La Banque Postale envisage de formuler une offre pour les activités de détail françaises de HSBC, selon Reuters, qui cite des sources proches des discussions. L'établissement français a mandaté la banque britannique Barclays pour conduire les travaux préparatoires en amont d’une mise en vente prévue au début de l’année prochaine, ont dit les sources. La Banque Postale se trouve elle-même actuellement au coeur d’une vaste opération pilotée par l’Etat par laquelle elle va prendre le contrôle de CNP Assurances afin de créer un pôle public dans la banque et l’assurance tourné vers les zones rurales françaises. HSBC travaille avec la banque Lazard à la vente de 270 banques de détail en France, alors que son directeur général par interim Noel Quinn veut réduire les coûts de son groupe.
Moody’s a abaissé mercredi sa perspective pour la notation de HSBC Holdings de «stable» à «négative», et a confirmé sa note de crédit à long terme «A2» pour la banque britannique. Le repositionnement des activités de HSBC aux Etats-Unis et de sa filiale HSBC Bank comporte des risques et la rentabilité du groupe devrait être faible en 2020 et 2021, indique l’agence de notation pour expliquer ce changement de perspective. En outre, la rentabilité et la qualité des actifs en Asie risquent de pâtir de conditions d’activité plus difficiles à Hong Kong et dans le reste de la région, selon Moody’s. A long terme, un repositionnement réussi de HSBC devrait se traduire par une allocation plus efficace des capitaux et par une meilleure rentabilité, ajoute l’agence de notation.
La banque espagnole Banco Bilbao Vizcaya Argentaria a annoncé mercredi la vente au groupe suédois Intrum AB d’un portefeuille de créances douteuses d’une valeur faciale de 2,5 milliards d’euros. La banque espagnole a indiqué que la transaction s’inscrivait dans le cadre d’une série de cessions de portefeuilles de prêts -principalement dans l’immobilier et l’hypothécaire- réalisées au cours des deux dernières années. Le portefeuille de créances cédé à Intrum, qui concerne principalement des crédits à la consommation, avait déjà été passé en pertes dans les comptes, selon BBVA.
Metro Bank a annoncé mardi que Vernon Hill, le président fondateur de la banque britannique, avait démissionné en tant que directeur non-exécutif. Metro Bank avait indiqué en octobre qu’il resterait directeur non-exécutif de la banque jusqu’au 31 décembre. Il démissionne en tant que président mais a accepté un poste honorifique. Le CEO Craig Donaldson quitte aussi la banque après une année difficile pour le groupe britannique, pris dans un scandale sur sa comptabilité, qui lui a fait perdre 90% de sa valeur de marché.
PKO BP, la plus grosse banque polonaise, accompagnée par un consortium avec l’assureur PZU et sa filiale Pekao, devraient déposer des offres pour acquérir la filiale polonaise de Commerzbank, mBank, d’ici mi-janvier, selon Reuters, qui cite trois sources. D’autres institutions devraient faire des offres pour le rachat de mBank, dont l’autrichienne Erste, et le Crédit Agricole. Toutes ont recruté des banques d’investissement pour les conseiller, selon les sources de l’agence de presse. Commerzbank, la seconde plus grosse banque allemande, compte vendre d’ici la fin de l’année 63% de ses parts dans mBank, la quatrième banque polonaise en terme d’actifs sous gestion. Sur la base de la capitalisation de mBank, les parts de Commerzbank valent 2,8 milliards d’euros.
Metro Bank a annoncé mardi que Vernon Hill, le président fondateur de la banque britannique, avait démissionné en tant que directeur non-exécutif. Metro Bank avait indiqué en octobre qu’il resterait directeur non-exécutif de la banque jusqu’au 31 décembre. Il démissionne en tant que président mais a accepté un poste honorifique.
Les banquiers privés de Milleis Banque pourront proposer aux clients de Groupama des offres de gestion en comptes titres et PEA déclinées en gestion déléguée, dont les supports d’investissement sont sélectionnés auprès des grandes maisons de gestion de la Place.
Groupama et Milleis Banque ont annoncé mardi matin un partenariat permettant aux clients patrimoniaux de l’assureur d'être suivis par l’ex-Barclays France. Orange Bank, qui a bâti son offres sur les systèmes informatiques de Groupama Banque, souhaitait se délester de cette clientèle historique, détentrice de quelque 200.000 comptes.
La Banque d’Angleterre (BOE) a publié lundi les résultats de ses tests de résistance financière («stress tests»): elle a indiqué que les sept banques soumises à cet exercice l’avaient réussi, mais en réduisant leurs dividendes et leurs primes. Ces sept banques sont Barclays, HSBC Holdings, Lloyds Banking Group, Nationwide Building Society, Royal Bank of Scotland, Santander UK Group Holdings et Standard Chartered. Les banques ont commencé les tests avec un ratio Common Equity Tier 1 (CET1) de 14,5% des actifs pondérés, un niveau trois fois supérieur à avant la crise financière, a expliqué la BOE. Après les pertes subies dans les trois scénarios de difficultés économiques et financières retenus pour les stress tests, leur ratio CET1 était encore deux fois supérieur à celui d’avant la crise, à 9,3%.
Les autorités italiennes devaient se réunir dimanche soir pour approuver un décret qui permettra d’injecter un milliard d’euros dans la banque coopérative Banca Popolare di Bari, ont dit à Reuters deux sources proches du dossier. L'établissement bancaire, qui a dit avoir besoin d’une injection d’un milliard d’euros d’argent frais, peine à endiguer la hausse des pertes sur crédit dans un contexte d'économie italienne tendue. Banca Popolare di Bari a été placé vendredi sous administration spéciale par la Banque d’Italie. Mais le gouvernement du Premier ministre Giuseppe Conte n’est pas parvenu à approuver un plan de sauvetage, plusieurs ministres ayant boycotté une réunion convoquée dans l’urgence. Le Premier ministre devait faire une nouvelle tentative dimanche soir. Le gouvernement souhaiterait que le fonds de garantie des dépôts participe au sauvetage à hauteur de 500 millions d’euros.
La banque suisse veut se développer à l’international sur la gestion pour compte de tiers et monter en gamme en attirant davantage une clientèle fortunée.
HSBC va entamer à partir de mardi des discussions avec les banques intéressées par la cession de ses activités de banque de détail en France, devenue une priorité pour le groupe, rapporte Les Echos dans un article. Selon des sources citées par le quotidien, la direction aurait fixé la fin avril comme échéance ultime pour prendre une décision sur l’avenir de cette activité. En France, le groupe britannique dispose d’un réseau d’environ 270 agences et ses activités de banque de détail pourraient être valorisées entre 1,0 et 1,5 milliard d’euros, selon les analystes de KBW. Sur ses 8.000 salariés dans l’Hexagone, environ 4.000 seraient concernés par ce plan de reprise qui, outre la banque de détail, englobe aussi l’activité des petites entreprises, ajoute Les Echos.
Texas Capital Bancshares et Independent Bank Group ont indiqué lundi qu’ils allaient se rapprocher dans le cadre d’une fusion entre égaux, créeant le second plus gros groupe bancaire en terme de gestion d’actifs basé au Texas. La société fusionnée comptera environ 48 milliards de dollars d’actifs et 39 milliards de dollars de dépôts. Les actionnaires contrôleront 55% de la nouvelle banque.
Le groupe BPCE a bouclé, le 26 novembre, le placement d’une émission de titres seniors préférés de 500 millions d’euros et de maturité 5 ans, destinée à refinancer des actifs en énergie renouvelable, indique le groupe bancaire lundi. Les actifs sélectionnés sont des financements de projets portant sur des actifs en énergie renouvelable mobilisant l’éolien, le solaire, l’hydraulique, et la biomasse. Le portefeuille de projets éligibles identifiés représente 2,2 milliards d’euros. Après une première émission publique «green» en décembre 2015, BPCE avait réalisé, dans le cadre de sa politique d’émissions durables, cinq émissions publiques d’obligations sociales pour plus de 3 milliards d’euros, selon le communiqué.
La banque suisse veut se développer à l’international sur la gestion pour compte de tiers et monter en gamme en attirant davantage une clientèle fortunée.
Les amendes imposées par la Financial Conduct Authority, le régulateur financier britannique, ont atteint 391,8 millions de livres sterling britanniques jusqu'à présent pour l’année 2019, un record depuis 2015, relève le Financial Times. Il a aussi infligé davantage d’amendes «blockbusters» de plus de 10 millions de livres sterling, pour 9 de ses 17 pénalités, contre seulement 2 en 2018. Jusqu'à présent, c’est Standard Chartered qui a écopé de la plus grosse amende pour cette année, de 102 millions de livres en avril dernier.