Assurance vie et mixte : Au troisième trimestre 2015, le total des placements financiers des assureurs vie a diminué de 16 milliards pour revenir à 1 949 milliards d’euros. Cette baisse s’explique principalement par une baisse de la valorisation du portefeuille d’OPC non monétaires (-19,2 milliards), deuxième poste de l’actif financier (20 % du total), et de celui des actions cotées (-3,9 milliards). A l’inverse, la valorisation du portefeuille de titres de créance se redresse après la forte baisse du trimestre précédent (+6 milliards contre -56 milliards au deuxième trimestre). Les flux nets de placement sont négatifs (-2,8 milliards) et se traduisent principalement par des désinvestissements en obligations et autres titres de créance (-5,7 milliards) alors que les placements en titres d’OPC monétaires se renforcent (+4,6 milliards). Assurance non-vie: l’encours des placements financiers des sociétés d’assurance non-vie s’inscrit en hausse de 0,8 milliard d’euros au troisième trimestre pour atteindre 210 milliards d’euros sous l’effet principalement de flux de placements nets positifs en titres d’OPC monétaires et non monétaires (respectivement 0,5 et 0,8 milliard). Les effets de valorisation négatifs affectant les titres d’OPC non monétaires (-1,2 milliard) et les actions cotées (-0,8 milliard) ne sont pas compensés par ceux légèrement positifs observés sur les titres de créance (+0,5 milliard).
C’est avec un accent germanique prononcé que Matthias Seewald, directeur des investissements d’Allianz France, nous accueille dans son bureau parisien. Loin de sa région natale de Trèves, située à l’ouest de l’Allemagne, il ne s’attendait pas à travailler un jour dans la capitale. De Francfort à Paris, en passant par New York et Singapour, retour sur le parcours de ce multilingue, fidèle au groupe Allianz depuis 24 ans.
Allianz France gère aujourd’hui près de 88,1 milliards d’euros d’encours. Comme de nombreux investisseurs institutionnels, l’assureur détient une importante poche obligataire (85,1%) au sein de son portefeuille financier. Ce qui ne l’empêche pas d’investir dans le financement de l’économie réelle, notamment depuis quelques années dans les infrastructures et les énergies renouvelables. Matthias Seewald, membre du comité exécutif d’Allianz France en charge des investissements, explique la stratégie du groupe en détaillant son portefeuille financier.
Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances en cumul depuis le début de l’année est de 121,5 milliards d’euros (116,3 milliards d’euros sur la même période en 2014). Les versements sur les supports en unités de compte représentent 24,3 milliards d’euros depuis le début de l’année (+ 32 % par rapport à la même période en 2014), soit 20 % des cotisations en 2015. Les prestations versées par les sociétés d’assurances sur la même période s'élèvent à 98,6 milliards d’euros (94,6 milliards d’euros sur les onze premiers mois de 2014). La collecte nette s'établit à 22,9 milliards d’euros depuis le début de l’année dont 11,9 milliards pour les supports en unités de compte. Pour le mois de novembre 2015, la collecte nette s'établit à 2,9 milliards d’euros. L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 588,7 milliards d’euros à fin novembre 2015.
L’EIOPA a publié le 21 décembre une consultation sur les bonnes pratiques en matière d’outils et de moyens de communication utilisés à destination des affiliés à un régime de retraite professionnelle. Le superviseur européen entend examiner les pratiques existantes en vue d’identifier les moyens d’améliorer la communication dans les domaines suivants : la façon dont le kit de bienvenu à la souscription est transmis aux nouveaux affiliés ; les moyens utilisés pour que les affiliés actifs à un régime ou les titulaires d’une rente différée reçoivent une information régulière sur le statut de leurs droits à la retraite ; l’existence d’outils de planification de la retraite mis à la disposition des affiliés ; comment l’information ad hoc sur les changements affectant directement les affiliés au régime de retraite est communiquée ; comment informer les affiliés au régime sur les options dont ils disposent lorsqu’ils changent d’emploi, notamment en cas de transferts de pension ; lorsque l’âge de la retraite se rapproche, si les affiliés doivent être informés des options disponibles et le cas échéant de quelle façon. Ce rapport vise les régimes de retraite professionnelle gérés aussi bien par des institutions de retraite professionnelle que par des sociétés d’assurance. Les parties prenantes sont invitées à faire parvenir leur contribution avant le 22 mars 2016.
Après l’accord historique intervenu samedi 12 décembre 2015 dans le cadre de la COP21 à Paris, dont l’AFA était partenaire officiel, les assureurs français ont décidé de poursuivre leur engagement en faveur du climat en signant le Paris Pledge for Action. La mobilisation de l’ensemble des acteurs, gouvernements, société civile, entreprises, collectivités... permettra de traduire dans les actes les décisions prises par les représentants de 195 pays. Cette signature s’inscrit dans la continuité des actions menées par les assureurs depuis de nombreuses années dans la lutte contre le changement climatique.
Le conseil d’administration de l’AFA réuni le 10 décembre a approuvé le projet de statuts de la future maison commune de l’assurance, en vue de les soumettre à l’approbation des assemblées générales de la FFSA et du GEMA. Elle portera le nom de Fédération Française de l’Assurance (FFA). Sa mise en œuvre opérationnelle interviendra au 1er juillet 2016, selon des modalités qui seront précisées le 28 janvier prochain, lors de la conférence de presse de l’assurance française, par Bernard Spitz et Pascal Demurger.
A l’ouverture de la COP21 et à un mois de l’entrée en vigueur de la directive européenne Solvabilité 2, la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) a organisé vendredi sa 7ème conférence annuelle internationale « Réglementation financière et climat ». Comme chaque fin d’année, la FFSA a accueilli l’ensemble des parties prenantes de la réglementation internationale à Paris. Conclue par Emmanuel Macron, Ministre de l'Économie, de l’Industrie et du Numérique, cette journée avait pour ambition, à la veille de la COP21, de tirer les conséquences de l’accélération des trois mouvements significatifs qui caractérisent l’environnement mondial : un besoin accru de protection de la population et de l’économie contre les catastrophes naturelles, la nécessité d’accompagner la transition énergétique par des financements de long terme et une surenchère normative qui, partout dans le monde, contraint l’investissement. Assureurs et réassureurs appliqueront au 1er janvier 2016 Solvabilité 2. Ils ont souligné le caractère paradoxal de la réforme : moderne dans son inspiration, elle pénalise excessivement l’investissement de long terme, notamment à destination des PME et des infrastructures. Si elle s’adresse à des acteurs de long terme, sa nature même est court-termiste. Il est donc nécessaire de redonner des marges de manœuvre aux financements des portefeuilles d’infrastructures. Et d’harmoniser la régulation en Europe avec le reste du monde, en veillant notamment à ce que les travaux de l’IAIS soient compatibles avec Solvabilité 2 et que, comme l’a souligné le Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, le TTIP veille à intégrer les services financiers. Pour Bernard Spitz, président de la FFSA : « Les débats de la journée « Réglementation financière et climat » ont démontré qu’assureurs et réassureurs sont fortement mobilisés dans la lutte contre le changement climatique. Une meilleure calibration et une harmonisation de la régulation assurantielle permettront de mettre en œuvre un écosystème performant. Parmi ces objectifs figure comme priorité celui de retrouver le chemin d’une croissance durable et plus verte ».
Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances en cumul depuis le début de l’année est de 111,1 milliards d’euros (107,1 milliards d’euros sur la même période en 2014). Les versements sur les supports en unités de compte représentent 22,5 milliards d’euros depuis le début de l’année (+ 32 % par rapport à la même période en 2014), soit 20 % des cotisations en 2015. Les prestations versées par les sociétés d’assurances sur la même période s'élèvent à 91,2 milliards d’euros (87,3 milliards d’euros sur les dix premiers mois de 2014). La collecte nette s'établit à 19,9 milliards d’euros depuis le début de l’année dont 11,1 milliards pour les supports en unités de compte. Pour le mois d’octobre 2015, la collecte nette s'établit à 1,6 milliard d’euros. L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 581,2 milliards d’euros à fin octobre 2015. L’assurance vie en octobre 2015
Marc Le Doze, directeur financier et Jean-Sébastien Lyonnaz, directeur financement, trésorerie et gestion d’actifs, nous dévoilent la politique d’investissement du groupe de services en assurance lyonnais.
Diplômé d’HEC en 1992, avec une majeure finance, Marc Le Doze effectue dans la foulée son service militaire. Une expérience qui sera pour lui loin d’être anecdotique. « J’ai fait mon service militaire au service de contrôle de gestion du bureau des ressources humaines au sein de l’état-major de l’armée de terre, raconte Marc. Une introduction atypique faisant peut-être sourire au premier abord, mais qui a réellement été formatrice pour moi. »
« Il ne faut trop le dire que je suis Lyonnais », s’amuse Yves Champain. Un comble pour le directeur technique et financier d’Eovi Mcd Mutuelle qui a passé toute sa scolarité ainsi qu’une grande partie de sa carrière professionnelle à Saint-Etienne… Retour sur le parcours très mutualiste de ce lyonnais d’origine.
Fruit de fusions successives, Eovi Mcd Mutuelle retrace assez fidèlement l’histoire d’un mouvement de concentration mutualiste lié à la fois à l’intensification de la pression concurrentielle et à l’évolution marquée de l’environnement réglementaire notamment avec Solvabilité II. Pour se donner une nouvelle dimension et une position majeure sur le marché de la protection sociale complémentaire, la mutuelle est sur le point de créer une union mutualiste de groupe avec Apréva Mutuelle et Adréa Mutuelle, puis Solimut. Yves Champain, directeur technique et financier, nous explique la stratégie à venir du groupe tout en détaillant la politique des placements de la mutuelle.
La Caisse Centrale de Réassurance (CCR) a largement fait évoluer ses organes décisionnels durant l’année écoulée. Chrystelle Busque, qui a été nommée directrice financière en octobre 2014 suite au départ pour la FFSA de Pierre Michel, anciennement directeur général adjoint en charge des Finances, nous dévoile la nouvelle organisation de la gestion financière de l’institution.
Nommée en octobre 2014 directrice financière de la Caisse Centrale de Réassurance, organisme chargé de couvrir les risques relatifs aux sinistres liés aux catastrophes naturelles en tant que réassureur, Chrystelle Busque est originellement titulaire d’un Diplôme d’études approfondies en… océnanographie, météorologie et environnement ! Difficile de n’y voir qu’une coïncidence. « Au départ, on se dit que rien n’est lié et, finalement, quand on regarde l'ensemble, tout devient cohérent », déclare-t-elle avec amusement.
J’ai le plaisir de vous communiquer le nouveau numéro de la lettre d’information de l’Af2i, Institutionnels n°40. A noter dans cette édition : L'éditorial de Francis Weber, Vice-Président de l’Af2i : «L’été fut chaud et l’automne est déjà rude» Un compte-rendu des Entretiens de l’Af2i. Un compte-rendu des dernières Rencontres Institutionnelles. Lire la lettre d’information en pièce jointe
Les versements sur les supports en unités de compte représentent 20,2 milliards d’euros depuis le début de l’année (+ 36 % par rapport à la même période en 2014), soit 20 % des cotisations en 2015. Les prestations versées par les sociétés d’assurances sur la même période s'élèvent à 81,8 milliards d’euros (78,1 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de 2014). La collecte nette s'établit à 18,4 milliards d’euros depuis le début de l’année dont 10,1 milliards pour les supports en unités de compte. Pour le mois de septembre 2015, la collecte nette s'établit à 1,2 milliard d’euros. L’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 562,4 milliards d’euros à fin septembre 2015. L’assurance vie en septembre 2015
Bien avant de devenir directeur général de la Fédération Nationale de la Mutualité Française (FNMF), Emmanuel Roux a consacré les sept premières années de son parcours professionnel à enseigner la philosophie aux lycéens de Niort, de Briançon, d’Avignon - dont sa famille est originaire - et de Cambrai. Après cette expérience dans l’Education nationale, ce parisien issu d’une famille d’avocats intègre l’ENA en 2001, pour accéder à la haute fonction publique de l’Etat.
Créée en 1902, la Fédération Nationale de la Mutualité Française (FNMF) est l’une des plus anciennes fédérations professionnelles françaises. Elle a pour rôle d’être le porte-parole des mutuelles adhérentes et des unions mutualistes auprès des pouvoirs publics. La FNMF regroupe aujourd’hui près de 450 mutuelles santé répondant au code la mutualité, soit 95% des mutuelles françaises. « Le nombre très important de mutuelles a conduit la fédération à devenir un pôle dans lequel le mouvement mutualiste se reconnaît comme un mouvement unitaire », indique Emmanuel Roux, directeur général de l’institution.
La Commission européenne a présenté, le 30 septembre 2015, des mesures destinées à la création d’une Union des marchés de capitaux d’ici à 2019. L’AFA (Association française de l’assurance) et l’ANIA (Associazione Nazionale fra le Imprese Assicuratrici) constatent que les mesures annoncées ne permettent pas d’espérer une relance de l’investissement long en Europe et hypothèquent les chances de réussite du plan Juncker. En effet, si la Commission propose de créer une classe d’actifs dédiée au financement des infrastructures, elle soumet ces projets à une vingtaine de critères pour être éligibles, rendant ainsi le traitement prudentiel de ces investissements inutilement complexe et instable dans le temps. Par ailleurs, la Commission a assoupli les contraintes de la clause de transition actions de Solvabilité 2 concernant les investissements en actions non cotées. Mais l’investissement en actions réalisé via des fonds d’investissement restera fortement pénalisé par les modalités d’application de cette clause, ce qui entretient un dispositif inadapté et contraire à l’esprit de la directive. Pour Bernard Spitz, Président de l’AFA et Aldo Minucci, Président de l’ANIA : « La clause de transition actions faisait partie de l’accord politique global Omnibus 2 et visait à permettre un passage progressif vers le régime prudentiel Solvabilité 2. Malgré la mobilisation forte de la profession de l’assurance, la solution actuellement préconisée par la Commission n’encourage pas suffisamment l’investissement en actions, pourtant indispensable au soutien de la croissance et de l’emploi en Europe. »