A l’occasion de la 5ème Conférence annuelle de la FFSA sur Solvabilité 2(1), en présence de nombreuses personnalités de l’industrie, du monde de la supervision française et européenne et de représentants des 12 fédérations européennes, la FFSA souligne l’importance de l’accord politique sur Omnibus 2(2) conclu par le trilogue du 13 novembre 2013. Elle félicite la Commission européenne, le Parlement et le Conseil pour l’ensemble des actions menées au cours de ces derniers mois sous l’impulsion de la Présidence lituanienne. Cet effort a permis à Solvabilité 2 la prise en compte des spécificités nationales et du modèle économique de long terme des assureurs. Pour Bernard Spitz, président de la FFSA : « Une étape charnière a été franchie et permet à l’Europe de se doter d’un cadre réglementaire moderne. » Il reste désormais à traduire fidèlement cet accord dans les mesures d’application. Dans cette perspective, l’industrie poursuivra sa mobilisation au service d’un dialogue constructif avec les pouvoirs publics avec l’objectif de respecter le calendrier ambitieux d’entrée en vigueur de la directive en 2016. Au-delà de Solvabilité 2, le prochain défi est le développement de nouveaux standards prudentiels s’appliquant à l'échelle internationale. Ces nouveaux standards sont une opportunité pour l’industrie européenne de l’assurance. Celle-ci appelle par conséquent à prendre le temps nécessaire pour les mettre en ??uvre de façon appropriée.
Vincent Falantin n'est pas arrivé dans la finance par hasard. Dès son plus jeune âge, il a été attiré par ce monde en observant son père « s'amuser » à investir en boursicoteur passionné. Plutôt matheux, il opte pour un magister en modélisation appliquée à l'économie, diplôme qu'il décroche à Paris X Nanterre en 2000.
Persiste et signe... Entre la baisse du nombre des accidents de la route et l’adoption de la loi Hamon sur la résiliation à tout moment, les Français s’attendent à ce que les prix de l’assurance auto baissent en 2014 et au delà. Le GEMA persiste et signe : chaque société fixe librement ses tarifs, généralement en fonction de ses résultats techniques et de ses objectifs commerciaux. Les premiers chiffres disponibles pour l’ensemble du marché sur les six ou sept premiers mois de l’année 2013 indiquent une baisse des fréquences mais une légère augmentation de la charge des sinistres. À l’avenir, il faut espérer que les objectifs de sécurité rou- tière du gouvernement seront atteints car ils seront nécessaires pour absorber plusieurs facteurs de hausse qui sont d’ores et déjà certains
Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances au cours des neuf premiers mois de 2013 est de 89,9 milliards d’euros (83,0 milliards sur les neuf premiers mois de 2012) d’après les estimations de la FFSA et du GEMA. Les prestations versées par les sociétés d’assurances au cours des neuf premiers mois de 2013 s'élèvent à 78,7 milliards d’euros (90,5 milliards au cours des neuf premiers mois de 2012). La collecte nette s'établit à 11,2 milliards d’euros depuis le début de l’année. Pour le mois de septembre 2013, l’assurance-vie enregistre une collecte nette de 1,3 milliard d’euros. L’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s'élève à 1 445,9 milliards d’euros à fin septembre 2013, soit une progression de 5% sur un an.
Après le regain saisonnier de collecte enregistré au 1er trimestre, la situation se stabilise au cours du 2ème trimestre à 0,2 milliard d’euros sur l'échantillon1, les fonds en UC enregistrant pour leur part une légère décollecte (-0,2 milliard). Les flux nets de placement se stabilisent aux niveaux observés début 2011. Au deuxième trimestre, les acquisitions nettes se sont principalement portées sur les obligations et titres assimilés. Sur un an on observe chez la plupart des assureurs une nette progression de la part des obligations émises par le secteur privé non bancaire et, dans une moindre mesure, de celle des obligations souveraines, au détriment des obligations émises par le secteur bancaire. Les plus values latentes (PVL) baissent sur tous les compartiments obligataires (souverain, bancaire, autres) en raison de la remontée des taux longs d’environ 30 points de base au 2ème trimestre. Ce mouvement devrait se poursuivre avec la nouvelle hausse des taux à 10 ans de 25 points de base entre fin juin et début septembre. A l’occasion des cessions effectuées sur les 3 derniers trimestres les plus values réalisées par les 12 principaux assureurs ont été significatives. Les engagements souverains sur les pays périphériques ne représentent plus que 4,6 % de l’ensemble des placements des assureurs (contre 6,5% en décembre 2011) et les moins values qu’ils génèrent sont désormais négligeables. Le risque sur les plus values latentes des titres souverains porte donc moins aujourd’hui sur les expositions aux pays périphériques que sur la sensibilité des titres obligataires souverains français face à une remontée des taux. L’exposition des assureurs au secteur bancaire a baissé de 4,2% au second trimestre, en raison du repli des certificats de dépôt. En revanche, l’accroissement des mises en pension est bien supérieur à celui observé en 2011 et 2012 sur le même 1er semestre.
Les sociétés d’assurance réduisent leurs avoirs en titres d’OPCVM monétaires, d’après un communiqué de la Banque de France aujourd’hui. Les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) monétaires, que l’on nomme aussi OPCVM de trésorerie, constituent une épargne disponible rapidement. Les OPCVM monétaires sont un outil de placement à court terme, principalement utilisé par les entreprises pour gérer leur trésorerie. Assurance vie et mixte : l’encours des placements financiers s'établit à 1675,7 milliards d’euros à fin juin 2013, soit 5,2 milliards en dessous de son niveau à fin mars 2013. Les avoirs titres d’OPCVM monétaires résidents ont été sensiblement allégés (-10,4 milliards). Assurance non-vie : l’encours des placements financiers s'établit à fin juin 2013 à 189,3 milliards d’euros, en baisse de 1,3 milliard par rapport au trimestre précédent.
Entretien avec Rémi Bouchez, nouveau président de la commission des sanctions de l’ACPR Enquête sur les taux de revalorisaiton Solvabilité II : les recommandations de l’EIOPA sur les mesures contra-cycliques
Originaire de Lille, Bertrand Hau a effectué son service militaire en 1990 dans l'aviation à la base de Cambrai, puis à celle de Taverny en région parisienne, en étant gestionnaire de l'approvisionnement. « Je dois sans doute cette affectation à mes études d'expertise comptable », précise-t-il avec amusement.
« Nous gérons un portefeuille de 4 milliards d'euros d'encours dont 1,5 milliard en unités de compte et 2,5 milliards pour le fonds en euro », déclare Bertrand Hau, directeur général adjoint et directeur financier d'Ageas France. Le portefeuille du fonds en euros comprend 82% de produits de taux dont 51,5% d'obligations corporate et 47% d'emprunts d'Etat, essentiellement exposées à la zone euro, mais aussi une part réduite (1,5%) d'obligations convertibles.
Patricia Lacoste a toujours aimé les maths mais n'a jamais été attirée par la physique : « Je l'ai compris juste à temps, pendant mon oral à l'épreuve d'entrée à Supélec ». Elle opte ainsi pour l'ENSAE et un parcours qui lui permettrait de continuer à jouer avec les chiffres. Et pourquoi pas professeur de mathématiques ?
Le Groupe Prévoir qui réunit une société holding et deux compagnies d'assurances (Prévoir Vie et Prévoir Risques divers), gère au tonal 3,5 milliards d'euros d'actifs mobiliers et immobiliers.
Fin 2012, la valeur de réalisation des placements des assureurs s'élève à 1 970 milliards d’euros, montant voisin de celui du produit intérieur brut annuel de la France. L’encours des placements augmente de 206 milliards d’euros sur l’année, du fait principalement de la revalorisation des actifs détenus. D’importantes plus-values latentes apparaissent, en particulier sur le segment des titres de créance, en raison de la baisse des taux obligataires à des niveaux historiquement faibles en 2012. Le recentrage du portefeuille des assureurs français sur des titres émis par des résidents français engagé en 2011, dans le contexte de la crise de la dette souveraine européenne, se poursuit en 2012. Il favorise notamment les titres de créance du secteur financier résident. En contrepartie, les assureurs réduisent la part des titres souverains de la zone euro hors France dans leurs portefeuilles, mais maintiennent celle des titres des administrations publiques françaises. S’agissant de la répartition par instrument, les assureurs privilégient en 2012 les titres de créance et d’OPCVM par rapport aux actions et à l’immobilier. La part des actifs liquides se stabilise en 2012, après sa forte augmentation en 2011. En lien avec l’environnement de taux bas, le taux de coupon moyen des titres de créance détenus par les assureurs baisse de nouveau, en dépit d’un léger allongement de leur durée de vie résiduelle moyenne. Les flux d'épargne financière des ménages dévolus à l’assurance-vie poursuivent leur diminution en 2012 tout en continuant à s’orienter prioritairement vers les contrats en euros plutôt que vers les contrats en unité de compte. Cela contribue notamment au renforcement de la part des titres de créance par rapport à celle des actions dans les placements des assureurs. Pour télécharger l'étude : cliquez ici
Originaire de Marseille, Serge Brichet fait ses humanités dans la cité phocéenne. A l'époque, il souhaite devenir professeur d'éducation physique mais la nécessité de porter en permanence des lunettes le dissuade de s'engager dans cette voie. Il choisit alors de faire une Maîtrise de Droit public à Aix-en-Provence et se découvre un réel intérêt pour le droit constitutionnel.
« Nous avons 75 milliards d'euros d'actifs sous gestion répartis dans deux principaux portefeuilles : le portefeuille Vie (fonds général) de 40 milliards d'euros et le portefeuille IARD (fonds général) de 13 milliards d'euros, le reste étant constitué d'une quarantaine de cantons de différentes tailles (50 millions d'euros à 6 milliards d'euros d'encours environ), avec pour chacun sa propre allocation stratégique », indique Vincent Falantin, directeur de la stratégie d'investissement d'Allianz France.
Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances au cours des huit premiers mois de 2013 est de 80,9 milliards d’euros (74,9 milliards sur les huit premiers mois de 2012). Les prestations versées par les sociétés d’assurances au cours des huit premiers mois de 2013 s'élèvent à 71,2 milliards d’euros (82,0 milliards au cours des huit premiers mois de 2012). La collecte nette s'établit à 9,7 milliards d’euros depuis le début de l’année. Pour le mois d’août 2013, l’assurance-vie enregistre une collecte nette de 100 millions d’euros. L’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s'élève à 1 435,5 milliards d’euros à fin août 2013, soit une progression de 4% sur un an. Plus d’infos en pièce jointe
Quand il était adolescent, Benoît Briatte rêvait de travailler dans la prospection pétrolière ou minière. Il a donc décroché une licence en Sciences Naturelles avec une spécialisation en géologie en 1986 à l'université des Sciences de Lille 1. Mais un événement majeur a modifié le cours de sa vie : la rencontre avec sa future femme.
« Nous gérons 246 millions d'euros d'encours, déclare Benoît Briatte, Président de la Mutuelle Générale de la Police (MGP). Notre portefeuille se divise en deux poches : une poche dédiée à l'immobilier et une poche dédiée aux valeurs mobilières ».
Titulaire d'une Maîtrise en sciences et techniques comptables et financières (MSTCF) en 1993, plus tard complétée par un MBA à l'ESCP, Pascal Pigot n'a pourtant pas choisi, comme la plupart de ses camarades, de devenir ensuite auditeur ou commissaire aux comptes. « Je dois faire partie des 2% ou 3% de ma promotion qui n'ont pas suivi cette voie, souligne-t-il avec amusement. Je souhaitais avoir un métier qui me permette d'être impliqué dans un projet d'entreprise ».
«A l'exception d'une poche alternative de 4%, nous n'avons pas de fonds multi stratégies en portefeuille, uniquement des produits purs, déclare Pascal Pigot, directeur général adjoint d'Unéo. Cela permet d'avoir une lecture simple et rapide de notre portefeuille et de ne pas subir des chevauchements entre différentes stratégies ».
Diplômé de HEC en 1976, issu d'une promotion riche en futurs dirigeants de compagnies d'assurances comme Henri de Castries, Président de AXA, Christian Germain a simultanément obtenu une licence en droit des affaires et droit international. « Je souhaitais diversifier ma formation afin de ne pas être uniquement expert en gestion d'entreprises, précise-t-il. Ce cursus en droit sur 4 ans m'a en outre appris à manier le raisonnement cartésien ».