L’assureur mutualiste a publié hier un bénéfice net semestriel en chute de 74% au premier semestre, à 69 millions d’euros, pénalisé par une hausse de la sinistralité et les taux bas, accompagné d’un chiffre d’affaires stable à 9,2 milliards. «A la différence de 2015, le premier semestre 2016 n’enregistre aucune plus-value financière exceptionnelle. A contrario, il est marqué par un contexte exceptionnellement défavorable, tant sur le plan technique que financier, avec des événements hors normes comme les inondations et le Brexit», précise le directeur général Thierry Martel, cité dans le communiqué. L’an dernier à la même période, le groupe avait engrangé 150 millions d’euros de plus-values surtout liées à des cessions de titres, notamment de Veolia Environnement et Mediobanca. Son bilan reste néanmoins solide avec un taux de couverture Solvabilité 2 de 239% au 30 juin dernier et des fonds propres en hausse de 4,6% à 8,6 milliards d’euros par rapport à fin 2015.
« Toutes les études que j’ai suivies n’étaient que le prolongement de ce que j’avais appris à l’armée pendant mon service militaire », explique Frédéric Bernard. Bien avant de diriger la Mutuelle UMC, ce multi-diplômé est devenu l’un des 30 premiers docteurs en France en intelligence économique. Passionné par cette discipline, il a donné des cours durant de nombreuses années dans des établissements de prestige tout en écrivant « une petite dizaine d’ouvrages » sur les risques. Portrait d’un dirigeant atypique.
Née en 2011 de la fusion de plusieurs institutions, la Mutuelle UMC s’est dotée de nouvelles structures afin de simplifier sa gouvernance et renforcer sa compétitivité. A l’heure du rapprochement avec le groupe Klésia, Frédéric Bernard, directeur général de la Mutuelle UMC, revient sur l’organisation de l’institution tout en détaillant sa gestion financière et les arbitrages qu’il compte réaliser cette année.
L’assureur suisse s’apprête à supprimer environ 700 postes au sein de son siège social à Zurich d’ici à fin 2018, rapportait hier le Sonntagszeitung, en précisant que 300 emplois sur ce total seraient supprimés à la fin de ce mois. Un porte-parole du groupe a déclaré que des négociations en cours avec des représentants des salariés sur ce sujet devraient être finalisées dans quelques jours, sans confirmer le nombre d’emplois concernés.
Pour le mois de juillet 2016, la collecte nette s’établit à 3,4 milliards d’euros. Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances au cours des sept premiers mois de 2016 est de 82,9 milliards d’euros (81,3 milliards d’euros sur la même période en 2015). Les versements sur les supports unités de compte représentent 15,6 milliards d’euros depuis le début de l’année, soit 19 % des cotisations. Les prestations versées par les sociétés d’assurances sur la même période s'élèvent à 67,7 milliards d’euros. La collecte nette s'établit à 15,2 milliards d’euros depuis le début de l’année, dont 8,2 milliards pour les supports en unités de compte. L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 615 milliards d’euros à fin juillet 2016
Le deuxième assureur chinois envisage d'introduire à la Bourse de Hong Kong une grande partie de ses activités pour soutenir sa politique d'acquisitions à l'étranger.
Philippe Auffray a effectué l’intégralité de sa carrière au sein de l'Association Générale de Prévoyance Militaire (AGPM), qu’il a intégré en 1995 et où il occupe actuellement le poste de directeur financier. Friand de « tout ce qui mélange développements sur tableur Excel et réflexion d’équipe », le Toulonnais est, par ailleurs, un grand passionné de guitare. La faute à un certain Jimi Hendrix.
L’Association Générale de Prévoyance Militaire (AGPM), qui détient près de 4 milliards d’euros d’encours sous gestion, gère l’intégralité de son portefeuille en direct. « Une de nos principales problématiques est de limiter la volatilité tout en conservant un rendement attractif », explique Philippe Auffray, le directeur financier.
« J’ai toujours eu un attrait pour les chiffres et la comptabilité. C’est quelque chose de naturel pour moi ! », s’exclame avec un fort accent du Sud-Est, Pierre-Yves Allione, l’actuel directeur financier de Mutuelle Entrain. Ce Marseillais a pris plaisir à participer à l’évolution de cette institution tout en découvrant l’univers mutualiste qui correspond parfaitement à ses valeurs. « L’expérience professionnelle que j’ai acquise depuis mes débuts dans cette institution a nourri une partie de ma personnalité », admet-il.
Issue du regroupement de mutuelles régionales des cheminots de la SNCF, Mutuelle Entrain a été créée en 2009. Dès sa naissance, elle a tenu à gérer en interne son portefeuille financier, dont l’encours s’élève à 57 millions d’euros, de manière prudente et patiente. Jean-Noël de Crescenzo et Pierre-Yves Allione, respectivement directeur général et directeur administratif et financier de la mutuelle depuis sa création, détaillent l’organisation, la stratégie et les perspectives de cette institution basée à Marseille.
Le groupe de services financiers a indiqué qu’une enquête du régulateur britannique pourrait perturber l’opération au sein de sa division de gestion de fortune.
L’action Hannover Re a terminé en baisse de 4,8% hier à 86,8 euros hier à Francfort, d’importantes demandes d’indemnités ayant pesé sur le résultat du réassureur allemand au deuxième trimestre. Son bénéfice net trimestriel a chuté de 15% à 215 millions d’euros, alors que le consensus Reuters était de 239 millions. Le groupe a fait état de 300 millions d’euros d’indemnités, en dépassement de près de 130 millions sur son budget prévisionnel. Ces indemnités de réassurance comprennent 132 millions d’euros pour les incendies au Canada en avril et mai, et des montants importants pour les tremblements de terre en Equateur et au Japon et les tempêtes en Allemagne. Le troisième réassureur mondial a néanmoins souligné qu’il était sur la bonne voie pour atteindre son objectif d’un bénéfice net d’au moins 950 millions d’euros pour l’ensemble de l’exercice, grâce à ses bonnes performances en début d’année.
L’assureur britannique a vu son résultat net divisé par presque trois au premier semestre en raison des conséquences négatives du Brexit, notamment sur son activité immobilière. Son bénéfice net semestriel s’est élevé à 130 millions de livres (155 millions d’euros), contre 464 millions de livres un an plus tôt. Son résultat opérationnel a néanmoins progressé de 13% à 1,33 milliard de livres, grâce notamment à de solides performances dans l’assurance-vie en Grande-Bretagne. Il a en outre annoncé le versement d’un dividende intermédiaire en hausse de 10%, à 7,42 pence par action.
L’assureur américain a publié hier soir des résultats supérieurs aux attentes au deuxième trimestre, malgré un plongeon de 42% à 1,1 milliard de dollars de son bénéfice net, affecté par des charges et des dépréciations d’actifs. Son bénéfice par action ajusté des éléments exceptionnels est ressorti à 98 cents contre 93 cents prévus en moyenne par les analystes. Ses dépenses opérationnelles ont diminué de 16,3% sur un an à 2,59 milliards de dollars. AIG va par ailleurs verser 3 milliards de dollars supplémentaires à ses actionnaires grâce à un nouveau programme de rachat d’actions.
Dans une étude sectorielle à paraître aujourd’hui, l’agence de notation estime que la réglementation renforcée qui s’appliquera à partir de 2019 aux neufs assureurs considérés comme d’importance systémique à l’échelle mondiale contribuera à améliorer la gestion des risques et la stabilité des fonds propres. Ces assureurs sont américains (AIG, MetLife, Prudential Financial), britanniques (Aviva, Prudential), néerlandais (Aegon), allemands (Allianz), français (Axa) et chinois (Ping An).