Des baisses... mais à quel prix ? Le gouvernement justifie son projet de loi sur la résiliation à tout moment des contrats d’assurance par la nécessité de renforcer la concurrence pour faire baisser les prix. Les mutuelles du GEMA peuvent témoigner que la concurrence est d’autant plus rude entre assureurs que la crise touche les ménages au portefeuille et qu'à moins de vendre à perte, elles ne peuvent plus guère baisser leurs tarifs. Elles veulent également rappeler que depuis trente ans, l’Etat a poussé à la hausse des prix de l’assurance auto ou habitation chaque fois qu’il a forcé les assureurs à étendre leurs garanties : catastrophes naturelles, attentats, protection juridique, recours des organismes sociaux, dernièrement prise en charge de la revalorisation des rentes servies aux victimes de la circulation... Pour faire baisser le prix des assurances aujourd’hui, il ne reste plus aux assureurs qu'à mettre des produits moins protecteurs sur le marché ou à sélectionner de bons risques et à laisser tomber les autres. Autant dire que les mutuelles du GEMA ne s’engageront pas à la légère dans ces voies-là.
Tout au long de ma carrière, j'ai toujours cherché à développer des activités, créer de nouveaux produits, déclare Bernard Le Bras, Président du directoire de Suravenir. L'année 2012 lui a donné l'occasion de continuer à exploiter ce savoir-faire. Il a, en effet, été amené à créer deux fonds euros dynamiques.
Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances au cours des quatre premiers mois de 2013 est de 44,8 milliards d’euros (40,7 milliards sur les quatre premiers mois de 2012). Les prestations versées par les sociétés d’assurances au cours des quatre premiers mois de 2013 s'élèvent à 35,8 milliards d’euros (42,8 milliards au cours des quatre premiers mois de 2012). La collecte nette s'établit à 9 milliards d’euros depuis le début de l’année. Pour le mois d’avril, l’assurance-vie enregistre une collecte nette positive de 1,9 milliard d’euros. L’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s'élève à 1416,2 milliards d’euros soit une progression de 4% sur un an.
Diplômée en 1981 d'une Maîtrise de Sciences Economiques à l'université Panthéon-Assas à Paris, Martine Legendre-Kaloustian intègre, l'année suivante, la Banque de France sur concours. « Je me retrouve au service dédié au contrôle des bilans, se souvient-elle. Je devais récupérer des informations financières sur les entreprises et les analyser afin de les conseiller et également aider à la production d'études sectorielles ».
« Nous avons de grandes ambitions en matière d'investissement dans la dette infrastructures tels que le financement de routes, ponts, actifs régulés, universités, prisons, centres culturels, etc. puisqu'Allianz France a prévu d'investir environ 2 milliards d'euros dans cette classe d'actifs d'ici 4 ans », annonce Martine Legendre-Kaloustian, Responsable des investissements long terme chez Allianz France.
Le Secrétariat général de l’Autorité de contrôle prudentiel a souhaité mettre en place une trajectoire de préparation à Solvabilité II en 2013 et 2014. L’objectif est d’utiliser au mieux les années précédant l’entrée en vigueur pour capitaliser sur les efforts déjà accomplis et permettre aux organismes de se préparer aux futures exigences réglementaires. De cette perspective, il est demandé aux organismes concernés par Solvabilité II de remettre pour le 6 septembre 2013 quelques états quantitatifs de base et un questionnaire qualitatif. Cet exercice ne concerne que les entités sur base sociale qui seraient, dans l'état actuel des textes, concernés par la directive Solvabilité II. Un courrier du Secrétaire Général de l’Autorité de contrôle prudentiel a été envoyé aux organismes concernés par cet exercice le 28 mars 2013. Vous trouverez sur cette page une note technique, également envoyée aux organismes, qui indique le périmètre des états à remplir et détaille les modalités de réalisation de l’exercice. Les spécifications techniques à utiliser, à savoir les spécifications techniques dites Part I de l'étude d’impact sur le paquet branches longues, sont accessibles sur le site d’EIOPA. Lire la suite : cliquez ici
L’onde de choc de l’ANI Alors que le Parlement statue sur le projet de loi validant l’ANI du 11 janvier 2013, les professionnels de l’assurance continuent de mesurer l’onde de choc provoquée par la généralisation de la complémentaire santé à tous les salariés de branche ou d’entreprise. Avec l’ANI, les assureurs santé vont voir se réduire le marché des contrats individuels et se développer celui des contrats collectifs, qui obligeront les assureurs à présenter des offres groupées, dans le cadre de contrats de coassurance plus ou moins étendue. Les mutuelles de la FNMF et du GEMA peuvent en témoigner : en assurances de personnes, les coassurances sont beaucoup plus faciles à monter entre sociétés régies par un même code qu’entre sociétés régies par différents codes, pour des raisons plus formalistes et historiques que logiques. Aussi ont-elles saisi leurs ministres de tutelle pour leur demander de modifier sans tarder les règles existantes pour permettre à toutes les familles d’assureurs de participer ensemble à la mise en place de l’ANI.
Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances au cours des trois premiers mois de 2013 est de 33,5 milliards d’euros (31,5 sur les trois premiers mois de 2012). Les prestations versées par les sociétés d’assurances au cours des trois premiers mois de 2013 s'élèvent à 26,8 milliards d’euros (33,3 milliards au cours des trois premiers mois de 2012). La collecte nette s'établit à 6,7 milliards d’euros depuis le début de l’année. Pour le mois de mars, l’assurance-vie enregistre une collecte nette positive de 600 millions d’euros. L’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s'élève à 1409 milliards d’euros soit une progression de 3% sur un an.
Gilles Dupin est entré à Polytechnique en 1975, la même année que Jean-Paul Faugère, Président du Conseil d'administration de CNP Assurances. Il a retrouvé également ce dernier trois ans plus tard, quand il a intégré le Corps de contrôle des Assurances puis sur les bancs de Sciences-Po.
L’encours des placements financiers des sociétés d’assurance vie et mixtes s'établit à 1 653,6 milliards d’euros à fin décembre 2012, soit une hausse de 40 milliards par rapport au 30 septembre 2012. Cette augmentation s’explique en partie par le placement de l’excédent des cotisations d’assurances vie sur les prestations (environ 3 milliards d’euros sur le trimestre) et par le réinvestissement des revenus encaissés, mais elle résulte principalement de la revalorisation de titres de différentes catégories. En montant, l’augmentation la plus importante (+25 milliards) est imputable aux obligations détenues directement dont l’encours atteint près de 1 109 milliards d’euros. Contrairement au trimestre précédent, la revalorisation est plus forte pour les titres d'émetteurs non-résidents (+15,8 milliards contre +17,4 milliards au 3ème trimestre) que pour les émetteurs résidents (+9,2 milliards contre +28,2 milliards au 3ème trimestre). L’encours des titres d’OPCVM non monétaires est également en augmentation (+8,9 milliards), tandis que celui des titres d’OPCVM monétaires diminue assez sensiblement (-3,8 milliards). Au total, l’encours des placements financiers des sociétés d’assurance vie et mixtes, qui avait très légèrement diminué (-0,6%) en 2011, augmente en valeur de 11,8% en 2012.
« Pour la gestion financière, nous faisons appel en grande partie à des ressources externes, déclare Gilles Dupin, Président et Directeur Général de Monceau Assurances. Cette organisation a été mise en place en 2005 ».
L’ACP lance un exercice de préparation aux états prudentiels Solvabilité II Le nouvel encadrement de la monnaie électronique Suite de l’analyse des annexes au rapport de contrôle interne sur la bonne application des règles de protection de la clientèle
L’Association Française des Investisseurs Institutionnels (Af2i) 1 remercie la Direction Générale du Trésor de lui donner l’opportunité de répondre à la consultation sur une modification des règles d’investissement des assureurs dans les Fonds communs de titrisation. Notre réponse porte à la fois sur des considérations générales et sur des points techniques.
Jean-Pierre Cave est médecin de formation et n'a jamais abandonné ce métier. Une relation amicale au sein de Groupe Pasteur Mutualité l'a incité à se lancer dans une autre « aventure » et à assumer d'autres responsabilités. Ainsi, en 1996, il décide d'entrer au Conseil d'administration de l'institution, puis accède au poste de Trésorier Général en 2002.
« Nous sommes actuellement en train de faire évoluer notre poche alternative, déclare Jean-Pierre Cave, Trésorier général de Pasteur Mutualité. Nous avions, jusqu'à présent, des fonds de fonds multistratégies en portefeuille.
La préférence pour le court terme ? Un certain nombre de voix se sont élevées récemment pour demander qu’en assurances de dommages, les assurés puissent résilier leurs contrats à tout moment, alors qu’aujourd’hui la période de résiliation coïncide avec l'échéance annuelle du contrat. Un tel changement ferait que plus personne ne saurait dire quelle est la durée de validité des contrats souscrits. Les forces de l’ordre ont pourtant besoin de savoir jusqu'à quelle date les véhicules en circulation sont assurés ; les banquiers, les notaires, les propriétaires aussi ont besoin de savoir si et jusqu'à quelle date les habitations sont bien assurées ; de même pour les enfants qui vont à l'école ou au club de sports... Il ne faut pas oublier non plus que les assureurs dommages sont de gros collecteurs d’impôts et que la résiliation à tout moment impacterait directement leurs relations avec le Trésor public. Enfin, les services de l'état ne peuvent pas, dans le même temps, pousser les assureurs à investir à long terme et les consommateurs à sauter d’un assureur à l’autre. Difficile d’allonger l’actif si on raccourcit le passif !
En 2013, la CAMACTE a prévu d'ajuster l'allocation de son portefeuille afin de s'adapter à différentes évolutions. « Nous avons un risque potentiel d'effet de ciseau au niveau du bilan avec, d'un côté, une hausse du passif et, de l'autre, l'actif qui n'est plus assez rentable pour couvrir nos engagements de demain », explique Marc Wendling, directeur financier de l'institution.
À propos de la ROAM : La Réunion des Organismes d’Assurance Mutuelle (ROAM) est un syndicat professionnel créé en 1855 au service de l’assurance mutuelle. Elle fédère aujourd’hui 51 membres. Qu’ils s’adressent à l’ensemble de la population ou à une profession, qu’ils répondent à des besoins personnels ou professionnels, qu’ils soient présents sur l’ensemble du territoire ou non, les membres de la ROAM mettent en oeuvre au quotidien les valeurs du mutualisme au service de leurs sociétaires. Les sociétés de la ROAM assurent ensemble chaque année près de 3,8 millions de sociétaires et réalisent un chiffre d’affaires de 15,1 milliards d’euros.