférieur au prix d’émission de 48 euros, lors de son premier jour de cotation à la Bourse de Vienne. Plus de 1,9 milliards d’euros avaient été récoltés par les actionnaires dans le cadre de son introduction en Bourse, pour la plus importante IPO jamais réalisée dans le pays.
Après dix mois de suspension déclenchés par l'échec de son augmentation de capital, l’action Monte dei Paschi (MPS) a repris ce mercredi sa cotation dans un marché nerveux et animé. L’opérateur de la Bourse de Milan avait précisé qu’aucun prix de référence ne serait fixé pour la reprise de cotation et que les ordres sans limite seraient interdits. Le titre a ouvert à 4,1 euros, avant que les cotations ne soient momentanément suspendues en raison d’une trop forte volatilité.
La banque britannique Lloyds Banking Group a annoncé mercredi que son bénéfice avant impôt avait plus que doublé au troisième trimestre, s’établissant à 1,95 milliard de livres sterling (2,17 milliards d’euros), contre 811 millions de livres à la même période de l’exercice précédent. Le revenu net des intérêts a progressé à 3,19 milliards de livres, contre 2,85 milliards un an plus tôt.
BNP Paribas Banque Privée et BNP Paribas Cardif ont annoncé mercredi le lancement d’une nouvelle offre en unités de comptes permettant d’accéder à des classes d’actifs non cotées, avec une dominante en private equity. A l’instar de l’unité de compte en private equity Idinvest Strategic Opportunities commercialisée fin 2016, cette offre pourra s’intégrer dans les contrat d’assurance vie ou de capitalisation des clients. Sauf clôture anticipée, l’offre est disponible jusqu’au 19 décembre 2017.
Après les banques américaines, leurs consœurs européennes publieront à partir de jeudi leurs résultats trimestriels, marqués par des activités de marché sous pression.