Jamie Dimon ne prétend plus qu’il pourrait battre Donald Trump à une élection. Cela n’empêche pas le patron de JPMorgan, première banque du monde par la capitalisation boursière, de se comporter en chef d’Etat. Super Jamie, on le sait, était de passage à Paris la semaine dernière pour fêter les 150 ans de présence du groupe en France et dévoiler un plan d’aide aux quartiers sensibles lors d’une conférence à Pantin. Le message envoyé en amont par la banque aux journalistes laissait peu de doutes sur l’identité de la puissance invitante. « Le président-directeur général de JPMorgan Chase, M. Jamie Dimon, réunira le mardi 6 novembre le ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ainsi que des responsables politiques et des chefs d’entreprise », peut-on lire dans le message. La ministre est passée à deux doigts de la convocation dans le bureau du directeur…